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07 MILLIARDS FRAIS AU TRESOR PUBLIC, UNE PROUESSE SURHUMAINE DE MAHAMAT KAMOUN : ET LES FOURNISSEURS DE L’ETAT ? SARANDJI EST GATE !

avril 10, 2016

 

Lors de la passation de service entre les Premiers ministres entrant et sortant, Mahamat Kamoun a ébloui la nation centrafricaine : sept milliards (7.000.000.000) de francs CFA frais sont stockés au Trésor Public. La transition se décerne ainsi un certificat de bon gestionnaire hors pair, mention très honorable, avec les félicitations du jury et de toute la nation, y compris l’académie mondiale des meilleurs gestionnaires. L’annonce est fracassante, seulement elle permet de se cacher dernière le doigt de la main. Kamoun a donc géré la RCA comme une boutique, mieux encore comme le restaurant d’Ali Baba. Les bénéfices sont épargnés au Trésor Public. Le nouveau gérant de la boutique est servi donc sur plateau d’or. Kamoun mérite le Prix Môt Ibrahim qui récompense les meilleurs gestionnaires du continent. Rendez-vous à la prochaine délibération.

Seulement, que deviennent les dettes intérieures ? Les opérateurs économiques, notamment la presse, ont réclamé vainement les règlements de leurs factures. Et pourtant sept milliards dorment les yeux ouverts au Trésor Public. Le secteur privé n’a pas droit à l’argent. La transition est le seul régime au monde où seul le gouvernement compte et non le secteur privé. Mauvaise foi, méchanceté, haine, égoïsme, on ne sait quoi dire. L’Etat est une continuité, car il ne meurt jamais ,tant qu’il y a encore des hommes sur la planète terre. Quel gouvernement au monde peut ignorer ceux qui font l’économie, ceux qui assurent les services à l’Etat, ceux qui construisent l’économie, ceux qui paient les impôts pour permettre à l’Etat de bâtir le pays. Nous avons assisté à des recouvrements coups de poing des impôts, par la fermeture manu-militari de Télécel Centrafrique en plein jour, y compris certaines grosses boîtes de la place.

Exiger les impôts, c’est bien mais paralyser le secteur privé, on ne comprend plus rien. Comment payer les impôts, si vos ressources, votre capital est pris en otage par l’Etat lui-même ? Un Etat qui écrase les faibles au lieu de les protéger, n’en est pas un. Après la grave crise qu’a connue la Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouatara, une fois investi, a d’abord payé les dettes intérieures à concurrence de cinquante (50) milliards pour relancer les activités économiques et la consommation Motors de l’économie nationale. En RCA, c’est totalement le contraire, car le gouvernement de transition a enfoncé le clou aux opérateurs économiques, les abandonnant à leur triste sort, endettés jusqu’au cou.

Pour Mahamat Kamoun, économiste de son état, c’est la meilleure nouvelle depuis les cieux jusqu’à la terre. Combien de fois les opérateurs économiques ont frappé à la porte du Premier ministre Mahamat Kamoun, du ministre des Finances à l’époque, Abdallah Kadre, ensuite le ministre délégué, Célestin Yamindji qui deviendra par les acrobaties internes des circonstances de la transition, titulaire du ministère des Finances, banquer de son état. Un économiste à la Primature, un banquier au ministère des finances pour thésauriser l’argent alors que les opérateurs économiques tirent le diable par la queue, il y a une forte dose de méchanceté et de mauvaise foi, un dénominateur éternellement commun à presque bon nombre de centrafricains ayant une parcelle de responsabilité.

Vingt trois millions (23) dus à la presse privée par l’ancienne CEI de Binquimale, ont été transférés à Bozize à l’époque, Trésorier-Payeur Général. Les cris de détresse de la presse privée n’ont jamais été entendus. C’est un silence de cimetière qui est la réponse. Les publications de presse, n’en parlons pas, car nous avons rappelé le Premier ministre Kamoun à maintes reprises sans succès, jusqu’à ce qu’il quitte ses fonctions. C’est bien triste d’entendre que sept (7) milliards de FCFA ronflent copieusement quelque part au fond des caisses du Trésor Public. Pendant que des compatriotes meurent  de faim.  Faustin-Archange Touadera et son Premier ministre doivent bannir à jamais un tel comportement, une telle culture hyper nocive. C’est la mort programmée du secteur privé, puisque son capital a été braqué par l’Etat. Par quel miracle le secteur privé peut-il rebondir ? A cela s’ajoutent les marchés de gré à gré qui ont caractérisé la réhabilitation des édifices publics dans les seize (16) préfectures. Selon un membre du gouvernement, les résultats sont mitigés. C’est la RCA avec ses économistes. La transition de Catherine Samba-Panza a fait de la presse privée son pire ennemie.

Depuis la Consultation Populaire à la Base, en passant par le Forum National de Bangui, le processus électoral, la visite du pape François et l’investiture du président Touadera, la presse entend seulement qu’il y a un budget de la communication, mais hélas, pas un sou n’est arrivé dans les rédactions. Des serpents de mer se font du beurre sur le dos de cette presse privée et cela durant trois (3) ans. Dieu merci, cette presse privée peut pousser un ouf de soulagement avec le déguerpissement chancelant, pour reprendre une belle expression du président Tchadien Idriss Deby Itno. Quelle que soit la durée de l’étouffement de la presse privée, le jour de sa résurrection arrivera et elle est arrivée.

Bonjour 07 milliards, bon vent au Premier ministre Sarandji pour cette manne tombée du ciel.

 

Julien BELA.

 

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