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CM N°2187 du Lundi 21 mars 2016

mars 22, 2016

LA PROBLEMATIQUE DE LA REHABILITATION DES FACA ; UNE PRIORITE D’EXTREME URGENCE DE L’HEURE FACE AUX DEFIS SECURITAIRES

La non réhabilitation totale des Forces Armées Centrafricaines (FACA), ouvre la voie à toutes sortes d’insécurité dans le pays. Tant que les FACA ne seront pas opérationnelles, l’autorité de l’Etat sera toujours dans la rue, et revient à qui de droit pour l’exercer. La RCA ne sera jamais en paix, à l’allure où vont actuellement les choses. Les groupes armés dictent, et vont continuer de dicter leur propre loi malgré la présence des forces internationales et de l’Exécutif de la transition. Le cas d’Abdoulaye Hissein, un des responsables des ex-Séléka, libéré manu-militaire par ses éléments, dans la nuit du mardi 15 au mercredi 16 mars 2016, à la Section des Recherches et d’Investigations (SRI), en est une parfaite illustration. C’est autant dire que la justice est totalement fragilisée pour dire le droit tant souhaité par les victimes des exactions commises en RCA. La transition est un échec cuisant en RCA. Le gouvernement de Samba-Panza est totalement démissionnaire, depuis son investiture jusqu’au finish. Des têtes tombent et continuent de tomber à Bambari, Bria, Mbomou, Haut-Mbomou … , suite aux exactions commises par les éléments de Ali Daras d’une part, et les éléments de la LRA de Joseph Kony, d’autre part. À cela s’ajoutent les multiples cas d’évasions à la prison Centrale de Ngaragba et à la SRI. Eugène Ngaïkossé, le boucher de Paoua, fut évadé à la SRI et se promène librement en ce moment dans la nature. Le secrétaire général du KNK, Bertin Béa, à son tour fut libéré de force par les militants et militants du KNK, au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui. la RCA est devenue depuis lors une République des hors la loi, car chacun est libre de décider comme bon lui semble.
La question de réhabilitation des FACA, est une priorité, une urgence, pour faire face aux défis sécuritaires. C’est le souhait de tous les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, lors des Consultations Populaires à la Base et au Forum National de Bangui.
Les élections en cours devraient normalement tourner la page sombre de l’histoire du pays. Les politico-militaires ont bel et bien contribué à l’ensemble du processus électoral. Vu les paramètres qui s’ouvrent à l’horizon, nous sommes obligés de poser la question suivante : le programme Démobilisation , Désarmement, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) sera-t-il encore un échec ? Cette problématique doit susciter la réaction des uns et des autres. Sans l’armée nationale, la RCA ne sera jamais une nation souveraine. Seule l’armée nationale est capable de défendre l’intégrité du territoire, contre toutes attaques venues de l’intérieur ou de l’extérieur. La Sangaris et la MINUSCA ont failli à leur mission de protection des populations civiles. Comment comprendre que les groupes armés peuvent continuer de dépasser les limites, en ébranlant tous les jours les institutions de la République, alors que les forces internationales disposent d’une armada impressionnante de guerre ? Le pouvoir judiciaire doit être totalement indépendant, pour lutter contre l’impunité sous toutes ses formes. Aucun bourreau du peuple centrafricain, ne doit échapper à la justice. « Tôt au tard le soleil apparaitra ». Même qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, la justice finira un jour par être indépendante pour dire le droit. De grâce, c’est notre armée que nous réclamons, pour défendre notre territoire.

Bénistant MBALLA

QUEL HERITAGE CATHERINE SAMBA-PANZA LAISSERA-T-ELLE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN LE 30 MARS ?

Le régime transitionnel de la présidente, Catherine Samba-Panza, tire lentement mais sûrement vers sa fin. Démarré le 23 janvier 2014 avec la prestation du serment, il s’achèvera le 30 mars prochain avec l’investiture du nouveau président de la République, Faustin-Archange Touadéra, élu démocratiquement par le peuple centrafricain, comme le feu président, le « Barbu national », Ange-Félix Patassé, paix à son âme. Pourvu que la cérémonie de l’investiture de Touadéra ne soit pas reporté comme les élections ou prorogé comme la transition. Catherine Samba-Panza serait entrain de préparer sa valise pour laisser la place à son successeur. Mais la question qui se pose aujourd’hui est de savoir, quel héritage Catherine Samba-Panza (CSP) laissera au peuple centrafricain le 30 mars, date de prise de fonction de Touadéra ?
Comme disent les uns et les autres, CSP a hérité d’une situation catastrophique laissée par son prédécesseur Michel Djotodia Am-Non-Droko. Donc, si tel en est le cas, nous pensons aussi que l’héritage qu’elle laissera aux Centrafricains, n’est autre chose que l’insécurité généralisée. N’oublions pas que depuis sa prise de fonction, les tueries, les massacres, les braquages, les vols à main armée, les incendies des maisons et villages, bref des exactions de tout genre ont eu lieu. Malgré l’accalmie précaire qui prévaut aujourd’hui, des actes barbares sur les populations civiles se poursuivent allègrement, au vu et au su de tout le monde, dans certaines régions de la RCA. Nous parlons entre autres des affrontements meurtriers à Bambari, du 03 au 05 mars, suite à une attaque des hommes armés (peuhls) contre un site des déplacés, attaque qui a fait une dizaine de morts. D’autres cas de tueries, mais isolés se sont produits dans certaines villes de nos provinces. Si nous nous mettons à les énumérer tous, nous allons écrire un roman.
Même l’experte sur la situation des Droits de l’Homme de l’ONU, Marie-Thérèse Kéita-Docoum, a dressé un constat alarmant. Elle a affirmé que s’il y a eu des améliorations ces derniers mois, presque tout reste à faire. Elle a notamment évoqué l’insécurité dans les provinces qui favorise la violence, les prisons et centres de détentions illégales. Avons-nous besoin de preuves ? Elles sont là et ce n’est pas nous qui l’avons soulignées mais plutôt Marie-Thérèse Kéita-Docoum. Ses dix (10) jours passés en Centrafrique lui ont permis de toucher du doigt la réalité de la situation des Droits de l’Homme en RCA.
Si sous la présidente de transition les élections ont eu lieu d’une manière démocratique, transparente, apaisée, par contre, la situation sécuritaire et des Droits de l’Homme, reste précaire et très préoccupante. Si CPS a été félicitée par le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, c’est uniquement pour les élections réussies par l’Exécutif et non autre chose. Si elle a reçu des mains des femmes centrafricaines un titre honorifique à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, c’est toujours pour les élections et rien d’autres. C’est la réussite des élections qui a sauvé sa face car de tout temps elle a été sévèrement critiquée par le peuple centrafricain de n’avoir pas réagi à temps pour arrêter les exactions commises par les groupes armés sur les populations civiles innocentes.
Le peuple centrafricain peut la condamner. Mais nous osons croire aussi qu’elle a fait ce qu’elle pouvait faire. Elle ne pouvait aller au-delà de ses moyens. Elle a fait de son mieux. Mais comme c’est sous son règne que des tueries, des massacres, des incendies des maisons et villages, ont redoublé d’intensité, c’est pour cette raison qu’on l’accuse. D’ailleurs, tous les régimes qui se sont succédés en RCA, les Centrafricains ne cessent de pointer du doigt les présidents de la République. Mais ce que nous oublions souvent, c’est que ces présidents ne gouvernent pas ou ne dirigent pas le pays tout seul. Parfois, certaines personnalités agissent comme bon leur semble et le président de la République n’est pas aussi informé de leurs agissements. D’autres lui mettent des bâtons dans les roues et l’empêchent de mettre en pratique ses projets de société auxquels il est élu. C’est en ce moment précis que les ennemis de la République et du peuple en profitent pour semer le désordre et rendre le pays ingouvernable. Certainement que CSP aurait du être victime de ces machinations. Ou bien les ordres, les instructions qu’elle donne ne sont pas respectés ou mis en exécution par ceux qui sont habilités à les faire.
A la lumière de tout ce que nous avons évoqué ci-haut, nous pouvons valablement conclure que sur les élections, CSP laissera un bon héritage au peuple centrafricain d’ici le 30 mars. Cet héritage n’est autre que Touadéra, le président démocratiquement élu et les futurs députés issus des urnes qui siègeront à l’Assemblée Nationale. Sur le plan sécuritaire, l’héritage, c’est le désordre, le chaos indescriptible qui a pour corollaire les tueries, les massacres, les incendies des maisons, les destructions systématiques…

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

JOUR « J -6 » POUR LE SECOND TOUR DES LEGISLATIVES :
L’ANE EST-ELLE DEJA PRETE ?

A seulement six (6) jours de la tenue du second et du premier tours des législatives du 27 mars 2016, rien ne semble bouger du côté de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Pour preuve palpable, l’ANE ne communique pas sur les enjeux de ces législatives pour susciter l’engouement massif des électeurs et électrices des circonscriptions concernées, d’aller dans les bureaux de vote élire leurs futurs députés à l’Assemblée Nationale. Ce qui a fait que bon nombre d’électeurs et électrices ne savent rien sur les dispositions pratiques et techniques prises par l’ANE pour l’organisation des législatives (second et premier tours) du 27 mars 2016. Du coup, il y a risque probable d’un faible taux de participation d’électeurs et électrices à ces législatives en vue, par manque de leur sensibilisation par l’ANE. Et plusieurs paramètres militent en faveur de cette thèse.
Nul n’ignore que la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) avait annulé totalement les résultats provisoires du premier tour des législatives du 30 décembre 2016, proclamés par l’ANE. Et pour motif, des irrégularités graves constatées dans toutes les circonscriptions électorales du pays (plus de 400 recours des candidats et candidates enregistrés au greffe de la CCT). Il fallait donc réorganiser ces législatives sur l’ensemble du territoire national. Face à cette décision prise par l’ANE, cent onze (111) députés avaient désisté d’aller au premier tour des législatives du 14 février 2016, pour manque de moyens financiers et de découragement par rapport aux résultats qu’ils ont obtenus.
Pour ces législatives du 14 février 2016, et par rapport aux résultats provisoires proclamés par l’ANE, la CCT a encore procédé à des redressements, des rectificatifs dans certaines circonscriptions électorales du pays. Elle (CCT) a proclamé définitivement élus quarante cinq (45) députés ayant eu la majorité absolue et a invalidé dix (10) circonscriptions électorales (3e Arrondissement (3e Circ) de Bangui; 5e Arrondissement (3e Circ) de Bangui ; circonscription de Kouï dans l’Ouham-Pendé ; Circonscription de Sibut dans la Kémo ; 2e Circonscription de Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi ; 2e et 1ère Circonscriptions d’Ippy dans la Ouaka ; 1ère Circonscription de Bimbo dans l’Ombella-M’Poko ; 1ère circonscription de Bangassou dans le Mboumou ; 4ème Circonscription de Bossangoa dans l’Ouham.
C’est pour autant dire que parmi les candidats et candidates à ces législatives, les uns sont proclamés par la CCT d’aller au second tour, par contre, les autres doivent aller au premier tour pour les dix (10) circonscriptions annulées, d’ici le 27 mars 2016. Et c’est une première dans l’histoire des élections générales et couplées en RCA, depuis l’avènement du multipartisme et de la démocratie en RCA dans les années 1990.
Jour « J – 6 » pour les second et premier tour des législatives : l’ANE est-elle déjà prête ? Attendons les prochains jours pour avoir le cœur net. Toutefois, certains candidats et candidates sont déjà dans leurs circonscriptions, et ont commencé déjà à battre leur campagne depuis le samedi 19 mars 2016.
Le Petit YEKOA

SI ON CREAIT UNE « BANQUE DE CENTRAFRIQUE » OU L’ETAT EST ACTIONNAIRE A 90% ?

Sous d’autres cieux, cela est faisable pour permettre à l’Etat de pallier aux carences du secteur privé dans le domaine bancaire, de contenir ses fonctionnaires et ses agents, en maîtrisant leur masse salariale régulièrement, et de contrôler fréquemment les mouvements financiers à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Et ce, pour empêcher la fuite des capitaux à l’étranger et de bien maîtriser la situation financière du pays. Or, tel ne semble pas être le cas de la RCA, depuis l’indépendance jusqu’à ce jour.
Nul n’ignore que la RCA revient de très loin de la grave crise politico-militaire sans précédent, imposée par la nébuleuse coalition Séléka au peuple Centrafricain. Tous les secteurs de la vie active nationale ont été fortement touchés, y compris le secteur bancaire. D’ailleurs, les quatre (4) banques privées de la place, à savoir ECOBANK, CBCA, BPMC et BSIC ont démontré leurs limites et incapacités, en matière de prestations de service à offrir à leur clientèle, toutes catégories socioprofessionnelles confondues.
Il va donc falloir réfléchir, penser après cette période post-transitionnelle et de retour à la légalité constitutionnelle, de créer, pourquoi pas une banque dénommée « Banque de Centrafrique » où l’Etat est actionnaire à 90% ? La création d’une telle banque a des avantages pour les nouveaux dirigeants politiques du pays, issus des élections couplées de 2016. Cela va leur permettre de mettre en exécution leur programme de politique générale, contenu dans le projet de société du président élu de la République. Et ce, pour ne pas toujours attendre les financements venant de l’extérieur pour réaliser les moindres projets afin d’améliorer les conditions de vie du peuple. Par exemple : accès à l’eau potable pour tous ; accès aux soins de santé et à l’éducation de qualité pour tous ; accès à l’énergie pour tous ; accès aux logements décents pour tous ; etc. Voilà un avantage parmi tant d’autres que nous avons mis en exergue concernant la création d’une « Banque de Centrafrique » où l’Etat peut être actionnaire à 90%. Le Petit YEKOA

L’EXPLOITATION D’ENFANTS EST DEVENUE MONNAIE COURANTE DANS LE PAYS.
Les violations des Droits de l’Homme sont une cause et une conséquence de la traite des êtres humains. Il est donc essentiel de placer la protection de tous les droits de l’homme, au centre de toutes mesures visant à prévenir la traite et à y mettre un terme. Ces mesures de lutte contre la traite devraient nullement porter atteinte aux droits fondamentaux et à la dignité des personnes et en particulier, aux droits des personnes victimes de la traite. Sabine est une jeune fille de 14 ans qui vivait avec sa mère après le décès tragique de son père Alfred à Bogangolo , une ville située au Centre Sud de la République Centrafricaine jusqu’au jour où sa tante paternelle a décidé de commun accord avec sa mère de l’amener à Bangui afin de prendre soin d’elle sur le plan éducatif.
Patricia Segan, la tante de Sabine, habitant dans le 4e Arrondissement de la ville de Bangui, a rassuré sa mère de l’assistance qu’elle accordera à Sabine : logement, éducation…. Cet enfant, une fois à Bangui, est privé de son droit à l’éducation. En plus, elle travaille chez sa tante comme fille de ménage, ce qui l’a entrainée à devenir ou être fille de trottoir. Au lieu qu’elle fait des études peur être insérée dans la société, elle s’est détournée des objectifs de sa venue.
Selon une source proche de sa tante, qui requiert l’anonymat, Patricia, tante de Sabine serait une enseignante du 1er cycle. Une encadreuse qui prive l’enfant d’autrui de son droit, violant ainsi les lois d’une nation en pratiquant la « traite des personnes » ou encore d’un enfant, mérite d’être sanctionnée. La situation nécessite une vigilance de la part des parents et une attention particulière de nos gouvernants qui devrait mettre en place un réseau pour la sensibilisation sur la thématique et des mesures de sanction pour ces cas.
Notons que la République Centrafricaine fait partie des pays qui lutte contre l’analphabétisme et s’investit beaucoup pour l’implication des filles et femmes pour leurs apports dans les Objectifs du Développement Durable.

Prudence YAMETE.

NATIONS UNIES

Mission Multidimensionnelle Intégrée des
Nations Unies pour la Stabilisation en
République Centrafricaine

MINUSCA

COMMUNIQUE DE PRESSE

PUBLICATION DU RAPPORT DES NATIONS UNIES SUR LES GRAVES
VIOLATIONS ET ABUS DES DROITS HUMAINS A BANGUI DE
SEPTEMBRE-OCTOBRE 2015

Bangui, 21 Mars 2016 – Un rapport des Nations Unies publié aujourd’hui fait état de graves violations et atteintes aux droits humains, commises lors des violences qui ont touché Bangui du 26 septembre au 20 octobre 2015. La capitale de la République centrafricaine a été plongée dans un cycle de violence intercommunautaire, alimenté par des groupes armés visant à déstabiliser la situation sécuritaire.

Les principales conclusions du rapport font état d’au moins 41 civils tués et 17 blessés; des cas de viol et d’autres formes de violence sexuelle; enlèvements et détentions illégales; pillage généralisé et systématique, destruction de la propriété et vol des ressources humanitaires des organisations intergouvernementales et des ONG. Cependant, les enquêtes menées suite à la crise, ont été affectées par l’insécurité continue et les restrictions de mouvement, en particulier dans les zones à prédominance musulmane de Bangui. Par conséquent, le nombre réel de victimes et de violations est susceptible d’être beaucoup plus élevé que celui détaillé dans le rapport.

« La résurgence des violences et les attaques en représailles de septembre 2015 ont exposé la volatilité de la situation sécuritaire à Bangui, en dépit des améliorations enregistrées en vue d’un retour de la paix et de la stabilité en Centrafrique », note le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga.

Alors que la majorité des violations et des abus a été commise par les groupes armés anti-Balaka et ex-Séléka ainsi que leurs alliés, le rapport détaille également les violations des droits de l’homme commises par des membres des forces armées de la RCA. La faiblesse de l’autorité de l’Etat à Bangui et son absence généralisée hors de Bangui, montrent qu’il y a un risque sérieux que les responsables de violations des droits humains puissent jouir de l’impunité. Les violences à Bangui ont également provoqué une série d’incidents violents dans toute la République centrafricaine, y compris à Bambari, Kaga-Bandoro, Bouar, Carnot et Sibut.

Le rapport recommande, entre autres, la fin de l’impunité et les poursuites contre les responsables de violations et abus passés et présents des droits de l’homme; la fin des attaques contre des civils par les groupes armés et la réforme des forces armées centrafricaines. En outre, le rapport appelle à la mise en œuvre des programmes robustes et efficaces de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion (DDR) et de la Réduction de la Violence Communautaire (RVC); à la protection et à l’assistance aux victimes de violences sexuelles et sexistes et à un soutien financier et technique accru de la communauté internationale pour la mise en place et le fonctionnement de la Cour pénale spéciale pour la RCA.

« Il n’y a pas de paix durable bâtie sur l’impunité concernant les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire. La MINUSCA jouera pleinement son rôle aux côtés de l’Etat centrafricain dans ses efforts de lutte contre l’impunité des violations et abus documentés dans le rapport », ajoute le Représentant spécial.

Une grande partie de la violence survenue à Bangui entre septembre et octobre 2015 a été de nature confessionnelle (les musulmans ciblant les chrétiens et les chrétiens ciblant les musulmans) et a été facilitée par l’actuel climat d’instabilité et d’impunité. Cette violence a été considérée comme un sérieux revers après un an de calme relatif et une évolution politique positive vers la réconciliation nationale et la reconstruction.

Contacts:
Musa Gassama, Chef de la division des droits de l’homme de la MINUSCA et Représentant du HCDH
Tel: +236 75265072
E-mail: gassama@un.org

CPI : PRONONCE DU JUGEMENT DANS L’AFFAIRE BEMBA LE 21 MARS 2016

Situation : République centrafricaine
Affaire : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo

Le lundi 21 mars 2016 à 14h00 (heure locale de La Haye), la Chambre de première instance III de la Cour pénale internationale (CPI) rendra son jugement dans l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo. La Chambre est composée de Mme la juge Sylvia Steiner (Brésil), juge présidente, Mme la juge Joyce Aluoch (Kenya) et Mme la juge Kuniko Ozaki (Japon).
Un résumé du jugement sera lu en audience publique par la juge présidente, en présence de l’accusé et son équipe de Défense menée par son Conseil Peter Haynes QC, du Bureau de Mme le Procureur de la CPI Fatou Bensouda, et de la Représentante légale des victimes Maître Marie-Edith Douzima-Lawson.

Contexte :
M. Bemba serait pénalement responsable de deux chefs de crimes contre l’humanité (viol et meurtre) et de trois chefs de crimes de guerre (viol, meurtre, et pillage) prétendument commis dans le cadre de la situation en République Centrafricaine en 2002-2003.
Le procès dans l’affaire Bemba s’est ouvert le 22 novembre 2010 et la phase de présentation des éléments de preuve s’est conclue le 7 avril 2014. Le 2 octobre 2014, à la demande de la Défense, la Chambre a rouvert l’audition des preuves, afin d’entendre d’autres témoignages. Ces témoignages supplémentaires se sont conclus le 24 octobre 2014. L’Accusation, la Défense, et les Représentants légaux des victimes ont soumis leurs déclarations en clôture orales les 12 et 13 novembre 2014.
Retransmission vidéo
L’audience pourra être suivie en direct sur le site Internet de la CPI au lien suivant : http://video.icc.globecomm.net/
Assister à l’audience
• Les membres du corps diplomatique, les ONG et les membres du public qui souhaitent assister à l’audience sont priés de bien vouloir en faire la demande par courriel adressé à : ICCVisits@icc-cpi.int. Les participants devront présenter un passeport ou un titre d’identité valide comportant une photographie à l’entrée principale de la Cour (située à l’adresse : Oude Waalsdorperweg 10, 2597 AK La Haye).
• Les journalistes souhaitant couvrir l’audience sont priés de bien vouloir en faire la demande par courriel adressé à : PublicAffairs.Unit@icc-cpi.int. Tous les journalistes devront présenter une carte de presse valide, ainsi qu’un passeport/titre d’identité valide comportant une photographie, à l’entrée principale de la Cour (située à l’adresse : Oude Waalsdorperweg 10, 2597 AK La Haye).

Veuillez noter que la Cour ne pourra garantir l’accès à l’audience aux personnes qui n’auraient pas reçu de confirmation à l’avance. Afin d’éviter tout délai pour accéder le bâtiment, les personnes sont priées d’arriver au moins une heure avant le début de l’audience.

Demandes d’entretien
Pour demander des entretiens auprès des parties et participants, les journalistes peuvent contacter par e-mail :

• le Bureau du Procureur à l’adresse : OTPNewsDesk@icc-cpi.int
• le Conseil principal de la Défense de M. Bemba, Peter Haynes QC, à l’adresse : phaynes@iccepn.org
• la Représentante légale des victimes, Maître Marie-Edith Douzima-Lawson, à l’adresse : douz6@yahoo.fr

Pour un entretien avec le Porte-parole de la CPI, M. Fadi El Abdallah, veuillez écrire à : fadi.el-abdallah@icc-cpi.int ou PublicAffairs.Unit@icc-cpi.int

Centre de presse de la CPI
Les journalistes souhaitant utiliser le Centre de presse de la Cour pourront y accéder à partir de 8h30.
Le Centre de presse de la CPI est situé dans la « Tour de la Cour » du bâtiment. Il est composé d’espaces de travail partagés, pouvant accueillir jusqu’à 104 personnes assises, et de deux salles d’entretien.
Le Centre de presse distribue la vidéo et l’audio intégrée de l’audience, via HD-SDI avec un connecteur BNC femelle. Les journalistes souhaitant se connecter devraient apporter un équipement compatible et un câble BNC. L’alimentation est fournie (prise européenne).
Le Centre de presse est doté d’un accès Wi-Fi.

Documents audiovisuels
Filmer ou prendre des photographies est strictement interdit dans l’enceinte de la Cour, hormis dans les salles d’entretien du Centre de presse. Néanmoins, des photographies de l’audience seront disponibles sur le compte Flickr de la Cour.
L’intégralité de l’audience, ainsi que des programmes audiovisuels revenant sur l’audience, seront disponibles pour téléchargement sur un serveur FTP en format vidéo (MPEG-4) et audio (MPEG-3), et pour visionnage sur la Chaîne YouTube de la CPI. Pour toute information relative aux questions audiovisuelles, veuillez contacter Violeta Willemsen-Curcic, Chef de l’Unité de production audiovisuelle : Violeta.WillemsenCurcic@icc-cpi.int
Places de stationnement
Les représentants des médias peuvent utiliser le parking pour visiteurs de la CPI.
Signal pour camions satellite
Le parking de la CPI comprend une partie pour les camions satellite. Des connections BNC sont disponibles et le format vidéo est HD-SDI, avec audio intégrée (8 dual mono pairs): Chaîne 1 – Langue originale ; Chaîne 2 – Interprétation anglais ; Chaîne 3 – Interprétation français ; Chaîne 4 – 8 – Autres langues (à défaut d’interprétation, la langue originale sera retransmise).

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

Embassy of the United States of America

Bangui le 15 Mars 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE
FONDS D’AUTO-ASSISTANCE DE L’AMBASSADEUR DES ETATS-UNIS
L’Ambassade des Etats-Unis à Bangui annonce un financement dénommé “Le Programme Spécial d’Auto Assistance de l’Ambassadeur.” C’est un programme d’assistance à la base qui permet aux ambassadeurs américains d’appuyer les demandes locales de financement de petits projets de développement communautaire. L’objectif du Programme d’Auto-Assistance est d’appuyer les collectivités grâce à des subventions modestes qui auront un impact positif sur les communautés. La philosophie du Programme d’Auto Assistance est d’aider les communautés prêts à se prendre en charge.

Pour l’année 2016, le Programme Spécial d’Auto-Assistance de l’Ambassadeur va se focaliser sur les projets qui visent à renforcer la réconciliation et la cohésion sociale entre les communautés dans Bangui et ses environs.
A cet effet, un document est mis à la disposition du public centrafricain pour fournir des informations utiles, y compris les directives du programme, les instructions pour la demande et les informations sur les personnes à contacter. Il comprend également un formulaire de demande à votre convenance.
Les personnes intéressées doivent soumettre un dossier de demande complet au coordonnateur avant le 15 Avril 2016 pour être pris en compte cette année. Veuillez contacter M. Justin NARI à l’adresse BanguiSelfHelp@state.gov ou au 21 61 02 00 ext. 3230 pour prendre un rendez-vous, retirer le formulaire de demande et soumettre votre dossier de candidature.

Kristina HAYDEN
Conseillère aux Affaires Publiques
Ambassade des Etats-Unis

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RCA: LE PRESIDENT TOUADERA EN VISITE A OBO, OU SEVIT ENCORE LA LRA

En Centrafrique, le président nouvellement élu Faustin Touadéra s’est rendu à Obo dans le nord-est de la Centrafrique, une zone où sévit l’Armée de résistance du Seigneur de Joseph Kony. Une zone où l’Union africaine, les Américains et l’armée centrafricaine se battent contre ces rebelles. C’est une visite stratégique, confie-t-on dans l’entourage du nouveau président. Stratégique pour Faustin Touadéra, mais aussi pour les forces spéciales américaines qui sont présentes dans cette partie du pays, pour lutter contre Joseph Kony et la LRA. C’est sur invitation des Américains que Touadéra…
RFI
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RCA: LE RAVISSEUR ET CHEF ANTI-BALAKA DJIE AUX MAINS DE LA MINUSCA

L’information date de plusieurs jours mais on ne l’apprend que maintenant. Dieudonné Ngaïbona, dit Djié, est aux mains de la Minusca. Son nom ne vous dit probablement rien mais c’est ce chef anti-balaka qui aurait enlevé l’an dernier l’humanitaire française Claudia Priest ainsi qu’un prêtre centrafricain, le père Gustav. Le 19 janvier 2015, le 4×4 blanc à bord duquel se trouvent Claudia Priest et deux religieux centrafricains est arrêté par des hommes armés sur l’avenue qui longe le quartier Boy-Rabe à Bangui. L’un des religieux est relâché mais l’humanitaire française et le deuxième prêtre sont conduits…
RFI
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VINGT-QUATRE PERSONNES MORTES DE LA MENINGITE EN RCA

Une épidémie de méningite sévit dans cinq préfectures de la Centrafrique où elle fait 24 morts sur 90 personnes atteintes par la maladie, a déclaré le ministre de la Santé et de la Population. Selon Marguerite Samba Maliavo qui s’exprimait jeudi à la radio nationale, l’épidémie de la méningite concerne les préfectures de l’Ouham, de l’Ouham-Pendé, de la Nana-Mambéré, de la Nana Gribizi et de la Ouaka. Elles sont toutes situées dans la ceinture méningitique des pays…
APA-Bangui

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