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14 fevrier 2016 : organisation du 2eme tour de la presidentielle et du 1er tour des legislatives

janvier 29, 2016

Les résultats définitifs du 1er tour de la présidentielle ont été rendus public par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) le lundi 25 janvier 2016. Quant aux résultats provisoires des législatives donnés par l’Autorité Nationale des Elections (ANE), ils ont été annulés par la CCT. Trois jours après le verdict final de la CCT, les Centrafricains s’impatientaient et se sont interrogés de la manière suivante : à quand l’organisation du 2ème tour de la présidentielle et du 1er tour des législatives ?

Nous osons croire qu’ils ont raison de s’interroger de la sorte. La transition chancelante de Catherine Samba-Panza a trop duré et il fallait y mettre fin. Et la fin de la transition ne peut se concrétiser que dans les urnes. C’est par cet unique chemin que les nouveaux dirigeants de ce pays peuvent déboucher. Mais pendant que les électeurs s’impatientent de la date du déroulement de ces scrutins cités ci-haut, leur interrogation a fini par être payé.

Par décrets n° 15/001 et n° 16/001 du 28 janvier 2016, signés conjointement par la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, le premier ministre, chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun et le ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et Régionalisation, Modibo Bachir Walidou, le corps électoral centrafricain est convoqué pour le dimanche 14 février 2016 pour le déroulement du second tour de l’élection présidentielle et le 1er tour des législatives. C’est pour autant dire que les deux scrutins présidentiel et législatifs seront couplés comme ce fut le cas au 30 décembre 2015. Quant aux campagnes électorales, elles débuteront le samedi 30 janvier 2016 et prendront fin le vendredi 12 février 2016 à minuit pour les législatives. S’agissant de la campagne électorale pour le second tour de la présidentielle, elle commencera le samedi 6 février et s’achèvera le vendredi 12 février 2016 à minuit. Cette campagne électorale pour la présidentielle ne durera que sept (7) jours. Les deux présidentiables Anicet Georges Dologuélé de l’URCA et Faustin Archange Touadéra, indépendant, n’ont qu’une semaine pour s’affronter au second tour. Et ils doivent patienter encore pendant quelques jours pour entrer dans la danse ; mais comme ils sont tous deux candidats aux législatives, ils sont autorisés à battre campagne, rien que pour les législatives dans leur circonscription électorale respective. Les candidats aux législatives peuvent commencer dès demain samedi 30 janvier 2016 à battre campagne.

Les Centrafricains et centrafricaines en âge de voter sont désormais situés sur le déroulement du 1er tour des législatives et du second tour de la présidentielle, tout comme les candidats à ces différents scrutins. La balle est désormais dans leur camp. Qui de Dologuélé ou de Touadéra briguera la magistrature suprême de l’Etat. Cette question revient de droit aux électeurs qui vont décider du sort de ces deux présidentiables le dimanche 14 février.

Mais est-ce que la date du 14 février 2016 ne serait-elle tenable pour des élections crédibles, transparentes et démocratiques ? C’est toute la question que les Centrafricains se posent à l‘heure actuelle après la publication de ces deux décrets convoquant le corps électoral. L’ANE et les autorités de la transition se sont-elles entourées de toutes les garanties ? Car dans un passé récent, le 1er tour des scrutins couplés du 27 décembre 2015 avait été reporté à la dernière minute au 30 décembre 2015. Disposent-elles aussi des moyens financiers nécessaires pour organiser ces élections couplées au 14 février 2016 ? Puisqu’à notre humble connaissance, la PACEC éprouve d’énormes difficultés de trésorerie en ce moment. Les présidents des bureaux de vote et les membres de démembrement de l’ANE sont-ils déjà formés pour le remplissage correct des procès verbaux ? Autant d’interrogations qui nécessitent des réponses claires, précises et nettes de la part de l’ANE et de tous les partenaires du processus électoral en cours. Seule l’organisation des élections crédibles, transparentes, apaisées, démocratiques dont les résultats seront acceptés par tous intéresse les Centrafricains. Des élections mal organisées et dont les résultats seraient truquées, peuvent être synonyme de nouvelles tensions.

Et pour ce faire, les forces internationales (Sangaris et Minusca), sans oublier les forces de défense et de sécurité, doivent prendre des mesures sécuritaires nécessaires pour que les électeurs ne soient pas intimidés par les candidats et les combattants des groupes armés. L’ANE de son côté doit aussi corriger toutes les imperfections, les irrégularités constatées pendant les scrutins du 30 décembre 2015. En attendant, les électeurs doivent déjà commencer à se préparer pour le 14 février 2016, jour du déroulement du second tour de la présidentielle et du 1er tour des législatives.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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