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LES DEPLACES INTERNES REGAGNENT PEU A PEU LEUR VILLE, VILLAGE

avril 18, 2016

Le temps du retour des déplacés internes dans leurs zones respectives est arrivé. Et ce, grâce à l’accalmie qui règne sur toute l’étendue du territoire national malgré quelques exactions commises ça et là par certains combattants des groupes armés. Avec ce retour timide et progressif de la paix et de la sécurité, il était évident que les Centrafricains qui ont quitté leur village, leur commune, leur ville puissent y revenir.

C’est dans cette optique que le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR), a jugé bon et opportun de mettre à la disposition des déplacés au quartier Boy-Rabé, dans un site, des véhicules pour les ramener là où ils étaient. Il a mis à la portée de ces personnes déplacées, des kits et quelques billets de banque d’un montant de 15000 à 20.000FCFA. Ceci doit leur permettre, une fois regagnées leur village, de s’adapter à leur milieu, car elles avaient tout perdu avant leur départ pour Bangui. C’est un ouf de soulagement pour les uns. Mais pour les autres, ils disent qu’ils veulent coûte que coûte revenir dans leur zone d’origine, avec ou sans argent. Il est à signaler que ce retour des déplacées internes concerne exclusivement les habitants de Paoua qui ont trouvé refuge à Bangui au quartier Boy-Rabé. D’autres véhicules seront affectés pour ceux qui désirent rentrer à Sibut, Kaga-Bandoro, Bouca…

Et ces déplacés internes qui souhaitent revenir dans leur zone doivent être encouragés et soutenus. Ils ont raison de prendre une telle initiative. La RCA est tombée plus bas que terre. Il faut la relever, la reconstruire. Et sa reconstruction incombe aux fils et filles du pays, d’où ils se trouvent. Ce n’est pas seulement la ville de Bangui qu’on doit reconstruire. La reconstruction concerne tous les villages, les communes, les villes de l’arrière-pays. Si ces déplacés restent indéfiniment à Bangui, qui rebâtira leur village, leur ville ? C’est ensemble  avec ceux qui y sont restés, main dans la main, qu’ils vont ouvrer pour cette reconstruction.

Nous demandons à leurs concitoyens qui sont restés sur place de leur réserver un accueil chaleureux à leur retour. Ils ont besoin de leur concours, de leur pierre d’édifice pour la reconstruction de notre pays. Ne dites pas, celui-ci ou celle-ci est un Anti-Balaka ou un Séléka. Séléka et Anti-Balaka sont tous des Centrafricains. Dès leur retour, vous devez les accueillir dans votre maison si la leur était détruite.

A bon entendeur, salut !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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