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Martin Ziguele, Desire Kolingba, Karim Meckassoua, Cyriaque Gonda, Theophile Sony Cole en colonne par un a la C.C.T. mais …

janvier 27, 2016

Zig et autresSix (6) requêtes ont été déposées par six (6) candidats à l’élection présidentielle du 30 décembre 2015. Une candidate a retiré sa requête estimant qu’il n’y a aucun avantage pour elle. la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) a rendu sa décision ce jour 25 janvier 2016. Toutes les requêtes ont été rejetées par la CCT pour insuffisance de preuves. Certains candidats ont demandé dans leurs requêtes l’annulation partielle ou totale des scrutins dans certaines localités. Ils ont également fait allusion à des cas de violences, mettant en cause les groupes armés qui ont exercé des pressions. Les supports produits par le candidat Martin Ziguélé, notamment sonores, ne sont pas de nature à éclairer la CCT. La cause est désormais entendue pour les vingt huit (28) candidats qui doivent se préparer pour 2021. En attendant, les alliances se tissent pour le second tour.

Ce qui était valable pour la présidentielle, n’est pas valable pour les législatives. Les candidats aux législatives se sont neutralisés entre eux, usant des moyens déloyaux : terrorisme (certains candidats étaient armés), les groupes armés s’y sont mêlés, certains hommes en arme ont été instrumentalisés, l’interférence de certaines autorités locales, des menaces, des intimidations, des trafics d’influences ont pesé sur les démembrements locaux de l’Autorité Nationales des Elections (ANE), notamment des tentatives de corruption. Les législatives ont été une jungle grandeur nature. Ce qui n’a pas été le cas pour la présidentielle. Les candidats aux législatives étaient sur le terrain, à proximité des centres de vote et chacun voulait absolument être élu. Tous les moyens étaient pour se faire élire, et ces candidats ont dénaturé les scrutins  législatifs. D’où 414 recours auprès de la CCT. Le nombre des recours dépasse largement le nombre des circonscriptions électorales du pays, notamment le nombre des députés à élire.

La Cour Constitutionnelle de Transition a dit le droit, rien que le droit. Ses vues concordent avec celles de la presse, au regard des informations parvenues des provinces à propos, aussi bien de la présidentielle que des législatives. La CCT a été formidable, fantastique et surtout patriote, se fondant exclusivement sur le droit. La rédaction de Centrafric Matin s’attendait à l’annulation des législatives pour cause de trafic d’influence, de terrorisme exercé par certains candidats en personne, les intimidations de tout genre. Il fallait rejouer le match législatif pour redonner de la crédibilité aux candidats qui seront élus. Le contexte de la misère aidant, beaucoup de désistements auront lieu pour réduire le nombre des candidats. Pour une circonscription électorale, il y a entre dix (10) à vingt cinq (25), voire trente (30) candidats aux législatives. C’est ahurissant et débordant en terme de décompte des voix pour l’ANE que pour la CCT. S’il fallait proclamer les résultats, circonscription par circonscription, voyez ce que cela donne en terme de temps, en terme de travail. Déjà pour quelques jours seulement, le temps de bien faire les vérifications et de dire le droit par la Cour Constitutionnelle, la population était déjà impatiente. Si l’ANE devait prendre un mois voire un mois et demi ou deux mois pour proclamer seulement les résultats provisoires, les mêmes contestataires vont crier à autre chose. L’ANE a démocratisé la procédure qui tient compte des contraintes du temps imparti par le Code Electoral. Les poux sont ailleurs et non dans les cheveux de l’ANE. La CCT et l’ANE ont fait leur travail en toute impartialité, permettant au peuple centrafricain de sortir vainqueur de ces échéances électorales. Le peuple centrafricain est politiquement plus mûr que les soi-disant leaders politiques, incapables de faire une lecture lucide et sans complaisance de leur propre échec.

Le peuple centrafricain tient coûte que coûte sortir du bourbier dans lequel il se trouve. Lorsqu’on observe les candidats en lice, tous sont de la nouvelle génération, tous sont des intellectuel, presque tous ont le même âge. Les Centrafricains viennent de couper le cordon ombilical des dinosaures, des monstres, des sous-marais, des vieux crocos de l’Oubangui-Chari et de la civilisation des mousquetaires, des pirates et des mercenaires politiques de la gamme de François Bozizé-Yangouvonda. C’est la grande rupture avec la chaîne des dictateurs véreux, des assoiffés de pouvoir, des criminels politiques et économiques, des dieux sur terre, de la pensée unique, de la vénération et de la déification des individus.

Au second tour, le peuple a une dernière mission pour couronner son succès. Il faut rompre avec la mauvaise gouvernance, les détournements, les privatisations sauvages et surtout, les ARRIERES DE SALAIRES ET LE BLOCAGE SYSTEMATIQUE DES SALAIRES. C’est un cancer qui a introduit la corruption à grande échelle et de manière exponentielle en RCA. Vingt quatre (24) mois d’arriérés de salaires sont dans le congélateur de l’histoire, aux archives nationales. La bonne gouvernance, la bonne gestion, la transparence, la rigueur, la lutte contre la corruption constituent le crédo du second tour de la présidentielle. Après tant de misères, de pauvretés, de mendicités parentales face à ses propres enfants, le vote au hasard devient suicidaire pour chaque Centrafricain en âge de voter.

Il y a de l’argent en RCA qui est dilapidé par la mauvaise gestion des deniers de l’Etat. La lutte véritablement farouche contre les détournements, la corruption et les mauvaises habitudes dans la fonction Publique s’avère nécessaire. Travail égale salaire, mieux encore, travail décent et qualité des services publics égale salaire décent. C’est le pari de Faustin-Archange Touadéra, puisqu’il l’a démontré, même dans un contexte difficile. Maintenant, c’est lui qui va décider, qui va exécuter ces chantiers. Il a envoyé bien des gens en prison dans le cadre du contrôle des quittances. La gestion rigoureuse, transparente des menus recettes de l’Etat, comme l’a fait Touadéra étant Premier ministre, permet au pays de faire des pas de géants avant que l’aide extérieure ne vienne qu’en complément pour les grands investissements afin de relancer l’agriculture, l’élevage, résorber le chômage endémique. C’est le dernier défi que le peuple centrafricain doit absolument relever pour sortir définitivement de la zone rouge.

Julien BELA

 

 

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