Skip to content

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

février 4, 2016

 

800 MENAGES SANS ABRIS SUITE A UN INCENDIE SUR LE SITE DES DEPLACES DE KAGA-BANDORO

Huit cent abris détruits, c’est le bilan d’un incendie signalé ce matin au camp des déplacés du site de l’évêché à Kaga-Bandoro dans la Nana Gribizi.

 

Treize blessures dont 11 femmes et 2 hommes sont présentement à l’hôpital pour des soins. Selon les témoins, c’est suite à la mauvaise manipulation du feu par les enfants que l’incendie s’est déclenché.

« Personne ne pouvait arrêter le feu, car le tentes sont trop serrées. Chaque personne cherchait à s’occuper de ses biens avant de penser aux autres. Ce qui fait que plusieurs déplacés ont perdu leurs biens », a expliqué un témoin joint par le RJDH.

Enoch Nagongoya, président du site de l’évêché de Kaga-Bandoro a regretté cet incendie. «Toutes les huttes sont parties en fumée. C’est la quasi-totalité des étales installés sur le site de l’évêché qui sont brulés. C’est un événement très douloureux », a-t-il regretté

Huit cent(800) ménages sont sans abris présentement. Pour le moment ces personnes sinistrées ne savent où dormir.

 Un incendie similaire s’était déclaré sur le site des déplacés de Notre Dame des Victoires de Bambari,  vendredi 22 janvier 2016 faisant  156 tentes brûlées, 13 blessés et d’énormes dégâts matériels.

********

LA STATION TOTALE DU ROND-POINT DES MARTYRS FERMEE SUITE A UNE DECISION DE JUSTICE

La station Totale du rond-point des Martyrs dans le deuxième arrondissement de Bangui a été mise sous scellée ce mardi 2 février 2016 suite à une décision de justice. Selon les informations du RJDH, cette situation est liée à un conflit qui oppose Total à Tradex depuis quelques années.

 

Le conflit entre ces deux sociétés, selon nos sources, est lié au terrain qu’occupe Total au niveau du rond point des Martyrs. « Le terrain qu’utilise TOTAL au niveau des Martyrs appartient au groupe de la société TRADEX. Les deux sont allées au tribunal qui a dit que le terrain doit revenir à TRADEX », a confié une source proche du dossier.

Les cadres des deux sociétés contactés n’ont pas souhaité se prononcer sur cette affaire. Le parquet de Bangui a reconnu qu’il s’agit de l’exécution d’une décision de justice sauf que les conséquences doivent être mesurées avant de l’appliquer. Le procureur dit suivre de prêt cette affaire qui, selon lui serait remontée à la présidence de la République.

Le huissier de la Justice qui a procédé à l’opération n’a pas souhaité lui aussi commenté cette affaire.

******

LES AGENTS DES FORCES DE SECURITE INTERIEURE EN FORMATION SUR LA SECURISATION DES ELECTIONS

48 agents des forces de sécurité intérieure prennent part depuis ce mardi 2 février 2016 à une formation sur la sécurisation des élections. C’est une initiative du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Cette formation s’inscrit dans le cadre de la remise à niveau des gendarmes et policiers centrafricains sur la sécurisation des élections. « L’objectif de cette nouvelle formation est d’outiller ces derniers afin de bien sécuriser au maximum les élections en cours, et d’avoir un comportement idéal d’un agent de sécurité dans un bureau de vote »,  nous confie l’un des initiateurs de ladite formation.

Cette formation est axée sur le renseignement avant, pendant et après les élections ; la sécurité du personnel et des documents électoraux ; des généralités sur les droits de l’Homme ainsi que les textes liés aux élections notamment le code électoral.

« Je suis convaincu qu’à la fin de cette formation, nous seront suffisamment outillés pour corriger les erreurs constatées lors du déroulement du 1er tour des élections », a dit un participant à cette formation.

Cet atelier de formation se tient simultanément à Bangui, à Bouar et à Bria avec les mêmes thématiques.

C’est la troisième formation organisée par la communauté internationale sur la sécurisation des élections. La dernière formation s’est tenue du 07 au 11 décembre 2015. Cet atelier qui prendra fin mercredi, est financé par l’ambassade des Etats-Unis en Centrafrique.

***********

LES HABITANTS DE NGUERENGOU SATISFAITS DU TRAVAIL DES FACA REDEPLOYEES DANS LE VILLAGE

Les habitants de Nguerengou, village situé à 26 km de Bangui, se disent rassurés par la présence des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Ces derniers se félicitent du travail que font ces Forces sur la barrière de Nguerengou.

Bruno Zokoue habitant dudit village se réjouit de la présence des FACA.« L’ambiance est bonne depuis que nous avons les FACA. Les habitants qui avaient fui, ont commencé à regagner le village. Les patrouilles de ces soldats nous rassurent », a-t-il expliqué.

Flora Marceline  Gbédékouzou, cheffe du village Nguerengou 1 trouve que le retour des FACA est un soulagement pour ses habitants. « Nous avons beaucoup souffert pendant la crise, on a fui pour trouver refuge dans la brousse et nous avons demandé le redéploiement des FACA. Aujourd’hui, nos militaires sont là et les résultats sont satisfaisants. Les gens vaquent librement à leurs occupations », a-noté cette autorité locale.

Romaric, un autre habitant du village Nguerengou, salue le retour des FACA et déplore le comportement des forces onusiennes.  « On ne comprend pas pourquoi les forces onusiennes ne veulent pas que les FACA puissent fouiller les véhiculent qu’ils escortent. Cela a failli déboucher sur des accrochages entre les deux forces », a-t-il regretté.

Le chef de détachement  des FACA au village Nguerengou, le Sergent Bertrand Doko confirme les faits en ces termes. « Notre présence a rassuré les habitants qui commencent à regagner la localité. Les activités reprennent aussi. Mais le seul problème que nous avons est que les contingents burundais et rwandais ne veulent pas qu’on fouille les véhicules qu’ils escortent. La population a failli se révolter contre eux le mercredi dernier », a- précisé le sergent.

Ces accusations portées contre les forces onusiennes ne sont pas encore confirmées après avoir tenté de joindre ces contingents.

Depuis le 13 décembre 2013, de nombreux habitants du village Nguerengou ont trouvé refuge dans la brousse à cause des exactions des Anti-Balaka, présents sur la barrière. Les éléments de ce groupe armé ont disparu depuis le redéploiement des FACA dans la localité, le 06 janvier 2016.

*********

UN HOMME ENTERRE VIVANT A BAMBOUTI

Un homme d’une cinquantaine d’année a été enterré vivant le samedi dernier à Bambouti, une localité située à 110 kilomètres d’Obo. La victime a été accusée de meurtre d’un chasseur.

 

Une autorité locale contactée par le RJDH a déploré l’acte avant d’expliquer que la victime a été accusée d’avoir tué un chasseur.« Selon les faits en notre possession, la victime aurait avoué qu’elle a tué son voisin à cause d’une vielle rancune. C’est ce qui aurait conduit à cet acte. La population en colère a décidé de l’enterrer vivant. C’est un acte criminel que nous déplorons », a déclaré cette source.

La même source a indiqué que les autorités locales sont impuissantes devant cet acte.  «  Il n’existe pas de forces de l’ordre dans cette localité frontalière avec le Sud-Soudan depuis une décennie. Nous autorités, ne pouvons rien faire », a-t-elle déploré.

La justice populaire est récurrente dans cette localité.

 

RJDH

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :