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CM N°2205 du mercredi 20/04/2016

avril 21, 2016

SIMPLICE SARANDJI ET SERGE BOKASSA TOUCHENT DU DOIGT LES
REALITES DU MARCHE CENTRAL DE BANGUI ET WODOBODE A ETE HUEE

La journée du mardi 19 avril 2016 restera à jamais gravée dans les annales de la mairie de Bangui. C’est ce jour-là que le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mathieu-Simplice Sarandji a fait une visite inattendue à l’Hôtel de ville de Bangui et a touché du doigt les réalités du Marché Central du P.K.0.
C’était aux environs de 08 heures que le Premier Ministre (PM) a fait son entrée dans l’enceinte de la mairie de Bangui. Il a pénétré dans le couloir. Le personnel qui était présent l’a accueilli et s’est approché de lui. A l’instant même il a demandé la Présidente de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui (PDSVB), Hyacinthe Wodobondé et son premier vice-président. Malheureusement cette dernière n’était pas à son poste. Pendant que quelques employés de la mairie escaladaient les escaliers pour appeler le premier vice-président, Sarandji de leur dire, « Nous devons retrousser les manches, enlever nos cravates et vestes et nous mettre résolument au travail. Le président Denis Sassou-Nguessou a dit hier qu’il va falloir que nous bossons dur. L’insalubrité est indescriptible dans la ville de Bangui ». Juste après ses propos, arrivait la PDSVB . Et Simplice Sarandji l’a invitée à le suivre au marché du P.K.0. Depuis la mairie de Bangui jusqu’au marché, ces deux (2) personnalités ont marché à pied.
En cours de route, juste à l’entrée du marché, le PM s’est abaissé et s’est mis à ramasser les ordures qui jonchent le sol. Ensuite, il a pénétré dans ledit marché pour toucher du doigt les réalités. Tous ceux qui étaient présents sur le lieu étaient émerveillés et se disaient ; « c’est pour la première fois qu’un PM en RCA a ramassé les ordures avec sa main nue. Si tous les Centrafricains en faisaient ainsi, il n’y aura pas d’insalubrité. Après un (1) an le pays se relèvera de ses cendres ». Une fois sorti du Marché Central, il a été rejoint par son ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Jean Serge Bokassa. Laissant son ministre sur le terrain, le PM a continué son chemin jusqu’au rond-point du P.K.0 avant de monter dans sa voiture de commandement. Tout au long de son parcours, il a été acclamé par la foule.
Sous la chaleur ardente, Jean-Serge Bokassa, est resté et conversait avec son téléphone portable. Quelques instants après sa conversation, arrivaient un Caterpillar et deux (2) camions de marque Ben de l’Office National du Matériel (ONM). C’était à ce moment précis qu’Hyacinthe Wodobodé voulait se retirer. Mais malheureusement pour cette dernière, elle a été huée par la foule. D’autres individus, surtout les commerçants dudit marché disaient : « nous te prions de bien vouloir démissionner de ton poste dès aujourd’hui ». Après le départ du ministre de l’Intérieur, l’ONM a commencé à enlever les ordures en face du marché, non loin de la Station Tradex.
Pour votre gouverne, ces tas d’immondices ont passé plusieurs semaines sur le tronçon qui mène au port amont, après l’incendie du marché central au mois de mars dernier. C’était la MINUSCA qui a enlevé une partie. Et depuis lors, la municipalité de Bangui n’a songé dégager cette voie pour permettre aux véhicules de circuler librement. Pire encore, l’unique latrine du marché a été bouchée. Les commerçants avaient beau demandé le service de la mairie pour ouvrir cette latrine mais il est resté sourd-muet à leur demande incessante. Peut-être après le constat fait par le PM une solution leur sera donnée. C’est probable. Comme les tas d’immondices sont enlevés, nous osons espérer que la latrine sera désormais ouverte après le passage du PM.
Vraiment, c’est le Centrafricain lui-même qui tue son pays, qui ne veut pas que celui-ci avance. Pour de petites choses comme ça, est-ce que le Premier Ministre et son ministre de l’intérieur ont besoin de se déplacer ? Nous ne le pensons pas. Les Centrafricains n’aiment pas le travail mais plutôt l’argent. Et pourquoi avons-nous besoin toujours d’un gendarme derrière nous pour nous mettre au travail ? Le PM ne peut se constituer indéfiniment en gendarme. Il nous a donné l’exemple, tracé le chemin à suivre. Mettons-nous au travail pour sortir notre pays tombé au fond du gouffre. Ce ne sont pas les étrangers qui rebâtiront la RCA à notre place. Si nous faisons notre travail comme il se doit, les pays amis nous aideront. Mais si nous croisons les bras, nous reculerons pendant que les autres avancent. La RCA à l’heure actuelle a besoin de tous les bras de ses fils et filles. Si nous pensons que c’est Sarandji et Touadéra qui feront tout à notre place, nous nous trompons largement. Ils donnent des initiatives. Et c’est à nous de les mettre en pratique, les concrétiser. Que la mairie de Bangui se réveille de son sommeil profond pour lutter contre l’insalubrité. Avec peu de matériels, la municipalité de Bangui peut réaliser de grands travaux. Mais c’est le courage, la détermination, la volonté qui manquent
Au moment où nous mettons cet article sous presse, le PM est revenu au Marché Central aux environs de 14 heures pour vérifier si effectivement les tas d’immondices ont été enlevés par l’ONM. Il a été accompagné par presque tous les membres du gouvernement. Voilà ce que doit faire un bon chef, car un adage dit : « la confiance n’exclut pas le contrôle ».
Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

LA MINUSCA, COMPLICE DE LA LRA CONTRE LA POPULATION CENTRAFRICAINE :
LA REVOLTE S’AMPLIFIE FAISANT DES
VICTIMES

Depuis 2008, les populations du Mbomou, du Haut-Mbomou, de la Haute-Kotto, sont soumises à la terreur, aux exactions, aux viols, aux pillages, aux incendies de cases et villages entiers. Depuis quelques années, des officiers américains, l’armée ougandaise, ont pris le prétexte de traquer Joseph Kony et la LRA. Ils se livrent plutôt aux trafics de diamants, or et ivoire fournis par cette même LRA. La vie des populations civiles passe au second plan. Un plan de pillage du pays mis en place par Bozizé, l’Ouganda et les Etats-Unis. C’est une mafia internationale qui ruine un pays en détresse. Une exploitation à visage inhumain opérée par les pays dits de démocratie et des droits de l’Homme. En quoi les Etats-Unis diffèrent-ils de la France ?
La population prend son courage en deux (2) mains pour défendre sa peau, attrape un (1) des hommes de la LRA et c’est à ce moment que la Minusca à travers le contingent marocain intervient pour soustraire cette ordure afin d’aller la faire soigner. Quant aux Américains, ils attendent que les combattants Séléka ou la population puissent mettre la main sur les rebelles de Joseph Kony, pour qu’ils viennent faire pression afin de le récupérer. Que font-ils à Obo depuis des années ? Du coup, les Etats-Unis et l’armée ougandaise deviennent suspects et c’est horrible de trafiquer le diamant, l’or et l’ivoire de sang.
Les populations s’organisent désormais pour s’opposer à la LRA avec des fusils artisanaux. Elles ont réussi à mettre les rebelles en déroute et en attraper un. C’est une prouesse patriotique qui doit faire honte aux Américains et aux Ougandais. Nous comprenons pourquoi la Minusca empêche les ex-Séléka de pourchasser les rebelles de la LRA. Les Américains y sont pour beaucoup dans cette mafia hideuse. C’est triste pour les Etats Unis d’abuser de la faiblesse d’un peuple, à un tel degré d’immoralité, tout en affichant un masque souriant. Quelle hypocrisie à l’américaine, barricadée derrière l’armée ougandaise ! C’est horrible !
Quelle population peut admettre qu’un rebelle de la LRA, d’une cruauté inouïe, puisse faire l’objet d’une attention particulière de la part de la Minusca, à travers le contingent marocain ? C’est révoltant, dans la mesure où la LRA décime les populations, les réduit à l’esclavage sexuel, aux portages, aux pillages des villages. C’est autant dire que les Nations-Unies sont impliquées dans cette mafia internationale. La Minusca bloque les combattants Séléka, les Forces Armées Centrafricaines et les populations civiles de combattre la LRA. C’est un génocide que les Etats Unis, l’armée ougandaise et la Minusca ont planifié dans le Sud-est de la RCA. La population n’accepte pas cette exploitation à visage esclavagiste, véritable traite de la personne humaine. Les derniers accrochages entre le contingent marocain de la Minusca et la population civile, mettent en lumière, les esclavagistes américains, ougandais et onusiens. Secourir un sanguinaire comme l’a fait le contingent marocain de la Minusca, cela dépasse tout entendement. Les Etats Unis, l’Ouganda, l’Onu ont poussé la LRA en Centrafrique, avec la complicité de Bozizé, un bon prétexte pour piller un pays exsangue, avec une population misérable, livide. Comment croire aux Etats Unis et aux valeurs, voire des principes qu’ils prétendent défendre ?
Dépouillées, battues, violées, réduites à l’esclavage, à la traite des êtres humains, les populations ne doivent pas se défendre, ne doivent pas réagir. Elles doivent docilement se laisser massacrer. Pourquoi les Etats Unis ont poursuivi Ben Laden jusqu’à le tuer ? Et les Etats Unis nous imposent Joseph Kony, poussant le ridicule à son paroxysme, ils prétendent que sa tête est mise à prix, c’est le politiquement logique, correct pour endormir les Centrafricains naïfs. Malheureusement, le tissu de mensonges ne tient plus debout. L’amertume est titanesque dans le Sud-est de la RCA. Et nous comprenons pourquoi durant trois (3) ans, la transition de Catherine Samba-Panza n’a jamais toussé un seul mot sur la LRA et de la tragédie centrafricaine. Non au génocide couvert par les Etats-Unis, l’Ouganda et Bozizé qui vit en Ouganda. L’Union Africaine parraine et couve une entreprise esclavagiste en RCA, du pareil au même. La RCA doit faire face à un double cercle vicieux, d’un côté la crise inter centrafricaine, de l’autre, la ligue des mafieux ayant poussé Joseph Kony et ses hommes en RCA, véritable poule aux œufs d’or sur le sang des Centrafricains. La RCA est victime de ses richesses sous la coupe de la plus grande puissance au monde. Incroyable mais pourtant bien vrai. C’est odieux, l’acte du contingent marocain.

Julien BELA

PRESIDENT TOUADERA REÇU AU VATICAN PAR LE PAPE FRANÇOIS POUR ETRE BENI AFIN D’ACQUERIR LA SAGESSE DIVINE

Sur demande du président de la République, Faustin-Archange Touadéra, celui-ci a été reçu au siège pontifical au Vatican à Rome, le lundi 18 avril 2016 par le Saint-Père, Pape François. Cela fait suite à plus de trois (3) ans de la grave crise militaro-politique sans précédent qu’a connue la RCA, mais surtout à son retour à l’ordre Constitutionnel, avec la mise en place de nouvelles institutions légitimes et démocratiques de la République.
N’oublions pas que dans un passé récent, le pape François avait effectué une visite de travail à Bangui, capitale de la RCA, au fort moment des tueries et autres violences inter communautaires. En tant qu’envoyé et messager de Dieu, il est le porteur de message de la paix, de la tolérance, du pardon, du non recours à la violence… pour tout le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, et quelque soit leurs appartenances religieuses, ethniques et politiques. Cette visite papale a eu des retombées positives à Bangui en particulier, et dans l’arrière-pays en général. Car on notait la régression des tueries, des violences et autres exactions de tout genre, après le départ du pape François. Une preuve visible et palpable parmi tant d’autres, c’est la réussite de l’ensemble du processus électoral, avec l’organisation effective du référendum constitutionnel, les premier et second tour de la présidentielle et des législatives sur toute l’étendue du territoire national. Et ce, dans un contexte politico-sécuritaire tendu, avec des menaces des groupes armés non conventionnels, car n’étant pas désarmés jusqu’à ce jour.
Le président Faustin-Archange Touadéra est donc l’un des rares présidents centrafricains mais surtout africains, a être invité officiellement au Saint-Siège à Vatican en Rome, dans l’histoire de la succession des papes. Et ce, pour recevoir du pape François la bénédiction afin d’acquérir la sagesse divine dans le but de bien conduire le destin du peuple centrafricain tout entier, durant son premier mandat de cinq (5) ans à la tête de l’Etat. C’est pour autant dire que le président Touadéra est avant tout produit de Dieu, pour être par la suite l’émanation du peuple centrafricain. Donc mobilisons-nous tous derrière lui, en le soutenant sans faille dans ses actions de pacification, de redressement et de reconstruction de notre cher et beau pays la RCA, que nous a légué feu président Barthélémy Boganda, « paix à son âme ». Et ce, dans l’ « Unité, la Dignité et le Travail ».

Le Petit YEKOA

EN RCA, LA BONNE GOUVERNANCE SE FAIT TOUJOURS ATTENDRE.
Depuis un certain temps, nous avons consacré notre temps à la lecture étroite et à l’observation de la situation sociopolitique en RCA. Le constat est amer : la société centrafricaine à la sortie de cette crise, a besoin de la bonne gouvernance pour se restructurer et se remettre dans son processus de développement raté depuis les multiples évènements qu’a connus le pays. Depuis lors, et surtout avec la transition, les vices se sont implantés et se sont profondément fixés dans le système de gestion de la chose publique, s’y développant et détruisant toutes les pratiques sociales et politiques en les corrompant du sommet à la base. Sans aucun vrai mécanisme de contrôle et de sanction, les tares de la néo-gestion se répandent et prennent, petit à petit, la place de la vertu : l’interdit devient permis, le mal devient le bien. Ainsi, les journalistes, les défenseurs des Droits de l’Homme, les syndicalistes, les manifestants, les opposants politiques et tous ceux qui se permettent de dénoncer le mal se voient subir la fronde du pouvoir, souvent déterminé à les amener jusqu’au supplice.
La plupart de personnes ont connu, ou connaissent encore, la privation de leur liberté par des emprisonnements arbitraires et d’autres traitements inhumains. Par contre, chose étrange en RCA, l’intolérable est permis : certains gouvernants de notre pays, les hauts fonctionnaires et autres chefs d’entreprises publiques peuvent, eux s’enrichir impurement et puiser dans le denier public sans risque de se voir inquiété par qui que ce soit, si ce n’est par simulacres de procès finissant toujours par des non-lieux, les exemples de ce genre se multiplient et démontrent le pourrissement du système judiciaire.
Dans un tel paysage sociopolitique, il parait évident qu’il est nul d’évoquer la bonne gouvernance qui nécessite le respect de certaines règles de jeu qui font défaut au système de gestion en RCA. La bonne gouvernance est synonyme de démocratie. Une vraie démocratie, complète c’est-à-dire une démocratie qui réserve une grande place à la justice sociale visant l’égalité des droits pour tous. Une justice fondée sur le respect du droit des autres et sur la reconnaissance en tenant compte de l’éthique et de la morale.
Au cours des années précédentes, on a constaté un simulacre de démocratie, celui qui est très loin de la solidarité collective. Tous espèrent une démocratie qui aurait pour objectif principal une distribution juste et équitable des richesses du pays. Malgré les potentialités de ce pays, les Centrafricains sont toujours désespérément dans l’attente de la démocratie économique et sociale qu’on leur fait miroiter pendant que leurs droits au travail, aux soins de santé, au logement, à l’éducation, à l’alimentation de base, au bien-être, bref, tous leurs droits sociaux, ne leur sont pas garantis. Alors comment parler d’une gouvernance qui mène au développement dans une telle impasse ? La gouvernance impliquerait alors la liberté d’opinion, l’assainissement des mentalités, le politique et la recherche du développement humain pour tout le peuple. Malheureusement, force est de constater que seul l’enrichissement personnel et éhonté l’emporte et plonge le pays dans le chaos le plus total. Pourtant, depuis plus d’un siècle, le peuple Centrafricain vit une souffrance atroce et imposée, qui a fait dire à certains que « mieux valait la continuation de la colonisation que l’indépendance ». On peut les comprendre dans la mesure où ils n’ont jamais connu le bénéfice de l’accession à la souveraineté nationale de ce grand et beau pays. Il convient de signaler que la République Centrafricaine a besoin d’une grande révolution intemporelle consistant en une prise de conscience du péril. Les Centrafricains, s’ils veulent récupérer la gestion du pays, confisquée jusque là par les forces du mal et ainsi faire régner le respect des règles de la bonne gouvernance, doivent changer de mentalité et commencer à œuvrer pour s’aligner dans les Objectifs du Développement Durable (ODD). Alors, ils pourront rire, danser et vivre en paix.

Prudence YAMETE

ABUS SEXUELS ENVERS LES FEMMES ET LES MINEURS : OU SONT
PASSEES LES ONG DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME EN RCA ?

Durant toute la crise politico-militaire qui a secoué notre cher et beau pays la RCA, les Centrafricains ont démontré leur limite de prendre leur propre destin en main, concernant les violations graves des Droits de l’Homme qui s’abattaient et continuent de s’abattre sur la population, et très particulièrement les femmes et les mineurs. Les multiples cas d’abus sexuels commis sur les femmes et mineurs sont révélés la plupart du temps par des ONG internationales de défense des Droits de l’Homme. C’est le cas de Human Rigths Watch, une ONG américaine de défense des Droits de l’Homme, œuvrant en RCA, qui ne cesse de dévoiler dans ses rapports les cas d’abus sexuels commis par les troupes de la Minusca et de la Sangaris sur les femmes et les mineurs. Face à cette situation qui urge, nous nous interrogeons de la sorte : où sont passées les ONG nationales de défense des Droits de l’Homme ? Que font-elles réellement sur le terrain ? Des interrogations qui rendent perplexes.
Défendre les droits de la population est une chose, créer une ONG nationale pour poursuivre ses propres intérêts, en est une autre. Les ONG de défense des Droits de l’Homme n’existent que de nom en RCA. Il y a des ONG nationales de défense des Droits de l’Homme datées de plus de dix (10) voire vingt (20) ans. Mais jamais, on ne les voit mener des actions concrètes sur le terrain. C’est de cette manière que se plaignent certaines populations de Bimbo et Bégoua, suite à une campagne de sensibilisation menée par le Barreau Américain, une ONG américaine, en collaboration avec l’association dénommée « Jeunesse Unie pour le Développement », œuvrant dans le 8ème Arrondissement de Bangui. Selon certaines victimes : « c’est pour la première fois que nous avons vu une ONG nationale en phase de sensibilisation sur les Violences Basées sur le Genre (VGB) dans notre secteur, depuis que la crise a éclaté dans notre pays ». Cela ne fait aucun doute que plusieurs ONG nationales qui couvrent la RCA ont seulement une vision subjective, celle de poursuivre leurs propres intérêts et de se faire du beurre sur le dos de leurs compatriotes.
Bien des ONG nationales ont été financées par certains partenaires internationaux durant la crise, pour lutter contre les violations des Droits de l’Homme. Mais depuis lors, rien n’a été fait dans ce sens. Jour et nuit, la population continue de tomber dans le cas d’abus sexuels et ne sait plus à quel saint se vouer pour se protéger. C’est triste la réalité des ONG nationales qui polluent l’espace des Centrafricains.

Bénistant MBALLA

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DEMOCRATIE EN AFRIQUE, UNE PARENTHESE ?

L’histoire politique de l’Afrique et de la République Centrafricaine en particulier a subi de profondes mutations.
La conférence de Berlin avait posé les bases de l’actuelle configuration du continent. Des anciens royaumes ont progressivement émergé des Etats « modernes ». La balkanisation du continent a été suivie de la colonisation pour déboucher enfin sur l’autonomisation. Les indépendances africaines et les modes de gestion et d’accès au pouvoir ont subi plusieurs évolutions. La succession par l’hérédité est tombée en caducité, les coups d’Etats jugés indignes ont été ensevelis. Ainsi donc, l’ancien président Français, François Mitterrand n’a pas hésité lors de la conférence de La Baule en 1991, à présenter à ses homologues africains le nouveau maitre-mot : « Démocratie et bonne gouvernance ». « L’Afrique des tribus et des clans, pour ne pas dire Centrafrique des tribus, race et clans » devrait laisser la place à « l’Afrique des nations ou l’ouverture de la RCA à des nations ». Quel joli tableau ?
Mais c’était sans compter avec la situation des crises et des conflits. La vague des conférences nationales est vite passée, suivie soit par des élections souvent contestées, soit par des transitions interminables. Des situations qui ont fait le lit de rebellions ou de guerres de libération par-ci, de guéguerres interethniques par là, de soulèvements de l’armée, de révolutions… débouchant presque tous sur des changements de régime pour arriver au régime Touadéra en RCA. Plus de vingt (20) ans après La Baule, la « démocratie » n’arrive pas à s’enraciner en Afrique. Le nouveau maître-mot proposé par le Président Mitterrand s’est tropicalisé, a pris les ingrédients distributifs, l’égalité devant la loi, l’éradication de la corruption, de l’enrichissement illicite, de la barbarie militaire, n’est encore qu’un vœu. Vingt (20) ans après La Baule, certains chefs d’Etats présents au Sommet France-Afrique sont encore aux affaires. D’autres, sont décèdés et ont été remplacés par leurs progénitures à la suite d’élections « démocratiques » validées par la Communauté internationale. La République Centrafricaine, se veut à la sortie de cette crise qu’a connue le pays, après cette élection, transparente, suivie de l’investiture du nouveau Chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra et du Premier Ministre Simplice Sarandji , un nouveau décollage à tous les niveaux avec l’émergence du pays pour atteindre les Objectifs du Développement Durable et l’épanouissement des jeunes qui sont l’avenir du pays.

Prudence YAMETE

25 ET 26 AVRIL 2016 : IL Y AURA LA RETROCESSION DU TERRAIN
MILITAIRE DE LA SANGARIS A SIBUT ET LA DEMONSTRATION D’APPUI
AERIEN MINUSCA-SANGARIS A DAMARA

C’est le contenu d’un point de presse animé par la porte-parole de l’Opération Sangaris en RCA, le lieutenant colonel Sophie Caussel, le mardi 19 avril 2016, au Centre de Presse de la Base Militaire M’Poko. A cet effet, la porte-parole de la Minusca a annoncé deux (2) dates marquant d’évènements importants à Sibut dans la Kémo et à Damara dans l’Ombella M’Poko.
« Les 25 et 26 avril 2016, il y aura la rétrocession du terrain militaire de la Sangaris par son commandant, le colonel Beaucournu au préfet de la Kémo. Et en même temps, il y aura le recentrage des éléments de la Sangaris basés dans cette ville vers la Base Militaire de M’Poko à Bangui. Le 26 avril, il y aura la démonstration militaire conjointe d’appui aérien à l’aérodrome de Damara, entre la Minusca et la Sangaris. Prévue le 14 de ce même mois, cette démonstration militaire conjointe est reportée au 26. Et ce, parce que le président de la République, Faustin-Archange Touadéra tenait à y assister personnellement, mais il a un agenda politique très chargé. Motif pour lequel, cette démonstration a été reportée pour ce 26 avril 2016 », a-t-elle conclu.
Précisons que ce point de presse a duré de 10 heures 40 minutes à 11 heures 13 minutes.

Le Petit YEKOA

ASSOCIATION DE DEFENSE ET D’INFORMATION DES CONSOMMATEURS EN CENTRAFRIQUE (ADICCA)
AVENUE DES MARTYRS TEL : 75500834 – BANGUI

« L’Association de Défense et d’Information des Consommateurs en Centrafrique (ADICCA) est une association d’utilité publique, apolitique et à but non lucratif, pour défendre les intérêts individuels et collectifs des consommateurs. Créée en mai 2012, l’ADICCA n’a pu fonctionner comme il se doit, suite à la grave crise qui a secoué le pays. Son président, Ali Rock Bissengué, est un inspecteur de la consommation et de la répression des fraudes, de formation. Le 15 mars 2016, à l’occasion de la Journée Mondiale des Consommateurs, l’ADICCA a rebondi à travers une table ronde organisée pour commémorer ladite journée. Son président, Ali Rock Bissengué, a été vivement pris à partie par les consommateurs furieux. Pour certains, est-ce qu’il y a une association des consommateur en RCA ? Avec les élections et le retour progressif de la sécurité, l’ADICCA est désormais en activité, saisissant au bond les préoccupations fondamentales des consommateurs exprimées le 15 mars 2016, concernant les produits Castel/Mocaf. L’ADICCA à travers le professionnalisme de son président, agit sur des bases scientifiques, en collaboration avec des laboratoires scientifiques tant nationaux qu’internationaux, avec les ramifications d’associations sœurs à travers le monde. La qualité de la vie n’est pas une mince affaire et le consommateur n’est pas un cobaye ». Julien BELA

N°001/ADICCA./16
Bangui, le 12 avril 2016
A
Monsieur le Directeur Général de CASTEL/MOCAF
-BANGUI-

Monsieur le Directeur Général,

Le 15 Mars 2016, à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale des Consommateurs, une table ronde a été organisée au cours de laquelle les consommateurs ont vigoureusement exprimé leur inquiétude sur la qualité des produits fabriqués et vendus par la Brasserie CASTEL/MOCAF.
1°) Ils trouvent que ces produits sont irréguliers du point de vue goût, aspect, donc pas toujours identiques à eux-mêmes. Ils ne comprennent pas ces variations qui mettent en cause les caractéristiques et surtout la sécurité sanitaire des produits.
2°) Ils constatent aussi que ces produits ne sont pas sûrs, car souvent conditionnés avec des corps étrangers dans les bouteilles qui sont quelque fois mal fermées. Ce qui provoque la dégradation de la boisson..
3°) Ils relèvent également que les étiquettes, outils d’information des consommateurs :
 comportent des renseignements illisibles, voire même inexistants sur la composition exacte du produit et la date limite de consommation ;
 ne comportent pas les renseignements d’ordre scientifique des boissons, surtout celles obtenues artificiellement par synthèse ;
Alors s’interrogent-ils sur les matières premières, les ingrédients et les additifs utilisés, l’hygiène observée et le contrôle de fabrication de vos produits et demandent à obtenir des informations complètes et véritables relatives à tous ces aspects.
Cette demande constitue une interpellation à l’endroit des instances et organes chargés de la protection économique et sanitaire des citoyens et alerte donc les Pouvoirs Publics et les Associations de défense des Consommateurs agréées par l’Etat.
A cet effet, l’Association de Défense et d’Information des Consommateurs en Centrafrique (ADICCA) voudrait obtenir de vous les renseignements ci-après :
1°) Sur les produits appelés JUS et autres boissons sans alcool :
Concernant les fruits qui sont présentés sur les étiquettes comme étant des produits biologiques (orange, pamplemousse, citron, ananas etc…), nous désirons obtenir des précisions sur leur origine et la présentation des Certificats phytosanitaires délivrés par le ou les pays de production. Le cas échéant, nous préciser les colorants, odorants, exhausteurs de goût, conservateurs entrant dans leur préparation. Ces précisions concernent également les autres boissons non alcoolisées telles que le « Coca Cola ».
2°) Sur les bières :
 la nature et l’origine du malt avec mention des grains qui ont contribué à sa préparation ;
 la nature et l’origine du houblon et éventuellement des épices ;
 la nature, l’origine et les noms scientifiques des levures utilisées ;
 si des enzymes, autres que celles du malt sont utilisées pour accélérer la saccharification, préciser leur nature ;
 la description intégrale du processus de fabrication avec la précision du délai de fermentation et de la durée de garde de vos bières avant soutirage.
3°) Sur d’autres boissons alcoolisées (Booster par ex) :
 la nature et l’origine des alcools utilisés ;
 les ingrédients et additifs entrant dans la fabrication ;
 le processus de fabrication.
Nous vous prions de bien vouloir sérieusement prendre en compte cette demande et d’user donc de votre prompte réaction pour nous faire parvenir les éléments de réponse qui seront analysés et les résultats soumis au Gouvernement pour des mesures correctives urgentes à prendre.
Par ailleurs, nous nous permettons de vous rappeler que si toutefois il est relevé des cas d’abus avérés, l’ADICCA se verrait dans l’obligation de prendre ses responsabilités pour agir en conséquence.
Dans l’attente, veuillez agréer Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.

Ali Rock BISSENGUE

Président de l’ADICCA

Copies pour information

Ministère du C/ce et de l’Industrie
Ministère de l’Agriculture
Ministère de la Santé Publique
Ministère de la Justice
Université de BANGUI

AGENCE DE REGULATION DES TELECOMMUNICATIONS

COMMUNIQUE DE PRESSE

ART : mise au point avec les Opérateurs de la Téléphonie en RCA

La Directrice Générale de l’ART a tenu au cours des mois de Février et Mars dans la salle de conférence de l’Agence de Régulation des Télécommunications (A.R.T), une série de réunions avec les opérateurs de la téléphonie (TELECEL, MOOV, AZUR, ORANGE et SOCATEL).

Bilan des activités 2015 et perspectives 2016

Ces rencontres avaient pour objectifs de faire le point avec les opérateurs sur leurs activités dans ce domaine d’activités régulées par les textes réglementaires. L’occasion a été ainsi donnée aux opérateurs de présenter le bilan de leurs activités de 2015 et les difficultés qu’ils rencontrent. L’ART a également demandé à chaque opérateur de présenter son plan de déploiement pour l’année 2016 qui constituera la feuille de route pour le suivi de leur Cahier des Charges.

Qualité de Service

Consciente que notre pays sort d’une longue crise militaro-politique et économique qui a ébranlé toutes les sociétés, l’Agence de Régulation des Télécommunications va suivre de très près les programmes présentés par les opérateurs de déploiements de nouveaux réseaux et de densification pour améliorer la qualité de service de télécommunications ainsi que la réhabilitation des sites détruits.

La sécurité, les infrastructures, l’énergie s’améliorant progressivement permettront la couverture de toutes les villes.

L’ART se montrera intransigeante sur la qualité de service car la satisfaction du client et la fourniture d’un service de qualité restent et demeurent une obligation à laquelle les opérateurs sont tenus de répondre conformément à leur Cahier des Charges ainsi qu’une obligation vis-à-vis des abonnés.

Par ailleurs l’ART a attiré l’attention des opérateurs sur une meilleure communication avec leurs abonnés en cas de perturbation de réseau ou d’offres promotionnelles pour une meilleure compréhension du client.

Identification des abonnés

L’A.R.T a exigé à ce que les opérateurs mettent tout en œuvre afin d’identifier les abonnés à la téléphonie mobile car il en va de la sécurité nationale et des individus.

Fait à Bangui le 19 Avril 2016

La Direction Générale

Une Vision pour le Futur

EDITORIAL DU MINISTRE DE LA JUSTICE, DES DROITS DE L’HOMME, GARDE DES SCEAUX DE LA RCA, A I’OCCASION
DE L’INAUGURATION DES LOCAUX PERMANENTS DE LA CPI

A l’occasion de l’inauguration officielle du nouveau siège permanent de la Cour Pénale Internationale (CPI) située à La Haye, ville néerlandaise et pays hôte, je salue avec grande joie au nom de mon pays la République Centrafricaine cette grande et magnifique réalisation.
Mon pays sait que cette juridiction pénale internationale a pour ambition de contribuer efficacement à la lutte sans merci contre l’impunité des crimes graves et effroyables à l’échelle planétaire aux côtés des Etats nationaux.
Sa naissance et son fonctionnement aujourd’hui à plein temps démontrent la qualité de projection dans le futur de ses initiateurs qui n’étaient pas seulement des rêveurs et utopistes comme d’aucuns le croyaient au commencement.
La CPI doit intervenir là où les juridictions nationales ne peuvent agir volontairement et principalement pour poursuivre les auteurs des crimes les plus graves, effroyables et imprescriptibles faute des moyens et structures appropriées.
C’est le cas de mon pays qui ne dispose plus des moyens propices et soutenus pour le faire.
La CPI apparaît aujourd’hui comme une véritable solution alternative et de substitution en matière pénale sur la planète des hommes pour combattre ces grands criminels aux cas où les juridictions nationales ne le peuvent.
La République Centrafricaine, pays situé au cœur du continent africain (Afrique centrale) et qui traverse depuis plusieurs décennies déjà des graves crises militaro-politiques récurrentes et affreuses, émaillées des graves crimes de la compétence de cette cour, connaît le rôle qu’elle joue en son sein à ce jour. Détruite bien profondément dans toutes ses capacités structurelles sur le plan national, la Centrafrique peine et l’intervention de la CPI à ses côtés est d’autant plus salutaire que salvatrice pour lutter contre l’impunité, facteur déstabilisateur sans fin de la cohésion sociale.
La Centrafrique est non seulement Etat partie et signataire du Statut de Rome, mais elle reste proactive à l’égard de cette juridiction internationale pour avoir renforcé et signé avec celle-ci un Accord spécifique de coopération judiciaire le 18 Décembre 2007, suivi d’un avenant du 31 Octobre 2014.
Agissant à juste motif et connaissance, mon pays a saisi par deux fois de suite déjà la CPI contre les actes criminels graves et répréhensibles perpétrés sur son territoire pour que les auteurs en soient recherchés, poursuivis et jugés quelques soient ce qu’ils sont.

En le faisant, la Centrafrique proclame ainsi que les crimes graves commis chez elle, ne doivent jamais restés impunis ; que les auteurs connus en soient déclarés coupables et condamnés comme tels et, afin que la justice en soit rendue aux victimes.

C’est ainsi que mon pays ne cesse de ménager dans la limite de ses possibilités actuelles son action sur le plan de coopération judiciaire avec la CPI pour atteindre cet objectif.

L’inauguration et l’installation définitive de la CPI dans un local propice, adapté aux normes appropriées à sa vision en tant que juridiction pénale et internationale, mais aussi permanente, augure une nouvelle ère pour elle.

Je crois que cette nouvelle ère doit être fondée sur la détermination de lutter vaille que vaille contre l’impunité des crimes de sa compétence à l’échelle mondiale en dépit des détracteurs qui ne croiseront non plus leurs bras.

Mais c’est ainsi que l’humanité est faite et il faut faire avec.

Joyeuse inauguration, bon vent à la CPI nantie dorénavant de tout, laquelle devra être plus positivement regardante et proactive en Centrafrique.

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