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Dologuele et Touadera au second tour de l’election presidentielle : une victoire du peuple centrafricain

janvier 26, 2016

Ce que le peuple centrafricain a attendu depuis plusieurs jours vient de se concrétiser. D’après la proclamation des résultats provisoires globaux de la présidentielle du 30 décembre 2015, le jeudi 07 janvier 2016 par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), il était question que la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) rende le verdict final. C’est chose faite ce lundi 25 janvier 2016 aux environs de 14 heures.

Anicet-Georges Dologuélé et Faustin-Archange Touadéra ont reçu finalement leur ticket pour le second tour de l’élection présidentielle. En effet, la CCT, la haute juridiction de l’Etat a tranché net. Les inquiétudes des uns et des autres ont été dissipées. Dologuélé et Touadéra doivent dédier leur victoire eu peuple centrafricain, car cette victoire n’est pas la leur mais plutôt celle du peuple centrafricain tout entier. Sans le concours des Centrafricains en âge de voter, Dologuélé et Touadéra ne pourront pas arriver à ce stade. Donc c’est une victoire du peuple centrafricain sur les forces du mal.

Sur trente (30) candidats à l’élection présidentielle, Dologuélé a obtenu 268.970 voix, soit 23,74%, tandis que Touadéra a eu 215.800 voix, soit 19,05%. C’est un score non négligeable du fait du nombre pléthorique des présidentiables, jamais vu en Centrafrique depuis son indépendance le 13 août 1960. C’est pour autant dire que les deux présidentiables ont valablement mérité et ont retenu l’attention des Centrafricains. Et ces deux (2) candidats encore dans la course au fauteuil de Catherine Samba-Panza ne sont pas les moindres. Ils sont tous deux (2) des anciens Premiers ministres. Dologuélé a occupé ce poste sous le feu président Ange-Félix Patassé avant de tomber en disgrâce suite au cumul des arriérés de salaire des fonctionnaires dont les députés du MLPC en faisaient partie. Quant à Touadéra, il a occupé ce poste sous le président déchu par la coalition Séléka, François Bozizé Yangounvonda. Depuis qu’il a occupé ce poste, les fonctionnaires n’ont pas connu d’arriérés de salaire jusqu’à la chute de Bozizé le 24 mars 2013. Notons en passant que ce fils du pays a mis plus de cinq (5) ans à la tête du gouvernement et il est professeur de mathématiques, tandis que son challenger est un économiste qui a passé plus de dix (10) ans dans les banques sous-régionales avec un résultat scandaleux.

C’est pour autant dire que la course au palais de la Renaissance s’avère rude, vu que les deux (2) candidats qui ont servi le pays et ont été de surcroît des anciens Premiers ministres. Ils seront certainement jugés au second tour de l’élection présidentielle par leurs actes positifs qu’ils ont posés quand ils étaient premiers ministres à un moment donné de l’histoire centrafricaine.

Comment ces deux anciens premiers ministres sont arrivés au second tour de l’élection présidentielle. Pour votre gouverne ,Dologuélé a bénéficié du soutien des militants et sympathisants du parti Kwa Na Kwa (KNK) du président déchu, François Bozizé Yangounvonda et de tant d’autres partenaires internationaux en moyens financiers et roulants. Touadéra quant à lui a bénéficié du soutien de la population centrafricaine toute entière, grâce au travail abattu quand il était encore premier ministre de Bozizé.

Les candidats malheureux à l’élection présidentielle du 30 décembre 2015 doivent impérativement reconnaître leur défaite et s’en tenir au verdict de la CCT. Une erreur de leur part entraînerait probablement la foudre des Centrafricains sur eux. Même s’ils pensent pour leur part que les élections ont été entachées de fraudes massives, ce que la CCT a balayé du revers de la main, les Centrafricains estiment pour leur part que les élections se sont bien déroulées. Et les résultats qu’ils attendaient de pieds fermes depuis 26 jours est celui rendu public par l’ANE, puis la CCT ce jour 25 janvier 2016, où Bangui vivait au ralenti, suite aux rumeurs de probables troubles à  l’ordre public graver dans la tête des Centrafricains. Car c’est ce jour-là que la CCT a dit le droit, rien que le droit. La rédaction de Centrafric Matin profite de cette occasion pour jeter des fleurs à la CCT, sans oublier l’ANE, qui ont fait un travail remarquable même s’il y a eu quelques manquements. Bonne chance à Dologuélé et à Touadéra pour la course au Palais de la Renaissance.

 

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

 

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