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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

avril 13, 2016

LES SOLDATS OUGANDAIS SOUS MANDAT DE L’UA AUTEURS DE NOMBREUX ABUS SEXUELS A OBO

Les militaires ougandais engagés dans la lutte contre la LRA, avec mandat de l’Union Africaine sont auteurs de nombreux cas d’abus sexuels dans la ville de Obo où ils sont basés. Le préfet du Haut-Mbomou s’est dit déçu et exige des enquêtes sur cette situation.

A Obo, peu de gens croient aujourd’hui à la sincérité de la lutte contre la LRA menée par les soldats ougandais. Ceux-ci sont accusés de plusieurs cas d’abus sexuels sur les filles dont certaines sont mineures.
La situation est dramatique, selon Takoali, ancien président de la délégation spéciale de la ville, « c’est triste ce qui arrive depuis quelques années. Ces militaires sortent avec des filles qui parfois sont des mineures. Beaucoup ont enceinté plusieurs filles. Parfois, ces soldats refusent de reconnaitre les grossesses et ces filles sont abandonnées à leur triste sort », a-t-il déploré.
Christelle (nom d’emprunt), visiblement âgée de moins de 18 ans, portant un enfant dans ses bras, affirme avoir été enceintée par un soldat ougandais. Elle a confié que ce dernier a refusé de reconnaitre la grossesse. « Je suis maintenant avec mon enfant. Quand j’étais enceinte, il a refusé de reconnaitre. Mes parents m’ont aidée et j’ai bien accouché. Aujourd’hui, il est reparti mais l’enfant est encore là » ,a-t-elle expliqué en sanglot.
Suzanne (nom d’emprunt) a eu la chance parce que le soldat ougandais, auteur de sa grossesse a reconnu les faits et prend en charge l’enfant. « J’ai fait un enfant avec un Ougandais. Il prend bien en charge l’enfant et ça va très bien », a-t-elle dit.
Selon les témoignages recueillis sur le terrain, plusieurs de ces filles sont parties avec des soldats ougandais. D’autres sont malades et abandonnées par ces militaires.
Interrogé sur cette affaire, le préfet du Haut-Mbomou, Dieu béni Kolengo dit avoir donné des instructions pour que les responsabilités soient dégagées, « j’ai demandé au commissaire de police et au commandant de compagnie de la gendarmerie de faire des investigations nécessaires sur cette affaire ignoble. Je pense que les premiers rapports ont été envoyés. Pour le moment, nous attendons une enquête mixte pour établir la vérité afin que notre gouvernement saisisse les autorités de l’Ouganda parce que c’est trop », a-t-il expliqué.
Les responsables des forces ougandaises présentes à Obo n’ont pas souhaité se prononcer sur ce dossier estimant que sans l’ordre de l’Union Africaine, ils ne peuvent se confier à la presse.
Les forces ougandaises, engagées dans la lutte contre la LRA, sont à Obo sous mandat de l’Union Africaine au nom de laquelle elles agissent sur dans plusieurs préfectures de la RCA. Le nouveau président Faustin-Archange Touadéra s’est rendu à Obo sur invitation de l’ambassadeur des Etats-Unis, quelques jours avant son investiture. Des forces spéciales américaines sont aussi basées dans cette ville pour la même cause.
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CENTRAFRIQUE: LES HABITANTS DE PAOUA DEPLORENT LA QUALITE DE L’EAU CONSOMMABLE

Certains habitants de la ville de Paoua ont exprimé leurs points de vus sur la qualité de l’eau qu’ils boivent dans cette région. Pour certains, le manque d’eau potable entraîne souvent des conséquences négatives sur leur santé. Ils appellent le gouvernement et les ONG œuvrant dans ce domaine à l’aide.

Les puits de la ville de Paoua ne sont pas bien entretenus. En cette période de la saison sèche, les puits tarissent vite. Les enfants et les femmes passe la journée à la recherche de l’eau.
Jean Serge, un habitant de la ville de Paoua a déploré le manque d’eau potable. « La qualité d’eau que nous buvons est désastreuse surtout pendant la saison sèche. Pourtant, il y’a plusieurs ONG dans la ville qui ouvrent dans ce domaine. Nous demandons aux autres ONG de nous aider à travers les forages « , a-t-il souhaité.
Solange Konembaye, habitante du quartier Combattant à Paoua regrette la rareté d’eau potable dans la ville. « Nous avons un sérieux problème d’eau potable à Paoua pendant la saison sèche. Nous buvons de l’eau male traitée et il y’a trop de cas de la diarrhée, de la fièvre typhoïde », a-t-elle estimé.
Plusieurs autres personnes interrogées souhaitent l’intervention des autorités et des ONGs pour avoir de l’eau potable à Paoua.
Plusieurs ONG nationales et internationales interviennent dans la ville de Paoua et dans le domaine de l’eau d’hygiène et d’assainissement. Malgré cela, le défi reste à relever.
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CENTRAFRIQUE : LE PRESIDENT DE L’ASPE DE BABOUA APPELLE AU RAPATRIEMENT DE SA FAMILLE A BANGUI SUITE AUX MENACES SUBIES

Le président de l’autorité sous préfectorale des élections de Baboua a demandé, ce lundi le rapatriement de sa famille à Bangui suite à la menace des partisans du candidat numéro 2 Benjamin Fionam. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH.

Le président de l’ASPE et sa famille sont sous la protection de la Minusca de Bouar depuis la fin des législatives.
Brice Jefferson Yadéré a indiqué qu’il est urgent que sa famille soit renvoyée à Bangui pour éviter toute surprise « Bouar n’est pas loin de Baboua. Je souhaite qu’avec ma famille, nous soyons renvoyés sur Bangui, le temps que les esprits se calment » a-t-il souhaité.
Le président de l’autorité sous préfectorale des élections de Baboua, reconnait être sous la protection des forces onusiennes basées à Bouar « après notre séjour dans la base de la Minusca de Baboua le 06 Avril, cette institution a jugé mieux de nous transférer à Bouar. Aujourd’hui nous sommes sous la protection de la Minusca camerounaise à Bouar », a-t-il dit.
Brice Jefferson Yadéré et sa famille sont sous la protection de la Minusca depuis le 09 Avril 2016 suite à des menaces proférées contre eux par les partisans du candidat numéro 2.
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CENTRAFRIQUE : LES ACTIVITES NOCTURNES REPRENNENT A BOSSANGOA
La ville de Bossangoa, située à 305 km de Bangui, retrouve de plus en plus son ambiance nocturne après trois années de violence. Selon les habitants interrogés par le RJJDH, cette reprise est due à la présence des éléments des forces nationales et onusiennes.
Il est 20 heures au bar dancing 3ème Mi-Temps, situé au quartier Camp Chic dans le 1r arrondissement de Bossangoa, est plain comme une bouteille. Le groupe musical dénommé ‘’Ouham Musica’’ est en concert.
Junior et ses amis, assis sur des chaises en bois, sont en train de boire de la béer. Tous sont visiblement contents. « C’est depuis deux ans que je suis à Bossangoa. Mais, au début il n’y avait pas cette ambiance. On ne pouvait même pas circuler jusqu’au-delà de 19 heures dans la ville à cause des hommes en arme. Il n’avait pas de lieu de distraction. Ces derniers temps, nous avons constaté que l’ambiance reprend petit à petit la nuit », nous a décrit Junior.
En face, un groupe de jeunes femmes. Celles-ci chantent et dansent au rythme des musiciens. Ce sont des femmes vendeuses de viandes boucanées qui fêtent l’anniversaire de l’une d’entre elles. Micheline, l’une de ces vendeuses pense que cette reprise est liée à la présence des forces nationales et internationales « c’est grâce à ces forces que nous sommes en paix aujourd’hui. Actuellement, l’on peut circuler même jusqu’au-delà de 24 heures, car, on sent que la sécurité commence à revenir», a-t-elle lancé.
Au niveau de la gare routière de Bossangoa, l’ambiance est presque la même. Les gens n’ont pas envie de rentrer chez eux alors qu’il est déjà 21h19 minutes. Certains moto-taxi continuent de circuler. Deux buvettes sont encore ouvertes, l’une se trouve derrière la gare routière et l’autre juste en face.
« Parfois on quitte ici à partir de 24 heures, parce qu’il y’a des camions qui arrivent en provenance de Bangui. Donc, on attend encore là pour faire le déchargement. Depuis ces derniers temps la ville est calme », a expliqué Fernand, un jeune démarcheur.
L’entrée des ex-Séléka en mars 2013 dans la ville de Bossangoa a fait que cette ville a perdu son ambiance. Elle est en train de la reprendre grâce à la restauration de l’autorité de l’Etat dans cette ville.
******* RJDH ****

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