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« LA RECONCILIATION AVANT LA RECONSTRUCTION », DIXIT FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA    

avril 15, 2016

 

Peut-on reconstruire un pays quand ses fils et ses filles sont divisés ? Est-il possible de reconstruire une église, une mosquée lorsque les fidèles ne sont pas sur la même longueur d’onde ? Il serait difficile.

Référons-nous à la construction de la Tour de Babel dans les saintes Ecritures, la Bible. Les chrétiens connaissent bien cette histoire. Est-ce que ces individus qui voulaient construire cette tour sont parvenus à leur fin ? Nous ne le pensons pas, pour la simple raison qu’ils ne s’entendaient pas entre eux. Et leur projet est étouffé dans l’œil.

C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui chez nous en Centrafrique. Les non musulmans et les musulmans s’entendent difficilement. Les combattants Séléka et Anti-Balaka se regardent en chien de faïence.  Même les Anti-Balaka entre eux les Séléka aussi ne sont pas en confiance. Si nos mémoires sont bonnes, des affrontements meurtriers ont opposé ces groupes armés et les morts ne se comptaient pas. Aujourd’hui encore, un Séléka dans une ville de la RCA, ne peut prendre le risque pour s’aventurer dans une autre ville sous contrôle d’une faction de la Séléka. Il en est de même pour les Anti-Balaka. Au regard de ce qui prévaut dans notre pays, peut-on aller  à la reconstruction sans la réconciliation ?

C’est dans cette optique que le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Faustin-Archange Touadéra a clairement signifié lors d’un office religieux à l’Eglise Evangélique des Frères des Castors que la réconciliation doit passer avant la reconstruction. Et il a raison. On ne peut reconstruire un pays quand on est divisé, quand on se regarde en chien de faïence. Impossible. Si les termites ne s’entendent pas, ne se regroupent pas, peuvent-ils reconstruire leur termitière une fois détruite par l’homme ? Nous ne le pensons pas. Unis, réconciliés, nous pouvons reconstruire notre cher et beau pays, la RCA. Si un musulman et un non musulman ou un Séléka et un Anti-Balaka amènent chacun sa pierre d’édifice, ensembles, main dans la main, nous reconstruirons la RCA. Mais dans le cas contriare, tout projet de reconstruction est voué à l’échec.

Et la réconciliation ne peut passer que par le désarmement de tous les combattants non conventionnels. Car une fois ces combattants désarmés, les Centrafricains qui n’ont pas pris les armes peuvent se réconcilier avec eux. Et la réconciliation sera durable et permettra la reconstruction de notre pays. Mais tant que les combattants détiendront encore des armes par devers eux, toute réconciliation sera vaine et la reconstruction est renvoyée aux calendes grecques. Donc alignons-nous derrière la ligne tracée par Touadéra. Réconcilions-nous d’abord avant de reconstruire notre nation. Nous sommes tous les fils et filles de ce pays. Quelqu’un ne viendra pas d’ailleurs pour nous réconcilier et rebâtir notre pays. C’est notre union qui fera notre force comme a dit le feu Président Fondateur, Barthélemy Boganda, nous citons, « l’union fait la force ». Et cette union, doit passer nécessairement par la réconciliation d’abord, et enfin la reconstruction.

Allons vers les autres. Tendons-leur la main. Oublions le passé et petit à petit, nous parviendrons à la réconciliation, puis à la reconstruction de notre pays, tombé plus bas que terre.

 

Dénis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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