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CM N° 2162 du 15 Février 2016

février 15, 2016

14 fevrier 2016 :  les centrafricains ont tout donne, engagement, determinaton, patriotisme pour la paix

« Nous voulons la paix, rien que la paix », clament les électeurs ce 14 février 2016, devant les bureaux de vote. La paix est depuis trois (3) ans, une denrée très rare que les Centrafricains recherchent en plein midi, avec une lampe-torche. Et l’Autorité Nationale des Elections (ANE) a encore péché par insuffisance de communication. Au Lycée de Fatima, la tension est montée d’un cran parce que les bureaux de vote exigent l’identité nationale en plus de la carte d’électeur et du récépissé aux électeurs. L’arrivée de la police de la Minusca, à travers le commissaire superviseur, a permis de calmer les esprits et de chercher une solution. Il a fallu appeler au téléphone, le Vice-président de l’ANE pour décanter la situation. Le vote a commencé à 06 heures 25 minutes.

L’ANE a redressé certaines situations. Le matériel sensible est arrivé à temps, les démembrements ont ouvert les bureaux de vote au moment voulu. En dehors de quelques couacs signalés ci-haut, les Centrafricains ont pris d’assaut les bureaux de vote très tôt, déterminés à exprimer leur suffrage pour des lendemains sécurisés et paisibles, porteurs d’espoir et de développement.

Notons que la Minusca est montée en puissance et est passée à la vitesse supérieure dans la sécurisation du processus électoral. Les Forces Armées Centrafricaines sont aussi déployées, en plus de la gendarmerie et de la police centrafricaines. Les Centrafricains ne peuvent plus continuer à vivre comme des otages. Ils ont compris et ont pris conscience des conditions dans lesquelles ils vivent. D’où la ferme résolution qui se lit sur les visages d’en sortir une fois pour toute. Les Centrafricains ont ainsi tout donné, répondant aux attentes de la Communauté internationale. La paix n’a véritablement pas de prix.

Les Centrafricains ont voté sur une poudrière. C’est une grande première dans l’histoire de la RCA. Et ce, depuis les inscriptions sur les listes électorales, la réception des cartes d’électeurs, ensuite le Référendum Constitutionnel, le premier tour couplé de la présidentielle et des législatives. L’annulation des législatives n’a pas découragé les Centrafricains qui sont toujours debout comme un seul homme pour accomplir leur devoir civique. Officiellement, les bureaux de vote s’ouvrent à 06 heures du matin et ferment ses portes à 16 heures. Vu les petits retards enregistrés dus aux problèmes d’identité nationale, de récépissés, des noms qui ne sont pas sur les listes électorales, une chose est sûre, l’atmosphère est sereine, le climat électoral apaisé. Même les hommes en armes ont compris le message de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) à travers l’annulation des législatives. Les bulletins de vote, rien que les bulletins de vote en main pour aller devant le bureau de vote. Ce qui garantit l’égalité des chances à tous les candidats.

 

Julien BELA

 

 

Joseph Bindoumi et les FACA, keita et les casques bleus font un travail remarquable, apprécié par la population

 

Après le déclenchement du Tsunami de la coalition Séléka le 10 décembre 2012 dans la ville de Ndélé, jusqu’à leur prise de pouvoir le 24 mars 2013, nos Forces Armées Centrafricaines (FACA) n’existaient que de nom. L’armée centrafricaine n’était que l’ombre d’elle-même. Nos militaires étaient divisés en trois (3) groupes ; les uns étaient du groupe Séléka ; les autres faisaient partie intégrante des Anti-Balaka ; certains ont préféré garder leur impartialité, neutralité. Ils étaient vraiment éparpillés et se regardaient en chien de faïence. Beaucoup ont perdu leur vie.

L’assassinat d’un des leurs à l’Ecole Normale d’Administration et de Magistrature (ENAM), après leur regroupement, souhaité par la cheffe d’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, l’armée centrafricaine était tombée plus bas que terre. Les FACA étaient diabolisées, qualifiées de tous les mots du monde. Leur réhabilitation réclamée à cor et à cri par la population centrafricaine s’est butée contre le mur de Berlin. La Communauté internationale s’est opposée catégoriquement à leur opérationnalisation car elles étaient considérées comme des diables, des hommes sans âme, ni foi. Alors qu’en réalité, il n’en est rien. La plupart d’entre eux ont suivi de bonne formation et sont vraiment de bons professionnels. D’autres par contre ne sont pas à la hauteur de leur tâche car mal formés. Ils ont préféré servir un homme et non la nation centrafricaine, ce qui a conduit inexorablement les FACA à la division et a favorisé l’entrée spectaculaire de la Séléka à Bangui au mois de mars 2013.

Beaucoup de ministres se sont succédés à la tête du ministère en charge de la Défense Nationale, de la Restructuration des Armées, des Anciens Combattants et Victimes de Guerre. C’est le cas de Madame Marie-Noëlle Koyara. Les efforts déployés par cette dame, convient-il de les reconnaître, n’ont pas abouti à des résultats tant attendus par le peuple centrafricain. Au Forum National de Bangui, des voix se sont élevées pour demander l’opérationnalisation des FACA, mais en vain. Ce dossier brûlant a fait coulé beaucoup d’encres et de salives dans les médias centrafricains.

C’est avec l’arrivée du ministre Joseph Bindoumi à la tête de ce département ministériel que le ciel s’éclaircit sur les FACA. Dans ses tournées dans les arrondissements de la ville de Bangui, il a toujours demandé aux FACA de bien protéger leurs quartiers respectifs et leurs habitants. Son appel a été entendu et ses consignes respectées par ceux que la Communauté internationale diabolisait. Les 4ème et 8ème arrondissements de la ville de Bangui, considérés comme des zones rouges où sévissaient les Anti-Balaka, ont retrouvé leur calme d’antan. Les braquages des motos, des véhicules des particuliers, des humanitaires, de l’Etat, n’existent pratiquement plus aujourd’hui. Les populations civiles vaquent librement à ses occupations habituelles et se promènent tard dans la nuit sans être inquiétées par leurs bourreaux. Les armes se sont tues.

Il en est de même pour les 3ème et 5ème arrondissements de la ville de Bangui. Là, les FACA font un travail remarquable. Les drogués du Km5 et certains hommes armés assimilés aux Anti-Balaka qui commettaient des actes barbares dans les quartiers situés dans lesdits arrondissements ont baissé leur bras. Les tueries nocturnes, les enlèvements incessants ont disparu dans la nature comme une traînée de poudre. L’ambiance nocturne a repris de plus belle à Bangui, la capitale à cause des patrouilles des FACA. D’après Estelle Grémalé, l’une des vendeuses de poissons braisés rencontrée par un reporter du Réseau des Journalistes des Droits de l’Homme au quartier Benz-Vi, dans le 5ème Arrondissement, elle se dit rassurée par les patrouilles des FACA, « depuis ces derniers temps, nous avons constaté qu’il y a le calme. Je quitte ici le plus souvent à 22 heures, voire 23 heures sans aucune inquiétude. Je dors à côté de l’école Malimaka. Une fois fini ici, je rentre sans crainte parce que les FACA patrouillent dans les secteurs et j’admire leur courage ».

Ce témoignage édifiant ne confirme-t-il pas le travail remarquable fait par Joseph Bindoumi et ses poussins, les FACA ? Ont-elles tués ou massacré les populations civiles comme redoutaient certaines personnes qui s’opposaient à leur opérationnalisation ? Bien au contraire, elles ont apporté la paix dans les arrondissements de Bangui et sécurisé les élections. Un élément des FACA, bien formé, quand il n’est pas attaqué, fait son travail normalement et ne peut tirer sur les paisibles citoyens qui sont ses frères et sœurs.

Nous ne pouvons parler des FACA sans pour autant jeter un regard vers les forces de la Minusca sous le commandement du général Kéïta. La prise de fonction de ce dernier a stimulé les Casques Bleus de la Minusca. Ils montent aujourd’hui en puissance dans toutes les villes de la RCA. Les habitants de l’arrière-pays se sentent à l’aise. C’est le cas des habitants de la préfecture de Nana-Mambéré, principalement la ville de Kaga-Bandoro où ces populations civiles respirent un nouvel air après le déploiement massif des Casques bleus. La sécurisation des élections par les forces internationales et les Forces de Défense et de sécurité (FDS) sont un atout pour le peuple centrafricain.

Qui osera encore lever le petit doigt pour diaboliser nos FACA ? Joseph Bindoumi  est général Kéita ne sont-ils pas entrain de réussir là où les autres ont échoué ? Bon vent aux FACA de Joseph Bindoumi et aux Casques bleus du général Kéïta.

 

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

 

 

RCA, un pays en lambeauX, a la reconquete de la souverainete nationale

 

Les élections en cours constituent la phase de reconquête de la souveraineté nationale. Depuis le 10 décembre 2012 jusqu’à ce jour, la RCA a totalement perdu sa souveraineté. Il ne se passe pas un seul jour où les fondements de la République sont soumis à de rudes épreuves. C’est la pire barbarie du jamais vu que les Centrafricains continuent de vivre depuis plus de trois (3) ans. Tous les acteurs sérieux de la vie politique nationale et internationale, vu le degré de souffrance des populations, ont décidé de mettre fin à cette barbarie, à travers les élections. Depuis les opérations d’enrôlement des électeurs sur la liste électorale en passant par le vote référendaire du 30 décembre 2015, la population a montré sa ferme volonté pour un retour définitif à l’ordre constitutionnel. C’est la véritable reconstruction de la RCA qui interviendra après les élections en cours.

Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, chaque citoyen doit apporter son soutien aux nouveaux dirigeants du pays. Plusieurs défis attendent la RCA après ces élections. Seul le travail libère l’homme. Jeunes, adultes, enfants, vieillards, chacun a sa part de responsabilité. Unissons-nous et travaillons très dur pour sauver notre pays. La RCA a d’énormes richesses naturelles, faisant d’elle le jardin d’Eden. Tout est là. Il suffit seulement de creuser, fouiller et bêcher la terre pour que le Centrafricain devient un patron, un milliardaire, à travers les produits de l’agriculture, de la chasse, de la pêche, de la cueillette, de l’élevage… Il est anormal que la jeunesse puisse continuer de moisir sur leurs propres richesses. L’expérience a démontré que c’est le chômage endémique depuis plus de 30 ans qui pousse les jeunes à prendre les armes au moment des rebellions pour braquer, tuer, voler, sans foi, ni loi, afin de trouver de quoi à survivre. Les nouveaux élus doivent avoir une attention particulière envers la jeunesse, à travers la création d’emplois à tous les niveaux. Il y a autant d’organisations des jeunes à Bangui et dans l’arrière-pays. Il suffit de les réorienter pour que chaque jeune trouve son compte.

Le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), qui sera mis en exécution doit réussir sur toutes les lignes pour qu’il y ait la cohésion sociale. Les groupes armés attendent ce programme pour connaître leur destin. Echouer à ce programme, c’est ouvrir la voie à une nouvelle crise, autrement dit, à une nouvelle rébellion. Bozizé a négligé le programme DDRR à l’époque. L’argent destiné au DDRR, c’est pour les vieux crocodiles qui entouraient Bozizé. Cependant, la misère et la pauvreté revenaient aux groupes armés. Conséquence logique de la naissance de la Séléka qui a fini par mettre en débandade Bozizé et ses hommes. En tout cas, les futurs dirigeants n’ont plus droit à l’erreur dans tous les domaines. C’est le sort final de toute la République qui sera décidé avec ces élections. Tout le monde parle d’une élection de dernière chance. Cette chance est entre la main de chaque citoyen centrafricain pour sauver son propre pays. La RCA est actuellement un pays en lambeau qui nécessite la reconquête de sa souveraineté. Bonne chance à tous les candidats pour ce rendez-vous du dimanche 14 février 2016. Que le meilleur gagne.

 

Bénistant Mballa

 

 

« la CCT a dit le droit dans la condition à laquelle elle a travaillé, et n’a pas désapprouvé le rapport d’observation électorale de la CEEAC »

 

« C’est l’essentiel de la substance que nous avons tiré de la conférence de presse animée par la mission internationale d’observation électorale de la CEEAC, au bureau de liaison du Secrétaire Général de cette institution africaine à Bangui, le jeudi 11 février 2016, à partir de 16 heures 10 minutes.

Cette mission est composée de treize (13) personnes et est pilotée par le Docteur Siméon-Pierre Athomo-Ndong, chef de mission et porte-parole. Après la lecture du communiqué de presse sanctionnant cette conférence de presse, le chef de mission, porte-parole a bien voulu répondre aux préoccupations des journalistes en ces termes : « sauver une élection ne signifie pas l’observer dans les détails. La décision de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) annulant totalement les législatives du 30 décembre 2015 ne contredit pas le rapport d’observation électorale de la mission de la CEEAC sur ces scrutins. La CCT a dit le droit dans la condition à laquelle elle a travaillé (plus de 400 recours introduits auprès de la CCT par les candidats à ces législatives). Avec dix (10) observateurs, la CEEAC ne peut identifier toutes les irrégularités mais celles graves pouvant remettre en cause la crédibilité des scrutins du 30 décembre 2015. Donc la mission internationale a fait le maximum.

C’est à l’Autorité Nationale des Elections (ANE) de prendre ses responsabilités pour éviter les erreurs du passé (cas des procès-verbaux mal remplis). Et que les Centrafricains soient conscients que l’avenir de leur pays est entre leur main et ne viendra d’ailleurs. D’où je lance cet appel à tous les électeurs et électrices d’aller massivement élire leurs nouveaux dirigeants, le dimanche 14 février 2016 ». Voici publié in extenso le communiqué de presse ».

Le Petit Yékoa

 

 

En application de la Déclaration de Brazzaville du 07 Juin 2005 qui étend les compétences du Secrétariat général aux questions électorales, S.E, Ahmad ALLAM-MI, Secrétaire général de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), a dépêché en Centrafrique une Mission Internationale d’Observation électorale à l’occasion des scrutins présidentiel et législatifs du 14 février 2016. Cette mission vient en appui au Bureau de Liaison du Secrétariat général de la CEEAC à Bangui dirigé par le Représentant du Secrétaire général, S.E.M’Adolphe NAHAYO, Elle fait suite à celle déployée lors des élections du 30 décembre 2015.

La Mission est conduite par le Dr Pierre ATHOMO NDONG, chef de l’Unité Électorale au sein du Secrétariat généra! de la CEEAC et comprend des observateurs issus des Etats membres de la Communauté. La Mission a prévu de rencontrer les principales parties prenantes au processus électoral, notamment les Institutions de la Transition, afin de se rendre compte des dispositions prises pour l’achèvement du processus électoral.

La Mission de la CEEAC félicite les Autorités de Transition et la communauté internationale, en particulier le groupe de travail du Groupe International de Contact sur la RCA (G8-RCA), ainsi que toutes les parties prenantes au processus électoral qui ne ménagent aucun effort pour la tenue de ces élections présidentielle et législatives, conformément à la Charte Nationale de Transition et aux orientations de la Conférence Extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC du 25 Novembre 2015 à Libreville au Gabon.

La Mission de la CEEAC souhaite que le double scrutin du 14 février 2016 se déroule dans le calme, la sérénité et la transparence et qu’il constitue, aussi bien pour les Centrafricains que pour la communauté internationale, une étape décisive vers le retour à l’ordre constitutionnel, gage de la stabilité du pays.

La Mission de la CEEAC exhorte les partis politiques et les candidats à sauvegarder le climat de paix qui a prévalu tout au long du processus électoral.

La Mission de la CEEAC invite les Centrafricains à se rendre massivement aux urnes le 14 février 2016, comme lors des élections du 30 décembre 2015.

 

Fait à Bangui, le 11 février 2016

 

Dr Pierre Siméon ATHOMO NDONG,

Chef de l’Unité d’Appui Electoral de la CEEAC, Chef de la mission d’observation

 

 

Les aspects négatifs des scrutins du 30 décembre 2015 et les recommandations de l’Observatoire Nationale des Elections (ONE)

 

 

Nonobstant les aspects positifs observés le jour des scrutins couplés du 30 décembre 2015, l’Observatoire National des Elections (ONE) a relevé plusieurs aspects négatifs que sont les dysfonctionnements et les irrégularités.

L’ONE a relevé des dysfonctionnements qui ont paralysé les opérations électorales de sortie de crise en République Centrafricaine. L’Autorité Nationale des Elections (ANE) a déployé tardivement les matériels électoraux dans l’arrière-pays et n’a pu former certains agents électoraux qu’à un jour des scrutins. Ce qui offre très peu de chance à la maîtrise des opérations électorales par ceux-ci. A cela s’ajoute la non maîtrise par certains électeurs non lettrés du procédé de vote constaté le jour des scrutins. De plus, la mobilité incessante des agents des forces de sécurité aux alentours des bureaux de vote dans les axes du Centre (Sibut-Grimari), du Centre-Est (Yppy-Bria) et du Sud-Est (Alindao, Kongbo, Gambo… ) affectés par les conflits armés confirme l’impréparation de ces scrutins et présente un risque d’insécurité grandissante pour les élections dans l’arrière-pays. Entre autres, l’ONE a relevé :

– le transport des matériels électoraux avant l’ouverture des bureaux de vote par les agents électoraux eux-mêmes ;

– le transport des urnes après le dépouillement par des moyens rudimentaires (taxi-motos, vélos, pousse-pousse, etc).,

– la maîtrise insuffisante des règles et procédures par les membres de certains bureaux de vote de Bangui et de l’arrière-pays ;

Plusieurs irrégularités sont relevées lors des scrutins couplés du 30 décembre 2015, entre autres :

– l’ouverture tardive des bureaux de vote sur presque toute l’étendue du territoire national ;

– les votes par dérogation ;

– le vote des militaires le jour des scrutins ;

– l’insuffisance des matériels électoraux, notamment les bulletins de vote à Bangui ainsi que dans l’arrière-pays.

Lors des scrutins, l’ONE a constaté plusieurs cas de violations des droits humains fondamentaux, en l’occurrence le secret de vote. Dans certains bureaux de vote de l’arrière-pays comme par exemple sur l’axe Est (Sibut-Grimari), le vote s’est déroulé sous des manguiers ou sous les paillotes du domicile des chefs de quartier. Là, on a pu relever que certains électeurs ont demandé d’être assistés, ont été interrogés par les membres des bureaux de vote pour présenter en public le candidat qu’ils aimeraient choisir. Ce comportement remet en cause le secret de vote. De plus, l’omission par l’ANE des noms de certains électeurs sur les listes électorales les ont privés du droit de vote.

Afin de remédier aux dysfonctionnements et irrégularités constatées sur le terrain, l’ONE recommande :

– la poursuite du renforcement des capacités des agents électoraux ;

– l’intensification de la sensibilisation et de l’éducation des électeurs sur les techniques de vote ;

– la prise des dispositions nécessaires pour favoriser l’ouverture des bureaux de vote selon le délai légal ;

– la mise à la disposition des bureaux de vote des matériels électoraux au nombre suffisant.

Aux candidats :

– d’accroître leur représentativité dans les bureaux de vote ;

– d’accroître la formation de leurs représentants dans les bureaux de vote ;

– d’exiger de leurs représentants dans les bureaux de vote le retrait du procès-verbal de vote et de dépouillement.

 

Le Petit Yékoa

 

 

 

 

 

UN DEBAT SANS DEBAT, ENTRE DOLOGUELE ET TOUADERA : TERNE ET INSIPIDE, VOIRE DECOUSU ET MORNE

 

Le débat du siècle, initié par la presse privée, n’a pas tenu ses promesses. Ce qui se conçoit bien s’énonce bien. Centratric Matin, au hasard des chemins, a rencontré le Haut Conseiller Blandin Songuel pour lui suggérer ce débat. En 2011, nous avions demandé ce face-à-face entre les deux candidats au second tour. Ce que Bozizé a catégoriquement rejeté. Aujourd’hui, il s’agit de deux (2) intellectuels, deux (2) universitaires, dont une occasion idéale pour un face-à-face hautement dialectique, c’est-à-die contradictoire avec de chaudes empoignades pour régaler les électeurs en informations substantielles pour un bon choix.

Dès l’annonce de cette idée géniale, que nous avions suscitée, et que le Haut Conseil de la Communication de Transition (HCCT) était sollicité pour la forme, car il s’agit de hautes personnalités du pays, malheureusement le ministère de la Communication a fait un hold-up du débat. Et ce n’est pas tout. La présidence de la République à travers le Conseiller en Communication entre en éruption. Ont-ils eu le temps de concevoir le contenu ? Non. Ce fut une causerie terne, morne, insipide qui n’a pas permis aux deux (2) candidats de s’extérioriser, s’époumoner, d’étaler de quoi ils sont capables.

Ce qui choque, ce sont les auditeurs et les téléspectateurs qui dénient aux journalistes sur le plateau leur compétence : « il n’y a pas de journalistes en RCA ». Pour d’autres, « le plateau était une catastrophe médiatique ». Le public était déçu tant des candidats que des journalistes. Beaucoup ont fermé leurs postes téléviseurs pour mettre des films, les postes radios sur d’autres fréquences. C’est une douche froide pour les électeurs, la Communauté internationale et tous ceux qui ont pris leur temps pour suivre ce débat. La déception est monumentale. Que viennent faire le ministère de la Communication et la présidence de la République dans une affaire qui n’engage que le Haut Conseil de la Communication de Transition et les journalistes initiateurs de ce débat ? Le débat était sans débat, dénaturé, et a perdu toute sa substance.

La fausse note vient de la caporalisation du débat par des institutions qui ne se sont nullement préparées à le faire. La presse privée sait ce qu’elle fait, car elle en a les compétences, la volonté et la détermination. Elle est capable de bien des choses. Les conflits de compétence ont écarté les vrais initiateurs et notamment le Haut Conseil de la Communication de Transition, institution faîtière des médias en Centrafrique. Nous espérons que cela ne se reproduira plus, afin que la presse s’assume.

Julien BELA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ELECTIONS DU 14 FEVRIER 2016 : ORGANISATION ET SECURISATION REUSSIES MAIS PEU D’ENGOUEMENT DES ELECTEURS

 

14 février 2016, les électeurs centrafricains étaient appelés aux urnes pour élire leur président de la République et les députés qui siègeront à la future Assemblée Nationale. Il s’agissait pour l’Autorité Nationale des Elections (ANE) d’organiser d’une part le second tour de la présidentielle entre Anicet-Georges Dologuélé (23,74 %) et Faustin-Archange Touadéra (19,05%), arrivés respectivement 1er et 2ème à l’issue des résultats définitifs du premier tour, rendus public par la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT), et d’autre part le 1er tour des législatives dont les résultats ont été invalidés par cette haute juridiction du pays.

A vue d’œil et à entendre certains électeurs, l’ANE a bien fait son travail en ce qui concerne ces élections. Les bureaux de vote à Bangui et dans ses environs immédiats ont bel et bien ouvert leur porte à 06 heures 00, d’autres avec un léger retard. Les bulletins de vote des candidats tant à la présidentielle qu’aux législatives étaient au grand nombre. Les représentants des candidats dûment mandatés étaient aussi présents et observaient le déroulement des élections. Tous les matériels électoraux sont déployés dans tous les bureaux de vote : une isoloir, encre indélébile, stylo … Donc sur le plan organisationnel, l’ANE a fait un travail remarquable. Pour ce faire, il convient de lui jeter des fleurs à cette mi-journée en attendant la fin du déroulement des élections prévue pour 16 heures, heure locale.

Nous ne pouvons parler de l’organisation sans pour autant évoquer le volet sécuritaire qui est indispensable pour ces élections de sortie de crise ou de dernière chance. Sur le plan sécuritaire, il n’y a pas de souci à se faire, du moins pour la ville de Bangui et de ses environs. Dans les centres de vote que nous avons pu sillonner, tels les Ecoles Fatima Garçons, Nzangogna, Saint-Jean et dans les bureaux de vote comme l’Eglise Sainte-Thérése et l’établissement privé scolaire dénommé Source de Savoir, tous deux (2) dans la circonscription de Bimbo 2, il y avait un important dispositif de sécurité. Les Casques Bleus de la Minusca et les Forces de Défense et de Sécurité (gendarmes, policiers et militaires) ont pris position aux abords de ces centres et bureaux de vote. Les électeurs entrent et accomplissent leur devoir de citoyen en toute liberté, et quiétude. Dans ces centres et bureaux précités, aucune intimidation, ni menace n’ont été enregistrées à la fin de la matinée. Nous profitons de cette occasion pour louer les efforts du commandant en chef de la Minusca, le général Kéita, du ministre de la Sécurité Publique, Jean-Chrysostome Sambia et de son collègue de la Défense Nationale, Joseph Bindoumi. Ces personnalités ont fait un travail sensationnel qui répond aux attentes de la population centrafricaine. Si dans l’arrière pays, ces forces ont également sécurisé les bureaux de vote comme à Bangui, nous osons croire qu’ils ont réduit considérablement les intimidations et les menaces dont avaient fait montre certains électeurs, ce qui a conduit la CCT à invalider les résultats des législatives.

Mais ce que nous regrettons, est le manque d’engouement des électeurs à ces scrutins du 14 février 2016.  Partout où nous sommes passé, nous n’avons même pas vu des électeurs en grand nombre comme ce fut pour les élections du 30 décembre 2015 où la queue dans les rangs était longue. Dès le matin du dimanche 30 décembre dernier, tous les centres et les bureaux de vote grouillaient de monde. Mais cette fois-ci, le constat est amer. Et les raisons de ce non engouement des électeurs sont diverses et variés. Pour le prénommé Jean que nous avions rencontré dans le centre de vote de l’Ecole Fatima Garçons, c’est le consigne de vote donné par l’ANE, concernant les récépissés qui est à l’origine. Voici ce qu’il dit : « je suis vraiment déçu. Je n’ai pas voté au second tour parce qu’il semblerait que l’ANE n’autorise pas les gens à voter avec leur récépissé pour les élections du 14 février 2016. Mon nom figure sur la liste. Mais comme je ne suis pas en possession de ma carte d’électeur, on m’a refusé de voter ».

Quant à Philomène, habitant le quartier Guittangola 2, c’est un autre son de cloche . « J’ai ma carte d’électeur car je me suis enregistrée officiellement  à l’église catholique Sainte-Thérése de l’Enfant Jésus. Je suis venue voter ce matin. Mais malheureusement mon nom ne figure pas sur la liste affichée. Je ne sais pas ce que je peux faire, raison pour laquelle je rentre à la maison pour  vaquer à mes occupations habituelles », a-t-elle martelé.

D’autres électeurs tels Didier, Jacqueline, Thibaut, Joséphine … ont dit pour leur part qu’ils préfèrent s’abstenir car leur candidat préféré a été battu au 1er tour de la présidentielle. Pour les électeurs de la ville d’Obo, c’est l’invalidation des résultats des législatives qui sont à l’origine de leur manque  d’engouement aux élections du 14 février 2016.

Donc au vu et au su de tout ce que les électeurs ont évoqué, il est fort probable que le taux de participation à ces deux (2) scrutions du 14 février 2016 serait revu à la baise. Mais nous ne sommes pas encore là. Attendant le taux de participation donné par l’ANE pour en dire plus. Si l’organisation sur le plan matériel et la sécurisation ont réussi, par contre l’engouement des électeurs à ces scrutins reste à désirer.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA      

 

 

  L’eau de la Sodeca, un veritable casse-tete chinois pour les habitants de bangui

 

En cette période de saison sèche en RCA, il est difficile de trouver de l’eau potable pour boire, se laver, cuisiner et faire la lessive ainsi que bien d’autres choses. C’est le cas des habitants de Bangui la capitale qui se plaignent à tout moment de la rareté de l’eau de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) dans leurs arrondissements et quartiers respectifs.

Dès quatre (4) heures, voire trois (3) heures du matin, nous observons des filles, des femmes et des jeunes gens, avec des bidons et de grandes bassines en plastic entassés dans un pousse-pousse, ou des véhicules, ou encore posés sur leur tête, pour parcourir cinq (5) à six (6) kilomètres par jour, à la recherche d’eau. C’est un parcours combattant et une corvée pénible pour avoir au moins vingt (20) litres d’eau. A cela, n’oublions pas que l’eau de la SODECA est devenue un véritable casse-tête chinois pour les habitants de Bangui. Et c’est le même constat à chaque saison sèche.

Pourtant, nul n’ignore que « l’eau, c’est la vie ». Malheureusement en RCA, c’est tout à fait le contraire. La SODECA n’arrive même pas à fournir de l’eau potable à tous les habitants de manière régulière et fréquente. C’est vraiment impensable dans ce 3ème millénaire où nous vivons. D’ailleurs, quel est le sort de nos compatriotes vivant dans l’arrière-pays  pour avoir accès à l’eau potable ? C’est vraiment le pire. D’où la prolifération des maladies d’origine hydrique en RCA, entraînant la mort prématurée du couple mère/enfant et autres personnes vulnérables.

C’est bien dommage pour la nation centrafricaine. A quoi sert donc l’existence des sociétés d’Etat et entreprises parapubliques en RCA ? « That is a question ».

Le Petit Yékoa

 

 

MSF  CONFIRME LA DETECTION D’UN CAS DE MONKEY POX

A BANGASSOU

 

Dans un communique de presse publié le 11 février , les équipes de Médecins Sans Frontières(MSF)  confirme cliniquement le diagnostic d’un suspect de la maladie de Monkey Pox reçu le 02 février dernier dans le centre de santé qu’elles supportent au village Mbalazime, 12 km au nord de Bangassou dans la province du Mbomou.

Agé de 16 ans , le suspect est pris en charge dans un centre d’isolement de MSF à l’hôpital de Bangassou où ses proches vont également être suivis pendant 21 jours pour des mesures de surveillance s’ils ne développent pas de symptômes de la maladie.

« La clef pour arrêter cette épidémie, c’est l’information et la sensibilisation. Nous avons des équipes qui passent dans la communauté tous les jours pour expliquer et montrer les règles de base, que si elles sont appliquées rapidement et correctement permettront de circonscrire l’épidémie », explique Dr Kassi, Coordinateur Médical MSF.

En poursuivant, le Coordonateur explique que dans l’hôpital soutenu par MSF à Bangassou, les équipes ont mis en place un centre d’isolement et ont équipé les différents centres de santé dans lesquels MSF travaille, de matériels permettant de prendre en charge sur place les éventuels cas dans leurs zones de responsabilité. MSF a aussi formé le personnel à l’accueil, à la détection et au traitement de la maladie de Monkey Pox.

Il convient de signaler que cette épidémie a été déclaré le 28 décembre 2015 par le Ministre de la Santé et elle se transmet par les animaux sauvages (rongeurs et primates). Le virus de Monkey Pox appelé aussi la variole du singe, provoque chez l’homme des symptômes proches de ceux de la variole et si elle n’est pas prise en charge rapidement, elle peut être mortelle particulièrement chez les enfants.

 

Prudence YAMETE

 

 

 

 

 

L’UNICEF RAPPELLE LA SITUATION DES ENFANTS AUX FUTURS DIRIGEANTS CENTRAFRICAINS

Le Fond des Nations Unies pour l’Enfance(UNICEF), a appelé les candidats au double scrutin du 14 février 2016 à penser à la situation critique des enfants centrafricains. Cette agence onusienne a publié, à cet effet, un communiqué de presse, le 12 février 2016.

Dans le communiqué, l’UNICEF demande aux futurs dirigeants centrafricains de placer l’intérêt de des enfants au cœur de l’agenda politique en prenant des engagements fermes pour investir en faveur de l’éducation et de la protection de l’enfant « pour le futur président de la République, la seule façon de briser le cycle de violence de manière durable, est de miser sur les enfants », a affirmé Mohamed Malick Fall avant de signaler que les enfants constituent l’avenir de la Centrafrique.

L’UNICEF a rappelé les principales recommandations du forum des enfants, organisé en Mars 2015 à Bangui, « les enfants avaient exprimé leurs besoins qui portaient sur l’arrêt des violences, leur retour à la maison, la réouverture des écoles et des structures sanitaires. Nous espérons que la phase finale du processus électoral confirmera la pacification du pays pour permettre aux plus jeunes de s’épanouir dans l’intérêt supérieur du pays et de son développement », a dit Mohamed Malick Fall.

Le communiqué a déploré l’enrôlement des enfants dans les groupes armés avant de lancer un appel à l’aide « entre 6 et 10.000 enfants sont recrutés dans les groupes armés pendant la crise centrafricaine. Pour cela, l’UNICEF a lancé un appel de fonds de 55,6 milliards de dollars pour faire face aux besoins humanitaires de enfants en Centrafrique en 2016 », précise le document.

L’UNICEF a publié ce communiqué de presse à l’occasion de la journée des enfants soldats soit deux jours avant le double scrutin du 14 février 2016 en Centrafrique.

 

RJDH

 

 

LA SCOLARISATION  DES FILLES EN CENTRAFRIQUE  DEMEURE ENCORE UN DEFI 

 

A l’heure où nous sommes, il s’avère nécessaire de s’adapter au changement du millénaire. Pendant que certaines filles cherchent à s’impliquer voire même s’imposer afin d’avoir de l’équilibre dans la vie, d’autres pensent que leur destin s’attache, se lie dans la prostitution. Natacha, une des trotteuses en un l’exemple.

Agée de 24 ans, Natacha est une ancienne élève  de la classe de 4è au  lycée de Miskine. Une habituée des trottoirs, elle a fait connaissance d’un homme de nationalité étrangère qui souhaiterait la prendre pour épouse. Selon ses critères relevés sous l’anonymat, le monsieur désire « une femme instruite,  capable de prendre des décisions et  de s’assumer en cas d’absence de son mari ».

Cependant, Natacha loin de ce critère en voulant profiter de la situation, tout en se présentant sous une fausse identité, déclare qu’elle est  «  enseignante de la maternelle », alors que c’était le profil de sa grande sœur.

Le Monsieur lui demande de l’accompagner dans sa famille pour d’éventuelles formalités. Confuse, Natacha se désintéresse, décline l’offre de mariage de peur du triomphe de la vérité, se baigne dans une promesse de rendez-vous et continue tranquillement son trottoir. Devant un  tel dilemme, que faire ?

L’instruction, l’école,  le savoir lire et écrire de nos jours ont leur raison d’être et surtout pour les filles. Car, comme il est dit : « éduquer, une fille c’est éduquer une nation ».

Deux des objectifs de développement pour le millénaire adoptés par tous les pays de la planète en vu de bâtir un monde meilleur au XXIè siècle portent sur l’éducation des filles aussi bien que des garçons.

Si Natacha était formée, elle avait la possibilité d’éduquer une autre nation. Mais  malheureusement elle s’est basée sur sa féminité et refuse volontairement de suivre sa scolarité bien que l’éducation des filles est si inextricablement liée aux autres dimensions du développement humain qu’elle ne peut devenir une priorité que si l’on introduit le changement sur d’autres fronts : depuis la santé et la condition de la femme jusqu’aux soins aux jeunes enfants, depuis la nutrition, l’approvisionnement en eau et l’assainissement jusqu’au renforcement des moyens d’action des communautés locales, depuis la réduction du travail des enfants et d’autres formes d’exploitation jusqu’au règlement du conflit.

L’éducation sauve et améliore la vie des filles et des femmes. Elle permet aux femmes de mieux contrôler leur vie et leur inculque les compétences dont elles ont besoin pour apporter leur contribution à la société dans laquelle elles vivent. Elle les forme à prendre des décisions par elles-mêmes et à influencer leur famille. C’est de ce pouvoir que découlent tous les avantages pour le développement de la société.

Il convient de rappeler que les parents ont cette obligation de sensibiliser davantage leurs filles et enfants sur l’importance de la scolarisation des filles car, « l’éducation des filles présente des avantages à long terme et notamment pour la consolidation du développement économique, l’éducation de la génération suivante, l’effet multiplicateur, amélioration de la santé, de la famille, la diminution du décès maternel, des modèles de croissance et des modèles d’instruction universels.

 

Prudence YAMETE

 

 

 

 

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