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Proclamation des resultats definitifs des elections : Bangui vit au ralenti

janvier 26, 2016

En prélude à la proclamation des résultats définitifs des scrutins présidentiels et législatifs par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) ce lundi 25 janvier 2016, la ville de Bangui a vécu au ralenti. Des quatre (4) coins de la capitale et de ses environs immédiats, on observe un silence de cimetière qui y règne. Les Centrafricains ont préféré se terrer chez eux, compte tenu des menaces proférées par les uns et les autres tendant à troubler l’ordre public au cas où leurs candidats à la présidentielle ne passeraient pas au second tour, suite aux résultats définitifs. Dans les rues de Bangui, peu de gens circulent. Les Centrafricains n’arrivent pas encore à vaincre la peur.

Au centre ville de Bangui, la plupart des commerces n’ont pas ouvert leurs portes. Les Centrafricains ne peuvent s’approvisionner comme il se doit. Les administrations publiques sont pratiquement paralysées. A titre d’exemple le Trésor Public est vide. Quelques éléments de la sécurité intérieure montent la garde. La mairie de Bangui ne ressemble qu’à une maison abandonnée par ses occupants, ce jour du 25 janvier 2016. Les citoyens qui s’y rendaient massivement pour légaliser leurs papiers administratifs ou pour d’autres papiers ne sont pas visibles. Même les banques de la place sont restées quasi-fermées. Au marché central de Bangui, c’est le comble du désespoir. Ce marché qui grouillait de monde au début de la semaine, n’est resté que l’ombre de lui-même. Même le dimanche qui est pourtant le jour du Seigneur où les gens se rendent à l’église, ce marché est bruyant. Des Centrafricains vont et viennent pour faire leurs achats et repartent. Mais la date du 25 janvier 2016 est une journée exceptionnelle si nous osons le croire. Seulement quelques vendeurs  communément appelés Boubanguéré ont dû ouvrir leurs petits kiosques parce qu’ils ne vivent qu’au quotidien du bénéfice tiré de leur vente. C’est grâce à ceci que leurs enfants et leurs femmes peuvent trouver de quoi à mettre sous les dents. C’est la raison pour laquelle ces « Boubanguéré » ont ouvert leurs kiosques. Mais en réalité, le marché central de Bangui ne ressemble pas à ce que nous observons tous les jours.

Quant aux établissements publics et privés à Bangui, n’en parlons pas. Toutes les portes des écoles étaient fermées. Les quelques élèves qui se sont rendus tôt ce matin dans leurs établissements scolaires respectifs, ont dû rebrousser chemin. D’ailleurs, certains chefs d’établissements scolaires ont demandé à leurs élèves la semaine dernière de rester à la maison, de peur d’être pris à partie par les militants et sympathisants des candidats malheureux à l’élection présidentielle. Et ils ont raison d’après les rumeurs qui circulent à Bangui, ces derniers jours faisant état de troubles à l’ordre public après la proclamation des résultats définitifs des élections couplées du 30 décembre 2015.

Et les conséquences de ces rumeurs folles sont ce que nous avons vécu ce lundi 25 janvier 2016. Combien de millions de francs CFA ont été perdus par les commerçants et autres ? Ne savons-nous pas que c’est un manque à gagner tant pour l’Etat centrafricain que les particuliers. Ces millions qui sont partis en fumée, qui les récupérera ? Les Centrafricains en général, doivent comprendre qu’une journée pourtant ouvrable que celle du lundi 25 janvier 2016 et qui s’est finalement métamorphosée en jour non-ouvrable comme nous l’avons constaté tous, est un manque à gagner énorme. Ce que nous voyons aujourd’hui est la conséquence directe de la peur, due aux rumeurs folles. Comme le Centrafricain n’aime pas le travail, c’est une occasion en or pour lui, alors que nous devons travailler beaucoup plus pour relever l’économie de notre pays qui est tombée plus basse que terre. Mais il n’en est rien. Continuerons-nous toujours à patiner dans la boue pendant que les autres avancent ?

Il est temps que nous reconstruisions notre pays. Et ceci doit passer par le travail, rien que le travail. D’ailleurs le feu président fondateur Barthélemy Boganda nous a clairement dit « parlons peu, travaillons beaucoup ». Mais si nous continuons inlassablement à divulguer des rumeurs, à manipuler nos concitoyens par des paroles vaines, stériles qui ne tendraient qu’à détruire notre pays, nous demeurerons éternellement derniers pendant que les autres avancent et se développement.

La paralysie de toutes les activité administratives, commerciales, scolaires et tant d’autres, aura des conséquences négatives à court terme. Mettons-nous tous au travail dès le mardi 26 janvier pour bâtir notre pays et construire l’avenir radieux de nos enfants, au lieu de s’en tenir aux rumeurs de troubles à l’ordre public qui ne profiteront qu’à leurs auteurs. Savez-vous que ces derniers ne veulent que s’appuyer sur les Centrafricains pour réaliser leur projet. Sayons vigilants et acceptons la décision de la CCT. Le Centrafricain doit se réjouir de sa victoire sur les forces du mal et non se comporter en victime résignée des rumeurs non fondées et malsaines.

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

 

 

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