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L’Editorial de Julien BELA : Touadera, le Moise de la RCA

février 22, 2016

Dieu a recentré le pouvoir temporel de l’Etat au cœur de la RCA, après le Nord. Le peuple centrafricain avait en tête une seule préoccupation, se débarrasser de toutes les vieilles casseroles, usées, rouillées, impropres à sa consommation. Les cris des Centrafricains sont montés jusqu’au ciel. Touadéra est un choix divin. Personne ne l’attendait à ce stade, personne n’y croyait. Un outsider jailli du néant, devient un phénomène national, rend ivre le peuple. L’homme que les Centrafricains souhaitaient est mis en exergue dès le premier tour. Dans le pronostic de RFI, il n’est pas mentionné. Touadéra bat campagne sous le pavillon de l’intégrité et le peuple y adhère très très massivement. C’est une nouvelle page de l’histoire de la RCA qui est en train de s’écrire. Les riches, les démagogues, les mafieux, les roublards, les profiteurs, les courtisans, les fourbes, les hypocrites sont sévèrement sanctionnés, rayés du fichier électoral de la présidence. Pour le camp adverse, c’est une proie facile à croquer.

Le peuple centrafricain l’attendait de pieds fermes pour lui infliger la pire des défaites, une pire humiliation, la vraie sanction de dernière rigueur. Malgré le flot des billets de banque de l’homme le plus riche de la RCA, les Centrafricains l’ont envoyé paître outre désert du Sahara. Dieu a réservé la préfecture de l’Ouham-Pendé, pour une petite consolation dans les arrêts de jeu. C’est un châtiment populaire exemplaire qui démontre que le peuple n’est plus celui d’hier, les mentalités ont changé. C’est l’ère de la maturité. Des tonnes et des tonnes de sacs de sel, des cartons de cube Maggi, des cartons de savon, sont drainés vers les électeurs pour corrompre leur conscience, pirater leurs suffrages. Le camp adverse a laissé grandes ouvertes les portes de son coffre-fort et les billets de banque coulent comme le fleuve Oubangui. Le Centrafricain a hermétiquement fermé les yeux, une manière de dire « cette période est révolue ».

« Je n’ai pas d’argent, si vous voulez m’aider, faites-le », rétorque Touadéra à ses alliés. Les uns et les autres ont compris que l’intégrité vaut mieux que l’or. A l’argent, Touadéra a opposé des vertus, des qualités, des principes, des valeurs qui gouvernent le monde. Touadéra est perçu par le peuple comme l’anti-thèse de tous les systèmes qui ont plongé le pays dans le chaos. Professeur des Universités, intègre, honnête, humble et accessible à tous, plus bosseur que beau parleur, très bon gestionnaire et rigoureux, les Centrafricains y ont trouvé leur compte, l’homme de la situation. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, ce candidat indépendant fait l’unanimité parfaite. Les bons comptes faisant les bons amis, Touadéra a récolté ce qu’il a semé : la confiance.

Dologuélé a semé le vent, il a récolté un Tsunami qui l’a emporté. Les groupes armés ont désormais un interlocuteur privilégié, légitime, qui a une grande capacité d’écoute. Dépouillons nous de nos rancoeurs, de nos haines, de nos clivages et donnons-nous la main pour rebâtir un Centrafrique nouveau, stable, sécurisé où il fait bon vivre. Le pays est non seulement vaste, mais en plus vierge ? Déposons les armes, retroussons les manches et la vie en famille, en communauté dans l’harmonie et l’unité sera très belle. Pensez-y.

Julien BELA

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