Skip to content

Faustin Archange Touadéra, president de la Republique chef de l’Etat, avec 62,71% dans l’effervescence populaire  

février 22, 2016

faustin_archange_touaderaL’homme le plus riche de la RCA, avec les soi-disant « hommes d’affaires » a mordu la poussière. Dologuélé n’a pas fait le poids, avec le maigre résultat de 37,29%. L’échec est non seulement cuisant, mais retentissant. Un groupe arrogant, inculte, dépourvu de culture politique, a misé sur l’argent. Mais les Centrafricains ont refusé de vendre leur âme et leur destin au diable. Carton plein pour Faustin Archange Touadéra, candidat du peuple, le moins fortuné. La direction de campagne de Dologuélé n’est pas qu’arrogante, mais plus barbare. Le Haut Conseiller de la Communication de Transition (HCC), Blandin Songeul, a été sauvagement agressé, roué de coups, jeté à la porte du siège du parti URCA. Dologuélé est depuis ce dimanche 20 février 2016, parmi les « petits candidats malheureux ». Celui qui n’a pas encore atteint l’autre rive, ne doit pas se moquer de celui qui se noie.

Les résultats obtenus au second tour par AGD ne concordent pas avec les résultats du premier tour. Le premier est devenu le dernier. Le rattrapage attendu par ses partisans comme au premier tour n’a jamais eu lieu. Touadéra a infligé une sévère correction à une bande d’apprentis sorciers. La force tranquille est devenue un Tsunami renversant tout sur son passage. Dieu n’est jamais méchant alors il a cédé une seule préfecture sur 16 pour éviter à Dologuélé et son Etat-major politique une crise cardiaque, soit de tomber en syncope, soit de faire une dépression. Les alliés : le RDC, le PLD, le PGD, Ngakoutou Patassé, les centrales syndicales partagent la douleur. Quinze préfectures, plus la ville de Bangui, ont porté Touadéra à bout de bras au Palais de la Renaissance.

Faustin Archange Touadéra est un candidat indépendant. Il n’a pas de structure politique servant de support électoral. Ce sont des comités de soutien sur toute l’étendue du territoire national. La Direction Nationale de Campagne de Dologuélé disait du MLPC et du RDC à propos de leurs requêtes, que Ziguélé et Kolingba voulaient se justifier vis-à-vis de leurs partenaires. Qu’en est-il de l’URCA aujourd’hui ? Dologuélé doit justifier aussi à ses partenaires, tout le pactole pris à gauche et à droite, sans aucun atout de gagner les élections. Bien des gens et notamment nos confrères de RFI se sont interrogés sur l’origine des véhicules neufs et de tant d’argent déversé par Dologuélé. La sauce dévient très amère difficile à avaler. Il est à craindre que la requête de sieur Dologuélé soit purement et simplement rejetée, si requête il y a. Le panel d’Avocats du monde entier, n’ajoute rien, car la fraude, si fraude il y a et démontrée, elle ne peut modifier sensiblement les résultats. Touadéra est trop loin pour être inquiété.

Le RDC, victime de la voracité et de la gloutonnerie de ses jeunes loups de la diaspora, chasseurs de postes, a enchaîné les échecs. Depuis Ndjamena avec la démission de Michel Djotodia, puis à Bangui, battu par Catherine Samba-Panza, Désiré Bilal Nzanga Kolingba n’a aucune chance. Balayé au premier tour le 30 décembre 2015, Désiré Kolingba coule encore à pic avec le navire Dologuélé. Le Titanic de Dologuélé a heurté un iceberg, Touadéra et a fait naufrage. C’est la descente en enfer d’un parti politique, le RDC, ombre de lui-même, moulé dans un tribalisme génétique. Pire encore, une coalition contre-nature entre l’URCA, Bozizé en personne et le RDC, n’a pas été du goût des militants de base. Beaucoup ont préféré l’abstention, d’autres ont accordé leurs suffrages à Touadéra. La gloutonnerie aveugle a coûté très chère au RDC totalement effondré et désemparé. La culture politique reste une denrée rare au sein des partis politiques en RCA.

Les Centrafricains sont pauvres. Ils ont plébiscité un président pauvre, sans argent, sans budget de campagne. A cœur joie, le peuple et les autres candidats malheureux, convertis en gladiateurs, ont battu campagne pour des principes, des valeurs, des vertus : l’intégrité, l’honnêteté, la transparence, la crédibilité, la bonne gouvernance et la bonne gestion. Le peuple centrafricain a tourné le dos à Dologuélé avec ses richesses, son orgueil, sa suffisance et son arrogance. Toute la capitale Bangui et quinze préfectures sur seize, le désaveu populaire est cinglant pour AGD et ses hommes d’affaires, ainsi que ses alliés. Des hommes d’affaires peu recommandables, endettés jusqu’au cou qui risquent de perdre des biens immobiliers car insolvables. Les crédits sur crédits ont atteint un seuil astronomique. Dologuélé ne peut plus rien pour eux. D’autres s’accrochent griffes et ongles à une hypothétique immunité parlementaire pour se protéger.

Tous les espoirs sont désormais permis avec la fulgurante ascension de Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat, une valeur sûre. C’est une élection historique dans les annales de la RCA. Faustin Archange Touadéra est la première génération d’une nouvelle race d’hommes politiques, élu avec une forte conviction populaire. Selon un de ses électeurs, « avec Touadéra, la révision de la Constitution n’est pas exclue jusqu’à son dernier soupir. C’est le peuple qui va l’exiger, que Touadéra le veuille ou non ». Toute la ville de Bangui était en effervescence ce samedi 20 février 2016. Qui peut oser contester, si ce n’est du juridiquement correct pour justifier les gros sous des partenaires. Touadéra est un produit du vote des Centrafricains, avec un parcours sans faute et sans influence extérieure. Les Centrafricains sont fiers, voire très fiers de leur président. Les Centrafricains ont su dénicher la poule aux œufs d’or, anti-misère et anti-pauvreté.

C’est la première élection sans ingérence, sans influence, propre, limpide, preuve que le peuple sait discerner les bonnes des mauvaises graines. Personne ne doit quitter le pays. Tout le monde doit mettre la main à la pâte de la reconstruction. Ceux qui ont beaucoup d’argent comme Dologuélé, vont créer des entreprises pour embaucher leurs jeunes et attirer les investisseurs à travers leurs multiples relations pour bâtir la nouvelle République Centrafricaine. A quoi servirait une opposition parlementaire dans les circonstances actuelles ? Les élections ne sont désormais qu’un souvenir. Dologuélé, Désiré Kolingba, Ziguélé, Karim Meckassoua, Joseph Yakité et bien d’autres, un seul combat, sortir la RCA de la crise et la guérir de ses maladies que sont la misère, la pauvreté, l’instruction, la malnutrition, la sous-alimentation, en conjuguant par ordre d’urgence, ces cinq (5) verbes de feu président fondateur Barthélemy Boganda. La communication, les arts et la culture au cœur des priorités du nouveau gouvernement, ainsi que l’installation rapide de la fibre optique et la connexion de toutes les régions pour rattraper une petite portion de notre retard quant aux nouvelles technologies. Les bonnes idées émises durant la campagne doivent refaire surface, être sur la table pour le développement du pays. C’est l’occasion ou jamais d’une véritable « Union sacrée » au chevet de la RCA avec ses mille et un problèmes : la sécurité, la paix, le DDRR ; la réconciliation, la cohésion sociale. Bon vent au nouveau locataire du palais de la Renaissance.

Julien BELA

 

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :