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DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

avril 14, 2016

LE GOUVERNEMENT SARANDJI RESTREINT ET ECONOMIQUE

Le nouveau gouvernement que va diriger Simplice Mathurin Sarandji comporte vingt et trois (23) membres contrairement au Gouvernement Kamoun 4 qui comptait 31 ministres. Cela est due à la fusion de certains postes ministériels. Quels sont les avantages?

Le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji a été dévoilé hier dans l’après midi. Il est composé de 23 ministres contre les 31 pour le gouvernement Kamoun 4. Le gouvernement Sarandji apparait plus économique. Pour parvenir à minimiser le coup de son gouvernement, Sarandji a procédé à la fusion de certains postes ministériels.

Les Ministères de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire sont fusionnés en un seul département, qui sera géré par Jean Serge Bokassa.

Les ministères de l’environnement et celui des eaux et forets devient ministère de l’environnement, du développement durable, des eaux et forets, chasses et pèches sont fusionnés et sera dirigé par Arlette Sombo Dibele.

Sarandji a aussi combiné les ministères de la fonction publique, de la modernisation de l’administration du travail, de l’emploi et de la protection sociale, que va piloter Abdoulaye Moussa. Là aussi c’était deux ministères différents.

Le ministère de la réconciliation nationale est inclue dans le ministère des affaires sociales, qui a comme patronne Virginie Mbaikoua.

L’Urbanisme est associé à l’habitat et le logement qui sera conduit par Gaby Francky Leffa.

Le ministère de la jeunesse a changé de nom pour devenir ministère de la promotion de la jeunesse, du développement des sports et du service civique. Pareil pour le ministère des transports qui est devenu ministère de l’équipement, des transports de l’aviation et du désenclavement.

Les régions sont plus ou moins représentés dans ce nouveau gouvernement de Sarandji. Le ministre de la défense nationale Josept Yakete est de la Kémo, Jean Serge Bokassa de la Lobaye, Charles Armel Doubane  de Haut-Mbomou, Henri-Marie Dondra de la Base-Kotto pour ne citer que ceux là. La majorité des ministres ont étudié à l’Université de Bangui.

Le gouvernement de Sarandji, compte 4 femmes et 19 hommes. Trois challengers de Faustin Archange Touadera qui ont échoué dès le premier tour du 30 Décembre 2015 et qui se sont rapidement ralliés à lui occupent certains postes clés, à l’exemple de Joseph Yakete à la défense Nationale, Jean Serge Bokassa au ministère de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire et Charles Armel Doubane au ministère des affaires étrangères, de l’intégration africaines et des centrafricains de l’étrangers.

Aucune présence des représentants des ex-Séléka et Anti-Balaka n’est signalée dans ce nouveau gouvernement. La majorité des ministères a connu de petite modification sur leur ancienne appellation.

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DEUX MORTS SUITE A LA PLUIE DILUVIENNE DU LUNDI 11 AVRIL A BANGUI

 Deux  personnes dont une femme âgée de vingt cinq ans, mère de deux enfants ont trouvé la mort sur le fleuve Oubangui suite à la pluie diluvienne qui s’est abattue le lundi 11 avril 2016 sur la capitale Centrafricaine. Selon les informations parvenues au RJDH, les victimes seraient  de nationalité congolaise.

Aristide Golo, vendeur de boisson  au bord du fleuve Oubangui a témoigné les faits, «c’était hier aux environs de 16 heures que 5 personnes sont embarquées dans une pirogue pour aller à l’autre rive. Arrivées au milieu, le vent commençait à souffler et a renversé  la pirogue. Seulement 3 d’entre eux ont eu la vie sauve et 2  autres ont été  noyés et sont restés introuvables jusqu’à présent», a-t-il expliqué.

Une source proche de la gendarmerie fluviale a confirmé les faits. « Nous avons été alertés de la situation et nous nous sommes rendus sur le lieu. Nos éléments ont fait de leurs mieux pour sauver la vie de ces victimes, malheureusement deux d’entre eux ne sont pas retrouvés », a confirmé la source.

D’après le constat, la pluie diluvienne a  aussi  causé des dégâts matériels dans une partie de la capitale centrafricaine.

Pour cette année, deux cas de noyade ont été enregistrés par la gendarmerie fluviale de Bangui suite à des fortes pluies.

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LA POPULATION DE LA NANA-MAMBERE INVITE LES NOUVEAUX MINISTRES A TRAVAILLER DANS LA SOLIDARITE

La population de la Nana Mambéré salue la mise en place du nouveau gouvernement et invite les ministres à travailler dans la solidarité pour relever le pays après 3 ans de crise. Ils se sont exprimés dans un micro balade réalisé par le RJDH.

Suite au constat fait par le correspondant du RJDH, la publication de la liste des nouveaux membres du gouvernement centrafricain n’est pas une surprise pour les citoyens de la Nana-Mambéré. Mais plutôt un soulagement pour ceux et celles qui souhaitaient voir la machine gouvernementale en action pour remettre le pays sur pied.

Depuis hier, des causeries, des discussions se multiplient. Des commentaires se diffèrent. Mais tous souhaitent que les nouveaux ministres se mettent résolument au travail pour faire valoir leurs  compétences et sortir la RCA de son cauchemar qui a tant duré, « ils sont tous des centrafricains, nous leur souhaitons bonne chance et plein de succès dans leur fonction. Ils doivent travailler dans la cohésion », a livré une mère au quartier Haoussa à Bouar.

Le nouveau gouvernement publié hier, est composé de 23 ministres dont 19 hommes et 4 femmes.

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LE NOUVEAU GOUVERNEMENT APPRECIE A 70% PAR LE GROUPE DE LA SOCIETE CIVILE

Le groupe de travail de la Société Civile estime son appréciation à 70%, de la formation du nouveau gouvernement. Le Coordonnateur de ce groupe Gervais Lakosso lors d’une interview accordée au RJDH ce mardi 12 avril 2016, doute de la nomination de certaines personnalités aux portefeuilles ministériels.

Gervais Lakosso, Coordonnateur du Groupe de travail de la Société Civile estime pour sa part qu’il est trop tôt d’apprécier le nouveau gouvernement mis en place par Faustin Archange Touadera.

Pour lui, le Groupe de la Société Civile se réserve d’apprécier ce gouvernement, «il était temps que le gouvernement sorte. Les affaires de l’Etat ont été suspendues pour attendre ce gouvernement. Aujourd’hui, on se réserve d’apprécier ou de critiquer le nouveau gouvernement. On attend de voir à l’œuvre pour pouvoir les apprécier. Donc Dans l’ensemble la satisfaction on peut l’estimer à 70%  », s’est-il exprimé.

Gervais Lakosso a ajouté qu’avec l’effectif des membres de gouvernement, c’est un bon signe, « avec le nombre très serré des ministères, c’est déjà un bon signe par ce que notre pays est en crise il n’y a pas de raison pour avoir un gouvernement pléthorique. 23 ministres sans ministres d’Etat c’est la modération», a-t-il ajouté.

Le 2 avril 2016, Simplice Sarandja a été nommé Premier Ministre et le 11 avril 2016, Faustin Archange Touadera forme son nouveau gouvernement composé de 23 ministres.

 

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LES DEPLACES DE BODA PEINENT A REGAGNER LEURS DOMICILES

Les déplacés de Boda disent traverser des moments difficiles. Ils demandent aux autorités de tout mettre en œuvre pour qu’ils rentrent chez eux.

Ils sont environ 200 personnes présentes sur le site des déplacés de Boda, situé derrière le marché du centre ville. Des enfants, des femmes enceintes et des vieillards sont toujours campés sous les hangars qui leurs sont construits par des organisations internationales œuvrant dans la région. Ces derniers sont obligés de se lancer dans des  petits travaux domestiques pour survivre.

Félicité Monséna, mère de 15 enfants a confié au RJDH que c’est après avoir  passé trois mois dans la brousse qu’ils ont pu regagner la ville. Elle a indiqué que toutes les maisons et leurs biens ont été pillés par les hommes armés.

Saul Pascal, délégué des déplacés de Boda qui a appelé le  nouveau gouvernement souhaite que les autorités les aident à rentrer « nous sommes à la portée de toutes sortes de maladies telles que le paludisme, la diarrhée, la typhoïde etc. Les enfants développent souvent des maladies et les femmes enceintes n’ont pas des moyens d’aller à l’hôpital pour des consultations prénatales. Nos maisons parties en fumé, le gouvernement devrait tout faire pour réunir les conditions de notre retour», a-t-il soutenu.

Les déplacés de Boda ont passé environ trois ans sur le site. Cette localité a été le théâtre de violents affrontements entre des groupes armés. La situation sécuritaire s’est stabilisée depuis quelques mois.

 

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LE CORRESPONDANT DU RJDH A BRIA EST DECEDE

Narcisse Jaubert, Correspondant du RJDH a été décédé et inhumé mercredi 6 mars dans la ville, des suites d’une maladie.

Narcisse Jaubert est journaliste à la radio Barangbaké de Bria et correspondant du RJDH depuis plusieurs années. Il a su se distinguer par son amour du travail.

Narcisse Jaubert a le gout des scoop. Il a toujours permis au RJDH d’ être à la pointe de l’actualité dans la ville de Bria et ses environs.

Narcisse Jaubert fait parti de ceux sur qui le RJDH compte. Aujourd’hui, il est parti certainement après avoir rempli sa mission.

Le RJDH ne saurait oublier tout le sacrifice que ce jeune journaliste engagé a fait pour cet organe et à travers lui pour le peuple centrafricain et le monde.

 

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LA CRCA ET LA FICR DISENT SUIVRE DE PRET LA LUTTE CONTRE MONKEY POX DANS LE MBOMOU

La Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA) et son partenaire la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge disent suivre de prêt l’évolution de la lutte contre la maladie à virus Monkey pox, découvert dans le Mbomou en janvier 2016.

Selon un document de la FICR, un fonds d’urgence de 55.848 francs Suisse a été octroyé à la CRCA pour répondre à l’épidémie de Monkey pox à travers les activités de mobilisation sociale des communautés dans les 5 sous-préfectures de Mbomou.

Pour le FICR, 300 volontaires de la Croix-Rouge Centrafricaine de ces 5 sous-préfectures ont été formés afin de mieux contenir ce virus de variole de singe dont le foyer a été découvert dans le Mbomou et une partie de la Haute-Kotto.

Le document note qu’avec l’appui du ministère de la santé et de l’Unicef, plusieurs outils de communication ont été élaborés et 10 mégaphones achetés pour continuer à sensibiliser la population sur les risques liés à ce virus.

Selon les informations du RJDH, une équipe de la CRCA séjourne dans le Mbomou pour assurer le suivi des activités de lutte contre Monkey pox.

Six de cas Monkey poc ont été découverts dans le Mbomou avant d’être contenus suite aux interventions des acteurs de la santé.

Cette maladie a été détectée pour la première fois chez les humains en 1970 en République Démocratique du Congo. C’est la troisième fois qu’elle apparaisse en Centrafrique. La première fois, c’était dans le Mbomou en 2001, la seconde dans la Haute Kotto en 2014 et troisième fois dans le Mbomou en janvier 2016.

 

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L’EFFECTIF REDUIT DES AGENTS MUNICIPAUX DEPLORE A SIBUT

Le maire de la ville de Sibut Henri Dépané, a déploré l’insuffisance d’agents de la police municipale. L’insalubrité gagne les quartiers, les recettes du marché et de la gare routière n’entrent pas assez, car selon lui, les cinq agents municipaux ne suffisent pas pour couvrir  toutes les activités de la ville.

En sillonnant les quartiers de la ville de Sibut, le RJDH a constaté que les alentours de l’hôpital préfectoral de Sibut, le marché, quelques bâtiments en état de réhabilitation sont envahis de hautes herbes.

Le maire de la commune de Sibut Henri Dépané, interrogé sur cette question, justifie cette situation par le nombre insuffisant des agents de la police municipale, « qui ne peuvent pas tenir toutes les activités de la ville. L’effectif des agents municipaux est de 5 pour toute la sous-préfecture. La mairie devrait avoir plus d’une dizaine d’agents municipaux », a confié l’autorité municipale.

Il a souligné que les conséquences sont considérables au niveau des recettes du marché et de la gare routière qui sont dispersées, « le manque de contrôle des activités de la salubrité au niveau des quartiers de la ville », sont autant des effets déplorés par le maire de la ville de Sibut.

Henri Dépané a ajouté que le personnel de la mairie est payé à base des recettes du marché, des taxes routiers qui devraient être assurés par ces agents de la mairie, « en fin de compte, nous rencontrons cependant des difficultés dans la prise en charge du personnel et l’achat des fournitures bureautiques », a-t-il remarqué.

Il a suggéré que les autorités municipales doivent organiser un recrutement des agents de la police municipale, « dont l’effectif pourrait atteindre vingt personnes. « Nous souhaitons que la mairie soit autonome au lieu d’attendre l’appui de l’extérieur «  a repris Henri Dépané.

La ville de Sibut compte environs 28.500 habitants, alors qu’avant la crise militaro-politique cette ville comptait plus de 30.000 habitants. La sous-préfecture de Sibut est éloignée de la ville de Bangui de 185 kilomètres. La municipalité éprouve d’énormes difficultés dans la prise en charge de son personnel.

 

*** RJDH ***

 

 

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