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DU DEFI SECURITAIRE : LES LEADERS  DES GROUPES ARMES N’ONT AUCUNE VISION ENCORE MOINS UNE VISION COMMUNE

mars 23, 2016

Les leaders des groupes armés, comme leurs combattants, non aucune vision, encore moins une vision commune. Est-ce qu’ils comprennent réellement la quintessence des concepts de « Pré-DDRR » et du « DDRR » ? Lorsque l’on observe l’Accord de Brazzaville du 24 juillet 2014 et l’Accord sur le DDRR du 10 mai 2015, certaines expressions sont contradictoires. Aucun leader n’a relevé ces contradictions qui plus est, peuvent devenir un goulot d’étranglement. Néanmoins, nous saluons l’ingéniosité de la Minusca qui transparaît à travers le Pré-DDRR. Car en plus du métier et c’est multidisciplinaire, les analphabètes endurcis reçoivent des tiges d’instructions qui leur permettent de sortir de l’obscurantisme. Il n’est jamais trop tard d’apprendre et de connaitre quelques graines de l’alphabet. C’est la fondation sur laquelle va se bâtir le vaste chantiers du programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). C’est la transition, de combattants d’un groupe armé au statut d’agents de développement, l’opérateurs économiques, d’ouvriers qualifiés, etc. Le Pré-DDRR est fondamental pour être un citoyen responsable, contribuant à la reconstruction du pays. C’est à nous de rebâtir ce que nous avons détruit.

Comment retirer les armes sans une sécurité nécessaire pour les ex-combattants de tous les groupes armés ? C’est la réflexion qui doit interpeller les leaders des groupes armés. Ce qui n’est pas encore à l’ordre du jour. Il faut une ligne de démarcation entre les Anti-Balaka et les ex-Séléka, sous haute surveillance de la Minusca pour opérer le désarmement. Tout réside dans le Pré-DDRR qui consiste à restituer les armes contre un métier. La Réinsertion dans la vie active ne sera qu’une suite logique, c’est une véritable rupture qu’il faut opérer avec la vie du maquis. Zacharia Damane leader de l’UFDR a été nommé Conseiller à la Présidence de la République, mais il n’a jamais occupé ce poste. Il a le plus souhaité être préfet ou sous-préfet quelque part. il serait plus à l’aise pour jongler en fonction de ses intérêts. Il serait important de voter une loi portant charte du DDRR. Il y a également ceux qui ont choisi le métier des armes. Ceux-là doivent comprendre qu’un militaire, c’est pour défendre la nation et ses biens, l’intégrité et l’intégralité du territoire national. Ceux qui entrent dans l’armée doivent aussi profiter d’une instruction sommaire pour savoir compter les munitions.

Les FACA, en réalité, n’existent que de nom. Elles ont encore quelques soldats aguerris, mais pas d’officiers, puisqu’un officier doit mourir pour la patrie. Personne n’a osé mettre le nez dehors. Ils ont tous pris leurs jambes au cou comme la population civile abandonnant le pays. Les FACA sont hyper mono-ethniques et fortement politisées. Tous les officiers doivent aller en retraite anticipée. La prédation, les détournements, le dégraissage, soit le non paiement des Primes Globales d’Alimentation (PGA) pour les officiers, c’est un cancer qui mine l’armée centrafricaine. Il faut recycler les vestiges humains de l’armée. Touadéra devra compter encore longtemps sur la Minusca pour sécuriser tant bien que mal les personnes et les biens, ainsi que l’ensemble du territoire national. Les officiers centrafricains ont trahi la République et certains, sans scrupule ont voulu briguer la Magistrature Suprême du pays. Heureusement, le verdict du peuple est sans appel comme les décisions de la Cour Constitutionnelle de Transition au nom du peuple.

Des citoyens centrafricains entretiennent, paient les impôts, donnant à l’Etat les moyens de fonctionner , de payer les salaires et les soldes des militaires. Mais des bandits sans foi ni loi, jaillissent du néant à plusieurs milliers de kilomètres, pour venir tuer, détruire tout sur leur passage. Il y a perte totale de confiance entre l’Etat et les citoyens, entre l’armée nationale et le peuple dont elle est pourtant une émanation. Le nouveau locataire du Palais de la Renaissance, investi de légitimité populaire, a du pain sur la planche pour relever le défi sécuritaire, restaurer la confiance entre l’Etat et les citoyens, ainsi que entre les Forces de Défense et de Sécurité et le peuple centrafricain.

Faut-il encore disposer d’un appareil judiciaire à la dimension des enjeux, pour traquer avec le concours de la Minusca les déchets non recyclables, les criminels, les artilleurs de l’enfer. Car des criminels ont été promu en grade, bien qu’ils soient dans le maquis. Un véritable Prix Nobel aux meurtriers, difficilement compréhensible pour un gouvernement dit de transition. La nomination de certains généraux des Forces de Défense et de Sécurité semble n’avoir aucune base. Les vrais et rares généraux ce comptent au bout des doigts, notamment le Chef d’Etat-major démissionnaire, qui refuse toute virgule dans son dos. Les Centrafricains ne veulent plus des « généraux climatisés », mais des fantassins qui retroussent les manches. Il y a eu des généraux climatisés qui se sont enrichis dans le « rocambolesque programme DDR » de Bozizé et sa clique. Ceux-là sont comptables de ce que nous vivons aujourd’hui. Une nouvelle race d’officiers est vital pour la survie de la nation centrafricaine …

 

Julien BELA  

 

 

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