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« non au diktat des nations unies relatif au depart du contingent de RDC de la Minusca », dixit l’ARDUK

janvier 19, 2016

Le contingent de la République Démocratique du Congo (RDC) de la Minusca est devenu le samedi 9 janvier 2016, persona non grata de la Minusca, à cause de multiples cas de viols et d’abus sexuels sur les mineurs. A l’écoute du départ imminent de ce contingent prévu pour la fin de ce mois, l’Association des Ressortissants pour le Développement de la Ouaka (ARDUK), a accueilli avec regret et consternation cette décision des Nations-Unies, arguant que ce contingent aurait manqué de performance. La réaction ne s’est pas faite attendre. L’ARDUK considère pour sa part que cette décision des Nations Unies est un diktat. Pour votre gouverne, le dictat a été employé pour la 1ère fois lors des deux guerres mondiales. C’est en principe une décision, une loi dictée et non négociée.

L’ARDUK, pour sa part, s’oppose au retrait du contingent de la RDC et juge la décision (diktat) des Nations-Unies inopportune et illégitime puisqu’elle ne tient pas compte des aspirations de la population de la Ouaka qui a toujours vécu et continue de vivre en harmonie avec ce contingent. Le refus de l’ARDUK de voir le contingent du RDC se retirer se justifie de la manière suivante : l’ARDUK marque aussi son indignation par rapport à cette décision tintée de partialité, à plus forte raison que les forces françaises de l’Opération Sangaris et autres contingents de la Minusca ont commis les mêmes infractions mais ne sont jamais sommés de se retirer.

L’ARDUK poursuit en disant qu’elle désapprouve cette décision, estimant pour sa part qu’elle n’arrange en rien l’intérêt de la population de la Ouaka mais celui de leurs auteurs. Elle profite de cette occasion pour renouveler son soutien sans faille à ce contingent qui s’est investi dans la pacification de la préfecture de la Ouaka. En dernier ressort, l’ARDUK met en garde les Nations-Unies des effets négatifs que cette fameuse décision pourrait produire, suite à ce retrait précipité. L’ARDUK demande par ailleurs avec insistance à Ban Ki-Moon, Secrétaire Général (SG) des Nations-Unies de reconsidérer cette décision en vu de préserver la paix et la cohésion sociale dans la Ouaka.

Et la rédaction de Centrafric Matin à la lumière de ce qui a été évoqué dans cette communiqué de presse par l’ARDUK, s’interroge ainsi : cette décision prise par le SG des Nations Unies est-elle un diktat ? Pourquoi les autres contingents qui sont aussi épinglés pour les mêmes cas (viols et abus sexuels) ne sont-ils pas virés ? A entendre les habitants de la préfecture de la Ouaka s’exprimer sur les ondes de radio Ndéké-Luka, nous osons croire que cette décision s’apparente à un dictat comme l’a souligné l’ARDUK ; si les ressortissants de la Ouaka estiment pour leur part qu’ils vivent en symbiose avec ce contingent, donc cette décision n’est pas venue au bon moment. Mais une chose est sûre, les militaires congolais de la Minusca sont pleins dans les viols et les abus sexuels. Ban Ki-Moon ne peut rester bras croisés sans pour autant prendre une décision car l’image de l’organisation qu’il dirige aujourd’hui est ternie par les viols et abus sexuels dont font montre les casques bleus tant en RCA que dans d’autres pays du monde.

De surcroît, Babacar Gaye a été remercié pour ces cas-là. Donc Parfait Onanga-Anyanga ne peut tolérer des cas pareils de peur d’être viré à son tour. Mais ce que nous déplorons, beaucoup de contingents de la Minusca (Egypte, Maroc, Gabon) et tant d’autres ont été accusés et ne sont jamais mis sur le banc de touche comme ce fut le cas du contingent congolais. Le nombre de soldats congolais qui se sont rendus coupables de ces cas de viols et abus sexuels sont-ils supérieurs aux autres ? Ou bien s’agit-il d’une injustice pure et simple ?

Le communiqué de presse rédigé par l’ARDUK et publié sera-t-il entendu par le SG des Nations Unies ? Ban Ki-Moon reviendra-t-il sur sa décision ? Ou doit-il aussi virer d’ autres contingents impliqués dans les viols et abus sexuels ? L’adage qui dit « vox populi, vox dei », en d’autre terme « la voix du peuple, c’est la voix de Dieu » sera-t-il entendu par les responsables de la Minusca en général et le SG de l’ONU, Ban Ki-Moon en particulier ?

Attendons de voir le dénouement du bras de fer entre l’ARDUK et l’ONU pour en dire plus.

 

                                                   Denis Lougoussou-Ngouvenda                   

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