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Presidentielle et legislatives :  fraudes electorales, menaces, terrorisme, trafic d’influence, intimidations, compromettent le destin commun, donc vigilance

février 1, 2016

Les candidats aux législatives ont payé un très lourd tribut à cause de la fraude, du terrorisme, des menaces à main armée, des intimidations, des trafics d’influences, bref, tous les moyens étaient pour atteindre son but. De fortes suspicions de fraudes, de corruptions ont pesé sur la présidentielle du 30 décembre 2015. Il est dans l’intérêt des candidats et du pays, d’éviter ce genre de pratique qui n’honore personne. Toutes victoires par la fraude, la corruption, les passages en force, ne sont jamais allés au bout de leur mandat. « Un bien mal acquis ne profite jamais », dit-on. Certaines personnes sont nées avec le sang de la fraude, de la magouille, de la corruption, de la mafia. Certaines ont fait fortune par le vol, les détournements, les coups-bas, la fourberie et l’hypocrisie. Si la RCA avait des hommes riches, il y aurait des entreprises, des industries, de grand service, car ce sont les preuves matérielles de la fortune de X.

La RCA recèle de grands banquiers à la Banque Africaine de Développement (BAD) et bien d’autres banques sous d’autres cieux, mais aucun n’esprit d’entreprise, aucune initiative privée, rien. Les économistes n’ont guerre fait mieux. Tout le monde veut seulement le pouvoir. C’est là qu’on peut s’enrichir sur le dos des Centrafricains, à travers les réseaux mafieux des multinationales. Diamants, ors, bois, coulent à l’extérieur, sans impacter sur le quotidien du peuple centrafricain. Personne n’a osé tirer les leçons du passé. Feu président Kolingba a lâché prise en 1993 sous la pression étouffante de la rue. Après un passage en force, feu président Patassé n’a pu terminer son deuxième mandat en 2003. Il est chassé du pouvoir, paix à leurs âmes. François Bozizé-Yangouvonda arrive au pouvoir par un coup d’Etat en 2003. Après une courte transition, il est élu en 2005 sans contestation. Mais le second mandat en 2011 est le pur produit d’un hold-up électoral. Comme ses prédécesseurs, son second mandat est l’apocalypse. Au regard des faits cités ci-haut, la fraude électorale apparaît comme malédiction en Centrafrique. Tous ceux qui usent de fraude, de corruption, de la mafia dans les élections sont aveuglés par cette malédiction et finissent dans les décombres de l’histoire.

Ce sombre palmarès interpelle tous les Centrafricains du Nord au Sud, d’Est en Ouest, à faire preuve de grande vigilance, de vérifier même son ombre. Ce qui est arrivé aux crabes des législatives, peut arriver aux crocodiles de la présidentielle. Or, les Centrafricains et la Communauté internationale, veulent des élections propres, transparentes, crédibles et apaisés. Seule la très grande et constante vigilance de tous les instants, de tous les Centrafricains, hommes, femmes, enfants, vieillards, même les cadavres dans les cimetières, doivent veiller aux grains. La loi de la jungle qui a prévalu lors des législatives du 30 décembre 2015, ne doit plus faire irruption le 14 février 2016. C’est le destin commun de tous les Centrafricains qui est en feu.

Cette dernière ligne droite ne doit souffrir d’aucune entorse, car la vie de la nation centrafricaine y est suspendue. Se laisser corrompre, l’argent ne dure que quelques jours, mais la souffrance du peuple, c’est pour cinq (5) ans. Tous les démembrements de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), doivent être libres de leur mouvement d’aller et venir, pour veiller au bon déroulement des scrutins. Les hommes en arme qui sont candidats aux législatives doivent jurer sur la tête de « Ngakola », de ne jamais recourir à leurs armes pour influencer, intimider les électeurs, la population et les démembrements de l’ANE, ainsi que d’autres candidats. Toutes les circonscriptions qui émettront ce genre de signaux anti démocratiques, seront purement et simplement gommées des scrutins du 14 février 2016.

L’ANE, les Forces de Défense et de Sécurité Intérieure, la population en général, la Minusca, la Sangaris, doivent monter en puissance en terme de vigilance et de sécurisation des scrutins du 14 février 2016. Les observateurs tant nationaux qu’internationaux, doivent compléter le dispositif de vigilance, car ne rien laisser où la main et les yeux, voire les oreilles ne passent et repassent, c’est l’histoire d’avoir le cœur net. La renaissance de la RCA doit être limpide comme l’eau de roche, afin de doper sa croissance. Dans ce pays, il y a des champions olympiques de fraude, de corruption; il y a des terroristes qui se croient tout permis; il y a des trafiquants d’influence, les muscles bandés qui profèrent des menaces, mais cette fois-ci chaque centrafricain est un gardien du temple électoral, de nuit comme de jour et les urnes seront accompagnées jusqu’à leur dernière demeure à l’ANE. Aucun prétexte ne doit distraire, ni déjouer l’attention des représentants des candidats, des démembrements de l’ANE, des observateurs, de la population. Pourquoi la Minusca et le G-8 ne mettraient-ils pas à contribution, une observation satellitaire, depuis le petit matin des scrutins du 14 février 2016, jusqu’à l’acheminement total des procès verbaux au siège de l’ANE à Bangui ? Si possible produire le film du déroulement des scrutins jusqu’à la proclamation des résultats globaux et provisoires. Dans certaines localités, soit il n’y a pas de route, soit les routes sont en état de dégradation très avancé, conséquence de très mauvaise gouvernance depuis trente (30) ans. Néanmoins, on exige de l’ANE la perfection. Fort heureusement, les véhicules de la MINUSCA sont neufs. Pauvre Centrafrique !

La RCA est aujourd’hui un vestige du chaos. Nul n’a le droit de prendre sur sa conscience, pour quelques billets de banque, le risque suicidaire de compromettre le destin de tout un peuple. Chaque centrafricain doit veiller comme une mère poule sur ces scrutins. Les Centrafricains en ont assez de la crise et n’en peuvent plus. Il faut en sortir de la plus belle manière, honorable, emboîtant le pas au Burkina-Faso pour des lendemains meilleurs. Le pays est par terre, la population affalée sous le poids de la misère, de la pauvreté et du dénuement total. Il faut valoriser le peuple centrafricain, lui donner sa dignité, le goût à la vie, une raison d’espérer. Les Centrafricains veulent emprunter le chemin de l’espérance. L’épée de Damoclès de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) est toujours suspendue sur les deux (2) scrutins. Si elle renifle une forte odeur de corruptions, de fraudes, de terrorisme, d’intimidations, de trafic d’influence aussi bien sur les démembrements de l’ANE, des électeurs, des autres concurrents, des membres de bureaux de vote, la CCT peut et doit encore annuler les résultats s’ils sont de nature à modifier sensiblement les résultats du vote. Alors vigilance, vigilance, vigilance !

 

Julien BELA     

 

 

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