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PRESIDENTIELLE 2EME TOUR : LE PEUPLE CENTRAFRICAIN DOIT ROMPRE DEFINITIVEMENT AVEC LA GOUVERNANCE SCANDALEUSE DU PAYS.

janvier 20, 2016

Vote Km5 Ecole GbayadobgiaLa RCA, pays merveilleux, riche en tout, sol, sous-sol, pluie, soleil, cours d’eau, est parmi les plus pauvres de la planète sur tous les plans. Un paradoxe absurde l’accable. C’est la gouvernance scandaleuse de la chose publique. Depuis trente (30) ans, la RCA est en chute libre. Comble de malheur, les crises militaro-politiques constituent les pires circonstances aggravantes. Le pays est véritablement au fond du gouffre. Le peuple centrafricain, à travers le processus électoral en cours doit saisir l’ultime chance. Il n’a plus droit à une quelconque erreur d’appréciation. Les salaires depuis l’indépendance, n’ont pas bougé d’un iota. Pire encore, ces salaires sont bloqués, les avancements des fonctionnaires et agents de l’Etat n’ont aucun effet financier. Le panier de la ménagère n’est pas très loin de la nourriture du chien d’un bourgeois. Le chien est donc bien nourri qu’un haut fonctionnaire centrafricain. Pour joindre les deux (2) bouts, la déontologie professionnelle, l’éthique, l’intégrité, l’honnêteté sont rangées dans le placard. Il faut faire feu de tout bois pour maintenir le minimum de sourire dans les foyers. Le dysfonctionnement s’étale comme une traînée de poudre et devient un cancer dans toute la stratigraphie de l’Administration publique du pays. Tous les dossiers sont des véhicules qui possèdent « des cales » qui rythment leur avancement.

Le Tribalisme

Le tribalisme, le clientélisme, le népotisme, la corruption, les détournements ont pris une ascendance exponentielle depuis trente (30) ans. Des étudiants depuis les bancs de l’Université sont nommés à de hauts postes de responsabilité parce que parents du Chef d’Etat. Des individus n’ayant pas le Certificat d’Etudes Indigènes (CEI), sont nommés pour diriger des diplômés modernes, parce que « classe », parce que « copain », parce que « neveu », parce que « fils », parce que « 2ème, 3ème, 4ème, millième bureaux ». La tribu envahit toute la sphère de l’administration et chacun en fait à sa tête. Tous les feux rouges sont allègrement violés. Des histoires de cuisine remontent jusqu’au chef de l’Etat qui les tranchent. Personne n’ose prendre ses responsabilités. Tout problème avec un membre de la tribu devient une affaire d’Etat. Le chef est presque la mère-poule d’une tribu. Le phénomène des « libérateurs » a amplifié la terreur au sein de la population. Ils sont intouchables. Ils distribuent des coups de poing aux agents de l’Etat en service. Personne ne lève le petit doigt pour réagir. C’est à la limite une jungle qu’un Etat qui protège les faibles avec des règlements et des lois. Le cas de l’incendie du Super Marché RAYAN est encore vivace dans les esprits, où un chef d’Etat s’érige de facto en un implacable « Procureur de la République », justicier de « Hong-Kong ». La justice est assimilée aux humeurs d’un seul individu. Mêmes nos ancêtres n’ont jamais gouverné leurs semblables de cette manière. La pensée unique fait office des lois de la République. Et les effets financiers d’une telle gouvernance sont d’autant plus désastreux.

 

Economie

Les marchés de l’Etat deviennent la chasse gardée de la seule tribu du chef de l’Etat. Le Trésor Public est une poche commune. Que les marchés de l’Etat soient exécutés ou non, ces individus n’ont de compte à rendre à personne, car au-dessus de la loi. Plusieurs immeubles aujourd’hui dans la ville de Bangui, sont inachevés, mais personne n’est inquiétée. Et pourtant, ces immeubles appartiennent aux institutions de l’Etat. Ils ont été financés. Le Trésor étant leur poche commune, certains collectent des titres moyennant quelque chose de substantiel et se font payer en un tour de main. Toute la machine de l’Etat entre ainsi dans la spirale de la spéculation où seuls ceux qui ont une personnalité tribale imposante, se font du beurre sur le dos de leurs compatriotes. Les maux qui accompagnent sont le népotisme, la corruption, la spéculation honteuse, voire les détournements et les détournements déguisés. Un groupuscule s’accapare du robinet financier et la majorité est réduite à la mendicité, à la clochardisation, car exposée au dénuement total, alors qu’il n’est pas un oisif, un chômeur. Il ploie sous le poids des dettes à usure, des dettes de foyers. A un certain moment, aucun bailleur ne voulait céder sa maison à un agent ou fonctionnaire de l’Etat. Certains ont été purement et simplement jetés dehors avec des tonnes d’arriérés de loyers. C’était la déchéance de l’être humain, dit Centrafricain. Il est assez surprenant que des Centrafricains puissent accorder leurs suffrages à ce genre d’individus qui reviennent sur lieux de leur crime, de leur humiliation, de leur mépris vis-à-vis de leurs compatriotes.

 

Agriculture-élevage

Durant trente (30) ans, l’agriculture et l’élevage sont plongés à pic. Tout portait à croire qu’il n’y avait pas de dirigeants à la tête du pays. Et pourtant, ce sont des économistes, des banquiers qui sont aux commandes du gouvernement. Les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, vivent de l’aide humanitaire. Alors que le sol est fertile, la pluviométrie abondante, le soleil permanent, les bras valides à presque 70 % de la population. N’est-ce pas une honte que des individus de cette espèce reviennent solliciter le suffrage de ce même peuple ? En quoi ont-ils changé ? Est-ce encore pour s’enrichir avec les mafieux dans les chantiers miniers sur le dos du peuple centrafricain ? Le coton a chuté lamentablement et le café est tombé à son plus bas tonnage. Le sésame, les arachides , le maïs, viennent d’ailleurs. Quant aux Centrapalm et SUCAF, les rares industries agro-alimentaires, seul le diable sait ce qui s’y passe.

 

Social

Le silence des travailleurs est ahurissant face à ces élections. Faut-il encore demain renouer avec les revendications salariales, les remous sociaux, les grèves et autres manifestations ? Vingt quatre (24) mois pour les uns et peu de seize (16) mois pour les autres, sont congelés depuis combien d’années, notamment les arriérés du parti  RDC. La déconfiture du tissu social a atteint un seuil indescriptible, inqualifiable, au point que la RCA fait face à la malnutrition sévère et aiguë. Et pourtant la RCA a tout. L’économie de cueillette fort heureusement continue de prospérer, ce qui comble le déficit alimentaire, mais faut-il avoir les moyens de les procurer : les chenilles, les champignons, les feuilles de koko (niatum), et bien d’autres. Si la RCA était un pays du désert, la situation serait plus apocalyptique que celle de l’Ethiopie à une certaine époque. La RCA a des cadres nantis de diplômes, mais très peu sont compétents, patriotes et surtout bons gestionnaires, ils veulent tout à eux-seuls et rien aux autres : argent, villas, avions, ciel, terre et lune. Le Centrafricain boit aujourd’hui le vin de l’humiliation, de la honte, de l’incompétence notoire, de la voracité baleinière de ses dirigeants. Il est temps de briser la misère, le carcan de la honte, de l’humiliation, barricader le chemin de « si je savais » car cette fois-ci, ce sera chronique et personne ne volera à notre secours …

(Suite au prochain numéro)

 

Julien BELA

 

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