Skip to content

LES DROITS DES ENFANTS EN MILIEU URBAIN.

avril 22, 2016

Les enfants qui ont les plus grands besoins sont également ceux dont les droits risquent le plus d’être bafoués. Les plus défavorisés et les plus vulnérables sont souvent tenus en marge du progrès et les plus difficiles à atteindre. Ils nécessitent une attention particulière en vue de garantir leurs droits mais aussi de permettre l’exercice des droits de l’ensemble de la population. Les enfants pauvres des zones urbaines bénéficient de tous les droits civiques, politiques, sociaux, culturels et économiques reconnus par les instruments internationaux des droits de l’homme. Au sein de ces derniers, l’instrument qui a été le plus rapidement et le plus largement ratifié est la convention relative aux Droits de l’Enfant. Celle-ci stipule que chaque enfant a le droit de survivre, de s’épanouir dans toute la mesure de ses potentialités, d’être protégé contre les mauvais traitements, l’exploitation et la discrimination et de participer pleinement à la vie familiale, culturelle et sociale. La convention défend ces droits et énonce des  engagements dans  le domaine des soins médicaux, de l’éducation et de la protection juridique, civile et sociale. Les droits de tous les enfants ne sont pas respectés sur un même plan. Plus d’un tiers des enfants des zones urbaines à l’échelle mondiale ne sont pas enregistrés à la naissance. C’est notamment le cas de près de la moitié des enfants vivant dans les différentes villes. Cette situation constitue une violation de l’article 7 de la convention relative aux droits de l’enfant. L’invisibilité liée à l’absence de certificat de naissance ou d’identité officielle augmente considérablement la vulnérabilité des enfants à l’exploitation sous toutes ses formes, à l’enrôlement par des groupes armées, à un mariage précoce, forcé et à des travaux dangereux. Sans certificat de naissance, un enfant en conflit avec la loi peut également être traité et puni comme un adulte par le système judiciaire. En outre, même ceux sui échappent à ces dangers ne parviennent pas toujours à bénéficier de services essentiels, tels que l’éducation, la santé. L’enregistrement des naissances ne suffit évidement pas à garantir à lui seul l’accès aux services  ni une protection contre les mauvais traitements. Les obligations énoncées  par la convention relative aux droits de l’enfant peuvent être facilement négligées quand des implantations sauvages entières sont jugées non existantes et que les gens peuvent, de fait, être privés de leur citoyenneté, faute de documents légaux. Alors comment créer un environnement pour réaliser les droits des enfants ?

Des conditions de vie inadéquates constituent une des violations des droits de l’enfant les plus répandues. L’absence de logement décent et sûr et d’infrastructures telles que les systèmes d’eau et d’assainissement, compromet la survie et le développement des enfants. Les efforts consacrés à l’amélioration des conditions de vie n’ont pourtant pas été à la hauteur de l’ampleur et de la gravité du problème.

Des études indiquent que le nombre d’enfants ayant besoin d’un logement et des services sanitaires est plus élevé que celui des enfants souffrant de malnutritions ou qui sont privés d’un accès à l’éducation et aux soins de santé. Les mauvaises conditions d’assainissement et de ventilation, le manque de lumière naturelle, des logements des populations urbaines pauvres sont à l’origine de maladies chroniques chez les enfants.

 

Prudence YAMETE

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :