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CM N°2177 du Lundi 07 Mars 2016

mars 7, 2016

FPRC, UPC, MLCJ, ANTI-BALAKA, LA PRISE DE CONSCIENCE ET LE TEMPS DE DEPOSER LES ARMES POUR REBATIR NOTRE CHER et beau PAYS

 

Touadéra est une figure neutre, qui arrive sur les ruines d’une République totalement détruite par ses propres fils. Comme on le dit, il y a un temps pour toute chose. Un temps pour la guerre et un temps pour reconstruire ce que l’on a détruit. Le pire serait de persévérer dans une attitude belliqueuse qui n’apportera aucune solution. Avec l’élection de Faustin-Archange Touadéra, c’est un nouveau départ pour tout le pays, pour tous les Centrafricains, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Il suffit d’avoir des initiatives, d’y croire et de se jeter à l’eau, mouiller le maillot pour se faire une place au soleil, comme grands planteurs, grands éleveurs de bétail, grands  commerçants, grands hommes d’affaires, grands collecteurs de pierres précieuses, bref, il est permis à tout le monde de rêver. La RCA est encore un pays vierge, non exploitée, en terme de sol, sous-sol, élevage, pisciculture, commerce, création d’entreprises, les nouvelles technologies de la communication, les innovations, les inventions, les recherches, les technologies de pointe, chaque centrafricain peut saisir sa chance. L’ensemble du pays est un vaste marché ; au lieu de se concentrer, soit au Km5, soit au Centre ville, toutes les villes des provinces sont des opportunités à explorer.

L’ex-coalition a posé des revendications sommes toutes légitimes. Une chose est sûre, aucune région de la RCA n’est plus développée qu’une autre. La RCA est encore vierge avec des potentialités énormes pour un développement exponentiel du pays. Touadéra arrive à un tournant historique du pays, où la Communauté internationale s’est mobilisée en bloc pour tirer la RCA vers le haut, la sortir du gouffre. A en croire cette Communauté internationale, c’est un véritable plan Marshall qui se dessine après l’investiture du président démocratiquement élu. Vakaga, Haut-Mbomou, Bamingui-Bangoran seront intégrées dans le plan global de développement. Aucune région ne restera à l’écart de cet élan national de développement. Les politico-militaires ou ex-combattants, ont tout à gagner, soit par l’incorporation dans les FACA, soit pour devenir entrepreneurs, hommes d’affaires, commerçants, grands planteurs, grands éleveurs, tout le monde a une opportunité à saisir pour son destin, sa famille et sa petite pierre à l’œuvre de développement du pays. La RCA sera bientôt un vaste chantier multidisciplinaire. Aucun secteur d’activités ne sera à la traînée. C’est une aubaine pour tous les Centrafricains.

LE PRE-DDRR

Centrafric Matin est agréablement surpris de constater que la composante ALPHABETISATION est intégrée à la formation des ex-combattants. Comme menuisiers, maçons, plombiers, planteurs, éleveurs, charpentiers, etc., ils seront capables de lire, écrire, faire des calculs, dénombrer leur cheptel, mesurer les planches. C’est génial et formidable. La Minusca fait d’une pierre deux (2) coups. Ce qui cadre avec le vœu de l’Unesco, à savoir l’ « Education Pour Tous en 2030 ». Le DDRR, composant fondamental de la vie active, permet à la RCA de s’inscrire dans la droite ligne des Objectifs du Développement Durable d’ici également 2030. La RCA est condamnée à prendre ce train de la vie et de l’espoir d’un monde où il fait bon vivre. Les ex-combattants ont tout à leur portée, pour déposer sans contrainte les armes, de manière volontaire, pour s’engager sur la voie de la réconciliation, de la cohésion sociale, du vivre ensemble, pour une compétition purement professionnelle, mue par la rage de réussir, de s’affirmer comme opérateur du développement. Ce que tous les Centrafricains attendent des politico-militaires ou ex-combattants, car les armes n’ont jamais apporté une solution durable. La vie est belle et mérite d’être vécue dans un environnement sûr, sécurisé et paisible.

L’heure est enfin venue de saisir la perche que tend la Communauté internationale pour transformer le visage de notre pays, lui redonner ses lettres de noblesse d’antan : « Suisse Africaine », « Havre de Paix », « Berceau des Bantous », «  Grenier de l’Afrique ». C’est une nouvelle page totalement vierge sur laquelle, chaque centrafricain doit imprimer sa marque pour écrire une nouvelle histoire en rose, afin d’entrer dans le concert des nations modernes, pourquoi pas prétendre égaler les Etats-Unis tant sur les plans politique, démographique, économique, social, culturel et sportif. Comme le disait le chef de l’Exécutif américain, nous avons besoin d’ « Institutions fortes » et non d’ « hommes forts ». L’Exécutif, le Parlement, le Pouvoir Judiciaire doivent être très forts, solides, résistants à tous les vents, même soufflant à 5000 Km à l’heure. Pour y parvenir, les ex-combattants doivent comprendre que c’est un vaste chantier, car il s’agit de la refondation d’un pays, d’une nation. Touadéra aura besoin de leur adhésion patriotique, sur la base d’une prise de conscience profonde de la déconfiture avancée du pays. Tenir encore les armes, serait démolir tout espoir de résurrection de la nation centrafricaine. Centrafric Matin espère qu’aucun Centrafricain n’endossera une si lourde responsabilité. Le peuple est désormais debout, estimant que le moment est venu de sortir la tête de l’eau. La misère et la pauvreté sont aujourd’hui plus pires que les armes de destruction massive. Les Centrafricains n’en peuvent plus d’être l’otage des hommes en arme. La Communauté internationale s’est engagée à fond, à en croire les personnalités qui se positionnent pour être présentes à l’investiture de Faustin-Archange Touadéra. Tournons le dos définitivement aux hostilités pour soutenir la Communauté internationale et saisir cette opportunité qu’elle nous offre, de sortir une fois pour toute, du labyrinthe de cette crise larvée qui a ébranlé les fondements de la République.

 

(Suite au prochain numéro)

 

Julien BELA

 

 

 

L’Editorial de Julien BELA

 

08 mars 2016

 

La Journée Internationale de la Femme (JIF) sera célébrée ce 08 mars 2016 en Centrafrique, à l’instar des autres pays du monde. Avec l’élection de Catherine Samba-Panza comme présidente de la transition, tous les espoirs étaient permis. Toute l’Afrique avait jeté des fleurs à la « Sainte-Catherine ». D’autres femmes comme une trainée de poudre, ont envahi le gouvernement et bien d’autres postes de responsabilité. Les chantres féministes n’ont pas tari d’éloges. Avec une femme à la tête du pays, c’est le lait et le miel qui vont couler. Très vite, la réalité du pouvoir a démontré le contraire, les femmes centrafricaines sont pires que les corsaires carthaginois, les pirates de mer, d’une voracité financière inqualifiable, d’une cupidité monstrueuse.

Elles n’ont pu égaler les dames de fer que nous observons sous d’autres cieux. En terme de gouvernance, de gestion de la chose publique, la femme centrafricaine est encore loin du compte. Le concept genre, à notre entendement, s’appuie sur la capacité de la femme à être intègre, honnête, rigoureuse et bon gestionnaire de la chose publique. Quel est le bon exemple que nous pouvons citer pour inciter les jeunes filles à se battre dans les études ? La femme centrafricaine a du chemin à parcourir pour donner au concept genre, un contenu convaincant. S’il s’agit d’aligner les femmes pour leur beauté physique, pur décor artistique au sens du « beau » philosophique, allons-y. Si c’est pour des femmes responsables, compétentes, de vraies dames de fer, il faut attendre 2050 avec l’émergence d’une nouvelle race de femmes. Elles sont pires que les hommes. A quoi servira ce 08 mars et que diront celles qui ont une parcelle de responsabilité pour servir d’exemple aux jeunes filles ? Comment convaincre les hommes de donner une chance à la femme ? Leur passage aux affaires de l’Etat est un véritable cauchemar.

La course à l’enrichissement devient effrénée en cette fin de transition. On brûle les feux rouges. Que restera-t-il dans les différents services pour aider Touadéra à démarrer le moteur gouvernemental et mettre le wagon sur les rails ? Tout porte à croire que la fin de la transition, c’est la fin du monde. La RCA n’existera plus, notamment les services de l’Etat. Comme de coutume, chaque régime sentant sa fin proche, applique une politique de terre brûlée. Ceux qui arrivent, doivent « se débrouiller ». Or, c’est dans l’âge d’or des fiscalités que se termine la transition. La caisse peut-elle être vide ? Ce n’est qu’une question de jour et les lampions vont s’éteindre sur la transition. L’audit de la transition est incontournable pour traduire dans le fait, l’impunité zéro en Centrafrique. Soutenir Touadéra n’est pas un chèque à blanc.

Julien BELA

 

 

 

Affrontement meurtrier entre les peulhs d’ali daras et les anti-balaka a bambari : 03 morts, 03 blesses

 

Le calvaire des populations civiles de la ville de Bambari située au centre de la RCA, refait encore surface. C’est pour autant dire que les rebelles, les va-t-en-guerre, les hors la loi qui sévissent ne nous laisseront pas en paix. Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, un rebelle est un rebelle. Et pire encore les peulhs d’Ali Daras qui n’ont ni âme, ni foi. Le pardon, la tolérance, ce n’est pas leur problème. Tuer ou massacrer est leur mode de gouvernance. Semer la terreur parmi les populations civiles à Bambari est leur goût préféré. L’être humain, pourtant sacré aux yeux de Dieu Tout-Puissant ne pèse pas un gramme devant ces criminels. Leurs bœufs ont plus de valeur que les hommes.

En effet, dans la journée du jeudi 03 mars 2016, les peulhs d’Ali Daras, par provocation, ont conduit leur troupeau dans un camp des déplacés. Les populations ont protesté et ont fait appel à la gendarmerie de Bambari. Aucun signe de vie. Ne pouvant rester là, elles ont demandé l’intervention du contingent de la Minusca basé dans cette ville. Même son de cloche de la part de ceux dont leur mission première est de protéger les populations en détresse. Entretemps, les peulhs ont kidnappé trois (3) personnes dont une (1) femme. A l’issue de ce kidnapping, un affrontement meurtrier s’est déclenché opposant les peulhs d’Ali Daras aux Anti-Balaka de Bambari. Le bilan est lourd : les trois (3) personnes qui ont été enlevées par ces criminels patentés d’Ali Daras, seront tuées par la suite. Trois (3) autres sont blessées et admises à l’hôpital de Bambari. Les populations prises de peur que de mal, envahissent l’enceinte de la gendarmerie. Elles vivent aujourd’hui la peur au ventre puisque les gendarmes n’ont pas des moyens matériels pour les protéger. Elles ne savent plus à quel Saint se vouer. Du contingent de la Minusca basé à Bambari en passant par la gendarmerie de cette même localité, c’est le statu quo. Face à cette attitude, les habitants de Bambari continueront-ils indéfiniment à subir les affres des peulhs d’Ali Daras ?

Il ne fait aucun doute. Ali Daras, peulh de son état est roi de Bambari et des régions environnantes. Les autres peulhs sont aussi des rois comme on le dit souvent, « le chien du roi, est le roi des chiens ». Leur principale activité qui était de paître les bœufs et autres bêtes dans la brousse n’est plus d’actualité. Désormais, ils font paître leur troupeau de bœufs dans les quartiers, les villages, les champs, et que savons-nous encore ? Les non musulmans habitants la ville de Bambari sont devenus leurs valets.

Chaque fois qu’un incident survient entre un peulh et un non musulman, les morts ne se comptent plus parmi les populations non musulmanes. Nous osons croire que cet affrontement meurtrier entre Peulhs et Anti-Balaka est intervenu après l’assassinat de deux des leurs, tombés dans une embuscade tendue par le nommé Maxime Mokom et ses hommes sur le tronçon Bambari – Alindao. On s’attendait à des représailles de la part de ces peulhs. C’est chose faite maintenant.

Dans l’une de nos précédentes parutions, nous avons parlé d’un risque de regain de violences à Bambari après la mort de deux sujets musulmans. Ni les autorités de la transition, ni la Minusca n’ont daigné jeter un coup d’œil sur ce qui se passait à Bambari. Aucune mesure de protection n’a été prise par nos gouvernants pour épargner la vie des populations civiles. Et ce qui devra arriver, est arrivé. Qui osera lever le petit doigt pour nous dire, « voilà les stratégies que nous avons mises en place pour palier aux éventuels affrontement entre Peulhs et Anti-Balaka ». Personne à ce que nous sachons. A la lumière des derniers évènements survenus à Bambari, les populations ne sont-elles pas abandonnées à leur triste sort ? A vous de deviner.

D’après notre humble connaissance, c’est le transfert des ex-combattants Séléka à Bambari avec toutes leurs armadas de guerre qui est à l’origine de la souffrance de la population de cette localité. Ensuite, vient se greffer l’avènement d’Ali Daras et des peulhs qui se sont rangés au côté de ces combattants Séléka pour soi-disant protéger la communauté musulmane. Tant que les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ne seront pas redéployés dans la ville de Bambari pour s’interposer entre les deux communautés et les protéger aussi, les tueries, les massacres ne cesseront jamais. Ali Daras et les peulhs se croyant tout permis, agiront comme bon leur semble. Les populations de la Ouaka grinceront des dents à longueur de journée. Nous regretterons amèrement l’ancien Chargé d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis à Bangui, David Brown qui n’a ménagé aucun n’effort pour demander à Ali Daras de cesser ses exactions. Il nous faudra encore une telle personnalité pour mettre fin aux actes barbares d’Ali Daras et les peulhs à Bambari. Dans le cas contraire, ce sera le chaos. C’est vraiment dommage pour la RCA qui renaît de ses cendres après plus de trois (3) ans de crise larvée. Ali Daras et les Anti-Balaka de Bambari ont l’obligation de faire taire les armes pour donner un nouvel air de vie à la population de la Ouaka et plus particulièrement à celle de Bambari. Il y a un temps pour faire la guerre et un temps pour faire la paix. Le temps de la paix est venu avec Faustin-Archange Touadéra. Enterrons ensemble la hache de guerre

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA  

 

 

 

 

 

 

La devise de la RCA leguee par Boganda au peuple et les defis de l’heure

Le 29 mars de chaque année, les auditeurs et auditrices des différentes stations radiophoniques de la place, voire d’ailleurs, suivent des émissions, écoutent des voix et des témoignages sur feu Barthélemy Boganda, père fondateur de la République Centrafricaine (RCA).

Boganda à son époque, avait intelligemment puisé ses sources d’inspiration dans l’histoire de son village, dans celle de sa campagne dans la commune de Lessé ( Lobaye), de la colonie de l’Oubangui-Chari et de celle de la métropole et du monde. Homme intègre, cultivé en son temps, il a su analyser les contextes de certains faits ou actes et la pensée d’autres hommes illustres pour initier sa philosophie de « Parlons peu, mais travaillons beaucoup » et de « Zo Kwe Zo », qui signifie « Tout homme est un être humain ».

A travers des écrits, ceux écrits par lui-même, à travers ce qu’il dit ou fait, les Centrafricains et ceux d’ailleurs, surtout les lettrés devraient chercher à étudier, à comprendre et à diffuser ses idéaux sur l’amour d’autrui et de la patrie. N’est-ce pas celui qui aime, comprend ; et celui qui comprend, protège ; celui qui protège, partage et se donne ou sacrifie une partie de lui-même pour les autres, pour sa famille et la communauté ?

De quelle espérance parle-t-on après Boganda, surtout les cinq (5) verbes à savoir nourrir, vêtir, loger, instruire et soigner qui ne profitent pas à la majorité des Centrafricains à cause des tensions politico-sociales, et surtout militaro-politiques en RCA ? Le pays ne peut pas vivre en paix. De quelle espérance témoigner dans notre devise qui est « Unité-Dignité-Travail », si les guerres, les coups d’Etat récurrents, la corruption… tétanisent le peuple et surtout les laborieux agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, commerçants, transporteurs, enseignants, sur leur espace vital ? A quelle espérance s’accrocher quand la démagogie et le satyrisme continuent d’être savamment distillés et entretenus, de même dans certains moyens de communications locaux et internationaux ?

Enfin, à quel moment les centrafricains donneront-ils à eux-mêmes et aux autres puisque tout le monde, sinon la majorité d’entre nous considèrent Boganda comme le « père de la nation », le leader de référence en Oubangui-Chari et en Afrique Equatoriale Française (AEF) ? Sincèrement, Boganda et les patriotes oubanguiens et centrafricains sont-ils morts pour rien ?  L’unité nationale de notre cher et beau pays la Centrafrique est souvent bafouée et crée un laxisme vexatoire qui donnerait raison à Georges CONCHON dans son fameux livre « l’Etat sauvage ».

  1. Une unité mise à rude épreuve

Boganda, en intellectuel averti, savait qu’un pays regroupant plusieurs ethnies peut valablement jouir de ses riches diversités culturelles. Pour réussir ce pari, il faut favoriser la création d’un vaste ensemble, en inculquant aux habitants la culture d’une nation qui intègre tous les groupes sociaux-culturels : « malheur à l’homme seul », ne cessait-il de dire, de le clamer haut et fort. Il considérait comme essentielle, la formation de l’unité nationale d’où ses prises de positions, telles que le tribalisme, le sectarisme, le régionalisme, l’indifférence, l’oisiveté, l’explosion sociale. Unis par les vicissitudes historiques, linguistiques plus ou moins communes, des citoyens libres, dans leurs actions ont convergé vers un objectif commun pour bâtir la nation centrafricaine. Pour y parvenir, il leur a fallu une égalité de chance, devant la loi, au niveau de l’éducation, de la santé, de l’emploi, etc. Dans la diversité culturelle, l’unité crée la « confiance à travers la sincérité et la bonne foi ». Tâche à laquelle Boganda et les Oubanguiens se sont engagés et ont tenu.

De l’unité de l’Oubangui-Chari, Boganda pensait aussi à celle de l’AEF et de la grande RCA appelée encore les Etats Unis d’Afrique Latine (EUAL) tant combattue par les agents mafieux, balkanisateurs contemporains. Boganda craignait une indépendance sans l’isolement et les problèmes liés à sa succession. Des factures aux origines lointaines continuent de miner les Centrafricains. Centrafrique mon beau pays, ton cœur n’est pas un genou pour qu’on te plie, quand t’éveilleras-tu ?

En juin 1997, au foyer de charité, un groupe de chrétiens de Bangui, à la recherche de la paix et de la réconciliation après les douloureux évènements de 1996 et suivants, ont publié une brochure intitulée « un pays blessé » ? Les composantes de ce groupe de réflexion ont cité pour causes : des tensions sociales et politico-militaires, la pauvreté, les malaises dans l’Armée, la grande Muette, les luttes politiques, l’ethnisation du pouvoir, la défaillance de l’Etat, la naissance des groupes extrémistes, l’appât de gain facile, la jalousie et la destruction de la société. L’intrusion des forces non conventionnelles et les bandits de grands chemins communément appelés « Zaraguina », « Houda ou Mbarara » et des armées d’Afrique et d’Europe ont plus compliqué la situation que de la résoudre. Depuis l’échec des EUAL, les efforts de groupement des Etats d’Afrique centrale demeurent déficients dans la mesure où chaque Etat cède difficilement ses prérogatives au profit de la communauté.

(Suite au prochain numéro)

Le Petit Yékoa

 

 

 

 

Que sont devenues les societes ORGEM et COMIGEM ?

 

 

Une société qui n’arrive pas à faire face à ses obligations est une société morte. Tel est e cas des deux (2) sociétés d’Etat minier, à savoir : ORGEM et COMIGEM qui n’arrivent pas à payer leurs employés. Quarante (48) huit mois d’arriérés de salaire, c’est un peu trop. Ce sont des êtres humains qui travaillent dans ces sociétés et non des robots. Même des robots ont besoin d’aides dans certaines circonstances pour mieux travailler. Comment expliquer l’attitude des directeurs généraux qui se sont succédés à la tête de ces deux (2) sociétés ? Il est vrai que le mal centrafricain, c’est le Centrafricain lui-même.

Bien de mois se sont écoulés où plusieurs employés de la société COMIGEM ont été licenciés. Selon l’ex-DG de la COMIGEM, certains employés ont des diplômes qui ne leur permettent pas de travailler dans le secteur minier. Certaines employées étaient des filles de salle recrutées sur les critères d’affinités, et donc n’ont plus la qualité de travailler dans ladite  société. Or, d’après les renseignements fournis par ces employés licenciés, c’est à base d’un test qu’ils ont été recrutés au sein de cette société. Ils ont jugé l’acte posé par le DG comme étant un licenciement abusif, du fait que le DG a violé la procédure normale de licenciement d’un employé. Par la suite, un audit a eu lieu au niveau de ces deux sociétés. Mais depuis lors, ces licenciés sont restés sur leur soif avec trente-six (36) mois d’arriéré de salaire. Normalement, ces employés licenciés doivent être dédommagés, malheureusement tel n’est pas le cas.

Un gardien de la société COMIGEM fut chassé avec sa femme et ses enfants pour un non paiement de loyer ; ne savant où aller, ils étaient obligés de passer des nuits blanches sous un manguier pendant cinq (5) jours. Il a fini par prendre un ventilateur de ladite société pour vendre afin de cautionner un loyer. Selon les informations à notre possession, la gestionnaire actuelle de la COMIGEM serait la grande sœur du DG, le comptable  son neveu, le secrétaire principal, la femme de son grand frère.

COMIGEM est devenue une dynastie, et non une société d’Etat. Le DG intérimaire actuel n’arrive pas à assumer ses responsabilités du fait qu’il n’est pas respecté par les parents du DG sanctionné après l’audit et qui se trouve en ce moment à la maison. Des archives furent parachutées et signées à la maison par le DG sanctionné, en lieu et place du DG intérimaire. Même le véhicule de service, mis à la disposition du DG intérimaire, serait mis en location et se retrouve présentement dans la ville de Berberati. Jamais la RCA ne peut faire un pas de géant, si de telles pratiques vont continuer. De grâce, payez les arriérés de salaires de ces employés.

 

Bénistant Mballa

 

 

quel sort le regime transitionnel a-t-il reserve aux futurs dirigeants du pays ?

 

 

Jamais au monde une transition est aussi longue que celle de la RCA. Le Burkina Faso, à travers sa transition a préparé la voie aux futures dirigeants du pays. Les nouvelles autorités du Burkina Faso ont pris fonction sans rencontrer de difficultés majeures. La communauté internationale a bien raison d’organiser les élections « à la malienne » pour mettre un terme à une transition qui ne fait que enfoncer le clou au peuple centrafricain. Comment expliquer l’attitude des autorités de la transition qui veulent abandonner le pays dans un désordre total caractérisé par la grève des enseignants du supérieur ? Même le paiement des arriérés de salaire aux fonctionnaires et agents de l’Etat devient un problème (Novembre et décembre 2013). Catherine Samba-Panza a épuré seulement un mois d’arriéré de salaire sur les trois mois d’arriérés que Michel Djotodia a laissé. Qui va épurer le reste de deux mois d’arriérés ? En plus, elle a procédé à une intégration numérique non conforme dans les départements ministériels. Cependant, les enseignants du supérieur réclament leur intégration dans la Fonction Publique. Qui les prendra en charge ? Les autorités de la transition veulent-ils piger les futurs dirigeants du pays ? autant d’interrogations qui nous laissent perplexes devant les faits actuels.

Les autorités de la transition doivent obligatoirement rendre compte de leur gestion. La communauté internationale a bien soutenu la transition depuis que Samba-Panza est élue comme présidente de la République. C’est la communauté internationale qui paie les salaires, les bourses, les pensions aux ayant droits. L’Union Africaine et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), ne cessent d’apporter leurs soutiens à la transition à travers des dons. Il est inadmissible que le problème des arriérés de salaire, des bourses et des pensions ne soit pas résolu. La douane, à travers sa journée internationale célébrée le 25 janvier de chaque année, a présenté un bilan positif de ses activités avec un surplus de la somme exigée par le gouvernement. Cela témoigne que malgré le soutien des partenaires, le gouvernement de transition est bel et bien capable de palier à plusieurs difficultés pour rendre la tâche aisée aux nouveaux dirigeants du pays.

Une bonne gestion de la transition doit commencer par le paiement des dettes et des salaires. Le Conseil National de Transition (CNT) doit voter une loi anti-corruption pour lutter contre le détournement des deniers publics, les biens mal acquis. Jamais le CNT a pris ses responsabilités. Bien des détournements ont eu lieu sous le régime de transition qui tire à sa fin. La lutte contre l’impunité ne concerne pas uniquement les cas d’abus sexuels, cela vise également les crimes économiques. Les dirigeants issus des élections ont l’obligation de poursuivre devant la justice tous les assassins économiques du pays. Cela servira de leçons aux autres.

 

Bénistant Mballa

 

 

EN IMAGES, l’INCENDIE DU MARCHE CENTRal DE BANGUI

 

Dans la nuit du vendredi 04 au samedi 05 mars 2016, une bonne partie du Marché Central de Bangui était consumée par un incendie. Les dégâts sont énormes et incalculables. S’agit-il d’un incendie accidentel ou criminel ? Aucune information n’est encore disponible à ce sujet. Mais des millions de FCFA et des tonnes de marchandises sont totalement partis en fumée. 

En voici quelques photos prises lors de cet incendie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dr Doctrouvé Euloge KOÏ

Citoyen Centrafricain

Tél : 72 07 22 99/ 75 58 44 97

@ :beafrika.dek@gmail.com

NOTE

A La Très Haute Attention de Son Excellence

Pr Faustin Archange TOUADERA

Président Elu de la République Centrafricaine

-Bangui

 

 

Excellence, Monsieur le Président Elu de la République,

 

« Ensemble, nous allons faire de la République Centrafricaine un pays uni, solidaire et prospère. Centrafricains de toutes les régions, de toutes les religions, des différents statuts sociaux, de tous les secteurs d’activités, de toutes les générations, nous allons transformer notre pays en un vaste chantier offrant des opportunités d’emploi aux jeunes, créant des richesses pouvant être redistribuées de manière équitable. Ensemble, nous allons accroitre la participation des jeunes à la vie publique. Nous allons consolider la paix dans notre pays. »

 

Telle est votre première déclaration après l’annonce, faite par l’Autorité Nationale des Elections, des résultats provisoires vous donnant vainqueur du scrutin présidentiel du 14 février 2016.

 

Cette déclaration résume l’essentiel de ce que les centrafricains attendent d’écouter et de voir de la part du nouveau Président de la République que vous êtes et prouve que vous êtes conscient des tâches qui vous attendent.

 

Il est de bon ton de savoir que de l’avis de tous les centrafricains, la descente aux enfers de la République Centrafricaine a été orchestrée par les agents du mal, spécialistes d’instrumentalisation des crises sociales à des fins politiques, qui écument les milieux politique, religieux, syndical et social de notre pays.

 

Après les douloureux évènements qui ont secoué notre pays, les centrafricains se sont mobilisés et ont nourri leur ferme volonté de barrer la route au système mafieux, clientéliste et tribaliste et à tous ceux qui, au lieu d’apaiser les disputes excitent les querelles, les divisions, les pillages et la destruction de notre pays, par la confiance en soi, soutenue et irriguée par la ferveur collective pour vous soutenir et vous voter massivement afin de transformer leurs douleurs en joie, leur détresse en bonheur et leur agonie en délivrance.

 

Face aux urgences sécuritaires, économiques, sanitaires, humanitaires et sociales et pour réussir votre mission, il s’avère particulièrement nécessaire de ne pas user des sentiments dans la gestion des affaires publiques.

Les centrafricains sont exigeants et voudront que vous n’hésitez pas à sanctionner, dès les premières manifestations des manipulations, tous ceux qui pratiquent la démocratie avec le ‘’sang à l’œil’’ ignorant que celle-ci est avant tout humanité avant d’être un simple schéma de pensée ou une idéologie permettant de séduire des foules pour accéder au pouvoir.

En tant que démocrate, reconnaissant l’humanité en l’autre et que l’autre aspire aussi au bonheur et rejette le malheur et les souffrances, l’attitude de votre esprit devra s’exprimer par des choix nouveaux et des actes concrets au bénéfice de la Nation.

 

Il sied de noter que l’entente dynamique, cohérente, systématique et soutenue entre les masses populaires autour de votre candidature a été fondée sur l’espoir que vous êtes la personne idéale qui saura se réapproprier cette part d’humanité et qui permettra à la République Centrafricaine de répondre présente au rendez-vous avec son propre destin et d’accomplir le développement qui mette le bonheur, la félicité et la prospérité à la portée de tous.

 

Mettre vos mains sur le cœur de vos compatriotes, faire table rase de la pratique obsolète qui consiste à nommer des personnes déjà admises à la retraite, vous inscrire en faux contre la théorie de ne privilégier dans les nominations aux fonctions de Ministre ou de Directeur Général que des personnes dites d’expérience au détriment des jeunes comme s’il y existe un institut de formation en science d’expérience auquel ces derniers n’auraient pas accès, tourner le dos à la politique dévastatrice de vos prédécesseurs ayant consisté à créer des Républiques en miniature portant le nom des ethnies dont-ils sont membres, accroitre la participation des jeunes à la vie publique et transformer la République Centrafricaine en un vaste chantier comme vous l’avez si bien dit dans votre déclaration susmentionnée, fera de vous un bon dirigeant sachant prendre des responsabilités en ayant la foi dans sa mission de mandataire du bien collectif.

 

Si vous réalisez tout cela, soyez rassuré qu’au terme de votre premier mandat, les centrafricains vont vous plébisciter pour un deuxième mandat.

 

Veuillez croire, Excellence Monsieur le Prédirent Elu de la République, en l’assurance de ma Très Haute et Déférente Considération.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BÊKOU

Fonds Fiduciaire de l’UE pour la République Centrafricaine

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Bruxelles, le 3 mars 2016

BÊKOU À L’AIDE DES FEMMES CENTRAFRICAINES ET DE LEUR FAMILLE

Le 8 mars 2016, le ministère centrafricain des Affaires sociales et le fonds Bêkou vont célébrer ensemble la Journée Internationale de la Femme.

Lors de cette journée, toutes les parties prenantes au projet « GENRE » (1.5 million d’euros) présenteront, devant la cathédrale de Bangui, les résultats atteints dans les 3 domaines suivants :

 

  1. Protection : prise en charge psychosociale ou juridique des victimes de Violences Basées sur le Genre (GBV)
  2. Soutien économique aux femmes et jeunes filles et accompagnement dans les activités génératrices de revenus (AGR)
  3. Santé communautaire : sensibilisation sur l’éducation sexuelle, planning familial.

 

Les membres des organisations seront également présents avec des témoignages en séances tenantes (en français et sango), par exemple, des groupements de femmes musulmanes de PK5 appuyées en Activités Génératrices de Revenus et tontines ou encore les femmes participantes aux sessions d’alphabétisation.

 

La ministre des Affaires sociales, Madame Eugénie YARAFA, avec le fonds Bêkou, procédera par ailleurs au lancement de la seconde phase de ce projet (2 millions d’euros) qui va reposer sur :

 

  • la création d’une Maison de l’Espoir : lieu où pourront être développées des activités destinées à réaffirmer l’égalité hommes/femmes et à renforcer la capacité des femmes
  • un volet socio-économique : il s’agit ici de favoriser l’autonomie économique et sociale de toutes les femmes, de leur donner accès aux services de base (santé, éducation, hygiène etc) et de renforcer leurs capacités dans certains domaines spécifiques (crédit, épargne, entreprenariat, etc)
  • volet politique : l’accent est mis ici sur le renforcement des connaissances des femmes en matière de droits sociaux, civiques et politiques

 

 

Projets « GENRE » : 1,5 million d’euros

  • 30 groupements de femmes et 15 ONG locales participent à ce projet
  • 750 membres de groupements féminins ont été formés sur la comptabilité basique et gestion financière
  • 1140 membres de groupements féminins ont été formés sur la gestion et organisation des groupements
  • 280 membres de groupements féminins ont été formés sur les notions de GBV (violences basées sur le Genre)
  • 810 femmes et jeunes filles démontrant une augmentation de revenus grâce aux AGR (activités génératrices de revenus)
  • Mise en œuvre : International Rescue Committee (IRC)

 

Plus d’informations sur ce premier projet « genre », mis en œuvre par l’ONG internationale IRC sont disponibles sous :

http://capacity4dev.ec.europa.eu/trust-fund-bekou/minisite/b%C3%AAkou/3-le-fonds-b%C3%AAkou-en-action-

actions-b%C3%AAkou-trust-fund/le-programme-genre

 

Contacts:

Irchad Razaaly – Gestionnaire du Fonds fiduciaire Bêkou : +32 229-52323

Irchad.RAZAALY@ec.europa.eu

 

Jeanne Aurélie Sidonie NGO BELNOUN – Press Information Officer

Délégation de l’UE en République centrafricaine: + (236) 75.20.29.24

Jeanne-Aurelie-Sidonie.NGO-BELNOUN@eeas.europa.eu

 

 

 

 

 UNITED NATIONS                                           NATIONS UNIES

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine

MINUSCA

 

 

Request for Expression of Interest for the Provision of an IP-based Long Term Evolution (LTE)

Solution. Enabling High-Speed, High-Capacity, High-Connectivity Voice, Video and Data

Transmission to MINSUCA in the Central African Republic.

 

Date of this Request for Expression of Interest:                        Thursday, 03 March 2016

 

Closing Date for receipt of Expression of Interest:                   Thursday, 24 March 2016

 

Description of Requirement :

 

The United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) hereby solicits Expression of Interest (EOI) from qualified companies for the Provision of an IP-based Long Term Evolution (LTE) Solution, Enabling High-Speed, High-Capacity, High-Connectivity Voice, Video and Data Transmission.

 

Conditions :

 

  1. Interested companies are invited to submit their EOI by hand delivery or e-mail at addressed
    provided above. The EOI must include, as a minimum, thé following documentation/information:

– Company’s United Nations Global Market (UNGM) Registration Number. (Mandatory – see below)

– Company’s profile

– Company’s contact détails (address, téléphone and fax unmbers, e-mail, etc.)

– List of referenced clients (minimum of three) with contact addresses.

 

  1. In order to be eligible to participate in any soliciation, vendors interested in fulfilling the requirement
    described above as a minimum requirement, they must be registered with UNGM and may wish to visit
    http://www.ungm.org for full registration and/or information.

 

Important Notice :

 

This EOI does not constitute a solicitation. MINUSCA reserves the right to change or cancel the requirements at any time during the EOI and/or solicitation process. Thus, submitting a response to this EOI does not automatically guarantee that your company will be considered for receipt of the solicitation when issued.

The EOI, clearly marked « Expression of Interest – Provision of an IP-based Long Term Evolution (LTE) Solution, Enabling High-Speed. High-Capacity, High-Connectivity Voice, Video and Data Transmission », must be received by MINUSCA no later than COB Thursday, 24 March 2016, via email address ivanisevic@un.org with copy to sleimana@un.org and ouartara4@un.org or to the following address:

Procurement Office

MINUSCA, Logistics Base

Avenue Boganda, PK4

Bangui 3338

Central African Republic

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