Skip to content

Joseph Bindoumi a du pain sur la planche : les FETA réclament leur incorporation dans les FACA

février 2, 2016

Le ministre en charge de la Défense Nationale, de la Restructuration des Armées, des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, Joseph Bindoumi fait un travail remarquable dans ledit ministère. Nous avons à maintes reprises fait part de ces activités salvatrices dans nos précédentes parutions. En dépit de tous les efforts déployés par ce vaillant fils du pays, il est confronté au lobby de certains officiers supérieurs des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Mais malgré tout, il est apprécié par presque tous les éléments des FACA, convient-il de souligner.

En effet, durant ces derniers temps, ceux qui ont été formés militairement à Sibut, à Bérengo et dans les différentes casernes et qui sont communément appelés FETA (Formation Elémentaire de Toutes Armes), réclament leur enrôlement ou leur incorporation dans les FACA. Ce qui nous fait dire que Joseph Bindoumi a du pain sur la planche. Et nous ne nous sommes pas trompés. Le ministre Joseph Bindoumi vient à peine d’être nommé à la tête de ce département ministériel. Les œuvres entreprises par ce dernier sont louables. En moins de quelques semaines, il a remis sur selle quelques éléments des FACA. Ils sont entrain de faire un travail qui est à la hauteur des attentes du peuple centrafricain. Si aujourd’hui le 4ème arrondissement de la ville de Bangui, considéré comme « zone rouge » est devenu en si peu de temps calme où les braquages, les vols, les kidnappings ont définitivement disparu, c’est grâce à la clairvoyance de Joseph Bindoumi. C’est lui qui a demandé aux FACA habitant cet arrondissement de prendre leur responsabilité. Et c’est désormais chose faite.

Il en est de même pour le 3ème, le 5ème, le 8ème arrondissements de la ville de Bangui. Le 3ème, communément appelé, « couloir de la mort » où les musulmans drogués faisaient leur loi a repris ses activités habituelles (commerce), grâce à la vigilance des FACA dudit arrondissement. Joseph Bindoumi ne s’est pas arrêté là. Récemment, il a parlé du redéploiement des FACA dans la ville de Paoua pour protéger les populations civiles et sécuriser nos frontières avec le Tchad et le Cameroun, qui sont perméables depuis plusieurs années.

Pendant que le ministre Joseph Bindoumi est entrain de se battre pour réhabiliter nos FACA, les FETA au temps du président démissionnaire Michel Djotodia, refont surface et réclament leur incorporation dans l’armée centrafricaine. Auront-ils la chance d’être incorporés ? Parviendront-ils à leur fin ? Difficile de le dire. Mais à notre humble connaissance, leur revendication est loin de voir le bout du tunnel. Pour la simple raison que l’embargo court encore sur l’importation des armes à destination de la RCA. Si ces FETA sont incorporés, avec quelles armes travailleront-ils ? Même ceux qui ont embrassé cette carrière avant eux, c’est-à-dire les anciens éprouvent d’énormes difficultés matérielles. Beaucoup ne sont pas encore opérationnels, faute d’équipement. Ces FETA les observent tous les jours. Ils vont à leurs lieux de travail à pied et reviennent à pied à la maison. Tous les stocks d’armes ont été détruits lors de la prise du pouvoir par la coalition Séléka. Toutes les poudrières de l’armée centrafricaine sont vides. Où Joseph Bindoumi trouvera-t-il des armes pour donner à ces FETA, une fois qu’ils seront enroulés dans les FACA ?

En outre, nos FACA sont entièrement prises en charge aujourd’hui par l’Etat centrafricain dont la caisse du Trésor Public est pratiquement vide. Ces FETA doivent prendre leur mal en patience et attendre le Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Le gouvernement de Mahamat Kamoun, sous la supervision de la cheffe d’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, n’a pas le pouvoir d’enrôler des jeunes dans l’armée centrafricaine. Tout doit se jouer après la transition, c’est-à-dire avec les nouveaux dirigeants issus des urnes. Si les élections se passent bien comme le souhaite le peuple centrafricain, il y aura du travail pour tout le monde. Même certains FETA qui veulent être incorporés dans l’armée, trouveront un job qui répondra à leurs attentes et abandonneront ce métier d’arme.

Donc nos compatriotes doivent comprendre que rien ne peut se décider aujourd’hui. Ils connaîtront probablement leur sort après les élections et avec les nouveaux dirigeants de la République. Qu’ils ne soient pas manipulés. Et que personne ne les trompe. Le moment choisi pour leur revendication ne cadre pas avec la réalité du pays. Aujourd’hui, tous les yeux du peuple centrafricain et de ceux qui nous soutiennent, nous accompagnent, sont tournés vers les élections. Et nous osons croire que ni la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, ni le premier ministre, Mahamat Kamoun, ni le ministre de la défense nationale, Joseph Bindoumi, encore moins la Communauté internationale, ne donneront une suite favorable à cette revendication. Nous demandons la patience, patience, patience à ces FETA.

 

Denis Lougoussou-Ngouvenda

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :