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MISE EN PLACE RAPIDE DU PROCESSUS DDRR PAR LE GOUVERNEMENT DE SARANDJI : CONDITION SINE QUA NON  POUR LE RETOUR DE LA PAIX  

avril 10, 2016

Le peuple centrafricain a trop souffert sous les bottes des groupes armés non conventionnels qui sévissent sur toute l’étendue du territoire national. Il ne se passait pas un jour sans que l’on enregistre des pertes en vies humaines. Les centrafricains innocents étaient abattus comme des bœufs à l’abattoir sans aucun procès. L’autorité de l’Etat était dans la rue. D’un côté  les Séléka et les Anti-Balaka, de l’autre l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony qui  écume les populations des préfectures du Mbomou, du Haut-Mbomou et de la Haute-Kotto, la RCA était partagée entre ces milices.

Maintenant que la RCA est revenue à l’ordre constitutionnel avec l’investiture du président Touadera et la nomination du premier ministre, Mathieu-Simplice Sarandji, ne faille-t-il pas mettre en place où relancer le processus du Désarmement, Démobilisation Réinsertion et Rapatriement des combattants étrangers (DDRR), qui est capital pour la survie de la République Centrafricaine. Car, tant que les combattants des groupes armés ne sont pas désarmés, démobilisés et réinsérés dans leur communauté d’origine, aucune action positive du gouvernement ne peut aboutir. Ces combattants seront toujours prêts pour mettre les bâtons dans les roues du gouvernement, pour  la simple raison qu’ils détiennent des armes par devers eux et se croient tout permis car, n’oublions pas qu’un individu qui a une arme peut mettre à genou  des dizaines de personnes. Il a le pouvoir de dicter sa loi. Celui qui n’obtempère pas est automatiquement éliminé ou passé à tabac. Et ceux qui paient le plus lourd tribut des exactions des groupes armés sont les pauvres cultivateurs, pêcheurs, éleveurs, commerçants, les « chercher-à-manger », c’est-à-dire les débrouillards.

Nous avons tous été témoins de la barbarie des combattants non conventuels qui se poursuit encore aujourd’hui. Observons ce qui se passe dans nos provinces. Les gens ne peuvent pas aller aux champs, à la pêche, à la chasse. Se déplacer loin ou s’aventurer dans les champs, c’est attirer la foudre de ces hommes armés sans foi, ni âme sur soi. Beaucoup de nos compatriotes ont perdu leur vie dans cette circonstance. L’exemple le plus palpable, c’est le marché du Km5. Nos compatriotes musulmans qui sont des commerçants ne pouvaient pas vendre leurs  articles car ils étaient pris en otage par leurs propres frères. Aujourd’hui, les gens vont et viennent au Km5 pour vendre et acheter des marchandises grâce à une mesure mise en place. Mais ce n’est pas suffisant. Le nouveau gouvernement qui sera mis en place dans un bref délai doit impérativement appliquer à la  lettre le DDRR. Dieu merci, dans le 1er discours du Président de la République, Faustin-Archange Touadera, il a affirmé nous citons « je m’emploierai à appliquer très rapidement le programme du désarmement, de la démobilisation, de la réinsertion et du rapatriement (DDRR) pour  favoriser le retour à la paix et à la sécurité, ceci en concertation avec nos partenaires ». Son premier ministre lui a emboîté le pas car dans son interview exclusive aux journalistes de la Radio Centrafrique et de la Télévision Centrafricaine il a signifié clairement que la priorité des priorités du gouvernement est le DDRR. C’est pour autant dire que les deux (2) têtes de l’Exécutif sont sur la même longueur d’onde. Pourvu qu’en concertation avec nos partenaires qui le financeront, le DDRR se réalise.

Le peuple centrafricain n’attend que ça depuis belle lurette pour circuler en toute quiétude et vaquer normalement à leurs occupations habituelles. Nos compatriotes qui ont pris les armes doivent les déposer sans  contrainte pour le développement de notre cher et beau pays, la RCA. Leur survie en dépend aussi. Car avec l’application du programme DDRR, ils trouveront un emploi rémunérateur qui les aidera à faire face à leurs besoins, à s’occuper de leur famille, à envoyer leurs enfants à l’école… L’arme de guerre ne nourrit personne et ne grandit personne. Au contraire, cela peut se retourner contre eux. Laissons les armes aux professionnels des armes, c’est-à-dire ceux qui sont formés dans ce domaine.

Nos compatriotes qui ont pris les armes et le gouvernement qui sera formé doivent comprendre que, le retour définitif à la paix et à la sécurité ne peut que passer par le DDRR. Il doit se faire d’une manière concertée entre le gouvernement et les groupes armés. Sans la paix et la sécurité, rien ne peut se faire, rien ne peut se décider. Que nous soyons Séléka, Anti-Balaka ou que nous  détenions des  armes par devers nous, déposons-les. Le gouvernement n’a pas de baguette magique pour résoudre le programme DDRR en un laps de temps. C’est grâce à la contribution, à l’apport, des uns et des autres que ce programme réussira, se concrétisera dans les jours à venir. Soutenons le nouveau gouvernement dans tous les efforts qu’il entreprendra concernant le DDRR.

  Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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