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CM N°2180 du Jeudi 10 mars 2016

mars 10, 2016

Martin Ziguele en passe d’etre demis de la presidence du MLPC

 

L’élection présidentielle de 2015 et 2016 en RCA n’a cessé de faire des vagues au sein de certains partis politiques. Et ce, par rapport au nombre de voix et de pourcentage obtenus par chaque présidentiable. C’est l’exemple patent du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), avec son président, Marin Ziguélé.

De sources concordantes et fiables émanant du milieu des membres du Bureau Politique Exécutif (BPE) et du Bureau des Cadres (BC) de cette formation politique, font état de la convocation d’une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) post-élection en vue de décider du probable départ de Martin Ziguélé de la présidence du MLPC. L’unique raison évoquée par les tenants et partisans de cette AGE, est que « Martin Ziguélé, président du MLPC, à trois (3) reprises, n’a pas la chance d’être élu président de la République, depuis la présidentielle de 2005, de 2011 et de 2015 ». Allusion faite ainsi au rang qu’il avait occupé : 2ème en 2005 après François Bozizé ; 3ème en 2011 après Bozizé et feu Ange Félix Patassé ; et 4ème en 2015 après Faustin-Archange Touadéra, Anicet Georges Dologuélé, et Désiré Nzanga Bilal Kolingba. A y voir de près, c’est une véritable chute politique vertigineuse de Martin Ziguélé à la tête du MLPC depuis 2004. D’où nécessité de commencer déjà à préparer la succession de Martin Ziguélé à la tête de cette formation politique.

Un autre aspect non négligeable, le ralliement politique de Martin Ziguélé au candidat Touadéra au second tour de la présidentielle, n’a pas plu au bon nombre des cadres, militants et sympathisants radicaux du MLPC. Donc à travers cette AGE post-élection, il est question d’insuffler un nouveau souffle au MLPC pour le repositionner sur la scène politique nationale.

C’est donc un feuilleton politique intéressant à suivre pour connaître les tenants et les aboutissants.

 

Le Petit Yékoa

 

 

Centrafrique: 333 enfants tués et 589

mutilés pendant la crise, selon l’ONU

 

Les Nations unies ont documenté le meurtre de 333 enfants et la mutilation de 589 autres au cours des vagues successives de violences en Centrafrique depuis 2013, selon un nouveau rapport sur la situation des enfants dans le pays, publié lundi.

« En 2013 et 2014, au plus fort de la crise, les enfants ont été victimes de violations extrêmement graves commises dans un climat d’impunité totale », a déclaré la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui, lundi 7 mars.

Selon les Nations unies, ces centaines de garçons et de filles « ont été tués ou blessés à la machette, par armes à feu et d’autres types d’armes, parfois de manière extrêmement brutale. Lors d’incidents particulièrement horribles documentés dans le rapport, des enfants ont été décapités ».

 

Entre 6000 et 10 000 enfants recrutés par les groupes armés

Depuis la crise de 2013, le recrutement d’enfants par des groupes armés a nettement augmenté, insiste le rapport. En 2014, l’Unicef estimait qu’entre 6 000 et 10 000 enfants étaient associés à toutes les parties du conflit.

Des chiffres qui font écho à ceux publiés la semaine dernière par deux ONG américaines, selon lesquelles l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony aurait enlevé plus de 200 personnes depuis le début de l’année 2016, dont une cinquantaine d’enfants.

« Les enfants ont été utilisés comme combattants, esclaves sexuels, pour effectuer des pillages et dans divers rôles de soutien », explique le rapport de l’ONU. « Durant les pics de violence, ils ont été vus en grand nombre, associés aux groupes armés, et souvent utilisés pour ériger des barricades et garder des barrages routiers ».

Dans certains cas, documentés par les Nations unies, les enfants ont été « utilisés comme boucliers humains ou pour attirer les forces internationales dans des embuscades ».

 

500 cas de violences sexuelles depuis 2011

Au total, depuis 2011, plus de 500 cas de viols et autres formes de violences sexuelles ont été recensés par les Nations unies, dont certains « commis par des membres des forces internationales de maintien de la paix ». Pour l’année 2015, l’ONU a enregistré 69 cas d’abus sexuels perpétrés par ses Casques bleus, principalement en Centrafrique et en RD Congo.

 

Jeune Afrique

 

 

08 mars 2016, « Journee internationale des femmes », les femmes centrafricaines n’ont rien compris et sont tres loin du compte

 

D’entrée de jeux, au regard du 08 mars 2016 qui vient de passer, nous pouvons affirmer que cette journée ne concerne pas les femmes du monde rural. Elles sont exclues de la compréhension et de l’acceptation de cette journée. C’est encore une affaire des femmes urbaines. Boire, manger, danser et entrer dans le royaume du désordre absolu. Bagarre, dispute, ivrognerie, divorce en sont le terminus. La femme centrafricaine n’a pas encore pris conscience du chemin à parcourir pour atteindre 50/50. Les droits des femmes  passent par la compétence, et la compétence ne tombe pas du ciel. La beauté physique est l’unique force de la femme centrafricaine. Il faut les collectionner dans un gouvernement, histoire de prouver que le concept genre est respecté.

Par le passé, la RCA a connu des dames de fer, avec un leadership incontestable, Elisabeth Domitien et tante Ruth Rolland. Elisabeth Domitien, première femme Première ministre en RCA, n’a jamais cédé le flanc à l’ex-Empereur Bokassa. Elle s’opposait farouchement à certaines décisions prises par l’ex-Empereur. Elle n’est guidée que par l’intérêt supérieur de la nation. Elle n’a jamais envoyé son Directeur de Cabinet, aller prendre de l’argent en désordre, au mépris de l’orthodoxie financière. Elle n’a jamais limogé un cadre parce qu’il lui fait ombrage, pour nommer un autre, plus favorable aux caprices. Tante Ruth-Rolland est leader politique. Elle a joué sa partition jusqu’au bout, tenant tête au président André Kolingba. Elle n’a jamais eu froid aux yeux, ni fait les yeux charmants. Ces deux (2) dames de fer ont véritablement imprimé la marque de la femme centrafricaine.

Malheureusement, « paix à leurs âmes », leurs exemples n’ont pas été suivis. C’est un vide difficile à combler jusqu’à ce jour. Les Centrafricaines d’aujourd’hui mettent en avant la beauté physique, au détriment du savoir, de l’intellect qui sont les sources de compétence. C’est en déesse multicolore, depuis les cils, les sourcils, les lèvres, les ongles, un habillement sexy, une démarche caméléon, elles dandinent pour aller au bureau. Et pourtant, tous les pays de la planète viennent de s’engager dans les décennies de l’« Education Pour Tous », lancée par l’UNESCO. Le quotidien « Centrafric Matin » s’attendait à un accent particulier sur l’« Education Pour Tous », son impact d’ici 2030. La scolarisation des filles, l’alphabétisation fonctionnelle pour les adultes, en somme, décréter l’ignorance zéro en 2030. La femme urbaine centrafricaine crie sur tous les toits, le concept genre, mais elle vaut quoi ? La transition qui s’achève est pleine de femmes pour quels résultats ? Où sont les prouesses ? La Communauté internationale, très déçue, a préféré précipiter les élections pour se faire débarrasser d’une horde de femmes incompétentes qui se servent et non servir un pays. Le plein de la transition par les femmes, laisse un goût très amer à tous les Centrafricains. Le concept genre n’est pas une baguette magique et les débats sont tordus en RCA.

Les droits de la femme sont reconnus et admis en Centrafrique. Les débats ne sont plus à ce niveau. Le défi concept genre est celui de la qualité des femmes, leur niveau intellectuel, leur capacité à manager. L’entreprenariat féminin, où en sommes-nous ? Quel genre de femmes pour le développement de la RCA ? En plus du thème international, il faut bien un sous thème propre aux attentes des femmes centrafricaines. La femme rurale est-elle concernée ? Comment la sortir de l’analphabétisme ? Comme faire d’elle une actrice du développement ? Elle doit savoir lire et écrire. Cela représente tout un programme et l’UNESCO y veille. Quelle est la proportion des femmes instruites, le taux de scolarisation des filles depuis la maternelle jusqu’à l’Université ? Le thème proposé par les Nations-Unies est répété comme fait le perroquet, sans discernement, dissection, analyse chirurgicale.

Les grands pays développés n’ont pas encore atteint 50/50, à plus forte raison la RCA, l’un des derniers pays de la planète avec un fort taux d’analphabétisme tout genre confondu. Le leadership féminin n’est pas encore né. Juste une floraison d’ONG, solution rapide pour chercher à manger. La femme centrafricaine, quel que soit son niveau aujourd’hui, n’a encore rien compris, car ce 08 mars 2016, le démontre pleinement. Elle n’est pas encore en mesure de cogiter par elle-même, mais experte en désordre, citerne de bière, vin, whisky, boire, manger et danser, c’est ce qu’elle appelle faire la vie, faire la fête. La journée des droits de la femme n’est nullement comprise en RCA. Les rares femmes borgnes parmi les aveugles, veulent se faire reine des prées. Les femmes urbaines ne tiennent pas compte des femmes rurales, ce qui fait apparaître deux (2) paliers discriminatoires. Les Nations-Unies doivent éclairer la lanterne des éclairées pour qu’elles perçoivent réellement la quintessence de cette noble mission, « Education Pour Tous en 2030 ».                    Julien BELA

 

 

Cri de colère de l’Association des Ressortissants pour le Développement de la Ouaka suite aux évènements douloureux des 3, 4, et 5 mars 2016

 

 

Le regain de violences intercommunautaires à Bambari en particulier, et dans la Ouaka en général, était prévisible avec le retrait du contingent de la République Démocratique du Congo (RDC) de la Minusca, sur instruction du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

C’est ainsi que l’ARDUK a manifesté son cri de colère dans un communiqué de presse N°030/ARDUK/BE/PR/SG/16 du 08 mars 2016, signé de son Vice-président, Anicet Pounembéla. « Dans nos déclarations et notre communiqué de presse N°025/ARDUK/BE/PR/SG/ du 15 janvier dernier sur les ondes de Ndeke-Luka, Radio Notre Dame et Radio Centrafrique, l’ARDUK avait dénoncé la décision des Nations Unies relative au retrait précipité du contingent de la RD-Congo de la Minusca, basé dans la Ouaka tout en mettant en garde cette institution des conséquences négatives que cette fameuse décision pourrait produire suite à ce retrait. Malgré ce cri d’alarme et cette mise en garde légitime, la Minusca était restée évasive sur cette question.

Face à ce comportement négatif de cette institution onusienne, l’ARDUK se voit donc dans l’obligation de convoquer une Assemblée Générale d’urgence aux fins de prendre des grandes décisions qui en découleront.

Toutefois, elle rend responsables ces forces onusiennes des derniers évènements criminels des 3, 4, et 5 mars 2016 dans la Ouaka, et promet de tout mettre en œuvre pour documenter ces crimes en vue d’une éventuelle action en justice. L’ARDUK saisit, par ailleurs, cette opportunité pour dénoncer la présence des forces françaises de la Sangaris dans la préfecture de la Ouaka, considérée comme source de cette nouvelle tension.

L’ARDUK appelle, enfin la population de la Ouaka en général, et celle de Bambari en particulier, a gardé son sang-froid et de ne pas céder à la tentation afin de préserver les acquis de la cohésion sociale et de la réconciliation. Que Dieu bénisse la Ouaka ».

Ce communiqué de l’ARDUK que nous qualifions de légitime, responsable et réfléchi, n’a fait que prendre en compte les préoccupations majeures de la population de la Ouaka en matière de protection. Or, il s’est avéré que bon nombre de contingents d’autres pays de la Minusca, tout comme les troupes françaises de l’Opération Sangaris sont aussi impliqués dans ces cas d’abus sexuels et de viols de mineurs en RCA. Mais où en sommes-nous avec la suite des enquêtes ouvertes dans leurs pays respectifs ? Et pourquoi ne viser que le contingent de la RDC de la Minusca ? C’est le comble du paradoxe avec la Minusca et les Nations Unies en RCA.

 

Le Petit Yékoa

 

 

 

La cohésion sociale et le vivre ensemble se mettent peu à peu en place, sauf avec Ali Ndaras et les anti-balaka de Bambari

 

Qui aurait cru un jour que le Km5, considéré comme le « couloir de la mort » ou la « vallée de la mort » allait renouer avec sa vie d’antan ? Qui aurait aussi cru que le 4ème arrondissement de la ville de Bangui en général, et le quartier Boy-Rabé, dénommé « zone rouge » en particulier sortira-t-il de cette zone d’ombre où tout était permis ?

Au Km5, les jeunes drogués musulmans faisaient leur loi. A Boy-Rabé, les Anti-Balaka régnaient en maître absolu. Il ne se passait pas un jour sans que l’on parle des braquages, des vols à main armée au quartier Boy-Rabé. Au Km5, les tueries, les exactions de tout genre ont battu tout le record de la crise en RCA. Aucun individu ne pouvait s’hasarder dans ces deux (2) lieux précités sans être appréhendé par nos compatriotes qui n’avaient ni foi, ni âme, ni conscience. Aujourd’hui, c’est déjà chose faite. Le marché du Km5 est ouvert. Non musulmans, animistes et pourquoi pas Anti-balaka s’y rendent pour faire leurs achats ou écouler leurs produits. Ils se promènent même tard dans la nuit, si nous nous tenons aux propos d’un compatriote musulman habitant le Km5 qui s’est exprimé le mardi 08 mars 2016 sur la radio Ndéké-Luka après un match de football opposant les filles du 3ème à celles du 4ème arrondissement de la ville de Bangui. Si ces deux (2) arrondissements considérés comme les foyers de tension se rencontreront très prochainement à la mairie du 3ème arrondissement, nous pouvons nous réjouir. C’est la preuve que la cohésion sociale, le vivre ensemble entre musulmans et non musulmans se mettent peu à peu en marche. Nous osons croire que rien n’empêche cette cohésion sociale et ce vivre ensemble de se développer, se perpétuer pour qu’on atteigne le niveau de notre vie d’antan. Si à l’homme, rien n’est possible, à Dieu Tout Puissant, tout est possible. Et il suffit que nous croyons.

Le pape François a effectué une visite de deux (2) jours en République Centrafricaine, du 29 au 30 novembre dernier. Visite au cours duquel il s’est rendu à la Mosquée Centrale de Bangui à la rencontre des musulmans et non musulmans habitant le 3ème arrondissement de Bangui. Ils l’ont accueilli avec enthousiasme et foi. Aujourd’hui, les musulmans du Km5 récoltent le fruit de la bénédiction divine. Ceux qui ont été qualifiés de tous les maux du monde sont devenus des donneurs d’exemple. Ils nous acceptent, nous reçoivent dans leur enclave du Km5. Les Anti-Balaka du 4ème arrondissement de Bangui ont fait autant. Mais beaucoup restent à faire du coté des non musulmans. Si ces derniers agissent ainsi à l’égard de nos compatriotes musulmans, en leur donnant l’occasion d’aller à Pétévo, à Ouango, à Bimbo, au PK12, à Combattant, nous osons croire que rien ne s’opposerait à la cohésion sociale, au vivre ensemble tant recherchés depuis longtemps. Aux quartiers Boeing et récemment dans le 4ème arrondissement, c’est chose faite. Les autres doivent leur emboîter le pas pour qu’on ait véritablement le vivre ensemble.

Si au Km5, la cohésion sociale et le vivre ensemble sont visibles à l’œil nu, par contre à Bambari, c’est un autre son de cloche. Aujourd’hui les musulmans et non musulmans se rassemblent, se réconcilient, signent des pactes de non-agressions, demain tous les efforts déployés sont remis en cause. Et ce, par les peuhls d’Ali Ndaras et les Anti-Balaka de Bambari. Qu’est ce qu’ils veulent concrètement ? Le sang des innocents qu’ils font couler presque chaque jour ne les émeut-il pas ? L’être humain est sacré. Et pour ce faire, il ne doit pas être traité comme des animaux. D’ailleurs, même les animaux sont protégés. Pourquoi pas les êtres humains créés à l’image de Dieu ? Il y a un temps pour faire la guerre, et un temps pour faire la paix. Le temps de la paix est arrivé avec Faustin Archange Touadéra, le président de tous les Centrafricains. Pourquoi les peuhls et les Anti-Balaka de Bambari continuent de faire souffrir leurs compatriotes ? Que cessent ces tueries. Ils doivent désormais copier l’exemple des musulmans du Km5 et les Anti-balaka de Boeing et de Boy-Rabé.

Nous leur jetons des fleurs. Et nous profitons de cette occasion pour exhorter les peuhls d’Ali Ndaras et les Anti-Balaka de Bambari, à œuvrer désormais pour la  cohésion sociale et le vivre ensemble sans lesquels il ne peut y avoir la paix et la réconciliation souhaitées par tous les Centrafricains.

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

 

 

 

Le marche central et le centre de bangui, paralyses par

la greve des commerçants ce mardi 08 mars 2016

 

Dans la nuit du vendredi 04, au samedi 05 mars 2016, une partie du bâtiment de Marché Central de Bangui était ravagée par le feu. Plusieurs marchandises et des sommes d’argents colossales étaient parties en fumée. L’origine de cet incendie demeure jusque-là inconnue. C’est ainsi que, dans la journée du lundi 07 mars 2016, les commerçants et commerçantes dudit marché, se sont massivement mobilisés, et ont décidé d’observer deux (2) jours de grèves, afin que le gouvernement puisse leur trouver des solutions. Cette grève a été largement suivie le mardi 08 mars, car les activités commerciales ont été paralysées, non seulement au niveau du Marché Central, mais aussi dans le Centre Ville de Bangui. A l’exception des bâtiments administratifs qui ont ouvert leurs portes, les boutiques et les kiosques étaient hermétiquement fermés. Les principales voies d’accès au Marché Central étaient barricadées. Les femmes vendeuses de légumes, de poissons fumés et frais, et autres fruits comestibles, n’étaient plus à leur place habituelle. Les petits commerçants qui longeaient le long des rues n’étaient pas visibles. Notons que cette grève observé par ces commerçants et commerçantes, a coïncidé avec la célébration de la Journée Internationale de la Femme (JIF). Mais chose curieuse, ils ont repris leurs activités commerciales ce mercredi 09 mars contrairement à ce qu’ils ont dit.

S’agit-il d’un incendie accidentel ou criminel ? Une interrogation qui fait couler beaucoup d’encres et de salives au sein de la population centrafricaine. Selon les témoignages de certains commerçants et commerçantes, « c’est chaque année que le phénomène de cet incendie se répète, faisant d’énormes dégâts. Même pour réparer les toitures brûlées, la Mairie de Bangui est incapable de le faire. Les commerçants se voient obliger de réparer les dommages causés avec leur propre argent car leur avenir y dépend. Comment les patentes, les impôts et autres taxes vont être payés à l’Etat, si la Mairie n’assume pas ses responsabilités ? »

« Pas de fumée sans feu », dit-on. Une enquête doit être ouverte pour déceler l’origine de cet incendie. Des incendies à répétition cachent bien des choses. Plusieurs bâtiments de l’Etat sont demeurés irréparables, à cause de ce genre d’incendie. Les Centrafricains doivent désormais mettre fin aux branchements illicites de l’électricité. Le moindre dérapage de ces branchements illicites est source de nombreux incendies.  Faisons attention avec l’utilisation de l’électricité dans les différents milieux.

 

Bénistant MBALLA

 

 

L’INACESSIBILITE A L’EAU PROPRE, UN

SANCTUAIRE DES VIOLENCES SEXUELLES

Les femmes comme les hommes, peu importe leur classe sociale, leur origine, leur moyen financier ou encore leur milieu de vie, doivent avoir accès à l’eau potable. Dans la ville de Bangui, au 8ème Arrondissement, certaines femmes parcourent des kilomètres pour se procurer de l’eau.

A 01heure ou 02 heures du matin, il faut se lever pour puiser de l’eau, alors qu’il fait encore noir. Impossible de distinguer une silhouette devant ou derrière soi. Les risques sont grands dans cette obscurité et le froid fendille les lèvres et paralyse les articulations, se plaint une habitante du coin. «  Je tremble chaque fois que je sens que quelque chose bouge dans l’obscurité, alors que je suis avec mes deux (2) filles entrain de chercher sur quelle porte frappée pour nous approvisionner en eau potable », renchérit Monique Kéba ; avant de poursuivre en ces termes : «  mais comment peut-on laisser gambader dans la ville des enfants avec des bidons à la recherche d’eau ? Ne peut-on pas créer des bornes d’eau pour les plus démunis ? Chaque jour, je vois  de très jeunes filles entrer dans un enclos à la quête d’eau. Et si elles tombaient sur des dangereux pédophiles, les ONG se mettraient-elles encore à faire des statistiques»? La vie de la jeune fille est principalement mise en danger. Certains milieux de la ville sont actuellement réputés pour le manque d’accès à l’eau potable ; et quelques endroits également pourront devenir des foyers de cette nouvelle forme de violence faite à la jeune fille et à la femme.

Stève-Brice Zoumadja, conseiller en développement et expert en eau et assainissement suggère à l’Etat de mettre à la disposition de la population des sources d’eau potable ou des robinets à la portée des démunis dans les quartiers, les avenues. Pour ce spécialiste, cette mesure éviterait aux femmes et filles d’être chaque fois exposées à ces pratiques inhumaines relatives aux violences sexuelles. Le combat pour l’accès des plus démunis à l’eau potable est aussi une lutte pour la dignité de la femme et tout celui qui dispose d’une parcelle de pouvoir devait faire de l’accès à l’eau potable pour tous, son cheval de bataille.

 

Prudence YEMETE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

CENTRAFRIQUE : L’ONU-FEMME ELABORE UN NOUVEL AGENDA POUR ERADIQUER LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ET FILLES

L’ONU-femme a élaboré un agenda pour marquer la célébration de la Journée internationale de la femme de cette année. Dans ce document le sous secrétariat général de l’ONU et la direction exécutive de l’ONU-femme, ont affirmé l’importance de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles.

Le document de l’ONU-Femme a indiqué que le développement durable passe part l’égalité des sexes dont l’objectif est de mettre fin à la discrimination et à la violence contre les femmes et les filles et d’assurer une participation égale et des chances dans tous les domaines de la vie.

ON-Femme a rappelé par ailleurs l’objectif de l’Agenda 2030 en ces termes « plus de 90 gouvernements ont répondu à l’appel de l’ONU-Femmes pour l’action à « Step It Up pour l’égalité des sexes ».

Cette structure internationale considère que les femmes et les filles comme des maillons essentiels dans la recherche de solutions aux maux qui gangrènent le monde « les femmes et les filles sont essentielles pour trouver des solutions durables aux défis de la pauvreté, l’inégalité et la récupération des communautés les plus touchées par les conflits, les catastrophes et les déplacements » précise le document.

Un accent est mis sur les menaces qui pèsent sur les femmes en ces termes « elles sont en première ligne des foyers de menace de nouvelles épidémies, ou l’impact du changement climatique, et en même temps, sont le rempart pour protéger leurs familles, travailler pour la paix, et d’assurer une croissance économique durable et le changement social » note le document.

Pour ONU-Femme, il faut une implication forte de la femme pour atteindre les objectifs de l’agenda 2030.

La journée internationale de la Femme a été instaurée par l’ONU en 1977 dans le but de mettre en lumière la situation des femmes.

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EXPLOITATION ET ABUS SEXUELS EN R.C.A : LETTRE OUVERTE A JANE HOLL LUTE, A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

A l’attention de Jane Holl Lute,

Coordinatrice Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, en charge d’améliorer la réponse des Nations Unies à l’exploitation et aux abus sexuels

Bangui, le 8 mars 2016

Chère Jane Holl Lute,

Les Organisations Non-Gouvernementales Internationales (ONGI) membres du Comité de Coordination des ONGI1 (CCO) en République centrafricaine souhaitent vous féliciter pour votre nomination en tant que Coordinatrice spéciale en charge de l’amélioration de la réponse des Nations Unies à l’exploitation et aux abus sexuels (EAS).

La République centrafricaine (RCA) est un Etat fragile, frappé par la pauvreté et la guerre. Cette fragilité a laissé une population extrêmement vulnérable et dans un grand besoin d’aide internationale pour assurer que leurs besoins de base soient satisfaits et restaurer la paix.

Bien que le mandat de la mission déployée soit de protéger les civils affectés par la crise, la RCA compte le plus grand nombre de cas rapportés d’EAS commis par des forces internationales au sein des missions du Département de Maintien de la Paix (DPKO) des Nations Unies en 2015. Sur les 69 allégations d’abus sexuels enregistrées en 2015, 22 ont été confirmées en RCA. Depuis le déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) en septembre 2014, un total de 42 cas d’EAS commis par des éléments de la force a été rapporté.

Bien que des mesures aient été prises et des déclarations faites au plus haut niveau des Nations Unies pour que ces actes de violence cessent, sur le terrain, des actions restent à entreprendre pour assurer que la communauté internationale soit enfin pleinement redevable2 à l’égard des victimes d’EAS commis par certains éléments des forces, et leur assure ainsi une meilleure protection..

Des garanties doivent être adoptées et mises en œuvre pour protéger les droits des victimes – dont la plupart sont des jeunes filles mineures –, leurs familles et les témoins de ces actes de violence, y compris le droit à un conseil ou une représentation légale, le droit à la confidentialité et au respect de la vie privée, le droit au consentement éclairé et à l’information.

Dans la pratique, les victimes d’EAS sont rarement informées de leurs droits, et sont contraintes de témoigner même lorsque cela pourrait fortement affecter leurs vies, en les stigmatisant au sein de leurs communautés. De nombreuses agences des Nations Unies et organisations se sentant poussées à prendre des mesures pour identifier et traiter ces cas, des victimes se retrouvent interrogées par de multiples acteurs, qui ne leur fournissent aucune forme d’assistance. Cette multiplication des entretiens peut se révéler contreproductive, voire même dangereuse, en particulier pour les jeunes victimes.

Le premier objectif de toute agence ou organisation intervenant dans les cas d’EAS devrait être de garantir l’accès à la justice et aux services. Cela devrait être fait d’une manière qui minimise les effets négatifs que ces procédures peuvent avoir sur les victimes et leurs familles.

En outre, depuis la fin 2015, un certain nombre d’Etats Membres a envoyé des équipes d’enquêteurs en RCA après que des allégations ont été soulevées à l’égard d’éléments de leurs forces nationales. Toutefois, ces enquêteurs opèrent sans aucune supervision d’un organisme indépendant. De plus, ces équipes n’ont pas toujours été préalablement formées et ne disposent pas toujours de la capacité d’appliquer les standards de base internationalement reconnus pour interroger les victimes de violences sexuelles, même si ceci devrait constituer une exigence. De même, peu ou pas d’efforts sont faits pour informer les victimes des procédures qui se déroulent dans le pays d’origine de l’auteur des faits présumés, ainsi que de leur conclusion finale.

Nous pensons qu’il est de la plus haute importance de réviser les procédures et les accords actuels avec les Etats qui contribuent au déploiement de forces de maintien de la paix. Il s’agit en effet d’assurer que les standards institués par le droit international soient respectés dans la gestion des cas d’EAS commis par des éléments de ces forces, que ce soit en termes de protection, ou d’attitude pleinement redevable des Etats à l’égard des victimes, et ce tout du long de la procédure..

Nous recommandons vivement que :

Un organisme indépendant accompagne et surveille toutes les équipes nationales enquêtant sur des cas et/ou plaintes d’EAS ;

Les équipes d’enquête soient dûment habilitées et formées avant d’être déployées pour interroger des victimes et/ou témoins supposés. Ces équipes devraient avoir une bonne compréhension des risques liés à l’enquête sur des cas d’EAS. De plus, elles devraient constamment assurer que les victimes et témoins soient impliqués de façon volontaire dans les procédures d’enquête, et qu’ils aient été correctement informés de leurs droits. Les équipes d’enquête devraient toujours autoriser la présence d’un avocat lorsque les victimes et témoins sont interrogés ;

Des travailleurs sociaux formés doivent être impliqués dans les cas où les victimes et témoins sont des enfants.

De plus, afin de prévenir que de tels cas d’exploitation et abus sexuels ne perdurent, nous recommandons que :

Des formations sur le Code de conduite et la prévention des EAS soient organisées non seulement pour les officiers militaires, mais aussi pour tous les personnels de la Mission intégrée en partance pour des affectations civiles ou militaires ;

Le Code de conduite et les documents relatifs à la prévention des EAS soient disponibles en français et en anglais, mais aussi traduits dans toutes les langues nationales des différents contingents militaires de la Mission intégrée ;

Les sanctions en cas d’accusation d’EAS doivent se fonder sur une politique de tolérance zéro, être, dans la mesure du possible, immédiates, et inclure la suspension, la révocation voire la levée de l’immunité lorsque nécessaire ;

Chaque Etat mettant des troupes à disposition des forces de maintien de la paix des Nations Unies s’engage à consigner, sans aucun accès à la population, tout soldat suspecté d’EAS jusqu’à la clôture de l’enquête ;

Des points focaux pour la prévention des EAS sont identifiés et formés dans chaque contingent et département de la Mission intégrée, afin qu’ils puissent engager leurs pairs dans le respect du code de conduite, fournir des informations et relayer les allégations d’EAS à leurs supérieurs ;

Un mécanisme de plainte soit créé et officiellement communiqué à chaque membre de la Mission intégrée, et une campagne de communication adaptée pour le grand public soit développée ;

L’efficacité du système de vérification des antécédents et de l’habilitation soit améliorée et appliquée à tous les personnels de la Mission intégrée –qu’ils soient civils ou militaires ;

Une approche plus stricte envers les Etats qui ne respectent pas les standards des Nations Unies en matière de prévention des EAS et de comportement éthique de leur personnel militaire soit mise en œuvre ;

Une représentation accrue du personnel féminin dans les contingents au sein de la MINUSCA soit préconisée ; et que

Un nombre accru d’assistants de liaison communautaire se voit donner un rôle proactif pour diffuser largement des informations sur le mandat de la Mission et l’interdiction des EAS.

Le Comité de Coordination des ONGI en RCA accueille votre nomination comme une étape importante vers l’application de mesures qui contribueront à prévenir les cas d’EAS. Nous sommes convaincus que la tâche ne se limite pas au personnel des missions intégrées et que des efforts identiques, complémentaires et simultanés dans cette optique de prévention doivent également se faire plus largement au sein de la communauté humanitaire. Tout le monde doit en effet s’engager à des actions concrètes pour prévenir les EAS.

Nous sommes convaincus que les Nations Unies sont prêtes et capables d’améliorer leurs capacités de protection et de s’affirmer redevables à l’égard des victimes d’EAS commis par les forces internationales, et nous voulons vous assurer que la communauté humanitaire en RCA est, et continuera d’être, activement impliquée dans l’assistance aux victimes de tels actes.

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Journée internationale de la femme : En Centrafrique, les femmes de Bambari appellent à la fin des exactions des groupes armés

Sept femmes sont dénombrées parmi une dizaine de morts dans les violences survenues ces derniers jours à Bambari, ville du Centre de la Centrafrique, où les femmes ont profité de la célébration de la Journée internationale de la femme mardi pour remettre aux autorités un mémorandum appelant à la fin des exactions commises par les groupes armés. Ces violences, attribuées à l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), une faction de l’ex-coalition rebelle de la Séléka, qui s’était emparée du pouvoir en mars 2013 à Bangui, point de départ d’une longue crise sociopolitique aux conséquences graves, ont ravivé les tensions intercommunautaires dans cette ville, notamment entre les populations musulmanes et chrétiennes. Pourtant, « la paix avait commencé à… Xinhua

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Les Etats-Unis sanctionnent le groupe rebelle centrafricain LRA

Mardi, le département du Trésor des Etats-Unis a annoncé des sanctions concernant le groupe rebelle centrafricain LRA (Armée de résistance du Seigneur) et son leader, Joseph Kony. « La décision prise ce jour gèle tous les actifs de la LRA au sein de la juridiction des Etats-Unis et, d’une manière générale, interdit à toutes les personnes des Etats-Unis de se livrer à des transactions avec le groupe, » a indiqué le département du Trésor des Etats-Unis dans un communiqué…Xinhua

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Le président élu centrafricain effectue une visite non officielle au Cameroun

Le président élu de la République centrafricaine Faustin Archange Touadéra a effectué mardi une visite non officielle au Cameroun et reçus par les dirigeants camérounais. Bien que le président camerounais Paul Biya soit en séjour privé à l’étranger, les autorités camerounaises ont réservé à M. Touadéra un accueil à la hauteur de son statut de chef d’Etat. A sa descente d’avion mardi soir, le nouveau président centrafricain a été accueilli par le Premier ministre camerounais Philemon Yang,…

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RDC : le nouveau président élu centrafricain effectue une brève visite de travail à Kinshasa

Le président Joseph Kabila de la République démocratique du Congo (RDC) a échangé avec le nouveau président élu centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, sur sa vision concernant la crise centrafricaine, au cours d’un entretien lundi à Kinshasa. Le nouveau président centrafricain a indiqué au sortir de l’entretien être venu à Kinshasa avoir les conseils et les indications du président Joseph Kabila sur les questions auxquelles la Centrafrique est confrontée, au regard de l’expérience que ce dernier a acquise dans la gestion d’un… Xinhua

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Centrafrique : nouveaux déplacements massifs de populations à cause des violences à Bambari

Le nombre de personnes déplacées à Bambari a considérablement augmenté à cause des violences meurtrières ces derniers jours aux environs de cette ville du Centre de la République centrafricaine, a-t-on appris lundi de source locale. Autrefois poumon économique de ce pays pauvre et enclavé d’Afrique centrale, Bambari représente le fief du Front patriotique pour la renaissance en Centrafrique (FPRC) et de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), deux factions de l’ex-coalition de la Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013 à Bangui, avant d’être à son tour chassée moins d’un an plus tard. Cette ville abrite aussi la base de l’un des trois états-majors dits régionaux…Xinhua

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