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Avec l’investiture de Touadera, la demission du gouvernement et la passation de service entre Kamoun et Sarandji, la Transition est terminee.

avril 10, 2016

Faustin-Archange Touadéra (FAT) est élu président de la République le 14 février 2016 après le second tour de la présidentielle qui l’a opposé à son challenger, Anicet-Georges Dologuélé. Il a été investi dans sa fonction le 30 mars dernier. Un jour après, la passation de service a eu lieu entre la Présidente de Transition, Catherine Samba-Panza et le nouveau locataire du Palais de la Renaissance. Le samedi 02 avril 2016, Mahamat Kamoun, Premier Ministre et Chef du Gouvernement de Transition, remettait au Chef de l’Etat, la lettre de démission collective du gouvernement. Un nouveau Premier ministre fut nommé dans la foulée, en la personne de Mathieu-Simplice Sarandji, ex-Directeur National de Campagne de FAT. C’était finalement le mercredi 06 avril 2016 que la passation de service a eu lieu entre l’ancien locataire de la Primature et le nouveau. Ce qui nous amène à dire que la « transition chancelante », pour reprendre les propos d’Idriss Déby Itno, président de la République du Tchad, est définitivement scellée.

Les Centrafricains n’attendent désormais que la formation du gouvernement de Sarandji, qui ne tardera pas à voir le jour. La fin de la transition, ce que le peuple souhaitait depuis belle lurette, se concrétise lentement mais sûrement. Sarandji occupe désormais la primature. Il doit mettre rapidement en place son gouvernement qui est appelé à relever des défis immenses et variés tels le retour de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national à travers la mise en œuvre du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), la relance des activités économiques, la remise sur pied du système éducatif et sanitaire, tombé plus bas que terre… Mais le peuple centrafricain était étonné d’entendre l’ex-Premier Ministre dire, « la paix et la sécurité sont revenues, sans lesquelles le gouvernement ne pouvait organiser des élections crédibles, transparentes, démocratiques… ». Sur les propos de l’ex-Premier ministre, Mahamat Kamoun, la rédaction de Centrafric Matin s’interroge ainsi, « est-ce que la paix est vraiment revenue en Centrafrique » ? C’est au peuple centrafricain de juger. Mais pour notre part, nous osons croire que ce n’est pas une paix que nous observons aujourd’hui, c’est plutôt une accalmie précaire. Quand les combattants de l’UPC, d’Ali Daras continuent de jeter des grenades sur les populations à Bambari, quand des exactions de tout genre se perpétuent encore, et quand les gens détiennent des armes de guerre par devers eux, prêts à les utiliser à tout moment, peut-on affirmer que la paix est revenue ? Il est trop tôt de le dire.

Nous savons tout de même que le gouvernement de Kamoun, sous l’impulsion de la cheffe d’état de transition Catherine Samba-Panza, avait fait un travail remarquable, de concert avec les forces onusiennes et les forces de défense et de sécurité intérieure pour sécuriser les scrutins qui ont abouti à l’élection de Touadera et des députés à la nouvelle Assemblée Nationale. Mais quant à la sécurisation des populations civiles, n’en parlons pas. Sur ce, les deux (2) chefs de l’Exécutif sortants ont lamentablement échoué. Et ce n’est pas un secret de polichinelle. Même un bébé encore dans le ventre de sa mère ne peut nous démentir car il a vécu de loin cette crise en RCA qui ne dit pas son nom. Nous ne pouvons nous étaler indéfiniment sur ce qui s’est passé. L’essentiel est que, la transition est définitivement terminée avec tous les évènements que nous avons cités ci-haut. Il ne sert à rien de regarder en arrière. Ce qui est passé, est passé.

Avec Faustin-Archange Touadera, nous  devons voir l’avenir et non le passé. La page sombre de l’histoire de la RCA est, nous osons espérer, définitivement tournée avec cette longue et interminable transition, prorogée à plusieurs reprises mais qui s’est finalement achevée le 31 mars dernier.

Les yeux des Centrafricains sont désormais tournés vers Sarandji, le nouvel occupant de la Primature. Le peuple centrafricain n’aspire qu’à la paix, rien que la vraie paix, pour circuler librement et vaquer en toute quiétude à leurs occupations habituelles. Pour ce fait, Sarandji doit s’entourer des Centrafricains éclairés qui ont le souci de leur pays, œuvrent pour la paix et la reconstruction, ne sont pas des spécialistes des détournements des deniers publics, de fraude, de mafia, de corruption… et que savons-nous encore ? Les centrafricains sont aujourd’hui plus mûrs que ceux qui les ont manipulé depuis de longue date. Ils suivent seconde par seconde, minute par minute, heure par heure, l’évolution de la situation politique en RCA.

Avec la passation de service, Sarandji doit désormais conjuguer avec tous les fils et filles de Centrafrique. Qu’ils soient petits ou grands, pauvres ou riches, le nouveau premier ministre doit leur tendre la main pour réussir sa politique.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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