Skip to content

Election présidentielle :« chaque peuple est responsable des dirigeants qu’il s’est choisi »

janvier 22, 2016

Les régimes du RDC, du MLPC et du KNK se sont achevés par une catastrophe, une mort subite. Durant les vingt dernières années, aucun régime n’a généré le sourire chez les Centrafricains. Le culte rendu au tribalisme a accouché des assoiffés d’argent, des mafieux, des truands, des détourneurs de deniers publics, des pirates des marchés de l’Etat, la corruption exponentielle, la division, l’exclusion, le mépris et la méfiance. Aucune période de détente afin que les Centrafricains pensent à l’économie. Le peuple ne se nourrit que de la politique, des armes et rien d’autre. Les Centrafricains traversent depuis trois (3) ans, les pires moments de leur histoire. Avons-nous pris conscience de cette descente aux enfers pour mieux sauter ? Le problème de la RCA, c’est la bonne gouvernance, la bonne gestion de la chose publique et le respect des engagements, ne cesse de le répéter à qui veut l’entendre, la Communauté internationale, notamment le G8 qui soutient la RCA à bout de bras et sous perfusion. L’irresponsabilité des syndicats qui doivent éclairer la lanterne de l’ensemble du peuple pour un vote utile. Les ONG de défense des droits humains préfèrent garder le silence. A qui profite le silence ? A l’ignorance et aux loups déguisés en agneau qui se cachent dans la bergerie. Tout le monde se décerne un certificat de pureté, de virginité, alors qu’il est plus sale que la poubelle du marché central. Il a un passé lourd dont ceux qui le savent préfèrent se taire, devenant complice du loup ravisseur. Les phénomènes Séléka et Anti-Balaka, n’ont épargné personne. Ce sont tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest qui sont touchés. Mêmes les complices silencieux sont frappés d’une manière ou d’une autre.

Les intellectuels centrafricains sont plus coupables que le reste de la société. Le syndicat des enseignants du supérieur est rentré dans sa coquille au tournant crucial du pays. Tout le monde est démissionnaire, alors que les effets de la très mauvaise gestion continue de peser sur tous les travailleurs, hauts cadres, agents, plantons, veilleurs, les chômeurs, enfin les cultivateurs. Le transfert de souveraineté du peuple aux dirigeants, doit être éclairé et responsable. Le peuple a besoin de comprendre pour bien avancer. C’est pourquoi une élection présidentielle revêt une importance capitale. Il s’agit du destin d’une nation, le devenir d’un pays. Quand un pays est bien géré, tout le monde y trouve son compte. Les fonctionnaires et agents de l’Etat sont régulièrement payés et peuvent préparer leur retraite. La retraite est une peste parce que les fonctionnaires mènent une vie de clochard, de mendiants et de nécessiteux. Curieusement, ce sont de petits calculs égoïstes, des intérêts personnels, le tribalisme, qui priment sur les valeurs fondamentales de la République. La RCA est finalement une République d’éternels assistés, immatures, incapables de distinguer son destin, sa vie du hasard, de l’aventure. L’enfer que vient de traverser le peuple centrafricain n’a nullement mûri la réflexion, encore moins la prise de conscience collective.

Demain, la RCA va encore se retrouver au village de « SI JE SAVAIS », pour la énième fois. Aurons-nous le statut d’être humain doué de raison et de bon sens ? Que dira de nous cette communauté internationale qui semble prêcher dans le désert ? La RCA n’est pas le seul pays au monde. Quand un esclave adore sa condition, personne d’autre ne l’obligera à se libérer. Nous espérons que les syndicats ont mis toutes les chances de leur côté pour qu’il n’y ait plus de remous sociaux, de grèves intempestives, des revendications. La souveraineté est encore entre nos mains. Les chômeurs illimités depuis trente ans préfèrent se complaire dans l’oisiveté, vivant aux crochets du père, de la mère, avec femme et enfants. Les opérateurs économiques, les commerçants, les « chercher à manger », n’ont-ils pas leurs mots à dire ?

Les fils aux anciens chefs d’Etat qui pensaient que le nom du père est un tapis volant, une baguette magique, doivent se résoudre à rentrer dans leurs petites bottes. Pour être élu, il faut bosser dur. Serge Bokassa a osé prendre des risques pour avoir des voix. Il est toujours le premier sur les lieux des carnages, des tueries et des massacres pour les dénoncer haut et fort. Le peuple l’écoute et en prend note, car toute peine mérite un salaire. Il faut mouiller le maillot sur toute l’étendue de la République avant de crier aux fraudes massives. Le père, c’est le père et le fils reste le fils et tout passe par les élections. Le pouvoir n’est pas dynastique en RCA pour aller de père en fils. Les amis du père sont difficilement les amis du fils.

Le processus électoral en cours est vital et historique pour le peuple centrafricain. La RCA a lamentablement échoué, quant à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont les lampes se sont éteintes en 2015. Ce sont les acteurs de cet échec cuisant de la RCA qui veulent revenir sur le lieu de leur crime. Un autre défi, pour ne pas dire une autre perche est tendue par les Nations Unies, en ce qui concerne les Objectifs du Développement Durable d’ici les années 2030. L’Unesco de son côté lance « l’Education pour tous » d’ici 2030. Ces objectifs interpellent chaque Centrafricain. « L’Education Pour Tous », au regard de la déperdition scolaire, les années blanches, le taux de scolarisation des enfants, surtout les filles, l’analphabétisme des adultes qui est un frein au développement sous toutes ses formes (confondre un ordinateur avec un poste téléviseur), (télécommande avec un téléphone portable pour transférer des crédits), cela dépasse l’entendement humain. Et que dire du marché des produits agricoles, pastoraux par internet, c’est à dire en ligne ? Après les élections, la fibre optique sera une réalité en RCA, brisant toutes les frontières géographiques, anéantissant les distances. Faut-il, au regard de tant de défis vitaux, les uns que les autres, élire un mauvais troglodyte qui va nous renvoyer en enfer ? Les Centrafricains ne sont ni les damnés de la terre, ni des hommes ratés, ils ont une tête, des références, des capacités de cogitation. Laissons de côté les calculs d’intérêt, le tribalisme, le népotisme, le clientélisme, qui offrent l’opportunité aux loups ravisseurs, aux pirates financiers, aux corsaires, aux profiteurs, aux charlatans et aux marchands d’illusions. Le bulletin de vote, c’est votre vie, votre destin, votre souveraineté, votre espoir que vous transmettez à X. il faut tourner sa langue mille fois avant de prendre l’ultime décision en âme et conscience devant l’URNE.

 

Julien BELA

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :