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L’EXECUTIF DE TRANSITION EST DEFINITIVEMENT ENTERRE AVEC LA FORMATION DU GOUVERNEMENT DE SARANDJI  

avril 13, 2016

touadera 1Ce que le peuple centrafricain attendait est arrivé. Nommé le samedi 02 avril par un décret présidentiel, le nouveau Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mathieu-Simplice Sarandji, vient de rendre public la formation de son gouvernement. Par un décret N° 160222 du 11 avril 2016, signé par le Président de la République, Chef de l’Etat, le professeur Faustin-Archange Toudéra et sur proposition du Premier Ministre, les noms des membres du gouvernement sont désormais connus. Rappelant tout de même que le gouvernement de Sarandji est composé de vingt-trois (23) ministres, dont dix-neuf hommes et quatre (4) femmes seulement, contrairement à celui de Mahamat Kamoun où le nombre de ministres était pléthorique. Et aussi, il n’y a ni un ministre d’état, ni un ministre délégué.

Avec la formation du gouvernement de Sarandji, l’Exécutif de transition est définitivement enterré. La page sombre de la transition se tourne et la nouvelle page de l’histoire de la sixième (6ème) République s’ouvre. Il ne reste plus que la passation de service entre les ministres sortants et entrants pour que les centrafricains puissent regarder vers l’avenir et non se tourner vers le passé. La fin de la transition, ne signifie pas la fin du monde. La Présidente de Transition, Catherine Samba-Panza et son Premier ministre Mahamat Kamoun ont fait ce dont ils étaient capables. L’accalmie précaire que nous observons aujourd’hui est l’œuvre de ces deux (2) têtes de l’Exécutif de la transition. Les élections réussies sont à leur actif. C’est pour autant dire que, s’ils ont échoué quelque part, ils ont réussi aussi dans d’autres domaines.

Nous savons tous que les Centrafricains attendaient la formation de ce gouvernement. Il a vu le jour. Les personnalités désignées membres du gouvernement sont désormais connues. Il appartient maintenant au peuple centrafricain tout entier de leur donner un coup de pouce, de les aider à réussir dans leur mission. Les tâches qui les attendent sont immenses et variées : le retour de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national à travers la mise en œuvre effective du DDRR, de la cohésion sociale, du vivre ensemble. Et enfin nous passerons à la reconstruction de notre cher et beau pays qui est tombé plus bas que terre. Le feu président-fondateur de la RCA, Barthélémy Boganda avait dit, «  l’union fait la force », « parlons peu et travaillons beaucoup ». Le moment est venu. Et nous devons saisir cette opportunité pour rebâtir notre pays. Les querelles intestines, les intérêts égoïstes et partisans, les manipulations, la fainéantise, la paresse, la calomnie,… doivent disparaitre à jamais dans notre pensée.

Les crises militaro-politiques récurrentes en Centrafrique depuis plus de trente (30) ans ont ruiné et terni l’image de notre pays. Tournons définitivement dos à celles-ci. Donnons nous la main dans la main et mobilisons-nous autour du gouvernement de Sarandji pour sortir la RCA du bourbier dans lequel elle est plongée. Toutes les personnalités qui sont nommées ministres  sont des fils et filles du pays. Sarandji n’est pas allé sur la lune pour choisir ces augustes personnalités. Ce sont des Centrafricains de souche. Qu’ils soient du Nord ou du sud, de l’Est ou de l’Ouest, faisons leur confiance. Seul leur travail bien fait dans l’intérêt général du peuple centrafricain les jugera tôt ou tard. Il nous est très difficile aujourd’hui de porter un jugement sur eux. Le moment n’est pas opportun et il viendra. Ils doivent comprendre que les Centrafricains ont brague leur radar sur eux ou les contrôlent à la loupe, aux rayons laser. Les différentes passations de service entre les ministres sortants et entrants ne tarderont pas à voir le jour. Et les nouveaux membres du gouvernement doivent se mettre résolument au travail pour relever le défi sécuritaire. En outre, avant la prise de leur fonction de ministre, ils ont l’obligation de déclarer leurs patrimoines. Cette  proposition a été faite par un Centrafricain résidant à Ndélé, ville située au Nord de la RCA, d’où est partie la nébuleuse coalition Séléka. Et c’est le vœu de tous conformément à la Constitution. Car une fois ministre, la personnalité se croit tout permis, la corruption, le détournement des deniers publics, la fraude, la mafia sont érigés en mode de gouvernance.

C’est terminé avec le gouvernement de Sarandji. Le slogan, «  plus jamais ça » doit se concrétiser, être traduit dans les faits. Ce slogan a vu le jour sous le régime de Samba-Panza. Même si ce régime est définitivement terminé avec la formation du nouveau gouvernement de Sarandji, mais le slogan reste d’actualité. Nous demandons aux membres du gouvernement de Sarandji de se conformer aux attentes du peuple centrafricain pour tourner définitivement la page sombre de l’histoire de la RCA et relever les défis qui les attendent.

Bon vent au Premier Ministre et aux membres de son gouvernement nouvellement désignés.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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