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Presidentielle en Centrafrique : un choix responsable au 2ème tour sauvera le pays et le peuple

janvier 21, 2016

La république centrafricaine fait face aujourd’hui à de multiples crises militaro-politiques récurrentes. Les coups d’état se succèdent aux coups d’état. Les rebellions poussent comme des champignons dans la forêt de la Lobaye. Pour mettre un terme à toutes ces barbaries qui ne profitent qu’à leurs auteurs, co-auteurs et complices, l’Autorité Nationale des élections (ANE) a organisé des scrutins présidentiel et législatifs couplés du 30 décembre 2015. Trente (30) candidats à la présidentielle étaient dans la course au fauteuil qu’occupe aujourd’hui Catherine Samba-Panza, présidente de la transition. Sur ces trente (30) présidentiables, deux (2) sont provisoirement au second tour d’après les résultats provisoires donnés par l’ANE. La Cour Constitutionnelle de Transition (CCT), la plus haute juridiction de l’Etat ne s’est pas encore prononcée, alors que c’est elle qui doit publier les résultats définitifs. Le peuple centrafricain reste et demeure sur sa soif et sa faim. Chaque jour, les yeux des Centrafricains sont tournés vers la CCT. A la tombée de la nuit, ils ne savent plus quoi dire. Leur espoir s’amincit. Mais comme les Centrafricains sont toujours patients, ils disent qu’ils attendront la publication des résultats définitifs par la CCT, même si celle-ci peut s’étendre sur un siècle.

Mais en attendant la décision finale de la CCT, nous osons croire qu’un choix responsable opéré par les Centrafricains (électeurs) entre les deux présidentiables arrivés au second tour sauvera la République Centrafricaine du feu président fondateur, Barthélemy Boganda. Les électeurs ne doivent pas élire le nouveau président de la République sur la base ethnique, tribale, régionaliste, clanique… C’est cette façon de faire qui a plongé aujourd’hui la RCA au fond du gouffre. Ailleurs, les chefs d’Etat sont élus sur la base de leur profession de foi, de leur projet de société. Mais en Centrafrique, c’est un autre son de cloche. « Je vais voter X parce qu’il est de mon ethnie, de ma région. Une fois qu’il sera élu président de la République, je serai nommé ministre, directeur de cabinet, secrétaire général à la présidence, directeur général d’une société… », disent certains Centrafricains. Mais au fil des temps, une fois que ce fils du pays qui est de leur région est élu président de la République, ils moisissent comme des champignons.

Le nouveau président ne s’occupe que de ses propres fils, ses neveux, ses oncles, ses copines, ses tantes…, et que savons-nous encore ? Ceux qui se disaient être du clan, de l’ethnie du président de la République n’arrivent même pas à le voir ou lui serrer la main. Du matin au soir, certains n’ont même pas de quoi à mettre sous la dent, pendant que les proches parents du président vivent comme les anges au Paradis. Ils roulent les voitures de dernier cri. Sur les portails de leur maison, on peut lire, « attention, chien méchant », une façon de dire aux autres qu’ils ne reçoivent pas et que personne ne doit s’approcher de leur domicile. Faut-il faire confiance à ce genre de personnalités qui ne cherchent que leurs intérêts égoïstes, partisans ?

Une autre chose que nous tenons à souligner aux électeurs qui voteront notre futur président est ceci : avant de porter son choix sur X ou Y à la présidentielle, au second tour, il faut se référer à son passé. Les deux présidentiables qui seront au second tour, ont occupé certainement de hautes fonctions dans l’administration centrafricaine. Celui que je vais élire a-t-il une bonne moralité ? Quand il était à son poste de responsabilité, qu’est ce qu’il a fait de bien pour son pays et ses gouvernés ? Qu’est ce que les gens lui reprochaient ? A-t-il les capacités nécessaires pour rassembler les centrafricains du Nord au Sud, d’Est en Ouest ? N’a-t-il pas de penchant pour telle ou telle ethnie au détriment des autres ?

En s’interrogeant de la sorte, nous pouvons faire un choix responsable qui sauvera notre pays et les Centrafricains qui vivent aujourd’hui grâce à l’apport des humanitaires. Nous disons que notre pays est riche, mais à quoi a servi notre richesse lorsque nous vivons comme les premiers hommes (hommes de Cro-Magnon ou de Neandertal ) ? La raison est simple : nous ne savons pas faire un choix responsable, utile pour notre devenir et celui de la nation centrafricaine.

Donc l’heure est venue pour sauver notre pays sous l’emprise des dinosaures, des vautours qui dévorent notre richesse à leur seul profit. Seul un choix responsable au second tour de l’élection présidentielle nous sauvera et permettra à notre cher et beau pays de sortir de cette ornière. Mobilisons-nous tous autour de celui qui est capable de ramener la paix, la sécurité, le vivre ensemble et la cohésion sociale sur toute l’étendue du territoire national car un mauvais choix nous conduira et conduira notre pays dans l’abîme. Les femmes et les jeunes ont besoin de s’épanouir. Et cet épanouissement doit passer nécessairement par un choix responsable, éclairé, utile, guidé de celui qui présidera à la destinée du pays pendant les cinq (5) ans à venir.

 

Denis Lougoussou-Ngouvenda

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