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La CPI parviendra-t-elle a mettre la main sur tous les responsables de la LRA en RCA ?

janvier 28, 2016

Suite à la plainte de la population du Mbomou et du Haut-Mbomou face aux exactions commises par les éléments de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur) de Joseph Kony, le ministre de la Sécurité Publique, sur proposition du Premier ministre a décidé que la LRA soit poursuivie devant la Cour Pénale Internationale (CPI). Or, depuis que la LRA semait la terreur au sein de la population, aucune action efficace n’a été menée de la part du gouvernement, afin de traquer ces bandits de grand chemin pour les mettre à la disposition de la justice. C’est pourquoi nous nous interrogeons de la manière suivante : la CPI parviendra-t-elle à mettre la main sur tous les éléments de la LRA, fauteurs de trouble en RCA ?

La LRA de Joseph Kony est devenue un cancer d’estomac, difficile à soigner, à éradiquer en RCA. C’était depuis 2008, sous le régime défunt du président François Bozizé que le phénomène de la LRA a vu le jour. Bozizé avec ses fils qui se disaient des généraux, n’ont pu mettre la main sur un seul élément de la LRA, après dix (10) ans de gouvernance jusqu’à sa chute en catastrophe devant la nébuleuse coalition Séléka le 24 mars 2013.

Les formations militaires ne se comptaient plus sous le régime de Bozizé. Chaque trois (3) mois, de nouveaux militaires sont formés. Mais hélas, ces militaires formés au temps de Bozizé ne sont restés que l’ombre d’eux-mêmes, car ne disposant pas d’une formation digne de ce nom pouvant les permettre de combattre ces criminels sur le terrain. Certains ont peur d’être détachés dans l’arrière-pays, pire encore, là où sévit la LRA. Les généraux s’étaient tous entassés ici à Bangui comme des sardines dans une boite. Ils avalaient les Primes Globales d’Alimentation (PGA) des simples soldats, roulaient des voitures de luxe. Cependant, nos frontières étaient abandonnées et devenaient une passoire permettant à la Séléka d’occuper facilement l’arrière-pays et de rentrer sans résistance à Bangui, pour conquérir le pouvoir. Bozizé demeure l’auteur de la souffrance de la population du Mbomou, Haut-Mbomou et autres régions touchées par la LRA jusqu’à ce jour.

La question de la LRA nécessite une urgence pour arrêter les graves violations des Droits de l’Homme. Cependant, la procédure de la CPI est aussi lente pour arrêter si vite ces criminels de la LRA. Faut-il attendre si longtemps et laisser la population souffrir ? L’une des principales tâches confiées aux forces tripartites (Soudan-Tchad-RCA) était de protéger la population civile contre les exactions des groupes armés. Fort malheureusement, nous constatons que la population continue toujours de subir les plus graves crimes commis par les bandes armées, depuis que ces forces tripartites sont sur le terrain. Un rebelle est un rebelle et doit être traité comme tel. Il est inadmissible que les forces internationales avec une armada impressionnante de guerre n’arrivent pas à mettre hors d’état de nuire une petite bande armée qui sème la terreur au sein de la population depuis huit (8) ans.

 

Bénistant Mballa

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