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CM N° 2181 DU VENDREDI 11 MARS 2016

mars 11, 2016

Le bradage des symboles de la nation centrafricaine par les magistrats, les gendarmes et policiers : passeports, certificats de nationalite et actes de naissance

Certains magistrats, gendarmes, policiers et maires des communes, n’ont ni âme, ni conscience, ni un gramme de patriotisme pour leur pays. Les documents fondamentaux qui fondent l’identité centrafricaine, sont délivrés sans discernement à tout vent. Lorsque la coalition Séléka a envahi le pays, les mercenaires recrutés avaient tous, la carte d’identité nationale centrafricaine, les passeports, les actes de naissance, les certificats de nationalité. Cet acte combien criminel se poursuit encore. Personne n’a tiré les leçons à partir du phénomène Séléka. Pour quelques billets de banque, un étranger depuis son pays d’origine a un passeport ordinaire, soit un passeport diplomatique, soit la carte d’identité nationale centrafricaine. Avec de tels documents en sa possession, régulièrement délivrés par l’autorité compétente, comment démentir, renier ou réfuter la qualité de Centrafricain à un étranger ? Le commerce du passeport diplomatique a atteint son apogée, sous le règne du tristement célèbre Bozizé. Tous les mafieux italiens, suisses, colombiens, français, bref, tous avaient rang et prérogative de Conseiller à la Présidence de la République, avec des aides camp.

N’importe quel terroriste, mercenaire, pirate, corsaire, intégriste, les tueurs à gage peuvent s’offrir le luxe de posséder tous les documents légaux en RCA, sans aucune difficulté. Les mercenaires Séléka ont reçu leurs cartes d’identité depuis le maquis en brousse. Malheureusement, personne n’a été épargnée par la rage de destruction et des tueries de l’ex-Séléka. La RCA a perdu beaucoup de privilèges auprès de l’Union Européenne, des Etats-Unis, de la France à cause du trafic clandestin des documents fondamentaux. Les Congolais résidents en RCA, attrapés en flagrant délit de vol, de braquage, de faux et usage de faux, en Europe ou ailleurs, portaient des documents centrafricains. Les ressortissants tchadiens, en deux bonds joyeux, ont tous les documents centrafricains. Les fils du pays ont perdu la tête et vendent leur pays à tout vent mortel. Comment des fils du pays peuvent pousser la dépravation jusqu’à ce point ? Incroyable mais pourtant vrai. Si la misère pouvait tuer, aucun Centrafricain ne serait vivant. Les magistrats, les gendarmes, les policiers, les maires qui se livrent à ce jeu de trahison de la nation, doivent être considérés comme des criminels, des assassins qui ont trahi la République. Durant la crise, des magistrats et non des moindres, des gendarmes, des policiers, des maires, des chefs de groupes et de quartiers ont été froidement abattus par des malfrats. Touadera réussira-t-il à éradiquer ce phénomène ? Certains fils du pays ne mesurent pas la portée du danger que cela représente. Un terroriste nanti d’un document centrafricain n’aura aucun mal à s’infiltrer dans le pays. Des cadres qui ont un salaire, qui sont entretenus par l’Etat, se permettent ce trafic. Et le cultivateur au fond du village, qu’est-ce qu’il va trafiquer ? Des individus qui n’ont jamais vu la RCA, disposent des documents centrafricains, passeport ordinaire, diplomatique, carte d’identité nationale. Quant aux Libanais, n’en parlons pas. Ils peuvent commander leurs documents depuis le comptoir de leur boutique, les ministres, les directeurs généraux, les magistrats, les gendarmes, les policiers se mettent à leur service et exécutent. Beaucoup de ministres rampent chez les Libanais, y compris la Présidence de la République. Les Libanais marchent sur l’autorité de l’Etat et parfois décident eux-mêmes. Pour quelques billets, le pays est par terre, foulé aux pieds par n’importe qui, n’importe comment.

Dans les banques, les agents sont plus portés à servir les Libanais que les autres clients, selon l’ordre d’arrivée. Il ne reste qu’à les porter sur la tête. Le patriotisme est mort en Centrafrique. Et pourtant, ces mêmes Libanais ne jouent jamais avec leur pays, malgré la guerre. La RCA est la vache à lait qui nourrit d’autres pays outre Atlantique et la Méditerranée. Tout ce que le Centrafricain sait faire, c’est de raser les murs des Libanais du matin au soir, tantôt commissionnaire en pur valet, l’essentiel est qu’il reçoit quelque chose à la fin. « Le ridicule ne tue jamais ». Les Libanais se battent pour leur pays, leurs familles, mais le Centrafricain, tous les jours, marche « gouza, gouza, gouza », il est là, un vrai FAMA, soit le téléphone, sans avoir honte de jouer les mendiants déguisés. Les Libanais ont un véritable corps d’agents de renseignement qui viennent leur réciter, compter à la virgule prête, la vie du pays, depuis la Présidence, le CNT, la Primature et le monde judiciaire. Même des hommes en tenue vont se plier à quatre (4) chez les Libanais. La bassesse, la facilité, la mendicité, la fourberie, l’hypocrisie gagnent chaque jour du terrain. Amine Michel a raconté à la presse, une anecdote où un Centrafricain nommé ministre, est allé se faire habiller par un Libanais, alors que les ministres ont un petit « truc » d’installation et d’un minimum de confort. Ô Centrafrique ! Ô temps ! Ô mœurs ! Comment sortir d’un tel degré de déperdition morale, de perte de repère, d’éthique, de trahison, de mouchardage ? C’est trop et vraiment trop ! La moralité, les mentalités, les comportements, les habitudes évoluent à contre courant de la civilisation moderne, patriotique, sur fond d’intégrité …

 

Julien BELA

 

 

  « pas de reconciliation nationale, sans la justice »

 

Cette phrase est à mettre à l’actif de Gervais Lakosso, coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) sur la crise centrafricaine. Et ce, c’était lors de l’atelier de présentation publique du processus de dialogue entre les acteurs politiques et  la société civile du Tchad et  de la RCA, tenu au stade 20.000 Places de Bangui, le mercredi 09 mars 2016.

Répondant aux préoccupations de certains participants à cet atelier, concernant la justice post-conflictuelle et le retour à l’ordre constitutionnel en RCA, Gervais Lakosso n’est pas passé par quatre chemins pour dire que : « pas de réconciliation nationale, ni d’impunité zéro sans la justice ». C’est pour autant dire que tous les auteurs des crimes, des viols, des tueries et autres exactions de tout genre, ainsi que leurs co-auteurs et complices, ne seront pas blanchis par la justice nationale ou internationale. Par contre, ils seront recherchés, traqués et poursuivis par la justice pour répondre de leurs actes criminels, allant de décembre 2012 jusqu’au 31 mars 2016.

Selon Gervais Lakosso, « c’est l’une des recommandations importantes du Forum Nationale de Bangui (FNB), s’inspirant des rapports des Consultations Populaires à la Base (CPB). A cet effet, les choses avancent bien avec la création effective de la Cour Pénale Spéciale (CPS) de la RCA, chargée de juger tous les criminels et ces bandits de grand chemin. Pour preuve, une commission regroupant des techniciens et pratiquants de droit est déjà à pied d’œuvre pour la désignation des juges nationaux, devant siéger à la CPS aux cotés de leurs homologues internationaux. Il en est de même de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR) ».

Eu égard à tout ce qui précède, nous osons dire que sans la justice et la réparation, il ne peut y avoir de véritable pardon et une sincère réconciliation nationale entre les bourreaux et leurs victimes en particulier. Et la fin du régime de transition en RCA le 31 mars 2016, ne doit pas constituer un blocage de la machine judiciaire à suivre doucement et sûrement son chemin pour atteindre sa destination finale : procès équitables et condamnations de tous les criminels sans exception, et réparations des victimes. Ce n’est qu’après que viendront le pardon et la réconciliation nationale. Sans cela, ne nous voilons pas la face, les « mêmes faits vont produire les mêmes effets », car l’impunité criarde aidant. Et qui allons-nous encore accuser ?

« Pas de réconciliation nationale, ni d’impunité zéro sans la justice ».

Le Petit Yékoa

 

 

Les elections en RCA concernent egalement les maires, les chefs de groupe ou de quartier, mais…

Les élections ne visent pas uniquement le président de la république et les députés. Cela concerne également les maires, les chefs de groupe ou de quartier. Bien des textes ont prévu l’organisation des élections des maires, des chefs de groupe ou de quartier ; les maires doivent être élus aux scrutins secrets à trois (3) tours pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable une seule fois. Mais depuis lors, l’application de ce texte de loi en RCA fait défaut. Pour preuve, les maires continuent d’être nommés par Décret présidentiel. Cela constitue une violation de la loi d’une part, et une pratique anarchique des normes, d’autre part. Selon la hiérarchie des normes juridiques, après les préfets, les sous-préfets, viennent immédiatement les maires, 3ème personnalités qui ont la lourde responsabilité de l’Etat, celle de gérer les différentes activités dans les arrondissements, les communes, les villages… De telles responsabilités doivent êtres confiés à des hommes et femmes honnêtes, intègres, bons gestionnaires, à travers les urnes. Malheureusement en RCA, le gouvernement procède à la nomination des maires sur la base des critères d’affinités familiales, ethniques, religieuses, politiques, en violant les dispositions de la loi.

Etant le produit du hasard, plusieurs maires qui sont nommés par le gouvernement sont plongés dans le détournement de la chose publique, ainsi que des biens des particuliers. Un maire dans un quartier à lui seul possède cinq (5) à dix (10) lots de terrains, alors que son salaire ne lui permet pas d’acheter tous ces lots. Comment peut-on expliquer cela ? L’expérience a démontré qu’il faut nécessairement procéder aux élections des maires. Cela va permettre à la population de juger elle-même celui ou celle qui est capable de mener une bonne politique de développement.

Tel est aussi le cas des chefs de groupe ou de quartier. Une fois votés par la population, c’est toute une dynastie qui se développe. Le père, ensuite les fils, les neveux, les petits-fils, et que savons nous encore ? Les chefs de groupe ou de quartier ne veulent plus perdre leur fonction, alors qu’ils ne valent absolument rien. Il y a bien évidemment des chefs de groupe ou de quartier qui ne savent ni écrire, mais qui se vantent pour le titre d’un chef. A quoi bon de les garder aussi longtemps comme des chefs ? Dans les villages, communes et quartiers il y a des dossiers sensibles à traiter qui nécessitent une certaine capacité intellectuelle. Par conséquent, un chef de groupe ou de quartier doit avoir une base intellectuelle et faire preuve d’une connaissance pour diriger la population dont il a la charge.

Bénistant Mballa

 

 

Présentation publique du processus de dialogue entre les acteurs

politiques et ceux de la société civile du Tchad et de la RCA

 

 

La salle n°21 du stade 20.000 places à Bangui, a abrité le mercredi 09 mars 2016, un atelier de présentation publique du processus de dialogue entre les acteurs politiques et ceux de la société civile du Tchad et de la RCA, de 15 heures à 17 heures. Et ce, en présence des acteurs politiques (principalement les parlementaires), et de la société civile, les partenaires au développement, sans oublier les journalistes.

Tout a commencé par les mots de bienvenu du coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) de la RCA, Gervais Lakosso, à tous les participants sans exception, suivis de la projection d’un film documentaire sur le processus en question. A en croire Gervais Lakosso, « le but de cet atelier est de présenter publiquement ce processus de dialogue initié par la société civile tchadienne en partenariat avec celle de Centrafrique. Et ce, pour nécessité de rétablissement de la paix entre ces deux pays frères et dans la sous-région d’Afrique Centrale. Ce projet de dialogue entre des acteurs politiques et de la société civile du Tchad et de la RCA a pour objectif principal, de relever les défis liés au rétablissement des biens naturels et historiques entre les peuples tchadiens et centrafricains, après la grave crise militaro-politique qui avait porté un coup fatal au vivre ensemble et à la cohésion sociale entre ces deux peuples » ;

Quand au coordonnateur de la Plate Forme de la Société Civile (PESC) du Tchad, Adbérame Ali, « il est question de renforcer davantage les liens historiques entre les Centrafricains et les Tchadiens qui sont au cœur de l’Afrique Centrale. Car en cas de conflit ou de crise entre la RCA et le Tchad, il y aura l’explosion de toute l’Afrique Centrale. Nécessité oblige donc de préserver les liens pacifiques et naturels par la promotion de dialogue entre ces deux peuples. Une délégation des acteurs politiques et de la société civile de la RCA sera bientôt invitée à Ndjamena au Tchad pour échanger aussi avec leurs frères et sœurs tchadiens. Nous de la société civile de la RCA et du Tchad, avons déjà fait notre part et la balle est désormais dans le camp des politiques qui sont habilités à prendre des décisions ».

Pour votre gouverne, compte tenu des liens historiques qui existent entre les peuples tchadien et centrafricain, ainsi que la nécessité de préserver la paix dans la sous-région, le Comité de Suivi de l’Appel à la Réconciliation et à la Paix (CSAPR) du Tchad et le Groupe de Travail de la Société Civile sur la Crise Centrafricaine (GTSC) ont mis en place un processus de dialogue entre les acteurs politiques et de la société civile du Tchad et de la RCA pour proposer un retour à la normale. Dans ce processus, les organisations de la société civile du Tchad et de la RCA pourraient interagir afin de jouer ensemble un rôle dans la reconstruction de la confiance entre les populations tchadienne et centrafricaine, et par ricochet, agir pour la consolidation de la paix dans la sous-région d’Afrique Centrale.

L’appui des partenaires stratégiques comme le Département Fédéral des Affaires Etrangères Suisse, le programme Paix (CCFD -Terre Solidaire (ACORD), a rendu possible la réalisation de ce projet. Les perspectives à court, moyen et long terme sont entre autres, un voyage d’échanges de la délégation centrafricaine au Tchad pour continuer le plaidoyer afin de renouer et renforcer la confiance entre les deux peuples ; la réalisation des émissions radio et télévision dans les deux pays pour perdurer le plaidoyer ; la mise en place d’une résidence de création entre l’artiste tchadienne Monirah et l’artiste centrafricain Gervais Lakosso, suivie d’une tournée dans les deux pays pour sensibiliser les peuples et renforcer les liens d’amitié entre eux.

C’est dans un climat serein et après échanges fructueux et enrichissants entre les orateurs et les participants que tout a pris fin.

Le Petit Yékoa.

 

 

Signature des contrats de subvention avec 09 ONG bénéficiant du

financement de l’UE pour le redéploiement de l’administration

 

 

L’Union Européenne (UE), à travers son représentant, le chef de délégation, l’ambassadeur Raymondet, vient encore une fois de plus de voler au secours de la république Centrafricaine.

En effet, une cérémonie de signature des contrats de subvention avec neuf (9) Organisations Non Gouvernementales (ONG), bénéficiaires de financement dans le cadre de redéploiement de l’administration dans les préfectures, a eu lieu ce jeudi 10 mars 2016, aux environs de 10 heures 30 minutes, dans la salle de conférence du ministère de l’Economie et du Plan. Cette cérémonie a été présidée par le ministre de l’Economie et du Plan, Florence Limbio, du ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et Régionalisation, Modibo Bachir Walidou et de l’Ambassadeur, chef de délégation de l’Union Européenne, Raymondet. Les représentants des 09 ONG bénéficiaires de ce financement, à savoir : Jupedec, Nourrir, Echelle, Agétip-Caf, Acted, Adefi, IDC, Coopi, et DRC, étaient présents au rendez-vous. Il convient tout de même de signaler que parmi ces ONG, six (6) sont nationales et trois (3) internationales.

Trois petites allocutions ont rythmé cette cérémonie de signature des contrats de subvention avec les 09 ONG tant nationales qu’internationales. C’était madame Florence Limbio, ministre de l’Economie et du Plan qui est intervenue la première. En voici l’extrait de ses propos : « Il s’agit du financement pour le redéploiement de l’Etat à l’intérieur du pays. Après la mise en œuvre du financement de réhabilitation des bâtiments publics à l’intérieur du pays par le gouvernement, où on avait prévu cent millions (100.000.000) par préfectures, ce qui faisait un milliard six cent millions (1.600.000.000), on a négocié avec l’UE qui a accepté de renforcer ce que nous avons déjà commencé à entreprendre… Nous allons signer le contrat avec 09 ONG dont 06 nationales, et 03 internationales qui vont intervenir à l’intérieur du pays, dans toutes les préfectures, les 70 sous-préfectures.

Ce qui va se faire, c’est d’abord le travail de réhabilitation, ensuite la fourniture d’équipements et enfin une formation qui va être donnée aux autorités locales, comme les préfets, les sous-préfets, les maires, les secrétaires généraux des sous-préfectures. Globalement, c’est un montant de près de quatre milliards (4.000.000.000) de francs CFA qui va être mis à la disposition des 09 ONG nationales et internationales pour intervenir justement à l’intérieur du pays pour que tous les fonctionnaires de l’Etat puissent se repositionner, c’est-à-dire aller à l’intérieur du pays, s’asseoir et travailler pour la sortie de crise et le développement de notre pays.

On a choisi des ONG qui font des activités permanentes. Elles connaissent le terrain. Et il faut les suivre parce qu’on ne peut pas donner tant d’argent sans suivre. Nous allons très certainement mettre un comité de suivi qui nous permettra d’aller sur le terrain et de voir effectivement ce qui se passe sur le terrain… »

Pour le ministre de l’Administration du Territoire, Modibo Bachir Walidou, il a signifié que c’est un grand projet et le souci du gouvernement est le redéploiement de l’administration sur toute l’étendue du territoire national, et aussi la création des conditions pour un travail décent. S’agissant du projet proprement dit, il a fait savoir qu’il connaîtra deux choses : la première, les ONG éprouvent des difficultés à entretenir des relations. Pour ce faire, elles doivent créer des conditions pour prendre contact avec les sous-préfets et les préfets. Le deuxième aspect, c’est le suivi. « Il faut qu’il y ait un suivi par des experts pour évaluer le travail sur le terrain », a-t-il suggéré. Car selon lui, le résultat de la réhabilitation des bâtiments financés par l’Etat est mitigé. En dernier ressort, il a remercié l’Union Européenne qui ne cesse de voler au secours de la RCA.

Quant à l’ambassadeur, chef de la délégation de l’UE, il a rendu hommage aux deux membres du gouvernement pour la mise en place de ce projet. Pour Ramondet, le montant de ce financement s’élève à trois milliard sept cent millions (3.700.000.000) de FCFA, et doit contribuer au redéploiement de l’administration et à la réhabilitation des bâtiments administratifs. Il a signifié que l’argent doit être bien utilisé et très vite. En conclusion, le chef de la délégation de l’UE a noté que ce financement vient en appui des efforts déjà faits par l’Etat.

Après ces trois (3) discours, place était faite à la signature des contrats de subvention par la ministre de l’Economie et du Plan  d’une part et les représentants des neuf (9) ONG, tant nationales qu’internationales, d’autre part. Le rideau est définitivement tombé sur cette cérémonie de signature des contrats de subvention à 11 heures 10 minutes.

 

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

 

Catherine Samba-Panza et Mahamat Kamoun à l’honneur ce 08 mars 2016

 

 

Le 08 mars de chaque année, c’est la Journée Internationale de la Femme (JIF). Les femmes centrafricaines à l’instar des autres femmes du monde ont célébré cette journée en grande pompe. Le fait marquant cette JIF est que la présidente de transition, Catherine Samba-Panza et son premier ministre, chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun, ont été à l’honneur. Ces deux (2) têtes de l’exécutif centrafricain ont reçu des mains des femmes des titres honorifiques pour avoir géré la transition qui a abouti à l’organisation des scrutins présidentiel et législatifs crédibles, transparents, démocratiques, apaisés même s’il y a eu des failles. Et les Centrafricains s’interrogent de la manière suivante : les deux (2) têtes de l’Exécutif de la transition ont-ils mérité cette distinction honorifique décernée par les femmes ?

Pour votre gouverne, c’est une première en Centrafrique. Depuis l’indépendance jusqu’au jour du 08 mars 2016, aucun chef d’Etat centrafricain, encore moins un premier ministre, n’a reçu un tel titre honorifique. Mais les femmes justifient leur décision par le fait que Catherine Samba-Panza et Mahamat Kamoun ont réussi dans la fonction qui leur a été confiée. Tout en poursuivant, elles disent que c’est une victoire. Cette thèse cadre-t-elle réellement avec la réalité du pays ? Nous disons tout simplement que chaque centrafricain ou chaque couche de la société a leur vision, leur lecture de la gestion de la transition par les deux chefs de l’exécutif. Tout centrafricain a le droit de s’exprimer librement sur la transition, conduite depuis janvier 2014 par la présidente de transition, Catherine Samba-Panza et son premier ministre, Mahamat Kamoun.

Les femmes ont estimé pour leur part que nos deux dirigeants ont fait mieux ou ont fait de leur possible pour que la paix revienne petit à petit sur l’ensemble du territoire national, même si elle est encore précaire. C’est leur point de vue, raison pour laquelle elles ont honoré nos deux dirigeants. Est-ce que ce sont toutes les femmes qui ont décidé unanimement d’attribuer ce titre honorifique à Catherine Samba-Panza et Mahamat Kamoun ou bien c’est un groupuscule de femmes ? C’est toute la question qui se pose avec plus d’acuité aujourd’hui. Chaque chose a son temps, dit un adage. Le temps d’honorer Catherine Samba-Panza et Mahamat Kamoun est arrivé, puisque la transition tire désormais à sa fin. Et il fallait que les deux chefs de l’exécutif aient quelque chose dans leur poche commune pour céder la place à l’équipe de Touadéra qui aura la lourde tâche de poursuivre le travail qui leur sera légué d’ici le 30 mars prochain.

Nous savons tout de même, et il faut le reconnaître, que le calme revient peu à peu en RCA. Et ce n’est pas le fruit du hasard. Catherine Samba-Panza et Mahamat Kamoun n’ont pas croisé les bras. Ils ont certainement travaillé dur pour avoir droit à cette récompense de la part des femmes. Comme on le dit, « toute œuvre humaine n’est jamais parfaite », la présidente et son premier ministre ont failli quelque part, surtout sur leur premier point de la feuille de route, à savoir ramener la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national avant la fin de la transition. Ce qui n’a pas été fait totalement mais plutôt partiellement. Mais ils ont agi avec les moyens dont ils disposent et ne pouvaient faire au-delà. Nous devons reconnaître leurs efforts, leurs déterminations, leur bravoure à organiser des élections acceptés par tout le peuple centrafricain. Comme le Secrétaire d’Etat américain à félicité la présidente de transition, il était fort probable que d’autres le suivront. C’est ce qui a été fait par les femmes et l’on s’attendait à cela.

Mais nous osons croire que les femmes centrafricaines ont oublié ou mis à l’écart la troisième personnalité du pays (selon la Charte Constitutionnelle de Transition) qui est le président du Conseil National de Transition (CNT), Alexandre-Ferdinand Nguendet. Sans l’apport du CNT, la transition ne pourra aboutir. Les Conseillers Nationaux et leur président ont fait un travail remarquable. Ils ont épuisé tous les points inscrits à leur feuille de route, contrairement à l’Exécutif de transition. En principe Nguendet  devrait être honoré par les femmes ce 08 mars au même titre que Catherine Samba-Panza et Mahamat Kamoun. Mais tel ne fut pas le cas. Les femmes ont-elles estimé que Nguendet et son équipe n’ont rien fait ? Si cela en est ainsi, elles se sont trompées largement. Mais rien n’est jamais tard. Elles penseront un jour à ce fils du pays.

Si les deux (2) têtes de l’Exécutif ont été honorés ce 08 mars par les femmes pour la simple raison que c’est une femme qui est à la tête de l’Exécutif, pouvons-nous affirmer que ce titre honorifique a son sens ? A vous de deviner.

Denis Lougoussou-Ngouvenda

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

DES REFUGIES CENTRAFRICAINS AU CAMEROUN REVIENNENT PROGRESSIVEMENT DANS LA NANA MAMBERE

Certains Centrafricains qui se sont réfugiés au Cameroun  depuis le déclenchement de la crise militaro politique en décembre  2012, reviennent progressivement dans la Nana Mambéré. C’est  le cas du  village Lambi-Pont, situé à 200 km de la ville de Bouar, dans la sous préfecture d’Aba que plusieurs réfugiés ont déjà regagné.

Plusieurs réfugiés centrafricains au Cameroun ont opté pour le retour dans leurs villes respectives.  Massa Sani, délégué des retournés a indiqué que leur retour est facilité par la cohésion sociale qui devient une réalité dans cette partie du pays « Tous les retournés ont été bien accueillis par la population de Lambi-Pont  qui est en majorité chrétienne. Elle même avait réclamé le retour des réfugiés. Beaucoup ont repris leurs activités et le muézin de la mosquée de la ville appelle à la prière  5 fois par jour  », a t-il expliqué.

Le commandant de brigade de la gendarmerie d’Aba, Adjudant Guerembringa Fulbert, se réjouit de la volonté de la population de laisser les autres rentrer « Je suis fière de la cohésion sociale qui revient au village Lambi-Pont. C’est un modèle pour les autres régions », a apprécié le commandant.

C’est depuis le déclenchement de la crise militaro politique en décembre 2013, que certains Centrafricains des deux communautés se sont réfugies au Cameroun fuyant les exactions des groupes armés non conventionnels.

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LE MLCJ, UN GROUPE POLITICO-MILITAIRE SE FELICITE DE L’ELECTION DE TOUADERA

Le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ), un groupe politico-militaire basé à Birao dans le Nord-est, se félicite de l’élection du Pr. Faustin Archange Touadera comme nouveau président de la RCA. Cette position a été exprimée dans un communiqué de presse rendu public le 06 mars 2016.

Pour Thiery Blaise Angalaka Nzapato, Secrétaire Général du MLCJ l’élection de Faustin Archange Touadera est une voie de sortie de crise «le MLCJ est prêt à soutenir le nouveau président à travers les actions multiformes pour pouvoir l’aider à réussir la mission que le peuple lui a confiée. Son élection somme comme une voie de sortie de crise en Centrafrique », a-t-il déclaré.

Ce dernier a demandé aux groupes armés de s’inscrire dans la voie de la légalité en soutenant le nouveau régime « nous lançons un appel à tous les groupes armés sans distinction qui sont sur le territoire national que se soit les combattants de MLCJ, les Anti-Balaka, le FPRC, RPRC, l’UCP de Ali Ndaras d’entrer dans le processus de pré-DDR et du DDR en attendant la reforme du secteur de sécurité. Nous devons soutenir ce nouveau pouvoir voulu par le peuple  », a lancé le secrétaire général du MLCJ dans une interview accordée au RJDH.

Le Mouvement des Libérateurs  centrafricains pour la Justice (MLCJ) est l’un des mouvements armés ayant soutenu la coalition Séléka dès le début de sa lutte armée en 2012.

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CENTRAFRIQUE: L’ONG INTERNATIONALE IRI REACTUALISE LE SITE INTERNET DE L’ANE

L’ONG internationale Institut Républicain International (IRI), a procédé à la réactualisation  du site web de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) ainsi qu’à la formation des administrateurs dudit site le mardi 8 mars 2016.

Nicolas Teindas, directeur pays de l’Institut Républicain International présente les raisons de la réactualisation de ce site Internet « le site web de l’ANE  a été déjà créé par la cheffe de la diffusion informatique de l’ANE, elle avait créé au nom de l’ANE. Mais, il fallait alimenter toutes les rubriques qui avaient été décidées en plénière. C’est quelque chose qui demande énormément du temps et c’est pour cela eu nous avons apporté notre aide », a-t-il dit.

Le directeur pays de l’Institut Républicain International a fait savoir que la mise en ligne des résultats d’élections, est l’une des exigences de l’ANE et cela passe par ce site « l’ANE est tenue de se soumettre à l’exigence de la transparence en publiant les résultats en ligne. Il y’avait auparavant un site web de l’ANE mais il n’était pas fonctionnel à cause de l’absence du webmaster. C’est pourquoi IRI a procédé à la formation d’un webmaster pour remplir les rubriques du site en coordination avec le Centre de Traitement des Donnés (CTD) », a-t-il précisé.

Le nom du site web de l’ANE http://www.anerca.org reste inchangé malgré la réactualisation du site par IRI.

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ALINE DIABA, UNE COIFFEUSE CENTRAFRICAINE QUI MARQUE SON ACTIVITE ET SA VIE CONJUGALE

Née le 26 Février 1973 à Bambari, Aline Diaba est coiffeuse, élancée 1,60 M, un peu grande d’un teint claire a fait déjà 20 ans dans le métier de la coiffure.

Fille du feu Diaba Dieudonné contrôleur à  Office et de Christine Diaba ménagère,  Aline Diaba a commencé auprès d’une coiffeuse renommée feu Prisca avant de créer son propre salon de coiffure dans sa concession à Castors à coté de pont Jackson. C’est une amoureuse de la coiffure.

Aline Diaba gagne sa vie et s’occupe de ses enfants et des ses parents à travers la coiffure qu’elle fait depuis près de 20 ans.

Elle a commencé ces études primaires à l’école fondation Lamine avant de finir au CPJ en clase de 3ème. Elle s’est lancée dans la coiffure dès son jeune âge. Aline a aussi formé les filles dans ce domaine mais elle déplore le manque de volonté de la part de plusieurs filles qui sont déjà passées dans son salon de coiffure.

Pour concilier la coiffure à sa vie de mère et femme au foyer, Aline a installé son salon de coiffure dans sa concession afin de veiller sur ses enfants car son mari vit à l’extérieur.

Les difficultés que Aline rencontre dans son métier sont liées au manque de matériels et des produits tels que les mèches, les gèles, les crochets et autres. Pour les surmonter, Aline exporte de Brazzaville, Cotonou, Douala des produits de coiffes, malgré les tracasseries douanières qu’elle déplore.

L’une de ses clientes estime que Aline Diaba est de tempérament doux, elle est confiante et aime son travail. C’est ce qui justifie le fait que de nombreuses femmes passent se coiffer chez elles.

Aline est célibataire avec 6 enfants mais elle s’occupe très bien de ses enfants grâce à ce métier.

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LA VENTE DES POISSONS FRAIS, UNE ACTIVITE PRISEE PAR DE NOMBREUSES CENTRAFRICAINES

De nombreuses Centrafricaines se sont aujourd’hui engagées dans le secteur informel qui les fait vivre. C’est le cas des vendeuses de poissons frais à Bangui qui, se réveillent très tôt pour se rendre au bord de l’Oubangui à la recherche des poissons.

Elles sont de plus en plus nombreuses à s’engager dans ce secteur. Tous les jours entre 4h et 8h du matin, elles envahissent les ords du fleuve pour attendre les pêcheurs.

Mardi 08 mars, il est 5h20 minute au port fluvial dénommé « Lomé » situé dans le 2ème arrondissement de Bangui. De nombreuses femmes se bousculent autour d’une pirogue qui vient d’accoster. Qu’est ce que se passe ? « C’est l’achat des poissons » a répondu un jeune qui observe la scène sans étonnement « c’est toujours comme cela que ça se passe, donc nous ne sommes pas surpris ici. Parfois ça fini par des bagarres parce que toutes veulent avoir du poisson pour aller revendre » explique t-il.

A la fin de la bousculade, certaines ont réussi à avoir quelques poissons et le pêcheur passe, faire le prix avec elles « j’ai eu deux poissons et j’attends le passage du pêcheur pour finir le prix avant que je ne sorte pour la revente », a confié une vendeuse de poisson qui s’était battue pour avoir du poisson.

Eugénie Mogba, l’une des ces vendeuses nous explique comment elle fait  pour avoir des poissons tous les jours « avant je me rendais au village Danga sur l’axe Kouango pour acheter du poisson mais à cause des tracasseries, je n’y vais plus et c’est ici que je me rabats. Je vous dis que c’est difficile ici parce que nous sommes nombreuses et tout le monde se bat pour avoir quelque chose. Dans ces conditions, parfois je sors les mains vides » raconte t-elle.

Thérèse  Guéré-Yejoua,  présidente des vendeuses de « Lomé » dit gagner sa vie à travers cette activité « c’est depuis 1976 que je vends du poisson. Je quitte ma maison tous les jours vers 3 heures du matin  pour faire le marché jusqu’à  8 heures. Je gagne bien ma vie à travers ce commerce. Je paye aussi la scolarité de mes enfants et je supporte leur santé et autres », a-t-elle confié.

Annick Yakoyagbya, une autre vendeuse qui n’a rien eu ce jour là, déplore les tracasseries des Antibalaka « c’est vrai que c’est la période des poissons, mais c’est aussi  difficile pour nous. Car, les Anti-Balaka qui sont basés aux abords de l’Oubangui ne cessent de nous déranger. A chaque poste, nous devons verser une somme de 1000 FCFA, aujourd’hui nous avons refusé de remonter et c’est ici que nous nous battons », s’est-elle plainte.

En train d’arranger ses poissons dans la bassine, Georgine Ngougnon, une vendeuse de poisson appelle les autres femmes à profiter de la célébration de cette journée de se valoriser à travers une activité génératrice de revenues « Le thème de cette année est bien précis, ‘’Planète 50/50’’ ce qui veux dire qu’il  doit nécessairement  avoir une  égalité entre l’homme et la femme. La femme à le devoir d’aider son mari dans les tâches de leur foyer. J’exhorte mes sœurs à ne pas baisser les bras et surtout à s’engager dans diverses activités pour être indépendantes et capables », souhaite cette dernière.

La vente des poissons frais occupe de nombreuses femmes en Centrafrique.

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HRW FUSTIGE LE RAPPORT DE L’ONU SUR LES VIOLS SEXUELS COMMIS PAR DES CASQUES BLEUS EN CENTRAFRIQUE

Dans un communiqué de presse publié le 4 mars dernier, Human Rights Watch (HRW), a critiqué le rapport des Nations-Unies sur les viols sexuels commis par des casques bleus en Centrafrique et ailleurs. Ce nouveau rapport, selon HRW, expose les failles de la justice et de la protection des victimes par l’ONU.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a dans son rapport annuel, évoqué  les 69 allégations d’abus sexuels qui ont été enregistrées en 2015, soit une augmentation de 17 cas par rapport à 2014. Cette augmentation s’explique essentiellement par les 22 cas rapportés concernant la Minusca, d’après ledit rapport.

HRW souligne le fait que le secrétaire général de l’ONU ait publié officiellement pour la première fois, les nationalités des soldats de la paix soupçonnés d’abus et d’exploitation sexuels alors qu’ils portaient le casque bleu de l’ONU.

Sarah Taylor, responsable de plaidoyer auprès de la division Droits des femmes à Human Right Watch juge que la « réputation de l’ONU en ce qui concerne la protection des civils est en jeu ».

« Le rapport du Secrétaire général lève le voile sur les sévices commis par les soldats de la paix, mais les pays qui fournissent des contingents aux opérations de maintien de la paix devront poursuivre leurs actions contre les auteurs de ces exactions», déclare-t-elle.

Pour HRW, « l’ONU devrait faire preuve de leadership pour mettre un terme à l’exploitation et aux abus sexuels partout dans le système, du siège à New York aux missions sur le terrain dans les zones de conflit. Les gouvernements devraient arrêter de faire bonne figure devant ce problème pour prendre des actions concrètes comme améliorer la formation de leurs troupes et sanctionner les responsables d’abus ».

HRW appelle donc l’ONU à concrétiser les engagements précédents comme surveiller régulièrement l’état d’avancement des enquêtes et des poursuites judiciaires par les pays fournisseurs de contingents, créer un poste de cadre responsable pour toutes les missions sur le terrain afin d’assurer les meilleures pratiques à la fois pour les enquêtes et la protection des victimes.

L’ONG insiste pour que l’ONU puisse assurer une formation systématique des soldats de la paix sur la politique de « tolérance zéro » vis-à-vis de l’exploitation et des abus sexuels ; garantir le rapatriement rapide des unités responsables de crimes et indiquer clairement aux pays fournisseurs de contingents que leur capacité à rendre compte des crimes perpétrés par les soldats de la paix sera un critère essentiel pour décider ou non d’accepter davantage de leurs troupes au sein des missions de maintien de la paix de l’ONU.

Le rapport l’ONU a documenté en Centrafrique le meurtre de 333 enfants et la mutilation de 589 autres dans des attaques depuis 2013. Il  estimait en 2014 qu’entre 6.000 et 10.000 enfants étaient associés à toutes les parties au conflit et plus de 500 cas de viols et autres formes de violences sexuelles ont été documentés par l’ONU depuis 2011.

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« AVEC LE NOUVEAU POUVOIR, IL FAUT ALLER TRES VITE VERS LA NORMALISATION DU PAYS » DIXIT MME M’BOUA LEA KOYASSOUM DOUMTA

La célébration de la journée internationale de la femme sous le thème planète 50=50 d’ici 2030, le cas des viols commis sur les filles mineurs en Centrafrique sont les principaux qui ont été abordés lors d’une interview que Mme M’Boua Lea Koyassoum Doumta a accordée au RJDH le 8 Mars dernier.

RJDH: Madame M’boua Doumta Bonjour!

M.D: Bonjour RJDH!

RJDH: Nous célébrons aujourd’hui la journée internationale de la femme autour du thème « Planète 50=50 d’ici 2030. Est ce que cela est réalisable en Centrafrique?

M.D: Merci pour cette opportunité que vous m’offrez pour débattre du thème international de cette journée qui parle de l’égalité entre homme et femme. Ce thème est un objectif qui est fixé à tous les pays du monde.

Il appartient à la République Centrafricaine de voir dans quelle mesure nous pouvons atteindre cet objectif. Je suis optimiste parce qu’il y’a cent ans, nous n’avons pas le droit de nous exprimer, nous n’avions que des devoirs mais les choses ont évolué et avec tout ce que nous avons comme exemples positifs des réalisations des femmes, je ne vois pas pourquoi on améliorerait pas les choses pour que les femmes rurales soient aussi sur le même niveau que les hommes.

RJDH: Vous êtes optimiste, est ce que les conditions objectives sont réunies par les gouvernants afin d’atteindre cet objectif en 2030?

M.D: Il ne s’agit pas que de gouvernement il s’agit aussi des familles. Je pense qu’il est important que nous éduquions nos enfants sur les mêmes pieds d’égalité. Mais lorsque le garçon  a plus d’opportunité que la fille, c’est là où le bas blesse. Cela fait déjà des années que notre pays parle de concept genre. Je me souviens en 2004, j’étais ministre des affaires sociales. J’ai nommé un homme Bagayassi  comme directeur général de la promotion de la femme et il a fait un très bon travail, il a même sorti une loi pour protéger les femmes contre les violences.

Le gouvernement a sa responsabilité, les familles ont leurs responsabilités et les médias aussi.

RJDH: La présence des forces internationales notamment la Sangaris et la Minusca s’est soldé par de nombreux cas de viols sur les filles. Entant que femme politique centrafricaine et surtout membre du parlement quelle approche faite vous de cette situation?

M.D: C’est de manière régulière qu’on écoute parler d’abus sexuels sur les mineurs et par des personnes qui sont censées assurer notre protection. Cela veut dire que le recrutement n’est pas bien fait, à cela s’ajoute aussi l’encadrement au niveau des familles car certaines fille disent qu’ils n’ont pas à manger voilà pourquoi elles se livrent.

Il faut apprendre à nos enfants la valeur de la pudeur. Mais se laissez tricoter par des gens qui viennent nous protéger, c’est ce que je déplore et j’interpelle les parents à mieux éduquer leurs enfants, leur apprendre à connaitre et maitriser leur corps.

Les Nations -Unies ont été très lentes dans leurs enquêtes pendant ce temps où le mal est fait. Donc, il est question de prendre  des dispositions pour que cela ne se répète pas.

RJDH. Vous êtes présidente par intérim du PUN. Comment est ce que vous arrivez à gérer ce parti entant femme?

M.D: Je me suis engagé dans ce parti par conviction, je sais que ce n’est pas facile de gérer un parti. Mais quand vous avez une conviction vous ne baissez pas les bras, et si j’ai été membre du gouvernement à trois reprises, c’est à cause de ce parti. J’ai une dette morale envers le président fondateur Jean Paul Ngoupandé qui nous a montré le chemin. Nous ne voulons pas que ce qu’il a semé à savoir la valeur de la famille qui est la base de la société puisse rester. Malgré qu’il ne soit plus de ce monde, il faut que sa femme, ses enfants puissent voir une République Centrafricaine ou les  familles vivent dans l’harmonie.

RJDH: Comment entrevoyez-vous le paysage politique centrafricain après ces séries d’élections ?

M.D: Je voudrais exprimer ma satisfaction quant à l’exploit que le peuple centrafricain à réaliser d’abord en choisissant notre constitution, ensuite en élisant un chef d’Etat et bientôt des députés. Donc notre pays est entrain de revenir dans l’égalité constitutionnelle. Avec le nouveau pouvoir, il faut aller très vite vers la normalité. Si les centrafricains ont choisi ce chef d’Etat, je pense qu’ils sont près à l’accompagner chacun dans son domaine respectif parce que ce pays nous appartient à nous tous. Il faut que nous oublions la période sombre que nous avons traversée et que les orphelins, les veuves, les veufs de ce pays puissent voir ce pays meilleur où le vivre ensemble est notre mot clé.

RJDH: Nous vous remercions!

M.D: Merci à vous RJDH!

 

 

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Cri de detresse de l’entraineur des fauves football : ou sont les hommes d’affaires et ceux qui ont beaucoup d’argent ?

 

La République Centrafricaine s’est engagée dans les éliminatoires de la CAN 2017. Les Fauves, version  football sont en phase de préparation pour les locaux. Malheureusement, c’est un cri de détresse qui émane de l’entraineur des Fauves. Les Centrafricains veulent un résultat, mais sans donner les moyens d’atteindre cet objectif. Les joueurs n’ont aucune prise en charge pour récupérer après les séances d’entrainement. Durant la campagne, nous avons vu des gens se disent hommes d’affaires, certains ont dit haut et fort qu’ils ont beaucoup d’argent. Comment ne pas soutenir les joueurs centrafricains qui ont le talent  mais qui manquent cruellement de supports matériels et financiers pour s’éclater, donner les meilleurs d’eux-mêmes ? Les années passent et se ressemblent, les FAUVES sont toujours l’ombre d’eux-mêmes. Avant, pendant et après un grand match, c’est le triste constat. Des difficultés de transport auxquelles il faut ajouter celles des passeports, de l’hébergement, les primes de match ; c’est une catastrophe. Et chaque match, les mêmes sinistres spectacles et rien ne change, ni évolue. Quel genre d’hommes d’affaires avons-nous en RCA ?

Un autre défi et non des moindres, c’est le regroupement des joueurs qui se fait directement dans le feu de la rencontre, jamais avant pour faciliter la cohésion, harmoniser les reflexes, asseoir un groupe homogène, capable de se comprendre en un clin d’œil. Malgré les potentialités techniques et tactiques dont regorge le football centrafricain, les résultats sont toujours médiocres et la RCA passe toujours à un micron de l’exploit. Les joueurs tombent armes à la main, parce qu’ils n’ont le propulseur attendu. Les Fauves version football n’ont rien à envier aux soi-disant grandes nations du football. Elles tremblent devant les Fauves.

« Qui veut aller loin, doit ménager sa monture ». Si la RCA veut se hisser au top niveau du football mondial, il faut y mettre les moyens. L’Etat centrafricain n’est pas en faillite. Pourquoi ne pas solliciter le concours de certains pays amis dans l’état actuel de notre pays, que de faire du bricolage, de l’improvisation, être distributeur de points ou donneur de sang bénévole aux autres équipes ?

C’est une affaire de patriotisme.

 

Julien BELA

 

 

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Désaccords à l’ONU sur le scandale des Casques bleus accusés d’abus sexuels

Des désaccords agitent le Conseil de sécurité de l’ONU sur un projet de résolution face à la multiplication des cas d’abus sexuels imputés à des Casques bleus, la Russie, l’Egypte et plusieurs pays africains s’opposant à ce texte proposé par Washington, ont rapporté des diplomates. La résolution a été proposée vendredi dans la foulée d’un rapport du secrétaire général Ban Ki-moon ayant recensé 69 cas d’abus sexuels qui auraient été commis par des Casque bleus en 2015, une « nette augmentation » par rapport à 2014. Ce texte proposé par Washington prévoit de rapatrier des contingents entiers de Casques bleus soupçonnés d’abus sexuels. Il s’agit ainsi de faire pression sur les pays fournisseurs de troupes, auxquels il… AFP

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RCA: création d’un secrétariat pour faire des propositions au gouvernement

Dans trois semaines, Faustin-Archange Touadéra prêtera serment et deviendra le nouveau président de la République centrafricaine. En attendant, ses alliés préparent le début du mandat : un secrétariat politique a été constitué. Composé de sept commissions thématiques, il se donne une semaine pour faire des propositions sur les priorités du futur gouvernement. Pour le président de ces commissions, l’objectif est clair : il s’agit    « d’apporter au président Touadéra un certain nombre de réflexions sur les thématiques les plus importantes concernant les priorités sur lesquelles le président doit faire démarrer les activités de son gouvernement ». Jean Willybiro Sako a particulièrement évoqué « les questions de réconciliation, de DDR [désarmement-démobilisation-réinsertion], de restauration de l’autorité de l’Etat, de santé, éducation, relance… RFI

 

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Centrafrique: des centaines d’enfants assassinés entre 2013 et 2014 selon l’ONU

Selon un nouveau rapport des Nations unies publié ce lundi 7 mars, les violences en Centrafrique depuis 2013 ont impacté négativement la situation des enfants dans le pays. L’ONU a documenté le meurtre de 333 enfants et la mutilation de 589 autres au cours de différentes vagues successives. «En 2013 et 2014, au plus fort de la crise, les enfants ont été victimes de violations extrêmement graves, commises dans un climat d’impunité totale», a présenté la… Afriquinfos

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Il est plus difficile d’être un enfant en RCA

L’ONU a documenté le meurtre de plus de 300 enfants et la mutilation de près de 600 autres au cours des violences qui ont secoué la Centrafrique depuis 2013. Un autre constat, l’augmentation du nombre d’enfants soldats. Dans un rapport publié à ce sujet par les Nations unies, il est à noter aussi l’augmentation des recrutements d’enfants par des groupes armés. Déjà en 2014, l’Unicef avait estimé qu’entre 6 000 et 10 000 enfants avaient été enrolés. Dans certains cas… Dw-World

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Elim CAN 2017: les matchs Centrafrique – Madagascar avancés

La CAF (Confédération africaine de football) a dévoilé depuis plusieurs jours les dates officielles des matchs des 3è et 4è journées des éliminatoires de la CAN 2017. Cependant, certaines rencontres vont connaitre des modifications. C’est notamment le cas des rencontres entre la Centrafrique et Madagascar. En raison de la tenue d’une manifestation le 29 mars, la partie centrafricaine a demandé l’avancement du match. Ainsi, Madagascar a accepté accueillir le match aller le 24 mars. Puis les Fauves recevront les Barea… Africa Top sports

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