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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

janvier 22, 2016

CERTAINS CENTRAFRICAINS DRESSENT UN BILAN MITIGE DES DEUX ANS DE LA PRESIDENCE DE SAMBA-PANZA

20 janvier 2014-20 janvier 2015, la cheffe d’Etat, voilà deux ans que Catherine Samba Panza préside la RCA. Quel bilan faites-vous de son mandat ? C’est la question posée aux Centrafricains ce mercredi 20 janvier 2016. Ces derniers pensent que le bilan est mitigé.

Pour Junior Zoumelia, habitant de quartier Benz-vi, le bilan de deux ans est mitigé « elle a réussi sur le plan organisationnel. Dans la capitale, les gens vaquent à leurs occupations. Toutefois, elle a failli sur le plan sécuritaire à l’intérieur du pays, car la sécurité n’est pas malheureusement rétablie », a-t-il affirmé

Ce constat est partagé en partie par Osée Farabana, étudiant en 4è année de droit à l’Université de Bangui, « Je la félicite car lorsqu’elle était élue en 2014, le pays était loin. Seulement, elle s’est laissé faire durant son règne. Parfois on a l’expression qu’on lui dicte tout de l’extérieur », a-t-il regretté.

Jonathan Yangoubingui au quartier Gobongo dans le 4è arrondissement de Bangui pense que le bilan est quasiment positif «  le pays était secoué ces dernières années, et le compteur était à 0. Elle a su relever le défi. Là, il faut être reconnaissant, car son prédécesseur n’avait pas pu le faire », a indiqué ce dernier.

«  Elle a payé les fonctionnaires malgré que le tissu économique soit défaillant. Les activités ont repris au KM5 et nos Forces Armées commencent à être opérationnelles. En plus, les élections ont été finalement tenues même si certaines irrégularités ont été constatées »,  a lancé Jeanne Missada, ménagère au quartier SICA I.

Position  rejette en bloc par Bonduel Ngokelé, étudiant en Master I en sociologie à l’Université de Bangui « son passage à la tête du pays est une parenthèse douloureuse pour les Centrafricains. L’insécurité est partout, la restauration de l’autorité de l’Etat est un échec. La transition ne termine pas dans le délai, l’affaire de don angolais qui reste en suspens et une élection mal organisée, autant de choses qui laissent croire qu’elle a failli.» a-t-il soutenu.

C’est le 14 janvier 2014 que Catherine Samba Panza a été élue par le Conseil National de Transition (CNT), cheffe de l’Etat de transition. Elle succédait à Michel Djotodia qui avait pris le pouvoir en mars 2013 par coup d’Etat contre François Bozizé.

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LE KNK REITERE SON SOUTIEN A DOLOGUELE ET APPELLE LE RDC A REJOINDRE SON ALTERNATIVE

Dans un entretien accordé au RJDH, le Secrétaire Général par intérim du parti Kwa Na Kwa (KNK) appelle les autres partis politiques à rejoindre le candidat de l’URCA, Anicet Georges Dologuélé. Il  demande à ses partisans de garder le calme en attendant les résultats définitifs de la Cour Constitutionnelle de Transition.

A l’issus des élections législatives du 30 décembre dernier, votre parti le KNK a totalisé trois candidats élus dès le premier tour et vingt autres au second tour. Est-ce pour vous un bon score ?

Je suis heureux, parce que comme représentant légitime de notre formation politique ici en Centrafrique, ce sont des résultats très honorables. Vous aurez remarqué que nous avons trois députés élus dès le premier tour, ce qui est le meilleur score de ces élections, dont mon épouse qui est élue dans la circonscription de Bimbo 4, anciennement appelé Begoua. Et une vingtaine de candidats admis au second tour. Mais au-delà de ces élections, le grand gagnant c’est François Bozizé, comme reconnu par les médias nationaux et internationaux. En preuve, le KNK a soutenu Dologuélé qui arrive en tête de liste selon les chiffres de l’ANE. Nous attendons la confirmation de la Cour Constitutionnelle de Transition. Vous aurez remarqué aussi que l’ancien Vice-président du KNK Faustin Archange Touadera qui a été Premier Ministre de Bozizé pendant cinq ans, vient en deuxième position. Ce candidat a profité de l’électorat du KNK, parce que notre accord avec l’URCA, étant signé presque tardivement, nous n’avons pas eu le temps de nous déployer sur le terrain, il a profité du manque d’information de nos militants, cela a joué en sa faveur. En tout état de cause, la conclusion que nous tirons c’est que malgré toutes les velléités de nuances à l’endroit du KNK, notre parti se porte bien.

Votre parti ne se porte pas aussi bien qu’en 2011, parce qu’à cette  année là après le premier tour des, vous occupiez plus de sièges à l’Assemblée Nationale qu’aujourd’hui en 2016. Comment justifiez-vous cette chute ?

Ce n’est pas une chute, il faut relativiser votre appréciation. En 2011, François Bozizé était aux affaires, il était Président de la République, il devait se faire réélire et il était réélu. Ceux qui criaient au Hold Up électoral ont été sanctionnés par le peuple centrafricain. Ils sont en quatrième ou en cinquième position. C’est dire que le peuple a compris que Bozizé avait de meilleures réalisations.  Aujourd’hui ,nous avons des difficultés sur le plan des  ressources financières. Les comptes bancaires de notre parti ont  été illégalement interdits d’opération jusqu’à aujourd’hui par les autorités de la transition. Vous savez aussi que notre président fondateur est sous sanction des Nations Unis, notamment ses avoirs ont été gelés. Nous n’avons pas eu suffisamment de moyens pour aller sur le terrain comme les autres. Nous avons présenté un effectif relativement faible par rapport au nombre de circonscription, nous n’avons présenté que quatre et cinq (45) candidats. Nous avons effectivement des difficultés. Vous savez que moi, Secrétaire général du parti KNK, j’ai été embastillé par les autorités de la Transition. Tout cela a joué sur mon électorat car je suis moi-même candidat aux législatives à Boali. Donc, il faut relativiser, nous avons été essentiellement victimes des tracasseries et des mesures illégales venant de la part des autorités de la transition.

Vous avez signé le 22 décembre, un accord politique avec l’URCA du candidat Dologuélé. Cet accord souffre de contestation au sein de votre parti. Dites nous pourquoi ce malaise.

Il y a un accord qui a effectivement été signé, mais malheureusement, il y a un groupuscule qui  s’est rallié à notre ancien Vice-président  Touadera, ce n’est pas un secret. Et c’est ce groupuscule qui s’agite et s’excite aujourd’hui. Ce sont des actes d’indiscipline mais qui n’ont aucun  impact sur la vie du parti. Nous, le bureau politique sous ma conduite avons organisé plusieurs réunions d’explications avec les responsables de nos arrondissements. Nous avons aussi animé une réunion avec la base élargie de notre parti et nous avons expliqué les raisons qui nous ont sous tendu notre accord avec  Dologuélé et non Touadera.

La raison est que Touadera a pris la décision  à son propre niveau de s’investir en tant que candidat indépendant. Pour celui qui a été un collaborateur de François Bozizé, nous avons estimé que cet acte était gravissime, un acte de traitrise, un acte d’indiscipline. Or la procédure au sein de notre formation politique prévoit très clairement selon les statuts du parti que c’est le conseil national qui est chargé d’investir un candidat, en le faisant il s’est mis totalement au travers, de ces statuts et nous avons donc décidé lors de la cérémonie d’investiture de François Bozizé devant le Conseil National, de le suspendre de nos rangs. Il était tout à fait logique de signe avec Dologuélé qui nous a appelés à coopérer avec lui. Et vous aurez remarqué que cette signature a eu lieu avant le premier tour des élections. Cela veut dire que cela n’est pas un calcul opportuniste comme cela ce fait chez certains partis politiques qui rejoignent des candidats au second tour. En tout état de cause, le Président Fondateur est largement informé des tenants et des aboutissants de cet accord.

Vous dites que le Président Fondateur du KNK, François Bozizé est informé régulièrement des avancées de votre avec accord avec l’URCA. Mais pourquoi ce silence de sa part ?

Le Président Bozizé a dirigé notre pays pendant dix années. Il ne peut pas se prononcer n’importe comment, sa parole est précieuse. Il attend, la validation des chiffres provisoires que nous avons aujourd’hui, qui viendront du juge de la régularité des élections, la Cour Constitutionnelle de Transition. C’est lorsque cette Cour aura rendu son verdict que le Président Bozizé pourra se prononcer au vu de ces résultats. Le moment viendra où il s’adressera à la presse nationale et internationale pour donner sa position par rapport à son soutien à la candidature d’Anicet Georges Dologuélé.

On le sait que tout accord politique cache des secrets, quel est celui que cache celui de l’URCA et le KNK ?

Il n’y a aucun secret. D’ailleurs nous avons rendu public cet accord dès les minutes qui ont suivi sa signature. C’est un accord de gestion du pouvoir, ce qui est évident, nous sommes en politique. Il est prévu un avenant à cet accord. Nous allons bientôt discuter avec le candidat Dologuélé pour fixer ensemble les conditions dans lesquelles nous allons exercer le pouvoir.

Un portefeuille reviendra au KNK ? Si oui lequel ?

Il n’y a pas qu’un portefeuille qui reviendra au KNK, mais des portefeuilles, parce que tout le monde connait aujourd’hui le pouvoir politique du KNK car nous aurons beaucoup de députés à l’Assemblée Nationale. Souffrez de patienter et vous serrez au courant, au lendemain de la victoire d’Anicet Georges Dologuélé.

On dit que la Primature reviendra au KNK ?

Je ne peux pas vous le dire maintenant, patientez un peu !

En cas de ralliement de certains partis politique comme le MLPC de Martin Ziguele, le RDC de Désiré Bilal Nzanga Kolingba, ou peut être même le PNCN de Cyriaque Gonda, le KNK pourra t-il faire équipe avec ces partis au vu des discordances survenues après les élections de 2011 ?

Je pense que les formations politiques que vous venez de citer, notamment les deux premières étaient regroupées au sein du FARE (Front pour l’Annulation et la Reprise des Election), cette plate forme politique s’est rendue coresponsable de l’arrivée de la Séléka dans notre pays. Le peuple centrafricain a prouvé son mécontentement à travers le vote sanction qu’il a infligé à l’un des dirigeant de l’ADFT, c’est-à-dire Martin Ziguele, voyez le score qu’il a récolté. Il vient de payer cash son implication dans la Séléka. Nous estimons que si le peuple a déjà sanctionné un tel candidat, nous ne voyons pas comment entrer en discussion ou accepter qu’un tel parti se retrouve dans la gestion du pouvoir avec nous demain. Nous ne pouvons pas l’admettre et nous l’avions déjà très clairement signifié au candidat Dologuélé qui partage les mêmes points de vue que nous. Parce qu’un tel parti politique représente un boulet que nous pourrons avoir à nos pieds.

Il y a un autre candidat, c’est Désiré Bilal Nzanga Kolingba qui arrive en troisième position, il me semble que raisonnablement il faut engager des discussions avec le Représentant du RDC qui est quelqu’un qui a toujours prôné la paix, à l’image de l’ancien Président André Kolingba. Le RDC est un parti qui a beaucoup de cadre dans notre pays, le candidat Dologuélé gagnerait à aller vers ce parti politique et de son candidat vis-à-vis duquel j’ai beaucoup de sympathie et de l’amitié. C’est pour vous dire qu’il faut séparer le bon grain du mauvais.

Merci Monsieur le Secrétaire Général par Intérim du Parti KNK

C’est moi qui vous remercie, et bonne année au RJDH qui fait un très bon travail pour nous informer.

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LE VILLAGE SAMOURA ATTAQUE PAR LA LRA

Le village Samoura, situé à 20 kilomètres de la ville de Zemio sur l’axe Obo a été attaqué hier mardi 19 janvier par les éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony. Selon les informations du RJDH, ces hommes ont pillé le centre de santé dudit village.

Une source humanitaire jointe par le RJDH a témoigné en ces termes « c’était aux environs de 5 heures du matin quand ces hommes armés ont fait irruption dans le village. Ils ont d’abord commencé par le centre de santé de ce village qu’ils ont saccagé. L’unité centrale de la radio à haute fréquence ASHEF installé dans ce village par le projet alerte, a été emportée. D’important biens, des vivres et non vivre ont été volés par ces homme. Ils ont kidnappé 16 personnes ».

Les otages,  relâchés au cours du chemin, ont indiqué que le groupe était composé de 16 éléments. «  Deux d’entre eux parlaient le Sango et les autres parlaient en lingala, Atsholi et Zandé. Parmi les 16 personnes qu’ils ont Kidnappé, 10 ont été relâchées et les 6 autre dont quarte filles et deux garçons  restent encore entre leurs mains de ces hommes», a expliqué un des otages libérés.

Selon les informations du RJDH, les assaillants sont partis vers le Nord de la République Centrafricaine. Notons que les exactions de la LRA se sont multipliées ces derniers temps dans la région.

 

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LA POPULATION DES 3E ET 5E ARRONDISSEMENTS SATISFAITE DE LA REOUVERTURE DES DEUX COMMISSARIATS

Les habitants des 3e et 5e arrondissements de Bangui sont satisfaits de la réouverture de leurs deux commissariats. Pour eux, c’est une marque d’assurance de la part du gouvernement.

Il est 10 heures et demi passé nous sommes dans la clôture du commissariat du 3e arrondissement. Deux bâtiments peints en bleu constituent les locaux de ces institutions.

Devant l’un des deux sont assis des policiers.  A leur gauche, des personnes font le va et vient. Dans chaque salle, se trouve une table qui fait office du bureau pour les cadres dudit commissariat.

Jean De Dieu Steven, commissaire de police, Chef de service au commissariat de 3e arrondissement, déplore le manque de moyens logistiques et le nombre d’éléments qui est très insuffisant pour une zone où il ya trop de turbulence « le commissariat a beaucoup de problèmes. Pour un commissariat de 23 éléments,  nous n’avons que 2 armes dans une zone très sensible comme le km5 et c’est valable pour le commissariat de 5e arrondissement. Sur les 23 éléments, 10 seulement viennent régulièrement »  a indiqué Jean De Dieu Steven.

L’officier judiciaire se félicite de la collaboration avec la population du km5 «  la collaboration avec la population est parfaite. L’exemple est que, pas plus tard qu’hier, les auto-défenses de la localité nous ont emmené des armes automatiques et légères, en guise de désarmement .Mais depuis qu’on est redéployé jusqu’ici, nos responsables ne nous encouragent pas du tout » a t-il expliqué.

Idris  Mahamat, habitant du km5 croisé sur l’avenue poussière se dit être rassuré par la présence des policiers dans la localité « la présence de la police dans notre arrondissement, nous rassure ici. Ce que nous pouvons faire, c’est d’aider le commissariat avec des informations », a-t-il souligné.

C’est le commissariat du 5e arrondissement qui est dans une situation difficile. Nous avons retrouvé le commissaire et ses éléments devant le bâtiment. Ces derniers n’ont ni de quoi a s’assise ni de matériels de travail. Les portes, les fenêtres, les tables de bureaux et les chaises de chaque bureau sont emportés.

Sylvestre Bemba, un habitant de quartier Gbengéwé dans le 5e arrondissement, apprécie toutefois la réouverture de ce commissariat « j’apprécie beaucoup la présence des policiers au sein de ce commissariat. Grace à leur présence, les gens qui avaient fui, commencent à revenir », a souhaité confié cette source.

Ces deux commissariats sont opérationnels depuis le 04 janvier 2016. C’est la troisième fois que les deux commissariats rouvrent leurs portes.    *** RJDH ***

 

 

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