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Comment faire pour relancer l’economie de la RCA apres les scrutins de 2016 ?

février 22, 2016

Nul n’ignore que la transition en RCA prendra fin définitivement d’ici le 31 mars 2016. Et ce, après une durée de trois (3) ans et une semaine, matérialisée par la présidentielle et les législatives, organisées par l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Mais dans quel contexte politico-économique ?

La RCA a connu des crises politico-militaires au cours des deux (2) dernières décennies qui ont freiné son processus de développement. La destruction des biens, d’infrastructures, d’outils et d’unités de production, tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, aggravée par la dernière crise démarrée en 2012 et qui a touché tous les secteurs de la vie économique et sociale, a totalement réduit les capacités de production nationale avec des conséquences notamment sur l’emploi et la croissance économique.

La dégradation des infrastructures de soutien à l’économie (routes, transports, énergie et télécommunication) a eu un impact négatif sur les échanges économiques intra et extra territoriaux. De plus, la baisse de la productivité, ajoutée à la détérioration structurelle du climat des affaires, illustrée par la médiocre performance du pays dans les classements de Doing Busines, ont poussé beaucoup d’opérateurs économiques à se désengager de leurs activités.

Cette situation a favorisé l’amplification du phénomène de chômage, notamment chez les femmes et les jeunes. A cet effet, pour relancer l’économie de la RCA, il faut convenir des stratégies susceptibles de promouvoir le secteur privé en général et de renforcer en particulier le partenariat public-privé dans la mise en œuvre d’un nouveau modèle de développement économique inspiré du Forum National de Bangui. Il s’agit donc de proposer des stratégies en vue de mettre en place un environnement des affaires assaini pouvant promouvoir une forte croissance tirée par le secteur privé, plus particulièrement les secteurs à fort potentiel de croissance (agriculture, forêts et mines).

Feu président Barthélemy Boganda disait à son époque : « avant de faire la politique, voyons d’abord l’économie ». Aujourd’hui à notre époque, les faits lui ont donné raison, plus de 50 ans après. C’est pour autant dire qu’un pays qui n’est pas économiquement fort ne pèse pas sur la scène politique internationale et n’a pas de poids dans le concert des nations. « L’économie tient donc en état la politique ».

 

Le Petit Yékoa

 

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