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  Qui de Dologuele ou de Touadera briguera la magistrature supreme de l’etat au second tour ?

janvier 27, 2016

La Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) a rendu son verdict final. Les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 30 décembre 2015 confirment la victoire de Dologuélé et de Touadéra arrivés respectivement premier et deuxième. Ils ont été talonnés par Désiré Bilal Nzanga Kolingba (3ème), Martin Ziguélé (4ème), Serge Bokassa (5ème)…. Les résultats provisoires donnés par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) n’ont souffert d’aucune modification significative qui pouvait modifier le rang qu’occupent ces présidentiables. Donc chacun a gardé sa position initiale. L’ANE ne s’est pas du tout trompée. Elle avait fait son travail en âme et conscience, même si certains candidats malheureux ont estimé que quelques 228000 voix se sont volatilisées sous d’autres cieux ou ont été détournées par l’ANE au profit de qui, nous ne savons pas. En attendant, la caravane électorale poursuit sont petit bonhomme de chemin. Mais la question qui revient souvent sur le bout des lèvres du peuple centrafricain est la suivante : « qui de Dologuélé (23,74%) ou de Touadéra (19,05%) briguera la magistrature suprême de l’Etat au second tour de l’élection présidentielle » ? Difficile de répondre à cette question. Même si l’on posait cette question, soit à Dologuélé, soit à Touadéra, les deux concernés, aucun d’entre eux ne sera à mesure d’y répondre.

Mais pour répondre à cette question, nous disons tout simplement que tout doit se jouer désormais dans les urnes comme au 1er tour du scrutin présidentiel. En attendant, Anicet Georges Dologuélé ne peut en aucun cas affirmer qu’il est déjà président de la République centrafricaine, parce qu’il est arrivé 1er à l’issue des résultats définitifs du 1er tour de l’élection présidentielle donnés par la CCT. S’il pense ainsi, il se trompe largement. Même si ses militants, ses sympathisants, ceux qui le soutiennent bec et ongle, raisonnent de la sorte, la rédaction de Centrafric Matin leur demande avec insistance de bien vouloir se référer au scrutin présidentiel au Mali et en Guinée Conakry où les présidents actuels desdits pays étaient arrivés 2ème au 1er tour. Mais au second tour ils ont battu ceux qui étaient à la tête de la présidentielle au 1er tour. Aujourd’hui, ils président à la destinée de ces pays.

Quant à Touadéra, il ne pourra même pas dire aujourd’hui qu’il sera élu président de la République centrafricaine au second tour. Rien ne le prouve concrètement. S’il veut être Ibrahim Boubacar Keïta du mali surnommé IBK ou Alpha Condé de la Guinée Conakry, il doit se battre au second tour. Il a aussi l’obligation de faire des alliances, de convaincre des électeurs indécis, de présenter un projet de société réaliste et non irréaliste. Nous savons d’ores et déjà qu’une vingtaine de candidats malheureux ont clamé haut et fort sur les ondes des radios de la place qu’ils vont le soutenir au second tour. Mais ce n’est pas une fin en soi. Touadéra doit convaincre davantage les jeunes et les femmes à s’aligner derrière lui s’il veut vraiment briguer la magistrature suprême de l’Etat.

Rien n’a été joué d’avance par les deux candidats arrivés à la tête du 1er tour du scrutin présidentiel. Ni Dologuélé, ni Touadéra, ne pourra dire qu’il est déjà élu président de la République. Ils ont gagné la bataille présidentielle et non la guerre présidentielle. Les défis à relever pour les deux coureurs à briguer le fauteuil de Catherine Samba-Panza, l’actuelle présidente de la transition, restent et demeurent entiers. Le duel électoral qui oppose Dologuélé et Touadéra n’est pas une tâche aisée. Convaincre plus d’un million neuf cent mille (1.900.000) électeurs n’est pas donné à tout le monde. C’est un art . Et il faut l’apprendre  pour les séduire. Mais il est à noter que le peuple centrafricain veut la paix, la sécurité, le vivre ensemble, la cohésion sociale, la non violence, la non vengeance. Donc l’home qui veut succéder à Samba-Panza doit être un rassembleur, un homme qui n’est ni loin, ni près impliqué dans la crise qui frappe de plein fouet la RCA. Il doit être un homme neutre, impartial qui a le souci de son peuple, et non un président qui ne cherche que son intérêt égoïste, partisan au détriment de l’intérêt général.

Dologuélé et Touadéra ont encore un chemin à parcourir pour que l’un soit élu président de la République centrafricaine. C’est le peuple centrafricain qui décidera du sort de ces deux présidentiables au second tour de l’élection présidentielle prévu au 31 janvier 2016 selon le chronogramme électoral établi par l’ANE, au cas où il n’y aura pas de report. Bon vent à Touadéra et à Dologuélé encore dans la course à la magistrature suprême de l’Etat.

 

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

 

 

 

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