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L’Editorial de Julien BELA : Rupture-competence-integrite  

avril 13, 2016

Carton plein avec 23 ministres au sein du gouvernement. Le plus important n’est pas d’entrer dans un gouvernement, mais de mériter la confiance du peuple, du chef de gouvernement et du chef de l’Etat. Bien des gens ont fait des pieds et des mains pour y entrer. Touadéra et Sarandji étaient saturés au point d’avoir du mal à respirer. Après plusieurs jours de suspens, il était temps de mettre un terme aux supplications et à l’impatience. La liste du gouvernement vient d’être rendue publique. Les choses sérieuses peuvent commencer.

Les défis sont énormes, titanesques, il faut avoir du culot pour prétendre entrer dans ce gouvernement. La tâche sera très ardue. Ce n’est pas un gouvernement comme les autres, mais un gouvernement de rupture, de compétence, d’intégrité et de transparence. Certains ministres que nous connaissons, n’auront pas plus de trois (3) mois au gouvernement. Le chef de l’Etat, son Premier ministre sont d’une autre génération de dirigeants. Il faut faire avec en attendant d’ajuster au fil du temps, le gouvernement avec les « hommes qu’il faut, à la place qu’il faut ». La contribution des uns et des autres à l’élection de Faustin-Archange Touadéra, est un véritable goulot d’étranglement, une dette à payer. C’est chose faite. Une chose est sûre, le mandat est de cinq (5) ans et il faut bien viser un second.

La rupture, faut-il le souligner, est le seul concept qui revient comme un refrain sur les lèvres des Centrafricains. Le ministre doit être au service du peuple, être un agent de développement, et non se servir en prédation. Les Centrafricains détestent la prédation outrancière qui a ruiné le pays. Il s’agit de couper définitivement le cordon qui nous lie à la très mauvaise gouvernance depuis trente (30) ans. Que l’ombre du tribalisme ne transparaisse nulle part. Tous les Centrafricains ont les mêmes chances. Avant tout cela, il y a la sécurité et la paix, condition sine qua non de toute activité, de tout développement. Les Centrafricains ont soif de la paix, de la liberté.

Des individus pensent qu’ils ont le titre foncier du gouvernement. A chaque articulation politique, ils font des pieds et des mains pour entrer dans le gouvernement. Et pourtant ils ont déjà été ministre, avec un lourd passif. Ils ont été désagréables. Le gouvernement n’est pas une collection, mais un choix judicieux, sur des critères précis. Malheureusement, des concessions ont été faites. Il faut payer les dettes. Le véritable gouvernement s’en suivra sans doute. Les Centrafricains attendent désormais de lire à travers les divers actes posés, la rupture, la compétence, l’intégrité et la transparence. C’est un mandat de cinq (5) ans et non un chèque à blanc.

  

Julien BELA

 

 

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