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 PRESIDENTIELE 2EME TOUR : LE PEUPLE CENTRAFRICAIN DOIT ROMPRE DEFINITIVEMENT AVEC LA GESTION SCANDALEUSE DU PAYS (SUITE)

janvier 21, 2016

Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) a semé le tribalisme par feu président André Kolingba, feu président Patassé a arrosé, paix à leurs âmes, ensuite Bozizé a fait croître. Le pouvoir de l’Etat n’est plus conçu ou perçu comme un bien commun à tous, mais comme une propriété tribale. D’où une personnification outrancière de la fonction de chef d’Etat. Avec Bozizé, c’était le triomphe de la pensée unique. Contredire Bozizé, c’est se ranger dans le camp de ses ennemis jurés. D’où l’exclusion totale de tous les circuits de toutes formes d’oppositions à son régime. Bozizé est allé jusqu’à croire être plus malin que les chefs d’Etat de la CEMAC qui l’ont pourtant soutenu et lui ont offert une porte de sortie honorable. Il voulait les rouler dans la farine pour tirer son épingle du jeu. Du coup, la ligne rouge est devenue verte synonyme de laissez-passer. La suite, tout le monde le sait. Le tribalisme est un cancer qui ronge les racines de l’Unité nationale et de la cohésion sociale.

Economie

Depuis plus de trente (30) ans, le langage économique a disparu des débats en Centrafrique. La politique, les affrontements verbaux et militarisés ont occupé les esprits. La crise communautaire est imposée par le génie maléfique des manipulateurs. Bozizé qui se croyait dieu sur terre, ne respectait plus les engagements, la parole donnée et les accords de paix, notamment de cessez-le-feu. Une crise purement politique entre un pouvoir oligarchique et une rébellion armée, termine sa course dans un décor de crise intercommunautaire. Les fondements de la République sont ébranlés. Cependant, une aventure avec le Document de Stratégie de Réduction de Pauvreté (DSRP) enflamme les cœurs et donne un semblant d’espoir. Toute la République se déporte à Bruxelles en fanfare, des centaines de milliards font le scoop, mais s’évaporent dans la nuit des temps. Là encore, c’est un château de carte construit par un banquier et donc un économiste.

Coopération

La chine est un ami traditionnel de la RCA sous d’autres cieux, elle déverse des centaines de milliards pour le développement de ces pays amis. Or, la RCA est un pays privilégié dans cette coopération. Bozizé n’y a vu que sa campagne électorale et non le pays, alors que la Chine lui a ouvert grande les portes de son territoire. Ce sont les militants du KNK qui se relaient en Chine, histoire de se former politiquement parlant. Quel gâchis ! Le gouvernement Touadera en a profité pour décrocher une turbine pour Boali 3. Durant dix (10) ans, Bozizé, même s’il a concédé le pétrole à la Chine, il n’y a pas eu de contre partie pour doper l’économie centrafricaine. La mécanisation de l’agriculture, la multiplication des barrages pour électrifier l’ensemble du pays, y compris le Transfert des technologies. Seuls les intérêts de Bozizé primaient sur ceux du pays. Et pourtant les combattants étudiants de 1979 étaient nombreux dans son régime, mais ils n’ont pu faire mieux que l’ex-empereur Bokassa. Ce sont des rapaces financiers, incapables de se souvenir de leurs revendications sous l’empire. Ils ont fait pire que celui qu’ils ont combattu. Les Centrafricains sont des intellectuels par le ventre, les grosses voitures, la boisson pire que les Polonais. Et pourtant leur pays se meurt. Personne ne veut oser, alors ils tombent comme les chenilles de la Lobaye avec les régimes politiques. La fourberie, l’hypocrisie et la traitrise sont le propre de l’intellectuel centrafricain. Ils parlent dans le dos, mais jamais en face, font des commentaires dans les antichambres obscurs des débits de boisson et jamais en public. C’est le pire des maux qui minent la RCA.

Agriculture et Elevage

La RCA dispose de vastes terres cultivables, mais les cultures sont demeurées traditionnelles, reposant exclusivement sur le coton et le café. Or, en terme de formation, les ingénieurs agronomes ne se comptent plus. Les « commanda Yaka » ont disparu depuis belle lurette. Les agronomes préfèrent les bureaux climatisés que de transformer la terre en une richesse et les paysans en véritables agents de développement. Ce qui réussit, qui marche bien, qui propulse le pays, ne dure jamais en RCA. La volonté est de changer pour changer, sans faire mieux. C’est le cas de la Jeunesse Pionnière Nationale (JPN). La formule actuelle n’a aucune chance de réussir. Par contre, la formule sous Dacko 1, est un formidable outil de développement de l’agriculture mécanisée, de l’élevage des poulets de chair, des pondeuses, et bien d’autres choses. Israël n’a pas disparu de la planète. On peut ressusciter les dossiers et les actualiser. La Chine est là pour installer des pondeuses sur les sites afin de les vulgariser. On ne change pas au hasard, une méthode qui gagne. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) soutenait la JPN en ce temps-là avec de la nourriture pour aider les jeunes à travailler toute la journée dans les champs, dans les garages mécaniques pour réparer les tracteurs, remplacer les dents des houes cassées, car ils apprennent tout sur leurs sites.

 

Monde Rural

Les Centrafricains, en particulier le monde rural, lavent encore leurs habits avec les feuilles des papayers. Le niveau de vie est en-dessous du seuil animal. Un dollar est un trésor pour toute l’année, faut-il encore l’avoir. La jeunesse est abandonnée depuis trente (30) ans à son triste sort, cependant, d’autres vivent dans des châteaux, roulent de grosses voitures, sans se soucier du travailleur, du chômeur, du monde rural. Certains se proclament multimilliardaires et ce, dans un océan de misère. Le paradoxe est cynique, voire criminel. C’est la négation de l’être humain, le Centrafricain. Des personnalités peu recommandables se permettent de solliciter le suffrage du peuple à grand coup d’argent et après ? Ils seront toujours plus riches et le Centrafricain plus pauvre encore. Ce n’est pas la vie du Centrafricain qui les préoccupe, car ils ont déjà servi quelque part, mais hélas médiocres, nuls allant d’échecs en échecs. C’est aux Centrafricains de rompre avec cette gouvernance scandaleuse, extravertie, tribale, reposant sur des intérêts partisans et égoïstes …

(Suite au prochain N°)

Julien BELA

 

 

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