Skip to content

Campagne présidentielle du 05 au 12 février 2016 : derniere ligne droite pour Touadera et Dologuele  

février 5, 2016

La campagne électorale pour le 1er tour des législatives a officiellement démarré le 30 janvier dernier. Elle s’achèvera le vendredi 12 février 2016 à minuit. Celle de la présidentielle se pointe à l’horizon. Elle est prévue pour le samedi 06 février et prendra fin au 12 février, tout comme pour les législatives. Cette fois-ci pour la présidentielle, deux (2) candidats s’affronteront au second tour. Il s’agit bel et bien d’Anicet Georges Dologuélé, arrivé 1er et de Faustin Archange Touadéra, le second. Cette campagne électorale n’est pas la moindre. L’enjeu est de taille. Les Centrafricains, du moins les électeurs, doivent porter leur choix, soit sur Touadéra, soit sur Dologuélé pour succéder à l’actuelle présidente de la transition, Catherine Samba-Panza.

C’est pour cette raison que cette campagne présidentielle du 06 au 12 février 2016 est dénommée « dernière ligne droite », afin que l’un des deux soit élu président de la République centrafricaine. Les électeurs ont trop attendu. Ils veulent départager les deux (2) candidats encore dans la course à la magistrature suprême de l’Etat. Le moment est venu pour Touadéra et Dologuélé de convaincre le peuple centrafricain tout entier à élire l’un ou l’autre au Palais de la Renaissance. La ligne d’arrivée est visible. Le chemin à parcourir n’est pas encore trop long. Sept (7) jours de course sans relâche, sans fatigue, mais avec détermination et courage sont accordés aux deux (2) présidentiables par un décret signé conjointement par le ministre de l’Administration du Territoire, Modibo Bachir Walidou, le Premier ministre, chef du gouvernement, Mahamat Kamoun et la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, le jeudi 28 janvier 2016.

Dologuélé et Touadéra, deux (2) anciens Premiers ministres, respectivement du feu président Ange-Félix Patassé et du président déchu par la coalition Séléka, François Bozizé-Yangouvonda, ont l’obligation d’affûter leurs armes (arguments) pour séduire le peuple centrafricain (les électeurs) durant cette campagne présidentielle du 06 au 12 février. Chacun des deux (2) n’a plus droit à l’erreur. Une erreur de l’un d’eux sera probablement exploitée par l’autre. Et la balance se penchera en faveur de celui-là.

Les Centrafricains ne sont plus dupes. Ils sont maintenant mûrs. Il ne s’agit pas pour ces deux présidentiables de dire, « quand vous m’élirez président de la République centrafricaine, je changerai l’eau en vin », comme à fait le fils de Dieu Tout Puissant, Jésus Christ, lors de la noce de Cana. Ou de dire encore, « tous ceux qui ont souffert durant cette crise seront guéris. Leurs maisons détruites, brûlées seront reconstruites dès mon investiture. Les Centrafricains vivront comme des Anges au paradis. Ils mangeront trois (3) ou quatre (4) fois dans la journée. Tous les enfants seront scolarisés. Tous les jeunes de la RCA auront chacun un emploi qui répondra à leur profil… »

Si X ou Y s’hasarde à tenir de tels propos, nous osons croire que les Centrafricains l’arrêteront dans ses dires. Car ces deux (2) anciens Premiers ministres sont connus du peuple tout entier. Ils ont géré le pays à un moment donné de l’histoire. « Qui est qui ? Qui a fait quoi ? Et pour qui ? » Les Centrafricains en savent quelque chose d’eux. Ils doivent présenter leur projet de société qui cadre avec la réalité actuelle du pays. Sans nous tromper, nous pouvons valablement affirmer aujourd’hui que les Centrafricains sont fatigués de cette crise. Ils veulent la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national. Si leur liberté d’aller et venir est garantie, nous osons croire qu’ils oublieront très facilement ce qui leur est arrivé. Ils pardonneront leurs bourreaux.

Donc le peuple centrafricain a besoin aujourd’hui d’un « président rassembleur » qui répond à leurs principales attentes qui sont : la sécurité, la paix, la libre circulation des personnes et des biens, le vivre ensemble entre musulmans et non musulmans, en  un mot, tous les Centrafricains, la cohésion sociale, la réduction de la pauvreté et du chômage endémique en milieu jeune, le respect de la dignité humaine… Si l’un des deux (2) candidats encore dans la course à la présidence de la République a le talent, le courage, la détermination de répondre à ces attentes de la population, il sera élu président de la République à l’issue du second tour de ce scrutin présidentiel du 14 février 2016.

Qui de Touadéra ou Dologuélé franchira la ligne d’arrivée dans cette ligne droite vers le Palais de la Renaissance ? Il est trop tôt de le dire. Mais en attendant, les deux (2) présidentiables doivent convaincre les électeurs pendant la campagne électorale de la présidentielle qui démarrera demain samedi 06 février et prendra fin le vendredi 12 février 2016 à minuit. La finale du match qui opposera Dologuélé à Touadéra doit se jouer durant cette campagne électorale. Qui vivra, verra.

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

 

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :