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Catherine Samba-Panza felicitee a Washington par John Kerry

mars 4, 2016

 

Tout comme le nouveau président élu démocratiquement, Faustin Archange Touadéra dont les félicitations tombent sur sa table comme la pluie, Catherine Samba-Panza, présidente de transition vient aussi d’être félicitée. Et ce n’est pas par une personnalité étrangère peu importante.

En effet, lors de son séjour à Washington, capitale politique des Etats Unis d’Amérique, le Secrétaire d’Etat Américain, John Kerry l’a félicitée. Et ce, pour son courage, sa détermination à organiser des élections crédibles, transparentes, démocratiques qui marqueront la fin de la transition au 30 mars prochain. Même si certains Centrafricains ne reconnaissent pas les efforts fournis par Catherine Samba-Panza durant cette transition qui a été prorogée à maintes reprises, à l’étranger et dans les milieux diplomatiques, on reconnaît sa bravoure. C’est pour autant dire que la présidente de transition n’a pas croisé les bras durant son séjour au Palais de la Renaissance. Elle a fait quelque chose d’important. Si tel n’était pas le cas, elle ne pouvait être félicitée par un haut responsable américain, en la personne de John Kerry. Une grande personnalité américaine ne peut s’offrir le luxe de féliciter un président ou une présidente de transition, telle que Catherine Samba-Panza, sans preuve tangible. Cette félicitation adressée à Samba-Panza par John Kerry n’est pas à négliger.

Les Etats Unis d’Amérique a leur ambassade à Bangui, la capitale. Avant l’arrivée du nouvel ambassadeur, accrédité en Centrafrique, le Chargé d’Affaires, David Brown avait du moins assuré le rôle de l’ambassadeur. Il a participé à toutes les réunions au plus haut niveau, consacrées à la crise centrafricaine. Il a aussi travaillé avec la présidente de transition. De tout ce qui est arrivé aux centrafricains durant les temps forts de la crise, il a été témoin oculaire. Les échos des efforts déployés par Catherine Samba-Panza et son gouvernement sont parvenus à John Kerry par l’entremise de leur ambassadeur à Bangui. C’est la raison pour laquelle il n’a pas hésité un seul instant à féliciter Samba-Panza qui va doucement mais sûrement vers la fin de sa transition.

Nous Centrafricains, devons en faire autant. Nous ne savons pas ce qui se passe au sommet de l’Etat. Pour la plupart du temps, les chefs d’Etats africains, durant leur mandat, ont les mains liées. Ils doivent satisfaire les exigences des puissances, privilégier leurs intérêts économiques au détriment de l’intérêt général du peuple. Catherine Samba-Panza a certainement fait le frais de ces pressions que les Centrafricains n’en savent pas grand chose. Si elle a échoué partiellement sur le volet sécuritaire, est-elle de sa faute ? Une présidente de transition qui ne dispose pas de son armée peut-elle mener normalement sa politique de protection des populations civiles et de défense de l’intégrité territoriale ? Nous ne le pensons pas. En outre, elle a hérité d’une situation chaotique laissée par ces prédécesseurs, François Bozizé Yangouvonda et Michel Djotodia. Le pays était ingérable quand elle a pris fonction le 23 janvier 2014. Sur ce, personne ne peut lever le petit doigt pour nous démentir. C’était au vu et au su de tout le monde. Nous pouvons la condamner sur le fait qu’elle n’intervenait pas quand les populations sont tuées, massacrées par les combattants non conventionnels. Et c’était le cas des massacres à la paroisse Notre Dame de Fatima, à l’évêché de Bambari, à Bandoro, à M’Brès, pour ne citer que ces quelques cas. Mais condamner un individu, c’est bon. Vérifier les faits, les renseignements avant toute condamnation, c’est mieux.

Nous osons croire aujourd’hui que Catherine Samba-Panza avait les pieds et les mains attachés. Tôt ou tard, nous serons édifiés sur tous les maux qui se sont abattus sur nous pendant cette crise. Mais en attendant, félicitons aussi Samba-Panza, comme a fait le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry à propos des élections qu’elle a bien organisées. Si certains candidats ont crié aux fraudes massives, c’est leur droit de s’exprimer. Mais sachons que sous le régime de Samba-Panza, en dépit de l’insécurité générale, les élections se sont bien déroulées et les résultats du second tour de la présidentielle ont été acceptés par tout le peuple centrafricain, du Nord au Sud, d’Est en Ouest.

Jamais en Centrafrique, le vœu des Centrafricains n’a été respecté, lors des élections qui se sont succédées dans le pays. Sous Catherine Samba-Panza, c’est désormais chose faite. Là où les hommes ont échoué, une femme, en la personne de Samba-Panza a relevé le défi électoral. Désormais les nouvelles autorités du pays devront organiser des élections crédibles, apaisées, transparentes comme Samba-Panza et son gouvernement. Catherine Samba-Panza sortira tête haute de la transition. Pas par la petite porte, mais la grande car le peuple américain à travers John Kerry l’a félicitée pour ses efforts déployés en tant que femme.

 

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

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