Skip to content

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

avril 27, 2016

UN NOUVEAU CAS D’INCENDIE RAVAGE DES TENTES SUR UN SITE DES DEPLACES DE BAMBARI

Le site des déplacés de Notre Dame des Victoires à Bambari a enregistré dimanche 24 avril un nouveau cas d’incendie. Plus de 100 tentes sont parties en fumé.

Selon la Caritas de Bambari, plus d’une  centaine des huttes sont brûlées et des dégâts matériels ont été enregistrés. Mais aucune perte en vies humaines n’est enregistrée.

Des sources concordantes indiquent qu’il s’agit d’une mauvaise manipulation du feu de cuisine qui a causé les dégâts. Pour une source, « une femme préparait avec l’huile de palm quand le feu s’est déclenché pour atteindre sa hutte et celles des autres ».

Des humanitaires sont présents sur le lieu de l’incendie à savoir le HCR, OCHA et la CICR pour évaluer les faits.

Le 22 janvier 2016, plus de 156 tentes ont été brulées et 13 blessés sur ce même site ainsi que d’énormes dégâts matériels.

**************

CENTRAFRIQUE: LE PALUDISME DEMEURE UN PROBLEME MAJEUR DE SANTE PUBLIQUE

La journée mondiale de lutte contre le Paludisme est célébrée ce 25 avril 2016 à travers le pays sous le thème: En finir définitivement. En Centrafrique, le paludisme demeure un problème majeur de santé publique.

Le paludisme est la première cause de maladie et de mortalité dans le pays, avec 40% des hospitalisations et des décès, surtout parmi les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.

La lutte contre cette pandémie reste faible malgré quelques progrès réalisés par le ministère de la santé et ses partenaires à travers le programme de lutte contre le paludisme.

Plusieurs actions sont certes menées au quotidien pour éradiquer cette pandémie. Selon la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), au cours des deux années écoulées, les volontaires de la Croix-Rouge Centrafricaine ont distribué plus de 2,1 millions de moustiquaires qui assurent aujourd’hui une protection vitale à plus de 60% des habitants du pays, y compris durant les périodes de violences les plus dramatiques.

Ce bénéficiaire principal de la Subvention du Fonds mondial de Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, note que le nombre d’établissements de soins qui pourront seconder dans les efforts de prévention du paludisme était de 166.

Les Médecins Sans Frontières ont indiqué qu’en 2012, 2014 et 2015, les équipes MSF ont fait face à des pics notables de la maladie dans plusieurs pays d’Afrique sub-saharienne, comme la République Centrafricaine. Le nombre de cas de paludisme soignés dans les dispensaires de MSF a quasiment triplé

Pour MSF, si les raisons de cette  augmentation sont complexes et parfois spécifiques, le rôle « d’el Niño », phénomène climatique à l’origine d’une augmentation de la température et de la pluviométrie, semble important. Ces anomalies climatiques ont aussi eu pour effet d’augmenter le nombre de cas de paludisme dans des régions jusque-là épargnées.

Depuis longtemps, les MSF ont considéré cette pandémie comme étant une « crise silencieuse en Centrafrique ».

La Centrafrique s’est doté en 2012 d’une stratégie nationale de lutte contre le Paludisme 2012-2015. Ce document a souffert dans sa mise en œuvre à cause des violences dans le pays. Pourtant, il était question de rendre efficace la lutte contre le paludisme surtout en matière de prévention à travers la distribution des moustiquaires, la sensibilisation des bénéficiaires sur la bonne utilisation de ces moustiquaires, la pulvérisation des insecticides dans les maisons, la prévention pour les femmes enceinte et les bébés.

*****************

CENTRAFRIQUE : LES ACTIVITES RESTENT PARALYSEES AU PORT SAO A BANGUI

Les commerçants au port Sao à Bangui se plaignent par rapport à la pénurie des marchandises. Leurs commerces ne tournent plus depuis la suspension des navettes entre Bangui-Kouango à cause des exactions des groupes armés.

A 9 heures du matin où généralement l’ambiance est vive au port Sao, l’on constate une timidité qui a gagné les lieux. Les baleinières et les pirogues sont accostées au bord du fleuve. Pas de bousculade, les gens sont assis sous leur hangar en train de causer, laissant quelques marchandises un peu en distance.

Des marchandise comme le manioc et la courge sont moins visibles mais l’huile de palme, l’arachide sont quasiment inexistants sur le marché. Les restaurants sont vides.

Honorine, une marchande de manioc est assise sous un hangar avec quelques commerçantes. Elle explique son quotidien, « je vends du manioc ici depuis deux ans. Mais ces derniers temps, mes commerces ne marchent pas bien. Je viens le matin pour rentrer le soir avec peu de bénéfice. Je n’ai pas assez de marchandises car les baleinières ne voyagent plus. Le peu que j’achète chez les voyageurs de la pirogue ne donne pas assez de bénéfices pour me permettre de subvenir au besoin de ma famille. Je suis mère de sept enfants », a-t-elle déploré.

Paul Ngari, assistant du chef de poste du contrôle, se plaint également et affirme que toutes leurs activités sont paralysées, « c’est notre domaine, nous sommes habitués avec et ça ne sera pas facile pour nous de faire d’autres activités. Donc, nous demandons au gouvernement de trouver une solution rapide», a-t-il lancé.

Quelques responsables des baleinières côtoyés, ont expliqué qu’une baleinière peut transporter deux à trois cent sacs de manioc, des paniers de poissons fumés et autres articles. Par contre, une pirogue ne prend juste que dix à quinze sacs de manioc ou à défaut deux paniers de poissons fumés. Donc, ils sont obligés de traverser de l’autre côté du fleuve pour chercher quelques articles que de rester à ne rien faire.

C’est depuis plus de deux mois que les navettes sont suspendues entre Bangui-Kouango pour des raisons d’insécurité.  Des démarches continuent d’être menées auprès des autorités centrafricaines pour pallier le problème. Entre temps, la galère prend les navigants, les commerçants et le panier de la ménagère est vide.

le port de Sao ravitaillent Bangui et ses environs en produits alimentaires comme le manioc, l’huile de palm, le poisson fumé, la courge et bien d’autres.

************

LE PROJET DE MECANISME DES ACTEURS JUDICIAIRES POUR LA CONSOLIDATION DE LA PAIX LANCE EN RCA

Le projet sur le renforcement de mécanisme et processus des acteurs judiciaires et sociaux pour la consolidation de la paix à travers l’Etat de Droit a été lancé ce lundi 25 avril 2016 au ministère de la Justice à Bangui. Un programme de Search For Common Ground et de l’Association du Barreau Américain, financé par l’Ambassade des Etats-Unis en RCA.

Ce projet dont le montant s’élève à plus de 600 millions de francs de CFA, selon l’Ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique Jeffrey Hawkins, vise à travailler avec les ministères de la Justice et des Affaires Sociales, de la Réconciliation Nationale pour une distribution équitable de la justice et la consolidation de la paix en République Centrafricaine.

Jeffrey Hawkins, l’Ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, qui a rendu visite au département de la Justice, a expliqué que c’est dans le cadre de la lutte contre l’impunité en Centrafrique  qu’ils ont échangé avec le Ministre de la Justice sur la Cour Pénal Spéciale. Pour le diplomate américain, « l’occasion nous permis d’annoncer une nouvelle étape de l’Association du Barreau Américain, sur l’ouverture de clinique judiciaire  à Kaga-Bandoro afin de permettre une approche communautaire pour une résolution pacifique de conflit ».

Pour le Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Flavien Mbata, l’impunité ne sera pas tolérée, après le retour à la légalité, « le gouvernement actuel prône l’idée de l’impunité zéro en République Centrafricaine. Nous sommes en train de nous battre avec les partenaires afin que les auteurs de crimes soient traduit en Justice ».

La durée du projet est 18 mois et les zones d’intervention sont les villes de Bangui et Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi.

************

LE MANQUE DE MOYEN FINANCIER BLOQUE UN MEILLEUR FONCTIONNEMENT DU LYCEE EVANGELIQUE DES FRERES DE YALOKE

Le proviseur du lycée Evangélique des frères de Yaloké Mathurin Dollo déplore le manque de moyens financiers pour faciliter le bon fonctionnement de son internat créé depuis 1924 et devenu lycée en 1960. Il lance un SOS à l’église et aux parents pour aider au bon fonctionnement de cet établissement scolaire.

Le lycée était un vieux centre d’éducation pour l’église créé en 1924 par un couple missionnaire et devenu une école primaire avant d’être un lycée depuis 1960. Le plus gros problème de Mathurin Dollo pour gérer  son établissement se trouve sur le plan financier.

« Auparavant c’était l’église qui contribuait énormément pour faire avancer le lycée, mais avec la charge qu’elle a, sa participation a été réduite et cela freine assez le bon fonctionnement de l’établissement car nous avons des enfants à l’internat ici, il nous faut des laboratoires pour que nos enfants aient de  l’expérience. A cela s’ajoute le non payement de frais de scolarité mais nous pensons que cela est dû à la crise que notre pays a traversé », a-t-il déploré.

A ce effet, il lance un SOS à l’église et aux parents des élèves afin d’aider à l’avancement de cet établissement,  » j’exhorte le parents à nous aider, car les écoles à vocation chrétiennes comme ECAC que je connais offrent une éducation régulière honnête et intègre pour que les enfants réussissent sans fraude. Ce sont des milieux que les parents et les partenaires doivent encourager à aller de l’avant et surtout pour les enfants de l’arrière-pays c’est pour que les enfants aient un niveau acceptable comme les autres », a-t-il souhaité.

Le lycée évangélique des frères de Yaloké compte treize(13) enseignants qualifiés pour 270 élèves dont 82 filles.

*****************

BANGUI : DES JEUNES DES ORGANISATIONS RELIGIEUSES A L’ECOLE DE LA COMPTABILITE DE PROJETS

 Des jeunes de différentes organisations religieuses centrafricaines se sont retrouvés ce vendredi 22 avril 2016 au siège de la Plateforme Interconfessionnelle de la Jeunesse Centrafricaine(PIJCA) à Bangui pour renforcer leurs capacités sur la gestion de base à la comptabilité de projets.

Cette session de trois jours vise à outiller les responsables des entités de la jeunesse centrafricaine sur la gestion de trésorerie, de faire comprendre aux jeunes le partenariat avec les bailleurs, la gestion et programme, et de prendre conscience des enjeux personnels de la trésorerie.

Le président de la Plateforme Interconfessionnelle de la Jeunesse Centrafricaine(PIJCA) Michel Belfort Gbangopé, a expliqué que c’est suite un constat fait par la plateforme dans différentes organisations et associations de la jeunesse en matière de la comptabilité de projets dans leurs organisations que cette formation a été organisée.

« Pour gérer un projet il va falloir une formation de renforcement des capacités. Nous avons constaté des manquements dans ces mouvements, et organisations de la jeunesse, c’est pourquoi nous avons essayé de mettre des connaissances à leur portée » a précisé le président de la plateforme.

Yolande Ngbodo, coordonnatrice de l’ONG ACORD, encourage les participants à suivre cette activité afin de renforcer d’avantage leurs capacités, « aux jeunes de ces différentes organisations de bien comprendre la dynamique et l’environnement dans lesquels ils évoluent, puisque parfois un projet peut générer un autre projet encore » a dit la coordonnatrice.

Depuis 2013, l’ONG ACORD appuie la Plateforme Interconfessionnelle de la Jeunesse Centrafricaine(PIJCA) dans le cadre de renforcement des capacités des jeunes affiliés à cette organisation. Cette formation qui démarre ce vendredi 22 avril 2016 prendra fin le 24 Avril prochain.

 

******  RJDH *****

 

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :