Skip to content

DISTRIBUTION AGREE DES GRADES  AUX GENERAUX CLIMATISES : PLUS DE GENERAUX QUE D’HOMMES DE RANG

mars 23, 2016

Les promotions au grade de général pleuvent à Bangui. Et pourtant, le ciel sécuritaire du pays a du mal à s’éclaircir. Ne serait-ce pas une prime à la trahison ? Généraux, s’il y en avait, le pays n’en serait pas là. Bozizé a joué avec le feu. L’avancée de la Séléka, sa progression, n’ont échappé à personne. C’est dans un tel climat, un tel contexte qu’on reconnait les vrais généraux, avec une capacité d’anticipation pour limiter les dégâts. Mieux encore, la coalition Séléka a été bloquée par la ligne rouge à Damara pendant plusieurs semaines. Djotodia était nommé ministre de la Défense, mais aucune initiative n’a émergé. Faute de généraux patriotes, courageux et responsables, la CEEAC ne pouvait que jouer la carte de la coalition Séléka. Quelle valeur attribuée ou conférée au grade de général dans ce pays à l’heure actuelle ?

C’est une prime à la trahison. Le pays était en danger. C’est un péril collectif. Les militaires ont choisi de mourir pour leur pays et non d’abandonner la patrie en danger de mort. Que valent ces officiers centrafricains qui osent arborer les étoiles des généraux ? Il valait mieux démissionner de l’armée et qu’on ne vous respecte plus comme général. Les généraux sont tombés trop bas. Les salaires, les véhicules climatisés ne font pas un général. Le général Mobébou en voilà un rescapé de la veille école, un vrai soldat. Galothi, général de son état, toujours opérationnel sur le terrain, mérite d’être chef d’Etat-major tactique. En RCA ce sont toujours les tonneaux vides qui font trop de bruits, spécialistes des intrigues, de politisation de l’armée, des détournements des Primes Globales d’Alimentation des soldats qui ternissent l’image des Forces Armées Centrafricaines. Le Général Mobébou a démissionné à cause des peaux de banane des intrigues. La transition tire à sa fin, que vont devenir les  intrigants ?

Des criminels, des bandits de grand chemin ont reçu des grades, sans pour autant renoncer au vampirisme. C’est une prime aux meurtres. La RCA a fonctionné totalement à l’envers sous la transition de Catherine Samba-Panza et son chef de gouvernement Mahamat Kamoun. Heureusement, les jours de la transition sont comptés. Sinon, on ne sait ce qui resterait de la RCA. Il n’y a plus de logique. L’héritage de Samba-Panza est plus lourd que la crise elle-même et ses effets pervers. Ce sont les ONG Humanitaires internationales qui sont au four et au moulin pour réconcilier et consolider le vivre ensemble.

Le régime Samba-Panza n’existe que de nom. La restructuration et la refondation de l’armée s’imposent avec acuité. Les défis sécuritaires sont monumentaux, mais hélas, les FACA dans leur majorité trainent, sans rien faire, pendant que la LRA sème la terreur noire dans le Sud-est du pays. Aucun général depuis 2008, date de l’irruption de la LRA en RCA, n’a levé le petit doigt pour aller faire déguerpir ces damnés de la terre. Néanmoins, ils reçoivent des grades, pour quelle fierté ? Quand la patrie est en danger, c’est vers l’armée que la population civile se tourne. Depuis 2008 à ce jour, les cris de détresse des populations du Haut-Mbomou, du Mbomou, de la Haute-Kotto retentissent dans le désert. Mieux vaut ne pas avoir une armée, encore moins des généraux.

Les ex-Séléka ont pris leur courage pour aller déloger Kony et ses hommes, du côté de Bangui, c’est un silence de cimetière. Des populations abandonnées à leur triste sort durant huit (8) ans, incroyable mais pourtant vrai. L’Etat est mort et ici repose l’Etat centrafricain qu’il faut ressusciter le 31 mars 2016. Une gouvernance sans tête ni queue, la feuille de route de l’Exécutif étant demeurée intacte de A à Z, même pas un milligramme d’amélioration. Malgré les efforts déployés par la Communauté internationale pour soutenir la chaîne pénale, aucun progrès significatifs. Il y a des grades qui font honte et il en a qui sont de vrais motifs de fierté. Les nominations dans nos représentations diplomatiques continuent de se faire à la tête du client et non du professionnalisme et de la compétence. Pourquoi cette avalanche de nominations dans nos représentations diplomatiques si les gens n’ont rien à se reprocher ? Une chose est sûre, l’audit de la transition est incontournable. Il faut rebâtir sur un terrain propre, dégagé. C’est une nécessité absolue. La mairie de Bangui est restée ce qu’elle était, depuis l’investiture de Catherine Samba-Panza, jusqu’à la fin de la transition. La ville de Bangui est plus une porcherie. Quant au Marché Central, c’est le reflet par excellence de la transition.

L’audit de un milliard six cent millions (1.6.000.000) de FCFA, fonds destinés à réfectionner des édifices publics dans les seize (16) préfectures. Selon un ministre de la transition, « les résultats sont mitigés ». Des fonds alloués sans critères, de grés à grés, dont certains bénéficiaires sont peu recommandables, il n’y a qu’en Centrafrique qu’on peut faire cela. Malgré le délabrement du pays, en lambeaux, l’inconscience, l’irresponsabilité, le tribalisme sont à fleur de peau, du haut au bas de l’échelle. Chasser le naturel, il revient au galop en Centrafrique. Comment expliquer une telle légèreté devant les investissements extérieurs ? Pauvre Centrafrique.

Julien BELA   

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :