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LA PRESSE SERA-T-ELLE INDEFINIMENT LE DINDON DE LA FARCE ?  

avril 7, 2016

De tous les régimes qui se sont succédés à la tête de l’Etat centrafricain, à l’exception du régime de Djotodia, pourtant rebelle qui  a daigné jeter un coup d’œil à la presse, la presse a été de tout temps négligée, méprisée. Et pourtant les gens disent que c’est le quatrième (4ème) pouvoir. Mais dans la réalité, c’est tout autre chose. Même les plantons sont mieux traités que les journalistes.

Durant le régime de Catherine Samba-Panza qui vient de s’achever le 31 mars 2016, aucune subvention n’est versée aux organes de presse dans ce cas de piètre figure, comment les médias peuvent-ils s’épanouir ? Comment les journalistes peuvent exercer leur métier en toute indépendance, impartialité et neutralité comme les autres sous d’autres cieux ? La crise qui a frappé de plein fouet la RCA n’a pas épargné les médias publics (radio Centrafrique et la télévision centrafricaine) et privé. C’est cette subvention qui devrait permettre à ces médias de s’approprier de nouveaux matériels puisque tout a été détruit et emporté, par les combattants des groupes armés.  Mais hélas, tel ne semble pas être le cas. La subvention de l’Etat aux médias, pourtant inscrite dans la ligne budgétaire, ne profite-t-elle pas à d’autres individus ? Difficile de le dire puisqu’aucune  information ne filtre à ce sujet. Même le ministère de la communication qui s’occupe des médias est resté silencieux sur ce dossier.

Tout se passe comme si la presse, soi-disant 4ème pouvoir est foulée aux pieds par nos gouvernants. Mais nous leur posons la question suivante : «  sans la presse, les discours qu’ils prononcent à longueur de journée seront-ils entendus par le peuple centrafricain ? A eux de nous donner la réponse à cette question. Car ce mépris, cette négligence des médias dépassent l’entendement humain. C’est Dieu, Tout-Puissant qui descendra-t-il en Centrafrique pour voler au secours des médias ? Malgré tout, avec des moyens rudimentaires archaïques, les journalistes centrafricains font un travail remarquable, appréciable : la couverture du forum national de Bangui, du processus électoral, de la visite du Pape François et récemment de l’investiture du président Faustin-Archange Touadera, mais les factures de la couverture médiatique de tous ces évènements sont restées impayées. Au regard de cette situation catastrophique, que peut-on faire de la presse centrafricaine ?

En sera-t-il ainsi pour ce nouveau régime ? Il ne fait aucun doute. Car nulle part dans le premier (1er) discours  du Chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadera, la presse est évoquée. Et  pourtant les journalistes étaient face à la tribune officielle où se déroulait la cérémonie d’investiture. Mais il est trop tôt pour porter un jugement. Gardons notre souffle, notre patience. Attendons ce qui pourra advenir dans les jours à venir pour en dire plus.  On ne sait pas si le président recevra les directeurs des médias comme il a fait pour les forces vives de la nation, le lundi 04 avril 2016 afin qu’ils puissent lui exposer leurs attentes. « Il  n’est jamais tard », dit-on et « quelque soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra ». Continuons toujours à exercer notre métier selon nos codes d’éthique et de déontologie et la presse ne sera pas le dindon de la farce. Où en sommes-nous avec les frais de la couverture médiatique de l’investiture.

Dénis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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