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LE GOUVERNEMENT DE SARANDJI REFLETE-T-IL LE VŒU DU PEUPLE CENTRAFRICAIN ?

avril 14, 2016

Le Professeur Faustin-Archange Touadéra avait été élu à la Magistrature suprême de l’Etat, le 14 février 2016, par le peuple centrafricain avec une majorité écrasante (62,69%). Le 02 avril 2016, trois (3) jours après son investiture, il a fait confiance à son directeur national de campagne, en le nommant Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Les centrafricains  ont accueilli favorablement la nomination de Mathieu-Simplice Sarandji à ce poste. Mais ce qu’ils attendaient depuis quelques temps, c’était la formation du gouvernement. Les Centrafricains du Nord au Sud, d’Est en Ouest, sur les ondes de la radio-Centrafrique ont suivi de bout en bout la formation du gouvernement, rendue publique ce lundi 11 avril 2016 aux environs de 16 heures. Une chose est de former le gouvernement, mais une autre est de prendre en compte les attentes du peuple centrafricain.

Pour votre gouverne, le peuple centrafricain avait exprimé ses attentes par rapport à  la formation du gouvernement de Sarandji en ces termes : plus d’anciens dinosaures, de vieux crocos dans le gouvernement. Comme Faustin-Archange Touadéra a été élu sur la base d’intégrité, les centrafricains ont souhaité voir des hommes et femmes intègres faisant partie du gouvernement. En outre, ces fils et filles du pays doivent être des bosseurs et non des bras cassés. Leur seul objectif est la recherche de l’intérêt national au détriment de l’intérêt égoïste, partisan, comme ce fut le cas pour les anciens gouvernements qui se sont succédés. En plus de cela, Sarandji doit bannir l’esprit clanique, ethnique, tribal, régionaliste dans son gouvernement. C’est pour autant dire que Sarandji doit s’entourer de tous les centrafricains issus des seize (16) préfectures de la RCA. Pour ce faire, la composition du gouvernement cadré-t-il bien avec les attentes du peuple ? Difficile de le dire aujourd’hui car il est très tôt de savoir, qui est qui, qui a fait quoi pour le bien-être des centrafricains. Une enquête minutieuse ou une investigation menée déterminera l’origine des uns et des autres, ce qu’ils ont fait dans le passé, leur moralité et leur ardeur au travail. Mais tout ce que nous savons aujourd’hui, c’est que la grande majorité des membres du gouvernement de Sarandji sont peu connus sur la scène politique nationale. Ce sont de nouvelles figures. Sur vingt-trois (23) ministres, on compte trois (3) anciens membres du gouvernement. Il s’agit notamment des personnalités suivantes : Jean Serge Bokassa, ex-Ministre de la Jeunesse et des Sports,  Léopold Mboli-Fatrane, ex-Ministre des Mines et Charles Armel Doubane, ancien Ministre de l’Education Nationale

D’après les dires des uns et des autres, ce gouvernement est bien conçu par Sarandji. Mais le nom d’un membre du gouvernement est sur toutes les lèvres des centrafricains. Nous nous réservons le droit de le citer nommément. Comme on dit le plus souvent, l’homme est changeant, nous osons croire qu’il abandonnera ses vieilles habitudes pour se consacrer aux tâches qui lui incombent de droit. Elles sont immenses, variées, monumentales et nécessitent un travail ardu, constant, et sans repos de celui qui en est chargé. Mais comme un adage dit, « on reconnait le maçon au pied du mur », attendons de voir ses œuvres pour en dire plus. Nous pensons aussi pour notre part que le Premier Ministre Chef du Gouvernement, Mathieu-Simplice Sarandji, s’est entouré des hommes et femmes intègres, honnêtes, compétents puisque le Chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra, dans son premier discours à la nation, lors de son investiture, a parlé d’un gouvernement de compétence, de rupture avec les veilles pratiques. Nous espérons que Sarandji s’est conformé à la ligne tracée par le président de la République, puisqu’il ne peut passer outre. C’est lui qui est chargé d’exécuter les politiques du gouvernement, avec ses ministres. Donc il n’a pas droit à l’erreur. Il a certainement mis en pratique le vœu du Chef de l’Etat et du peuple centrafricain tout entier.

Les yeux du peuple sont désormais rivés sur les nouveaux membres du gouvernement dès qu’ils auront pris leur fonction. Ils doivent se mettre résolument au travail pour relever le défi sécuritaire, ce que les Centrafricains attendaient depuis plusieurs mois, relancer les activités économiques, redéployer l’administration et les Forces de Défense et de Sécurités (FDS) sur toute l’étendue du territoire national, réconcilier les Centrafricains entre eux. Pour y parvenir, ces membres du gouvernement doivent coopérer, travailler avec toutes les couches sociales du pays.

La rédaction de Centrafric Matin jette des fleurs à la formation du gouvernement de Sarandji qui reflète le vœu et les attentes des centrafricains, si nous osons croire.

 

Dénis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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