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Touadera, soutenu mais pas otage : un gouvernement de gladiateurs pour relever les defis monumentaux

février 23, 2016

Soutien TOUADERASoutenir Touadéra est une chose, c’est ben car il incarne des valeurs, mais il n’a pas les mains liées. Les défis sont monumentaux, d’autres extrêmement sensibles qu’il ne faut pas faire du gouvernement un partage de gâteau. Il faut mesurer la portée des défis, avant de s’aventurer dans une quelconque direction. Touadéra ne sera prisonnier de personne, car il a été plébiscité par tous les Centrafricains, lesquels attendent de lui un résultat probant. Nous avons entendu des dires que « nous l’avons soutenu, nous avons gagné, il faut penser à nous au gouvernement ». « C’est un danger », comme a dit un musicien centrafricain. Touadéra connait le pays et tous ses cadres. Il est question de dénicher des gladiateurs, autrement dit des oiseaux rares, capables de mouiller le maillot pour leur pays, de discuter et d’arracher des financements. Il est hors de question de collectionner des bras cassés, des individus qui ont les mains sales.

La RCA a besoin des ministres qui sont les premiers agents de développement, et non des ministres semblables à ceux de la transition qui s’achève, de vrais chasseurs de primes qui veulent tous à eux seuls. Ils sont dans la campagne, agents de sensibilisation, communicateurs, plantons, directeurs généraux, directeurs, bref, ils sont tout. C’est l’âge d’or de la prédation par excellence, à travers des frais de mission à couper le souffle, alors que le pays est par terre. Touadéra a battu campagne sous le signe de l’« INTEGRITE », à ne pas perdre de vue. La vie de Touadéra ne reflète que les moyens qu’il dispose à travers les fonctions occupées. Exactement comme feu président David Dacko, un des rares présidents, bon gestionnaire, qui n’avait pas un empire de biens mobiliers, immobiliers, fonciers et financiers. Ce sont les signes palpables de la Bonne Gouvernance. Ceux qui veulent s’enrichir comme les pétro dollars au Koweït ou en Arabie Saoudite, n’ont pas de place.

Impunité zéro, détournements zéros, corruption zéro, Touadéra doit être sans pitié. Il doit répondre aux attentes de plus de quatre millions (4.000.0000) de Centrafricains englués dans la misère, dans la pauvreté absolue. Parents ou pas, l’essentiel est la priorité des priorités accordées à l’intérêt national. Tout le reste passe au second rang. Centrafric Matin insiste sur le gouvernement des gladiateurs, ceux qui peuvent renverser en peu de temps la vapeur, reconquérir une confiance aveugle des partenaires au développement, drainer comme le fleuve Oubangui, des financements dans le pays. Relancer l’économie nationale dans le contexte actuel, n’est pas une mince affaire. Il faut tourner et retourner ses méninges, blanchir des nuits, pour sortir le pays de la zone rouge où il se trouve. Il faut améliorer non seulement le climat des affaires, mais aussi le rang qu’occupe la RCA dans le « Développement Humain Durable ». Beaucoup de textes doivent être revus, corrigés et adaptés au développement exponentiel de la RCA.

Chaque ministre doit avoir une feuille de route et des objectifs précis à court, moyen et long terme, avec un cycle d’évaluation trimestriel. Tout cela ne peut réussir et être visible que dans un plan national de communication, englobant tous les aspects de la vie nationale. La RCA dispose de certains bons cadres qui ne sont jamais visibles, au fond de la cave, étouffés par les nominations de complaisance, les nominations tribales, le clientélisme, le népotisme. Ces maux, véritable cancer en RCA, doivent disparaître du champ d’action de la gouvernance des affaires de l’Etat. Toutes les missions gouvernementales à l’extérieur du pays, comme à l’intérieur, doivent nécessairement impacter sur la vie quotidienne des misérables qui ont élu Touadéra. C’est le pragmatisme politique au lieu de rêver à la construction d’une fusée à la Centrafricaine.

La RCA a des ressources qui sont très mal gérées, détournées par un groupuscule, des recettes de l’Etat qui transitent par « banco » (sachet), sur tapis volant, par satellite, on ne sait plus comment.

Il y a de l’argent dans ce pays. Quelques individus en ont le monopole, parce que proches du soleil, parce qu’ils ont soutenu tel ou tel, parce qu’ils sont l’ombre de la présidence. Tout cela doit disparaître de la pratique administrative en RCA. A la faveur de la crise et de l’insécurité, tous les fonctionnaires et agents de l’Etat sont à Bangui, touchent leur salaire depuis plus de trois (3) ans sans travailler. Ce n’est pas en partie de leur faute, mais l’heure est enfin venue de mettre la main à la pâte. Comme disait feu Jean-Paul Ngoupandé, « donnant-donnant ».

Il faut ramener la méthode « papa Bok » qui consiste à ne voir personne traînée dans les villages et quartiers à ne rien faire, soit pour voler. La terre est vaste et fertile en RCA. Il y a beaucoup à faire. L’agriculture, les cultures maraichères, les bassins pour élever les poissons, la maçonnerie, la menuiserie, l’élevage des bœufs, moutons, cabris, poulets et autres, il faut traquer la paresse en RCA. Retroussons les manches comme les Américains, au lieu d’être tirés à quatre (4) épingles comme les Français à ne rien faire. Les THIMO servent déjà d’avant goût à la culture du travail pour reconstruire notre pays…

(Suite au prochain numéro)

                Julien BELA

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