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DE LA PROBLEMATIQUE DU RESPECT DE L’ORDRE HIERARCHIQUE DANS L’ADMINISTRATION PUBLIQUE EN RCA

avril 26, 2016

L’Administration publique centrafricaine est gangrenée par plusieurs maux, et a besoin d’être redynamisée et restructurée pour la rendre plus performante et efficace. Parmi les maux qui minent cette administration, il y a le non respect de l’ordre hiérarchique qui y bat son plein, car l’impunité aidant.
Bon nombre de fonctionnaires et agents de l’Etat foulent aux pieds et ne respectent pas les ordres, les instructions et les directives de travail que leurs donnent leurs chefs hiérarchiques pour le bon fonctionnement des différents services publics. Tout simplement parce qu’ils bénéficient du parapluie et de la couverture politique de certaines personnalités influentes du pays. Incroyable mais pourtant vrai. Mais comment faire pour y remédier ?
Nous osons croire qu’il faut restaurer le « service militaire » des fonctionnaires et agents de l’Etat, comme c’était le cas sous le règne du feu président Jean-Bedel Bokassa, paix à son âme.
En effet, à cette époque, et à chaque année, un effectif bien fixé des fonctionnaires et agents de l’Etat étaient « appelés sous le drapeau » et à suivre des cours théoriques et pratiques sur les notions de l’Administration et de Magistrature (ENAM). Il s’agit de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat confondus, venus des quatre (4) coins de la RCA. La formation professionnelle et paramilitaire qu’ils reçoivent a pour but entre autres, de leur inculquer les notions de l’intérêt supérieur de la nation ; du patriotisme ; du secret professionnel, de la discipline ; du respect des horaires de travail ; ainsi que du respect de l’ordre hiérarchique, du civisme et que savons-nos encore ? Ce qui a fait que l’administration publique fonctionnait à merveille et à 100 % dans les années 1970. Mais comme on le dit le plus souvent, que les « bonnes choses ne durent pas longtemps », avec l’interruption définitive du « service des appelés », c’est la descente en enfer au fil des années de l’Administration centrafricaine, minée par divers maux tant au niveau de son organisation que de son fonctionnement. C’est bien dommage pour les administrés de tous bords. D’où nécessité oblige actuellement pour nos nouvelles autorités du pays d’envisager déjà dans leurs actions politiques prioritaires, la redynamisation et la restructuration de l’Administration publique pour la rendre plus performante et efficace. Et cela doit commencer par le Conseil Permanent de la Réforme de l’Administration Centrafricaine (CPRAC) pour lui permettre de jouer pleinement et comme il se doit son rôle. Le nettoyage du ficher du personnel de la Fonction Publique ne suffit pas. Il faut revoir les références de chaque fonctionnaire et agent de l’Etat, pour, « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » : la compétence.

Le Petit YEKAO

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