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Présidentielle : « 01 mois de salaire a terme échu vaut mieux que 24 mois, tu l’auras », dixit Mamane

janvier 28, 2016

Les fonctionnaires centrafricains ruminent encore leurs 24 mois « TU L’AURAS », soit deux (2) ans fermes de salaires impayés, sous le second gouvernement de feu président Patassé, paix à son âme. A cela s’est greffé le blocage systématique des salaires. Les grades peuvent atteindre le ciel, mais le salaire reste celui de stagiaire, sur combien d’années à ce jour, personne ne le sait. Le salaire n’apparaît même plus comme un droit, mais une assistance facultative, de l’aumône pour tout dire. L’autorité paternelle au sein du foyer conjugal a pris un sacré coup. Le père de famille ne revient plus du travail avec un sachet à la maison. Les enfants s’en foutent de leur père. L’épouse est indifférente, tournant le dos. C’est la désagrégation de la famille nucléaire, la détérioration du climat social au foyer et cela se généralise au sein de la société. Le climat social devient délétère. C’est la négation de la notion du travail, qui devient une corvée, une punition. Les grades n’ayant pas d’effets financiers, c’est la débrouillardise qui se développe et la corruption active s’installe à plein régime. Les fonctionnaires et agents de l’Etat ne pouvaient que développer des reflexes négatifs, détournements des deniers publics, des fournitures de bureau, corruption exponentielle, indélicatesse avérée, insubordination, c’est le chaos, l’apocalypse au sein de l’administration publique. C’est l’héritage politique, économique et social, légué par le régime Patassé et son premier ministre Anicet-Georges Dologuélé au peuple centrafricain, l’argent pour le FMI et la Banque Mondiale, rien pour les travailleurs centrafricains qui peuvent crever. Aucune réforme n’a réussi.

Le paradoxe, c’est que Bozizé ne diffère pas en terme de gouvernance, du président Patassé. Bozizé est un dieu sur terre. Seulement, il a eu un Premier ministre qui a le sens de la gestion, de la bonne gouvernance, de l’honnêteté, de l’intégrité et de la rigueur. Les salaires étaient payés à terme échu. C’est la revalorisation du travailleur centrafricain, une nouvelle où les fonctionnaires et agents de l’Etat retrouvent leur dignité, leur autorité paternelle, le sourire est au rendez-vous dans les foyers, papa et maman, ensuite parents et enfants. Et pourtant, ce gouvernement payait aussi les dettes du FMI et de la Banque Mondiale, mieux encore, se battait corps et âme pour obtenir l’annulation totale ou partielle des dettes trop-trop lourdes sur le dos de la RCA. Est-ce que la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), à la tête de laquelle était un Centrafricain, a-t-elle apporté un concours dans cet effort ? Et pourtant, l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés   (IPPTE) a été atteinte par ce gouvernement de Bozizé.

Ce même gouvernement a bancarisé les salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat, coupant l’herbe sous les pieds de l’enfer des « billetages ». Un cycle humiliant qui pénalisait les fonctionnaires centrafricains. Aujourd’hui, le salaire passe par les banques. A travers les guichets automatiques, le fonctionnaire et agent de l’Etat centrafricain, sont des partenaires incontournables des institutions bancaires. Il est maître de son salaire et il le prend comme il veut, quand il veut, de nuit comme de jour. Il consulte son solde depuis son lit à la maison sur son téléphone portable. Touadéra a apporté une véritable révolution dans la vie des travailleurs, une humanisation et la reconquête de la dignité. Touadéra était le président de Lutte Contre la Corruption sous toutes ses formes. Le contrôle des quittances de l’Etat a permis de faire reculer les quittances parallèles, les détournements, la corruption active.

Ce que nous déplorons, c’est l’ingérence de certaines personnalités étrangères dans le processus électoral en cours. Elles sont venues pour nous aider et non pour nous enfoncer davantage. Ces personnes se réclament de la médiation ou des Nations-Unies. Elles cherchent à peser sur le cours des élections. Et demain faut-il encore accuser les Centrafricains ? Puisque certaines personnalités prennent leur amitié, leur appétit, leur rêve pour les mettre en lieu et place du vote des Centrafricains. La situation actuelle est très délicate, car d’un côté, les Anti-Balaka, de l’autre, les Séléka qui sont là et bien armés. Les sous-marins qui se cachent au sein de la Communauté internationale, doivent faire très attention pour ne pas embraser le pays. Leurs petits calculs ne peuvent compenser la souffrance des Centrafricains. Aider un pays à sortir d’une crise, n’a pas besoin de charlatan pour réorienter les choses. Seuls les Centrafricains doivent élire qui ils veulent et non l’ingérence de certaines personnalités. Elles vont fuir pour rentrer chez elles prétextant que les Centrafricains ne peuvent pas s’entendre, alors qu’elles sont à la base de ce qui arrive. Elles doivent cesser ces manœuvres qui ne les honorent pas et laisser les Centrafricains seuls juger et aller au bout de leur logique. Les interférences  ont fait trop de mal à la RCA qui n’a jamais été maîtresse et responsable de ses actes. Les interférences ont toujours torpillé, tordu le coup, plongé le pays dans le bain de sang, la destruction, la misère, la pauvreté sonnante et trébuchante que nous vivons. Les Judas sont nombreux en Afrique et en Centrafrique, demain, ils se lavent les mains comme Ponce-Pilate et disent, nous avons tout fait pour aider ce pays frère, mais ils ne s’entendent pas, alors qu’ils sont à la base. Hypocrites, fourbes, l’honnêteté intellectuelle n’est jamais le propre des Africains et l’objectif encore moins. L’Afrique privilégie toujours le copinage au détriment de la raison. C’est bien dommage.

Julien BELA

 

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