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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

janvier 20, 2016

LE DIAMANT POURRAIT FAIRE DE LA CENTRAFRIQUE LE « QATAR » DE L’AFRIQUE (ANALYSE EXTERNE)

Le titre est certes provocateur, mais mérite réflexion sur quelques pays qui ont su se développer grâce à leurs ressources naturelles.

L’expansion spectaculaire du Qatar est étroitement lié à l’exploitation du gaz générant d’énormes recettes qui ont d’ailleurs permis de constituer le Qatar Investment Authority, le fonds d’investissement souverain de l’émirat , actionnaire dans les plus beaux fleurons de l’économie mondiale, notamment dans l’immobilier et hôtellerie, le sport, la finance, le secteur automobile et aéronautique etc…Pour resituer dans le contexte africain, le Botswana considéré comme le gros producteur de diamant du monde a su, grâce à la gouvernance hors pair de ses dirigeants, utiliser ses ressources diamantifères pour financer des dépenses publiques liées à la santé et l’éducation . A titre de comparaison, la Centrafrique, un producteur de diamant qui oscille entre la 10ème et la 14ème du classement mondial, recelant également dans son sous-sol du pétrole, de l’uranium et de l’or, n’a jamais été capable de financer des programmes d’infrastructures de grande envergure.

Faire de la Centrafrique une nation émergente va dépendre de la volonté politique, particulièrement celle d’un seul homme, le futur chef de l’Etat, dont le portrait-robot ressemblerait à celui d’un visionnaire et « président bâtisseur » doté d’un véritable leadership, c’est-à-dire ayant cette capacité de faire adhérer tous ses projets de développement du pays à ses ministres et autres collaborateurs, assortis d’une obligation de résultat, et de donner envie à ses troupes de le suivre en toute circonstance dans son action.

Article connexe :  Les 10 Traits de Caractère d’Un Leader

Voici 5 pistes qui permettraient à la Centrafrique d’appliquer une gestion rigoureuse de ses pierres précieuses, aboutissant à l’amélioration de ses performances en matière économique.

1°) Reconquérir toutes les villes diamantifères est un impératif

Le futur président centrafricain, quel qu&

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DES ANTI-BALAKA DE CANTONNIER DELOGES PAR DES FORCES NATIONALES ET INTERNATIONALES

Les quatre check-points érigés dans la ville de Cantonnier, ville frontalière avec le Cameroun par des miliciens Anti-Balaka sont désormais occupés depuis le jeudi 14 janvier 2016 par les éléments de la police, de la gendarmerie et ceux de la Minusca.

Narcisse Yakendé, commissaire de police de Béloko a confirmé cette opération de déguerpissement forcé qui est décidée suite aux plaintes des habitants de la localité et les passagers des véhicules de transport en commun. «Suite aux multiples plaintes et témoignages des voyageurs sur le tronçon Garoua-Mboulaï-Cameroun, nous sommes obligés de chercher des voies et moyens pour remettre de l’ordre. C’est ainsi le jeudi 14 janvier 2016, les éléments de la police et ceux de la gendarmerie nationale, appuyés par les éléments de la Minusca ont délogé de force les éléments Anti-Balaka qui contrôlaient quatre check-points dans la ville de Cantonnier », a-t-il expliqué.

Clémentine, vendeuse de manioc, se dit satisfaite de cette action. « Nous saluons l’initiative des forces de l’ordre qui ont délogé les Anti-Balaka dans la ville. Cela va permettre à la population de circuler sans crainte », a-elle précisé.

Pour Armand et Moussa, commerçants à Cantonnier, le retour des forces conventionnelles dans la ville, lance le retour  de l’autorité de l’Etat. « C’est une initiative louable qui redonne aux autorités locales leur dignité. Je pense que ce retour marque le début réel du retour de l’autorité de l’Etat », a fait remarquer Moussa.

Depuis plus d’un an, la ville de Cantonnier est contrôlée par des Anti-Balaka qui prélèvent des taxes aux commerçants et aux voyageurs.

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LA JOURNEE DES MARTYRS CELEBREE PAR LES ELEVES DE BOZOUM SOUS LE SIGNE DE LA PAIX

A Bozoum, les élèves de différentes écoles ont célébré ce lundi 18 janvier 2016 le 37ème anniversaire de la journée des Martyrs en République Centrafricaine. La cérémonie a été marquée par plusieurs manifestations.

C’est par une marche que les élèves des établissements scolaires de Bozoum, ont commencé cette commémoration. De la mairie, ceux-ci ont marché jusqu’au monument baptisé « Aux Morts » où ils ont chanté l’hymne national suivi du dépôt des gerbes de fleurs par le sous-préfet et le maire de Bozoum.

Le sous-préfet Zantessa-Nanpessa Philippe a exhorté les élèves à prendre conscience de leur avenir en s’impliquant dans la recherche de la paix. « J’exhorte les élèves de différents établissements scolaires à œuvrer pour la paix et la cohésion sociale. Votre avenir dépend de la situation sécuritaire, c’est pourquoi vous devez vous impliquer dans le processus de la recherche de cette sécurité », a lancé le sous-préfet de Bozoum.

Yanguéret Grace-à Dieu, responsable des élèves, pense que le retour de la paix doit être l’objectif de tout le monde. Pour lui, les élèves de Bozoum feront ce qui est à leur pouvoir pour créer les conditions de ce retour à la normale. « Nous avons beaucoup souffert à cause de la crise. Aujourd’hui, c’est ensemble que nous devons évoluer vers la paix. Nous, élèves ferons tout pour que la sécurité redevienne à Bozoum, c’est pourquoi j’appelle mes paires à la retenue devant toute situation », a-t-il indiqué.

La journée des Martyrs est célébrée tous les 18 janvier en mémoires de plusieurs victimes élèves et étudiants. L’ancien président François Bozizé a réhabilité l’ex empereur Jean Bédel Bokassa qui avait été condamné pour les massacres des élèves et étudiants à Bangui.

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L’ANJFAS RELANCE SES ACTIVITES DE LUTTE CONTRE LE SIDA POUR L’ANNEE 2016

L’Association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS) a procédé ce lundi 18 janvier 2016, à la relance de ses activités pour l’année en cours. Un document de planification, a été validé par les membres de cette association.

Cyriaque Ngombe, Coordonnateur National des projets ç l’ANJFAS a noté que l’accent sera mis, cette année sur la sensibilisation. « Nous allons poursuivre la sensibilisation. Il sera question de renforcer le dépistage des femmes enceintes. Nous devons aussi rendre effectif, le dépistage des enfants, renforcer les interventions en termes de suivis et accompagner les Personnes Vivant avec le VIH-Sida et intensifier les actions en faveur des groupes vulnérables », a projeté le Coordonnateur de ANJFAS.

Selon lui, ces priorités visent à atteindre l’objectif  0 infection fixé à l’horizon 2020. « A travers le document adopté en commun accord avec le CNLS, nous devons travailler au sein de notre association pour éliminer le Sida d’ici 2020. Et pour y parvenir, nous devons intensifier les actions auprès des moteurs qui sont la population », a-t-il ajouté.

C’est depuis 2001, que l’ANJFAS mène des activités de lutte contre le Sida en Centrafrique. Cette nouvelle planification est établie après la revue des activités faite lors de son assemblée générale du 17 décembre 2015.

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UNE PRESUMEE SORCIERE BATTUE A MORT A BAYANGA

La présumée sorcière est une femme d’une quarantaine d’années. Elle est décédée le dimanche 17 janvier 2016 après avoir été battue par une partie de la population de Bayanga dans la Sangha-Mbaere au sud ouest du pays.

Selon les témoignages recueillis par le RJDH, la femme est accusée d’avoir envouté un commerçant dans la ville.

Un habitant de Bayanga joint au téléphone par le RJDH, a expliqué les faits en ces termes : « La présumée sorcière et ses complices auraient extraits mystiquement le cœur d’un commerçant qui était gravement malade. Cela a suscité la réaction des habitants qui se sont mis en colère contre cette femme. Ils l’ont battue avant de l’amener à la gendarmerie de Bayanga où elle est morte suite à ses blessures », a-t-il raconté.

La gendarmerie de la ville n’a pas été joignable pour se prononcer sur cette information. De sources locales, la situation est calme depuis l’annonce de la mort de cette présumée sorcière. Le corps de la victime est enterré à Babongo, une localité située à 10 kilomètres de Bayanga.

C’est le deuxième décès dus à la justice populaire en l’espace de deux mois à Bayanga.

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DES BARRIERES ERIGEES PAR LES ELEMENTS DE LA LRA DANS LA HAUTE-KOTTO

Les éléments de l’Armée de la Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony refont surface dans la préfecture de la Haute-Kotto et ses environs. Ces derniers ont érigé trois barrières à 10 Km de la ville de Bria sur l’axe Mbangana-Ouadda.

Plusieurs sources jointes dans la région ont confirmé l’information selon laquelle, des éléments de la LRA ont refait surface dans la région. Selon nos informations, ils commettent des exactions sur les barrières illégales.

De sources bien informées, les habitants des villages proches de Bria ont commencé à se réfugier au centre.

L’Imam de la Mosquée de Bornou, Ahamat Katre, joint par le RJDH  a confirmé l’information tout en précisant les lieux où les barrières sont installées. «  Ils ont mis trois barrières, une en allant vers Mbangana,  les autres sur l’axe Ouadda-Nzacko. Sur ces barrières, ils récupèrent des diamants, de l’or et de l’argent sur les passants », a précisé l’Imam Ahamat Katre.

La même source a fait savoir que plusieurs filles sont prises en otage depuis l’arrivée de ces combattants. «Ces hommes armés prennent aussi des gens pour transporter leur bagages et les libèrent par la suite. Mais quand il s’agit des filles, ils ne les libèrent pas », a-t-il noté.

Ces informations n’ont pas encore été confirmées par la base de la Minusca de Bria que nous n’avons pas pu joindre. Pendant la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca la semaine passée, son porte-parole avait indiqué que ce dossier préoccupe la Minusca et elle est en train de prendre des dispositions.

Depuis quelques semaines, les informations circulent dans ces localités, indiquant la présence massive des éléments de la LRA ainsi que leur famille, repoussés du Sud-Soudan.

Les éléments de la LRA sévissent dans une partie de Haut-Mbomou et de la Haute-Kotto depuis 2008.  Malgré la présence, dans la région, des forces tripartites, mises en place par l’Union Africaine pour combattre cette rébellion, elle continue de sévir.

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LES DEPLACES DU SITE DE LA MOSQUEE CENTRALE APPUYES PAR LA SOCIETE ST VINCENT DE PAUL

La société Saint Vincent de Paul a volé au secours des déplacés du site de la mosquée centrale du Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui, le dimanche 17 janvier 2016. Ce mouvement chrétien a remis des vivres aux déplacés qui se disent satisfaits du geste.

Le don de la société Saint Vincent de Paul de l’Archidiocèse de Bangui est composé  des sacs de maniocs et des légumes.

Koumandjina Joachin Joël,  membre de ladite société a indiqué que ce don est fait pour marquer le soutien de la société aux déplacés de la mosquée centrale« notre objectif, c’est de visiter nos parents qui sont sur ce site. Ils ont besoin d’aide, c’est pour cela que nous sommes là.  La société agit pour soulager nos frères déplacés de la moquée » a-t-il expliqué.

Pour Assan Ahmat, secrétaire général des déplacés du site de la mosquée centrale, ce geste est symbolique mais remarquable, «  c’est un geste d’amour de la part des chrétiens en faveur des musulmans du site de la mosquée centrale. Notre soucis, c’est que tous, nous puissions promouvoir la paix en prenant exemple sur la société saint Vincent de Paul » a relevé Assan Ahmat.

Mariam  Ahmat, présidente des femmes déplacées du site de la mosquée centrale de Bangui, se dit satisfaite par cet élan de cœur « c’est un geste d’amour et nous sommes fortement touchées » a-t-elle exprimé.

C’est le premier don de la société saint Vincent de Paul de Bangui aux déplacés de la mosquée centrale de Bangui. Rappelons que ce site compte aujourd’hui 155 personnes.

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LA PRESENCE DES ELEVEURS PEULHS ARMES A LIBI, FERE ET DAMARA INQUIETE LES HABITANTS

Les habitants des villages Libi, Feré et de Damara sont inquiets depuis l’arrivée massive des peulhs armés dans leurs localités. Selon les informations du RJDH, une mission de la Gendarmerie, a été dépêchée sur le terrain le samedi 16 Janvier 2016 pour s’enquérir de la situation.

La présence de ces peulhs armés, dans ces localités, a été confirmée par Souleymane Bakari, représentant des peulhs. Il a indiqué que ces hommes armés venus de Bambari et de Kaga-Bandoro, sont en transhumance. Souleymane Bakari a fait savoir que son groupe a pris position depuis plus d’une semaine, dans la brousse au niveau du cours d’eau Gbolo, situé à environ 20 km de Libi.

Le représentant de ces peulhs a indiqué que ces pairs ne sont pas armés. Pour lui, c’est pour fuir les exactions de la Séléka qu’ils se sont déplacés « il y a encore d’autres groupes qui sont entrés à  Feré et Galafondo dans la Kémo. Nous sommes partis de Bandoro et Bambari à cause des exactions des ex-Séléka. Ils nous  dérangent beaucoup, voilà pourquoi nous nous déplaçons pour trouver la quiétude ailleurs. Ils confisquent régulièrement nos bœufs. C’est vraiment très difficile de vivre dans la quiétude car ces hommes détiennent des armes et des munitions de guerre ainsi que des grenades », a-t-il témoigné.

Selon nos informations, les habitants des villages où ces peulhs sont arrivés, sont inquiets. Denise témoigne en ces termes: «Leur présence à crée la panique. Nous ne savons pas pourquoi ils sont là. Et si un jour, un chasseur abat un de leurs bœufs, ça peut créer une tension, voilà notre inquiétude ».

Saturnin Hubert Nguigaza, Président de la jeunesse de Libi exige le désarmement de ces peulhs armés. « Leur présence dans nos localités est source de peur pour la population car, ils détiennent encore des armes sur eux, et nous ne pouvons rien faire. Nous avons remis des recommandations aux autorités de Damara. Il faut qu’ils soient désarmés le plus vite possible », a-t-il souhaité.

La sous-préfète de Damara Geneviève Gbadin, lors de la mission effectuée dans les localités concernées, a demandé à ces peulhs d’arrêter leur progression, et d’attendre la décision du gouvernement. Elle a ensuite exhorté la population locale à ne pas céder à la panique et aux rumeurs.

Selon une source bien informée, la sous-préfète aurait instruit les chefs des villages du secteur Libi de reconstituer les comités d’autodéfense.

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DES TRACASSERIES DES ANTI-BALAKA SUR LA VOIE FLUVIALE BANGUI-MOBAYE DEPLOREES PAR LES VENDEURS DE POISSONS

Les vendeurs de poissons sur la voie fluviale Bangui-Kouango et Mobaye se plaignent  des barrières illégales érigées par des  miliciens Anti-Balaka. Ces barrières selon ces vendeurs, sont à l’origine de l’augmentation des prix de poissons sur les marchés de la capitale.

Selon ces vendeurs, c’est depuis décembre 2013, que cette situation dure. « Les Anti-Balaka ont érigé de nombreuses barrières illégales sur lesquelles ils prélèvent des taxes. Quand nous quittons Bangui pour Kouango et Mobaye, nous devons verser 2000 FCFA aux Anti-Balaka par barrière, c’est le même scénario au retour », a témoigné William Bebeli, vendeur de poissons rencontré au port de Ouango.

Selon Seth Koyangbokotto, une vendeuse de poisson fumé, ces tracasseries ont des répercussions sur ses activités  « les tracasseries rencontrées sur cette voie jouent énormément sur mes activités. Nous ne gagnons absolument rien. C’est à cause de ces barrières que le prix de paniers de poissons a augmenté. Avant, le panier était à 10.000 frs, mais il coute aujourd’hui 17.000 FCFA », a-t-elle précisé.

Le RJDH à tenter en vain d’entrer en contact avec les responsables de ces groupes armés pour leur version des faits. Notons que depuis le 05 décembre, la voie fluviale Bangui-Mobaye est contrôlée par les Antibalaka. On compte aujourd’hui environ 18 postes de contrôles entre Bangui et Mobaye en passant par Kouango.

 

***  RJDH ***

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