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Joseph Bindoumi a reussi a la defense nationale mais pas au CSFNB

février 26, 2016

Joseph-Bindoumi-interpellationJoseph Bindoumi, actuel ministre en Charge de la Défense Nationale, de la Restructuration des Armes, des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, est entrain de réussir là où les autres ont échoué. Nous avons souligné ce point à maintes reprises dans nos précédentes parutions. Les Centrafricains, du moins ceux de Bangui et certaines villes de nos provinces en sont conscients. Ils ont témoigné les efforts entrepris par ce digne et vaillant fils du pays sur les ondes des radios de la place. Personne, si nous osons dire aujourd’hui, ne peut lever le petit doigt pour dire le contraire.

D’ailleurs du quartier Boy-Rabé, dans le 4ème arrondissement, au quartier Fatima dans le 6ème, en passant par Combattant, Ngou-ciment, Castors, Béa-Rex, Km5, pour ce citer que ceux-ci, certains habitants ont déjà regagné  leur domicile. Et ce, grâce au déploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans les quartiers pour protéger les populations civiles. L’ambiance d’antan commence à revenir peu à peu dans la ville de Bangui et de ses environs. Là où les FACA sont opérationnelles, les Centrafricains se sentent à l’aise et vaquent normalement à leurs occupations habituelles. Les populations de Fatima, de Kpéténé, de Cattin, et autre ne peuvent nous démentir. La présence un peu partout des éléments des FACA rassure les populations civiles.

Si les autorités de la transition et surtout l’exécutif avaient écouté et suivi la presse écrite, nous pensons que les tueries, les massacres, les exécutions sommaires, les braquages, les viols, les incendies des maisons d’autrui et d’édifices publics et privés ne pouvaient atteindre un tel seuil. Mais comme les dirigeants centrafricains n’accordent pas d’importance à la presse, ce qui devrait arriver, était arrivé. Et ils tireront les leçons. La seule personnalité qui lisait les journaux est sans doute le magistrat Bindoumi, l’actuel ministre en charge de la Défense Nationale. Après sa nomination à la tête de ce département ministériel, il a mis en pratique les écrits des journalistes. Tous ceux qui nous traitaient des vauriens, des idiots, des imbéciles, des menteurs, ont vu la preuve. Ils ne peuvent pas dire le contraire aujourd’hui. Nous pouvons affirmer à la lumière de ce que fait Joseph Bindoumi au ministère de la défense nationale que, n’eut été l’apport des journalistes, la RCA disparaîtrait de la carte du monde. Bravo à Bindoumi à la Défense Nationale.

Mais là où ce digne fils du pays s’est heurté contre le mur de Berlin, c’est au Comité de Suivi du Forum National de Bangui (CSFNB) dont il est lui-même le président. A l’entendre le mercredi 24 février 2016 sur les ondes de la radio Ndéké-Luka dire, nous citons, « les recommandations du Forum National de Bangui (FNB) sont entrain d’être mises en pratique », cela dépasse l’entendement  humain. Il a parlé de l’organisation des élections, du forum économique et autres qui faisaient partie des 647 recommandations du FNB. Sur les élections, c’est grâce à la détermination des Centrafricains que celles-ci ont bel et bien eu lieu. Mais les autres recommandations issues du FNB restent et demeurent intactes. Les Centrafricains du Nord au Sud, d’Est en Ouest sont restés aujourd’hui sur leur soif.

Pour votre gouverne, après la tenue du FNB du 04 au 11 mai 2015, les exactions de tout genre ont repris de plus belle. Aujourd’hui, si certains compatriotes s’entassent dans les sites des déplacés, dans les camps de réfugiés et dans la brousse, c’est que rien n’a été fait. Les recommandations n’ont pas été respectées par les uns et les autres. Quant à « l’impunité zéro » n’en parlons pas. Nous sommes étonnés d’entendre le ministre Bindoumi dire que la Cour Pénale Spéciale (CPS), recommandée par les participants au FNB se met en place. Alors que les Centrafricains ne la sentent pas. Qu’on nous dise exactement aujourd’hui, combien de criminels, d’assassins ont été arrêtés et jugés par cette CPS. Du matin au soir, ils se pavanent dans les rues de Bangui et dans nos provinces sans être inquiétés. Où est l’impunité zéro ? Pour le moment, les victimes ne savent pas à quel saint se vouer. A qui s’adresser pour demander réparation ? Difficile de le dire.

Mais concernant le redéploiement et l’opérationnalisation des FACA, l’une des recommandations principales du FNB, Joseph Bindoumi peut affirmer, sans se tromper, qu’il est entrain de mettre cette recommandation en pratique. Pour les autres, à court, moyen et long terme, elles sont renvoyées aux calendes grecques ou attendent probablement les nouveaux dirigeants issus des urnes. D’après notre constat, le CSFNB n’a pas les moyens de sa politique. Ou bien ceux qui sont appelés à mettre en pratique ces recommandations ne font pas leur travail comme il se doit. Si cela en est ainsi, le président du CSFNB peut remanier cette structure ou pousser ses compatriotes à travailler davantage. Aujourd’hui les Centrafricains n’attendent que la mise sur pied des recommandations du FNB. Bindoumi n’a pas d’autre choix que de les appliquer à la lettre, pour bénéficier encore de la sympathie, de la reconnaissance du peuple centrafricain.

 

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

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