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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

février 10, 2016

L’AMBIANCE NOCTURNE REPREND DE PLUS EN PLUS A BANGUI

 La ville de Bangui retrouve de plus en plus son ambiance de la nuit. Les activités nocturnes ont commencé à reprendre, ces derniers jours grâce aux patrouilles des Faca, à en croire les habitants de Bangui interrogés sur la question.

 

Il est 20 heures au croisement Miskine-Benz-Vi, dans le 5e arrondissement de Bangui. Des musiques continuent de retentir un peu partout dans le secteur. Des taxis et Bus ainsi que les Mototaxi circulent à toute vitesse, et certains chauffeurs appellent les passants et demandent leur destination. Certains jeunes vendent du pain et discutent entre eux. Hérodias Nguerepandé, un de ces jeunes vendeurs de pains se dit rassuré maintenant la nuit, ce qui l’amène à rester au croissement très tard dans la nuit.

« Nous sommes là depuis 5 heures du matin. Je finis ici à 23 heures sans inquiétude. Personne nous dérange comme auparavant. Pour le moment, on sent que la sécurité commence à revenir mais ce n’est pas encore total. Nous voulons à ce que Bangui retrouve son ambiance comme dans le passé et que la paix revienne, pour que nous soyons libre dans nos petits commerces », a-t-il expliqué.

En face de ces jeunes, se trouvent des vendeuses de poissons braisés. Celles-ci aussi sont rassurées par  les patrouilles des Faca. « Depuis ces derniers temps, nous avons constaté qu’il y a le calme. Je quitte ici le plus souvent à 22 heures voire à 23 heures sans aucune inquiétude. Je dors à côté de l’école Malimaka. Une fois fini ici, je rentre sans crainte parce que les Faca patrouillent dans les secteurs et j’admire leur courage », a témoigné Estelle Gremalé.

Le bar dancing Elesongo, situé à quelques mètres du croisement, est rempli de monde. De l’extérieur, la musique nous accueille. A l’entrée, deux hommes assis sur des tabourets vendent les tickets  et fouillent les sacs de tous ceux qui rentrent dans ce bar.

A l’intérieur, c’est un autre monde. Il est 21 heures passée, Mauricette, fatiguée après son passage sur la piste, veut rentrer mais elle a accepté de se livrer. « Après avoir travaillé depuis le début de la semaine, aujourd’hui on se distrait quand même afin de combattre le stress, la fatigue et autre. A Elesongo, il y a la vie et ici ça bouge. Là, je suis en train de rentrer à la maison puisque demain c’est lundi et je dois travailler », dit-elle.

Au croisement Marabéna, dans le 4ème arrondissement, l’ambiance est pratiquement la même. Les gens ne se pressent pas pour rentrer malgré qu’il est plus de 21 heures. Dans un salon de coiffure nommé  ‘’Daff Coiffure’’, les activités se poursuivent. Deux femmes sont en train de se coiffer.

« Le plus souvent, c’est à partir de 18 heures que les femmes viennent. Ce qui fait que je ferme même au delà de 22 heures. Contrairement aux deux dernières années, le secteur est calme actuellement. On ne constate plus de cas de braquage, de vol à mains armées et autres. Nous savons que le rond-point Marabena était considéré comme la base des Anti-Balaka mais tout est rentré dans l’ordre ici, c’est pourquoi on continue de travailler à cette heure-ci », a expliqué Marina Obemogna, l’une des coiffeuses.

La ville de Bangui a perdu son l’ambiance de la nuit depuis le coup d’Etat de la sécléka en mars 2013. Elle est en train de la reprendre grâce à la remise sur pied des Faca qui multiplient les patrouilles dans la ville.

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PLUS DE 1.700 ENFANTS INFECTES PAR LE VIH ENREGISTRES AU COMPLEXE PEDIATRIQUE DE BANGUI

Plus de 1.700 enfants infectés par le VIH sont enregistrés au Complexe Pédiatrique de Bangui. C’est ce qu’a confié Simplice Cyriaque Kango, médecin au complexe Pédiatrique de Bangui dans un entretien accordé avec le RJDH.

 

Cyriaque Simplice Kango, médecin au complexe Pédiatrique de Bangui a confirmé que son service a enregistré un nombre élevé d’enfants infectés. « Nous avons aujourd’hui plus de 1.700 enfants de zéro à 16 ans qui sont infectés par le VIH/ SIDA. Seulement 800 sont  sous traitement Anti- rétroviral  dans ce  centre », a-t-il indiqué

Cette situation inquiète le médecin de cette structure sanitaire, qui souhaite que l’accent soit mis sur la prevention. « La prévention de la Transmission Parent-enfant, du VIH notamment par le dépistage de la femme enceinte pendant la grossesse, lors de l’accouchement ou encore avant la grossesse devrait être renforcée partout. C’est le seul moyen d’éviter cette situation», a-t-il rappelé.

Ce dernier a  invité les parents à mieux protéger leurs enfants. « Toutes les femmes enceinte dépistées  positives quelque soit le taux de CD4 reçoivent un traitement ARV qui peut protéger efficacement  l’enfant contre le VIH/ SIDA. Je ne sais pourquoi certaines femmes ou leurs maris refusent de se faire dépister», regrette –t-il avant de les inviter à se faire dépister.

Selon le médecin, il est difficile en ce moment  d’avoir le nombre d’enfants infectés par le VIH/ SIDA sur toute l’étendue du territoire centrafricain à cause de la crise qui a perturbé le pays.

En Centrafrique le taux de prévalence du VIH/SIDA est de 4.9%. La transmission du VIH de la Mère à l’Enfant est de 12% selon les dernières enquêtes Mixte de 2010.

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LES COTONCULTEURS DE CENTRAFRIQUE REUNIS POUR FAIRE LE POINT DE LA SITUATION DES ARRIERES DE COTON

L’Union Nationale des Producteurs de Coton Centrafricain (UNPCC) a tenu  une Assemblée Générale extraordinaire à Bossangoa, le samedi  6 février 2016. Ces derniers ont, à l’occasion fait le point sur les arriérés de coton, impayées jusque là.

 

Lors de ces assises, Francis Mongaye, président des producteurs de coton centrafricain a rappelé les arriérés cumulées « aujourd’hui, les producteurs du coton centrafricain ont accumulé les arriérés dans le paiement de coton transformé en fibre et déjà vendu sur le plan international. Ces arriérés remontent à 2010 », a-t-il précisé.

Ce dernier a formulé trois recommandations à l’endroit du gouvernement et des partenaires « la réhabilitation de l’usine de coton de Guifa, située dans la préfecture de l’Ouham, le paiement total des arriérés de coton graine et l’annulation des redevances  sont des recommandations fortes de cette assise», a-t-il expliqué.

Clothilde Namboye, préfet de l’Ouham a salué le courage des producteurs de coton centrafricain qui pour elle, restent très important  pour la RCA « plus de deux millions de Centrafricains  tirent directement ou indirectement les profits de cette culture. Vous êtes ainsi de grands producteurs de produits vivriers de Centrafrique », a indiqué la préfete.

Cette Assemblée Générale devrait se terminer par le payement d’une partie des arriérés. Mais les producteurs n’ont pas accepté la somme de 193 millions de FCFA  réservée pour le paiement d’une partie de ces arriérés.

 

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CERTAINES FEMMES DU 6E ARRONDISSEMENT APPUYEES PAR L’ASSOCIATION FRATERNITE

L’association la Fraternité du 6ème arrondissement a distribué une centaine de banco de manioc mouillé aux femmes du quartier Petevo, le samedi 6 février 2016. Cette association veut soutenir ces femmes dans de petits commerces afin de leur permettre de se prendre en charge.

 

Chaque femme a reçu un sac, selon le critère défini par l’association. Cette distribution est faite pour appuyer les bénéficiaires à se lancer dans des activités génératrices de revenus, selon Augustin Tosa Benza, fondateur de cette «  les femmes de cette localité souffrent à cause des conditions de vie difficiles qu’elles traversent. Nous avons fait ce geste pour les aider à commencer une activité afin de se prendre en charge », a-t-il justifié.

Il a précisé que c’est sur fonds propres que sa structure a fait ce don. « On a sollicité des financements à l’Ambassade de France qui a promis nous soutenir dans les prochains jours. J’invite les autres à nous aider afin de soutenir le relèvement économique dans le secteur», a-t-il lancé.

Prudence Delma, l’une des bénéficiaires  a exprimé sa joie à l’issue de ce geste « nous sommes très joyeuses par rapport à ce geste qui va nous permettre de nous prendre en charge », a t-elle déclaré.

C’est le 7ème don fait par cette association dans le 6ème arrondissement. Le dernier remonte à la fin janvier dernier où les femmes du quartier Mbossoro ont reçu  chacune un sac de manioc mouillé.

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UNE DIZAINE DE PERSONNES ENLEVEES PAR LA LRA A 42 KM DE BRIA

Une dizaine de personnes auraient été enlevées le vendredi 06 février 2016 à Akpo, au village situé à 42 kilomètres de la ville de Bria dans la préfecture de la Haute-Kotto.

 

Selon un témoin, joint par le RJDH, “les éléments de Joseph Kony ont fait irruption  dans le village Akpo aux environs de 3 h. Ils tiraient en l’air tout en pillant maison par maison”.

La même source a confié que plus de dix personnes ont été pris en otage “plus de dix personnes sont enlevées par ces combattants. Ces personnes  transportaient les marchandises qu’ils ont pillées” a expliqué cette source qui a précisé que les assaillants ont brulé des maisons.

Les habitants de la région du Nord-est de la Haute-Kotto vivent dans la psychose à cause de nombreux attaques de la LRA signalées ces derniers temps dans la région.

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UN PRESUME VOLEUR TUE PAR DES HOMMES ARMES A KABO

Un  chauffeur âgé de 36 ans est mort suite à une blessure par  balle. Accusé de vol de gasoil, la victime a été tuée par des hommes en armes le vendredi 05 février 2016 dans la ville de Kabo.

 

La victime est un chauffeur. Il a été accusé d’avoir volé le gasoil d’un commerçant. Selon nos informations, le commerçant a porté plainte auprès du commandant de zone des Ex-Séléka de Kabo. Ce sont les éléments de ce commandant qui auraient tué ce jeune après l’avoir ligoté.

 « Après l’avoir blessé, ils l’ont emmené à l’hôpital pour les soins, malheureusement 30 minutes après, le chauffeur a succombé à ses blessures », a ajouté la même source.

Selon une source proche de la famille de la victime, le commerçant serait  un colonel  de l’Ex-Seleka. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les présumés auteurs pour avoir leur version de fait.

Notons qu’il y a deux jours, une femme âgée de 40 ans a été blessée par balle par certains hommes armés dans la ville de Kabo.

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HUMAN RIGHT WATCH EDIFIE LES CAS DE VIOLS PAR DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA EN RCA

Humann Right Watch a publié un rapport d’informations  sur les cas  de viols, d’exploitation et d’abus sexuels, commis par des casques bleus de la Minusca à Bambari au centre du pays. Huit cas ont été documentés.

 

Human Right Watch a écrit avoir recenser 8 cas en fin 2015. «  Le1er cas, est une jeune fille de 14 ans qui a déclaré que deux casques bleus l’avaient attaquée en novembre alors qu’elle rentrait chez elle depuis la base de la Minusca, située dans l’aérodrome de Bambari », note le rapport.

Le  2ème cas, c’est celui d’une femme de 30 ans qui a déclaré qu’en novembre, un casque bleu l’avait violée à Bambari alors qu’elle coupait du bois dans la brousse jouxtant l’aérodrome.

HRW ajoute que le 3ème cas est celui d’une femme de 18 ans qui a aussi  déclaré qu’en fin 2015, des casques bleus armés l’avaient emmenée de force dans la brousse où ils lui avaient fait subir un viol collectif alors qu’elle se rendait à la base du contingent de la République du Congo pour y chercher de la nourriture ou de l’argent.

« Le 4ème cas  touche une jeune fille âgée de 14 ans qui a déclaré qu’en fin décembre, elle marchait près de la base de la Minusca installée dans une ancienne usine de coton lorsqu’un casque bleu originaire de la République Démocratique du Congo l’a attaqué et violé. Le 5ème est celui d’une femme de 29 ans qui a déclaré qu’un militaire de la République Démocratique du Congo l’avait violée en octobre 2015 », explique toujours HRW dans les notes détaillées du rapport.

Selon HRW, le 6ème cas est celui d’une jeune fille de 16 ans qui a déclaré qu’un casque bleu originaire de la République du Congo, qui était stationné à l’aérodrome lui avait donné de la nourriture et de l’argent en échange de rapports sexuels d’octobre à décembre 2015.

Cependant le 7ème cas est celui d’une femme de 18 ans qui a déclaré qu’en novembre, elle avait échangé des relations sexuelles contre de la nourriture et de l’argent avec des militaires dont on présume qu’ils étaient originaires de la République du Congo, et qui étaient stationnés à l’aérodrome.

Le dernier cas est celui d’une « jeune fille de 13 ans qui a eu un rapport sexuel avec un casque bleu en échange de  la nourriture, après quoi deux autres casques bleus sont apparus et l’ont violée ».

Le rapport note que  Human Rights Watch a reçu des informations crédibles de sources multiples, y compris d’un parent d’une survivante, concernant le viol à la mi-novembre d’une jeune fille de 13 ans par deux casques bleus de la Minusca près de l’aérodrome de Bambari.

En réaction à ces nouvelles révélations impliquant les forces de la Minusca, le chef de cette institution Parfait Onanga Anyanga a fait une descente à Bambari afin de constater les faits. Une mesure concernant le rapatriellement de 120 casques bleus congolais a été prise.

Ces nouveaux cas viennent s’ajouter à la longue liste des allégations de viols commis par des soldats du maintien de la paix en Centrafrique, en dépit de la politique de la tolérance zéro pour les viols sexuels prônée par l’ONU en Centrafrique.

 

***  RJDH ***

 

 

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