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Le vivre ensemble et la cohesion sociale peuvent-ils demeurer indefinement apres la visite du pape françois en RCA ?

janvier 20, 2016

 La crise centrafricaine déclenchée le 10 décembre 2012 dans la ville de Ndélé, située au nord de la RCA, par la nébuleuse coalition Séléka de Michel Djotodia, a ébranlé le vivre ensemble et la cohésion sociale. A cela s’ajoutait l’entrée dans la danse des Anti-Balaka, considérés comme des chrétiens. La Séléka, majoritairement musulmane et Anti-Balaka se sont affrontés à maintes reprises. Les dégâts de ces affrontements étaient nombreux et divers : maisons et villages incendiés, des biens d’autrui saccagés ou emportés, des édifices publics et privés détruits, des hommes, des femmes et des enfants tués par balle ou à coup de machette, de couteau…. Ce qui a fait que dans certaines régions du pays, musulmans et chrétiens se regardaient entretemps en chien de faïence. Et la rédaction de Centrafric Matin, de s’interroger : « le vivre ensemble et la cohésion sociale peuvent-ils demeurer indéfiniment en RCA ?

Il ne fait aucun doute. Le vivre ensemble et la cohésion sociale demeurent. D’ailleurs dans certaines villes de la RCA, telles Ndélé, Birao… pour ne citer que celles-ci, le vivre ensemble et la cohésion sociale sont et demeurent aujourd’hui dans ces villes précitées. Musulmans et chrétiens vivent en parfaite harmonie. Ils ne se sont jamais entretués ou entredéchirés. Depuis le déclenchement de la crise jusqu’au jour d‘aujourd’hui, ils sont restés soudés les uns aux autres. La rédaction de Centrafric Matin profite de cette nouvelle année 2016 pour jeter des fleurs aux habitants des villes de Ndélé et Birao en particulier et ceux d’autres villes qui ont su préserver le vivre ensemble et la cohésion sociale.

Nous jetons également des fleurs à certains de nos compatriotes musulmans du Km5 qui se sont levés pour dire niet aux manipulateurs, aux fauteurs de trouble, aux assassins, aux criminels qui ont élu domicile au Km5. Ils étaient allés même loin pour les citer nommément et demander aux autorités de la transition et aux forces internationales de les arrêter et de les juger conformément à la loi centrafricaine. Nous notons aujourd’hui avec satisfaction que la vie renaît petit à petit au Km5. Du matin au soir, le marché du Km5 grouille de monde. Musulmans et chrétiens se côtoient, se parlent entre eux, font leurs achats et  vendent leurs articles. N’est ce pas là le vivre ensemble et la cohésion sociale ? Mais ce qui reste à faire du côté des chrétiens est de faciliter aussi la libre circulation de nos compatriotes musulmans dans leurs quartiers respectifs. Se faisant, le vivre ensemble et la cohésion sociale reviendront d’eux-mêmes.

Ce n’est pas par un bâton magique que le pape François s’est rendu à la Mosquée Centrale. Et ce jour-là, beaucoup de musulmans épris de paix et d’amour pour les autres, ont accompagné le souverain Pontife jusqu’au stade 20.000 Places, et ont participé à la grande messe célébrée par cet envoyé de Dieu. Mais ce qui manque aux Centrafricains et surtout à nos dirigeants, c’est la volonté, l’esprit d’entreprendre quelque chose. L’archevêque de Bangui s’est rendu plusieurs fois à la mosquée centrale pour prôner la paix, la réconciliation, le vivre ensemble et la cohésion sociale. Ses déplacements à pied, en voiture et ses prêches ont reçu un écho favorable. La preuve en est que chrétiens et musulmans sont devenus des frères alors que dans un passé récent, ils se regardaient en chien de faïence. Hormis le jour du Référendum Constitutionnel où les détonations d’armes de tout calibre se sont faites entendre, aucun tintamarre d’armes n’est entendu au Km5 et ses environs à ce jour.

Les militaires, les gendarmes, les policiers en tenue se rendent fréquemment au Km5 pour faire leurs achats. Ils ne sont nullement inquiétés. Donc, c’est pour dire que le vivre ensemble et la cohésion sociale sont déjà présents et visibles. C’est à nous centrafricains de les entretenir car nous ne savons pas si le ministère de la Réconciliation existe encore de nos jours. Préservons cette cohésion sociale, ce vivre ensemble dont l’écho nous parviennent des provinces. Que personne ne nous trompe. Après les élections, beaucoup de projets seront mis en route. Si nous préservons cette cohésion sociale et ce vivre ensemble qui reviennent doucement mais sûrement, nous récolterons le fruit (surtout la jeunesse et les femmes).

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

 

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