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MUTINERIE AVEC ECHANGE DES COUPS DE FEU DES DETENUS A LA MAISON CENTRALE DE NGARAGBA : CAUSES

avril 18, 2016

Maison d'Arret Central de NgaragbaLa Maison d’Arrêt Centrale de Ngaragba, sise dans le 7ème Arrondissement de la ville de Bangui, était en ébullition, le vendredi 15 avril 2016 aux environs de 09 heures. Il s’agit de la mutinerie des détenus. Alertés, le Premier ministre Simplice-Mathieu Sarandji, le ministre de la Justice, Flavien Mbata, le Procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance de Bangui (TGIB), Ghislain Grésénguet et certains hauts magistrats, se sont rendus sur le lieu, pour s’enquérir de la situation qui y prévalait exactement. Dès leur arrivée, grande est leur surprise de constater que tous les détenus étaient dans la cour de la Maison d’Arrêt Centrale de Ngaragba, au lieu d’être dans leurs quartiers ou leurs cellules. Pire encore, ils détiennent par devers eux des armes blanches et autres engins mortels. Selon certains témoins, les détenus se seraient emparés des armes de certains gardiens.  Incroyable mais pourtant vrai.

A la vue du procureur de la République, les détenus mutins l’ont pointé d’un doigt accusateur, d’être à l’origine de leur mouvement de mutinerie, pour avoir mis en liberté provisoire le criminel et assassin Hassane Oumar. Et ils ont exigé son retour de facto à la Maison d’Arrêt Centrale de Ngaragba, si non ils vont quitter de force la prison pour regagner leurs domiciles respectifs. Or, en réalité, le Procureur de la République n’est rien dans cette affaire.

A la lumière des faits, c’est une décision de mise en liberté provisoire, signée par un haut magistrat de la Cour d’Appel de Bangui, suite à la délibération d’une audience de la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel du 12 avril 2016 à 11 heures 25 minutes,  concernant le criminel Hassane Oumar qui a mis le feu aux poudres, à la Maison d’Arrêt Centrale de NGaragba, le vendredi 15 avril 2016. Aux environs de 16 heures, la tension a encore monté d’un cran, et il a fallu l’intervention de la police de la Minusca pour la faire baisser. Et ce, pour éviter des cas d’évasions massives des détenus. Car il y en a eu plusieurs par le passé.

Aussi nous nous posons les questions suivantes : comment à chaque grogne ou manifestation des détenus à la Maison d’Arrêt Centrale de Ngaragba, ceux-ci se retrouvent de facto dehors dans la cour ? Et d’où proviennent les armes blanches et autres engins mortels qu’ils détiennent par devers eux au sein même de la prison ? Il y a certes, « anguille sous roche », avec toute une chaîne de complicité au niveau des gardiens, du régisseur et qu’il va falloir situer la responsabilité des uns et des autres. Car trop, c’est trop !

Voilà publiés à la page 7 l’Arrêt de la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel et l’Ordre de la Mise en Liberté provisoire du criminel Hassane Oumar.

Le ministre de la Justice tombe dès sa prise de fonction sur une patate très chaude. L’impunité et le fonctionnement de la justice l’interpellent.

 

Le Petit YEKOA

 

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