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L’executif, le CNT, la cct sont appeles a disparaitre le 31 mars 2016 : a quand la proclamation du 1er tour des legislatives  par la cct ?  

février 26, 2016

 Toutes les institutions de la transition, en commençant par l’Exécutif, le Conseil National de Transition (CNT), la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT), le Haut Conseil de Communication de la Transition (HCCT), sont appelés à plier bagage le 31 mars prochain, selon la charte constitutionnelle de transition. La seule institution qui doit rester après ce régime de transition est l’Autorité Nationale des Election (ANE).

Or, toutes ces institutions citées ci-haut doivent accompagner les élections en cours jusqu’à leur terme. La présidente de transition, Catherine Samba-Panza et son gouvernement, dirigé par Mahamat Kamoun, ont l’obligation d’achever ce qu’ils ont entrepris, c’est-à-dire les élections. Pour la présidentielle, il ne pose pas de problème. Le nouveau locataire du Palais de la Renaissance est déjà connu. Il s’agit de Faustin-Archange Touadéra, en attendant que la CCT confirme sa victoire. S’agissant des législatives, beaucoup restent à faire. Sur 140 sièges à pourvoir à la future Assemblée Nationale, 46 ont été provisoirement arrachés par certains candidats tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Le gros lot reste, c’est-à-dire 94 sièges à pourvoir. Les jours s’égrainent. La transition tire doucement, mais sûrement vers sa fin. Et les Centrafricains s’interrogent ainsi : à quand la proclamation du premier tour des législatives par la CCT ? Quand sera fixée par un décret signé conjointement par la cheffe d’Etat, le premier ministre et le ministre de l’administration du territoire la date du second tour des législatives ?

Même si les yeux sont rivés aujourd’hui sur la CCT pour rendre public les résultats définitifs du second tour de la présidentielle et u 1er tour des législatives, néanmoins les organes en charge des élections doivent fixer la date du second tour des législatives. Tel ne semble pas être le cas. Les candidats, tous comme les électeurs sont restés sur leur soif. Or, normalement le décret qui avait fixé le second tour de la présidentielle et le premier tour des législatives devrait tenir compte de la date du second tour des législatives. Si nos mémoires sont bonnes, beaucoup de candidats déserteurs avaient fait savoir qu’ils n’étaient pas concertés. Le décret fixant la date du 14 février 2016 les a surpris. Y a-t-il un travail qui se fait aujourd’hui en amont entre les candidats aux législatives et les organes en charge des élections ? En outre, l’exécutif de transition et l’ANE doivent respecter le délai du 31 mars 2016, date de la fin de transition. Car à l’allure où vont les choses aujourd’hui, il est fort probable que les nouveaux députés ne siégeront pas à l’Assemblée Nationale avant le 31 mars 2016. Le nouveau président de la République peut être intronisé. Mais pour les députés, des doutes planent.

Et si cette situation perdure, il y aurait un glissement, pour ne pas dire une énième prorogation de la transition. Ce que les Centrafricains ne veulent pas entendre de leurs oreilles. Dans toute chose, il y a un début et une fin. La fin de la transition est prévue pour le 31 mars. Les autorités de la transition n’ont pas d’autre choix que de respecter ce délai constitutionnel pris en commun accord avec les chefs d’Etat de la CEEAC.

Les nouveaux députés doivent prendre leur fonction, tout comme le chef de l’Etat, avant le 31 mars 2016, un point, un trait. Nous devons prouver à la communauté internationale que nous sommes mûrs et capables de respecter les engagements pris. Les élections ne peuvent se tenir sous le nouveau régime de Touadéra. C’est aux autorités actuelles de la transition d’organiser le second tour des législatives et d’installer les nouveaux élus dans leur fauteuil avant le 31 mars. Sachant d’avance qu’ils ont échoué en grande partie dans le volet sécuritaire, ils seront désormais jugés par le peuple sur l’organisation des élections. Car n’oublions pas que l’Exécutif de transition n’avait que deux points inscrits sur sa feuille de route : la sécurisation du pays et l’organisation des élections crédibles, transparentes, apaisées, démocratiques dont les résultats seront acceptés par tous.

L’Exécutif de transition, l’ANE n’ont plus droit à l’erreur. Les nouveaux dirigeants issus des urnes doivent prendre leur fonction avant le 31 mars. Les Conseillers Nationaux ne peuvent continuer à siéger au CNT après le 31 mars 2016. La CCT pour sa part, doit publier les résultats définitifs du second tour de la présidentielle et du premier tour des législatives avant le 15 mars pour permettre à l’ANE d’organiser le second tour des législatives dans un délai raisonnable. Plus question de glissement du calendrier électoral qui entraînerait probablement une prorogation de la transition. Les Centrafricains en ont marre. Que la date du second tour des législatives soit fixée et que toutes les institutions de la transition prennent fin le 31 mars 2016.

 

Dénis Lougoussou-Ngouvenda

 

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